
Émancipées, le podcast
Le podcast qui émancipe les femmes (et les hommes !) en leur donnant des clés pour comprendre leur corps et leur cycle, pour leur permettre de maitriser leur fertilité, leur contraception et leurs hormones avec autonomie et confiance !
Le savoir, c’est le pouvoir, et Laurène est bien décidée à vous apporter un max, en répondant à des questions qu’on se pose tous, ou pas, seule ou avec des experts passionnés, pour que votre intimité n’ait plus de secret pour vous !
Émancipées, le podcast
#43 - “Fausses couches” : comprendre et agir, avec le Dr Jonathan Cohen
🔴 Pourquoi vit-on des “fausses couches” ?
“Fausse couche”, quels horribles termes, il n’y a évidemment rien de faux dans une fausse couche. Parler d’arrêt de grossesse est plus adapté, mais les mots sont hélas bien ancrés et difficiles à faire évoluer.
Le Dr Jonathan Cohen, gynécologue spécialisé en fertilité, le sait bien, puisqu’il en a fait sa spécialité, de ces “fausses couches”, surtout quand elles se répètent.
Dans cet épisode, il nous éclaire sur les causes médicales derrière les arrêts de grossesse, qui sont certes parfois liées au hasard, mais aussi, dans certains cas, révélatrices de problèmes sous-jacents qu’il est possible d’identifier et bien sûr de traiter.
Dans cette vidéo, nous parlons de :
✅ “Fausses couches” : quelles sont les vraies raisons et les principales causes de leur récurrence ?
✅ Quand faut-il consulter et demander des analyses ?
✅ Quels traitements peuvent réduire le risque de récidive ?
✅ Pourquoi vous n’êtes PAS responsable de votre “fausse couche”
📢 Un épisode essentiel pour mieux comprendre ce sujet encore trop tabou et redonner espoir à toutes celles qui traversent ces épreuves. 💙
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Mais aussi...
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J'ai une patiente qui est arrivée à 42 ans et demi. Ça fait trois ans qu'on me dit c'est pas grave. C'est pas grave. Non, on perd du temps là. Il Il faut être un petit peu agressive Vous êtes tombée sur un médecin qui s'y intéresse pas. Ce n'est pas la peine et peut être qu'il s'intéresse à beaucoup d'autres choses. Vous allez pas le changer. On change de médecin, ce n'est pas de votre faute. Si vous avez fait une fausse couche, ce n'est pas de votre faute. Si vous ne tombez pas enceinte, ce n'est pas parce que vous avez trop attendu. Ce n'est pas parce que vous avez mangé trop de gluten. Ce n'est pas parce que vous avez bu un coca C'est pas parce que vous avez été au mcdo. C'est pas parce que vous avez une mauvaise pensée. C'est pas parce que vous n'êtes pas faite pour être mère. Ce n'est pas parce que vous avez une ambivalence par rapport à la grossesse. Tout ça, c'est de la gnognotte. C'est faux. D'accord? Si vous faites des fausses couches, si vous avez une infertilité, il y a une raison biologique et une raison médicale et nous, les médecins, on est là pour vous aider.
Laurène:On y docteur Jonathan Cohen. Bonjour, merci d'être avec nous pour cet échange sur le thème compliqué, mais je suis sûr qu'on va apprendre plein de choses, des fausses couches, des arrêts de grossesse à répétition. Si ça vous va, je vais vous demander de vous présenter d'abord et après, on rentre dans le vif du sujet.
Dr Jonathan Cohen:bonjour. Merci aussi de me faire l'honneur de m'inviter pour vos podcasts. Moi, je suis gynécologue, obstétricien, spécialisé en médecine de la fertilité de la reproduction. Donc je suis installé à la clinique sainte-thérèse à paris. C'est une maternité et je fais aussi les traitements de fécondation in vitro à l'hôpital américain de paris qui annu. Et puis depuis une dizaine d'années, je me suis particulièrement intéressé aux fausses couches à répétition. Et ça a été ça le fruit d'une rencontre avec l'équipe du service d'immunologie de l'hôpital saint-antoine à l'époque. Ils sont beaucoup avancé, les choses en immuno et quasiment je peux dire plus de la moitié de mon travail aujourd'hui. C'est, c'est d'aider les patientes et les couples qui souffrent de fausses couches à répétition.
Laurène:Oui, je vous disais tout à l'heure, vous êtes vraiment la référence sur ce sujet là aujourd'hui et moi, il y a plein de femmes qui m'ont parlé de vous et qui, après quand j'ai dit que j'enregistrais avec quelqu'un sur ce sujet là qui ont tout de suite deviné qu'il s'agissait de vous. Donc voilà, merci pour ça. Je vous pose ma petite question rituelle, qui est en quoi vous participez à l'émancipation des femmes. Selon vous,
Dr Jonathan Cohen:pense que tous les tous les soignants les femmes dans leur fertilité, ça leur permet reprendre un petit peu. On peut dire le contrôle, le contrôle sur. Sur la fertilité. Alors c'est difficile à dire, mais c'est vrai que les fausses couches, c'est un moment de la vie qui est très, très difficile, c'est Bien plus mal vécu par les patientes que les médecins ne le savent parce que nous on nous apprend que que les fausses couches, c'est pas grave que c'est normal. C'est naturel. Et c'est souvent d'ailleurs le discours que les patientes vont entendre. C'est pas grave. Ça va marcher la prochaine fois alors que chaque fausse couche est différente pour les patientes. La première, la deuxième, la troisième, ce n'est pas la même chose, mais la première fausse couche, bien souvent, si elle vient après un enfant qui est très désiré depuis longtemps, depuis depuis longtemps, jamais la patiente ne s'imagine qu'elle va faire une fausse couche parce que la fausse couche, c'est un sujet qui est un peu tabou d'ailleurs dans la société. Et très souvent, les patientes me disent ça d'ailleurs, elle me disent c'est marrant. Depuis, que j'ai fait une fausse couche. J'apprends que tout le monde a fait des fausses couches autour de moi. J'en ai parlé à mes cousines, aux femmes de ma famille, aux femmes au travail, mais comment ça se fait qu'on n' en a jamais parlé? Alors si vous me parlez d'émancipation, oui, peut être, ça peut être le fait de démocratiser la parole autour des fausses couches. Voilà, c'est la plupart des fausses couches. C'est vrai. On va revenir dessus. Elles ne sont pas graves d'un point de vue médical. Elles sont liées à une. Elles sont liées au hasard. Et la plupart des patients qui ont fait une fausse couche, la plupart la grande majorité, la grossesse suivante, elles vont avoir un bébé. Donc il être la vérité. C'est vrai, il faut être très rassurant, mais ça n'empêche pas qu'il ne faut pas sous estimer la souffrance que va causer la fausse couche, que ce soit la première et la deuxième. La troisième, la quatrième, c'est toujours une grande douleur pour le couple et pour la femme en particulier.
Laurène:Oui. Merci. Merci de rappeler ça. C'est important. Effectivement, très bonne réponse à la question. Un petit peu, un petit compliqué pour démarrer. Moi, je voulais vous proposer de voir un petit peu quatre grands points. Si ça vous va commencer par parler un petit peu du timing, justement des examens, que vous vous parlez qu'il faut pas banaliser la fausse couche et évidemment quand on d'accord et c'est vrai qu'il y a des femmes pour qui c'est un peu de se par contre, on commence à investiguer médicalement qu'après la deuxième, la troisième et. Pourquoi on me fait vivre une troisième fausse couche avant de commencer à peut être parler ça avant. Et puis après parler, un petit peu des raisons qui peuvent expliquer ces arrêts de grossesse, des examens qui existent pour comprendre pourquoi, etc. Et bien sûr, évidemment, on finit une note d'espoir tous les traitements qu'on peut mettre en place pour éviter que ça se reproduise. Donc, est ce qu'on peut commencer par parler de ce timing. Pourquoi? Souvent, on dit qu'on commence à investiguer après souvent trois fausses couches. Je ne sais pas ce que c'est votre politique entre guillemets à vous, mais. Mais voilà quelles sont les raisons
Dr Jonathan Cohen:Les Raisons Elles sont très simples. Et même si elles peuvent être prises justement comme une sorte de punition par les patients de dire à mon médecin, il s'en fiche, il me dit que c'est rien du coup, il veut rien vérifier. Ce n'est pas pour rien s'il veut rien vérifier, c'est parce que là, surtout après une fausse couche. C'est presque à des cas, une anomalie chromosomique. La première fausse couche, c'est dire qu'une patiente qui a fait une couche Dans la plupart des cas, elle va avoir un bébé à la grossesse suivante. Qu'est ce que c'est? Une anomalie chromosomique, une anomalie chromosomique. C'est le plus souvent l'ovocyte au moment de l'ovulation. C'est à dire que vous savez que femme, tous les mois, va OV voler un nouveau site et cette ovocyte il y termine sa maturation. Seulement au moment de l'ovulation, c'est à dire que tous les ovocytes attendent dans les ovaires déjà depuis le moment où la femme est elle même dans le ventre de sa propre mère, des ovocytes ont tous commencé leur développement, mais ils sont bloqués et ils vont finir leur division pour devenir un véritable ovocytes. C'est à dire une cellule qui peut être fécondée seulement au moment de l'ovulation. Donc les ovocytes qui vont être fécondables en fait, il y en a très peu, c'est tous ceux qui vont être ovulus pendant la vie de la femme. Imaginez ce qui se passe lecy cte, il attend pour, pour terminer sa division cellulaire. Les chromosomes, ils sont bloqués au milieu, ils attendent pour se séparer, pour faire deux cellules avec chacune, la moitié des chromosomes. Ils attendent au milieu. Alors si vous ulez à 22 ans, ça fait 22 ans qu'ils attendent. Si vous au vu il y a 45 ans, ça fait 45 ans qu'ils attendent. C'est beaucoup, ça fait quand même 23 ans de plus, pourquoi est ce qu'il y a une grande majorité? D'infertilité et d'anomalies chromosomique après 42 43 ans, simplement parce qu'il y a un problème de séparation des chromosomes au moment de la fin de la division cellulaire et du coup quasiment si regarde les embryons, les ovocytes déjà à une femme de plus de 43 ans, la majorité des ovocytes à l'ovulation, je parle après l'ovulation seront anormaux parce qu'en fait, au lieu que les chromosomes deux, par exemple, le chromosome deux, un va partir d'un côté l'un de l'autre, ils partir les deux du même côté. Ou bien les deux de l'autre côté. Donc s'ils partent les deux du bon côté, alors vous aurez une trisomie deux parce que vous aurez les deux chromosomes deux de la mer plus le chromosome deux du père. Si il y a les deux parts du mauvais côté, c'est à dire pas dans lecy, il n'y aura pas de chromosome deux. Il y aura un seul chromosome, deux qui vient du père. Et ça, ça va faire une une monoie deux et en fonction des anomalies, chromosomiques soy aura pas d'implantation. Soy aura une fausse couche très précoce, soit il y aura une fausse couche, un petit peu plus tardif. Je termine pour pas que ça soit trop compliqué. Il n'y que trois anomalies chromosomiques qui permettent dépasser finalement quasiment les 12 semaines d'améliorer. C'est la trisomie 20, 21, la trisomie 13 et la trisomie 18. Toutes les autres anomalies, chromosomiques, elles vont faire soit pas pas d'échec, pas de grossesse, soit des fausses couches. Et il y a aussi les anomalies sur les chromosomes sexuels qui elles aussi, permettent de passer la. La barre des 12 semaines. Vous avez le klinefelter avec les xxy grec. Vous avez la mono omie x. Donc voilà. Ce que je voulais vous dire, c'est que la cause principale des fausses couches et l'anomalie chromosomique. Donc, c'est un élément accidentel puisque la patiente elle a OV vulé un no nouveau site qui a eu un problème. La grossesse suivante toutes les chances, c'est n'est pas de problème aussi. Donc pour ça que. Le médecin dit vous avez fait une fausse couche. Ok? La plupart des cas, c'est une anomalie chromosomique. Donc le prochain bébé, ça va aller. C'est pas la peine qu'on commence à vous faire tout un bilan et qu'on commence à chercher des choses. D'ailleurs, ça un inconvénient de faire un bilan tôt parce que si on fait un bilan après une première fausse couche, on va se un petit signe biologique. Ah, vous avez des anticorps contre la tyroïde. C'était certainement lié à ça. C'est pas vrai. La plupart des cas, la fausse couche été liée à une anomalie chromosomique. Et là on va commencer à faire de la mauvaise médecine, c'est à dire soigner des signe biologique.
Laurène:Oui,
Dr Jonathan Cohen:Il n'y a pas encore de maladie après une fausse couche. Donc c'est la raison pour laquelle peut être que nous autres, les médecins, je me mets dedans. On est parfois, on va le dire de façon non élégante. Et au lieu de bien expliquer les choses et de dire vous avez toutes chances à avoir un bébé. Il passé ce problème là, il faut expliquer aux gens ce que c'est laie chromosomique, parce que les gens comprennent pas, c'est tout à fait normal. Ils n'ont pas étudié la méiose. Il faut expliquer ce que c'est. Une fois qu'on a expliqué, les gens comprennent, c'est ça. On m'avait jamais dit ça. En fait, c'est ça. Il en aie chromosomique. Les gens s'imaginent toujours des choses monstrueuses. Mais c'est faux.
Laurène:Oui, c'est une prouesse génétique quand même incroyable que d'arriver à et puis à fusionner, à vous parler de lovo cte. Mais j'imagine que la anomalie chromosomique peut aussi venir du spermatozoïde. Ça peut venir des deux
Dr Jonathan Cohen:peut venir, mais c'est beaucoup moins fréquent puisqu'on sait très bien que la plupart des anomalies, elles vont venir d'une anomalie, soit au moment de la soit au moment de lovo cte. De la division de lovo site soit au développement, développement précoce de l'embryon et pour les anomalies sur les spermatozoïdes, c'est beaucoup plus rare.
Laurène:ou parce qu'en gros si, ils, sont mal fichus. Ils arrivent pas jusque là. Quoi?
Dr Jonathan Cohen:Je serais pas expliqué pourquoi on ne sait pas exactement pourquoi, mais en tout cas, ce n'est pas le même. Ce n'est pas la même façon. Les spermatozoïdes, ils sont fabriqués tous les trois mois depuis la puberté jusqu'à jusqu'à la fin de la vie. Ce n'est pas du tout pareil. C'est pas la même. Ce n'est pas la même attente pour les cellules spermatozoïdes. Ce n'est pas le même genre de l'information. Il y a des anomalies chromosomiques sur les spermatozoïdes, mais ce n'est pas aussi fréquent que sur lvo cte. Il y a d'autres anomalies dont on parlera tout à l'heure sur les spermatozoïdes, mais ce n'est pas celle là. Ce n'est pas la cause principale de
Laurène:Ce que j'entends, c'est oui, mais. Ouais ou et mais on pourra en reparler après ce qui est, c' qu'il a un côté, je pense chez les femmes, un peu d'auto flagellations quand on vit une fausse couche et est ce que je ne voudrais pas, c'est qu'on croie que c'est forcément un problème des ovocytes. Il y a plein d'autres choses qui peuvent venir des deux membres du couple et qui peuvent exister. Expliquer aussi vous allez me contredire ou pas, mais qu'une grossesse ne se poursuive pas.
Dr Jonathan Cohen:Oui, bien sûr, de toute façon. Et même si c'est un problème de lovo cte, ça n'a pas de rapport avec la femme en fertilité. On a ce grand biais ce grand défaut, tant les patientes que les médecins, mais surtout les couples d'associer les problèmes de fertilité avec la personnalité de la patiente, par exemple, pour les hommes"Ah j'ai des spermatozoïdes qui ils bougent pas bien, il n'y en a pas beaucoup. Je suis pas vigoureux." Une femme qui va avoir un problème pour être enceinte, un problème de fertilité."Je ne suis pas compétente, je ne peux, je j'arrive pas à implanter je ne vais pas être une bonne mère." Tout ça. Il faut saper tous ces arguments. D'accord? Ça, il faut, il faut interdire. C'est difficile pour les patientes de ne pas le penser, mais il faut leur dire d'accord, les problèmes de fertilité, ce sont des problèmes médicaux comme les autres problèmes de santé. D'accord. Quand on, si vous connaissez des gens qui ont une maladie de base d'eau, une femme qui va avoir une hibert héroï elle ne va pas penser que c'est de sa faute. Elle a une maladie qui est liée par un problème médical. C'est pareil pour la fertilité, la fertilité, ce des problèmes dans la plupart des cas, qui sont des problèmes s'expliquent biologiquement d comme c'est un problème médical. Donc à nous, les médecins, de trouver la là pourquoi je vous disais ça, c'était pour vous dire la majorité des fausses couches sont liées à des anomalies. Chromosomiques nombres majorité des anomalies chromosomiques vont être liées à un problème à l' population. C'est vrai, ça, ce sont pour les fausses couches. Non répété, c'est à dire une fausse couche, un bébé, une fausse couche, même encore une fausse couche, un bébé. Encore une fausse couche. Ça, ce sont des accidents normaux dans la vie reproductive d'une femme. Comme La majorité des patients qui ont des enfants ont eu des fausses couches dans leur vie. Et donc la preuve, c'est qu'elles n'ont pas un problème d'implantation puisqu'elles ont des enfants et elles ont eu des accidents. C'est la raison pour laquelle on ne va pas lancer le bilan avant en fonction des recommandations deux ou trois fausses couches. Premièrement, pour, comme je vous l'ai dit, ne pas trouver des faux signes et qu'on va interpréter qu'on va dire, c'est ça le problème. Deuxièmement, pour ne pas, c'est stressant aussi de faire tous ces examens pour ne pas médicaliser Absolument, alors que la plupart des cas, il n'y aura aucun problème. Ensuite, il y a aussi un problème de santé publique. C'est important qu'un pays comme la France, qui rembourse la majorité de ces examens, dise aussi fasse des recommandations. Et dise si vous commencez à faire des caryotypes à toutes les patientes, qui ont fait une fausse couche, ça va coûter tant d'argent à la Sécu. Bon ça c'est pas forcément le problème des patients, mais je vous explique les raisons pour lesquelles les sociétés savantes vont décider qu'on va faire le bilan après deux ou trois fausses couches.
Laurène:Ok, c'est très clair. Merci pour cette réponse très complète. Est ce que du coup on peut parler des raisons. Donc vous avez parlé des raisons, des fausses couches, en tout cas, les premières fausses couches. Souvent, c'est une anomalie chromosomique. Mais ce que j'entends dans vos mots, c'est que quand ça a répété souvent, ça peut venir d'autres chose. Une autre cause est ce qu'on pourrait. Alors je ne sais pas si vous avez une liste à la pré vert peut être pas, mais en tout cas. Dresser les principales raisons qui peuvent expliquer, c'est cette récurrence des arrêts de grossesse,
Dr Jonathan Cohen:Tout à fait. Alors il y a les raisons qui sont bien bien comprises, bien établies et y a toute la grande famille des raisons sont dans la raison des causes immunologiques. Qu'aujourd'hui on suspecte qu'on est qu'on ressent et qu'on essaie d'ailleurs de traiter un petit peu, mais qu'on n'a pas encore pu identifier. D'accord, donc la première cause, on l'a dit, c'est l'anomalie, l'anomalie chromosomique d de l'embryon, c'est anomalie chromosomique. Elle est dans la plupart des cas liée au hasard, un problème d'ovulation et dans un très faible nombre de cas, mais possible. Elle peut être liée à une anomalie chromosomique chez l'un des deux parents qu'on appelle les translocations. Donc ça, c'est quelque chose qu'il faut absolument traquer dans les fausses couches à répétition. Est ce qu'il y a un problème dans les chromosomes des parents, une translocation, je ne vais pas détailler l'as su, mais en gros, c'est un problème dans les chromosomes qui ne voit pas chez les parents puisque il y a des échanges de morceaux de chromosomes qui sont équilibrés d. Donc ça, c'est l'anomalie chromosomique chez le père ou chez la mère qui donne un qui augmente les risques de fausse Donc ça, c'est vraiment une cause qu'on peut identifier. Ensuite, il y a les causes.
Laurène:avec le caryotype qu'on identifie.
Dr Jonathan Cohen:Exactement un simple caryotype parental, mais c'est très rare de trouver la raison. D'accord et attention aussi. 90 des patients vont vous dire assez bon. Nous, nos caryotype sont normaux. Donc ce n'est pas une cause chromosomique sur notre embryon. Il n'y a aucun rapport. La cause chromosomique. Elle est dit, comme je l'ai expliqué tout à l'heure, un problème de division au moment de lovo cte. Ok, mais on cherche la anomalie chromosomique puisque quand on la chef, on finit par la trouver. J'ai certains dans certains coups. Ok. Ensuite, il y a les causes morphologiques utérine qui vont, il il faut absolument faire un bilan de l'utérus. Après ça, on peut faire assez rapidement, même après la première fausse couche parce que c, assez rapide faire. Et c'est très est ce qu'il a une grosse cloison au milieu de l'utérus est ce que l'utérus c'est un utérus bicorne un utérus unicorne est qu'il y a un fibrome de cinq cm qui prend toute place dans la cavité. Donc ça, on ne va pas le trouver souvent, mais par contre, c'est très rentable de trouver parce qu'on va pouvoir le traiter. Donc, en gros, c'est une cause curable. C'est les anomalies utérines. Ensuite, il y a les anomalies dans le sang, principalement le syndrome des anti phospholipides, les anomalies des cellules, des anomalies, des molécules de la coagulation qui vont créer un problème d'implantation. Et donc ça, on peut dire c'est dans la case immuno coagulation qui va créer la fausse couche. Ensuite. Il y a les anomalies spermatiques. Alors ça, ce n'est pas une tout ce que je vous ai dit là, c'est validé à 100 par toutes les sociétés savantes. Maintenant, si on parle des problèmes dans le sperme, c'est principalement la fragmentation de l'adn spermatique. Donc c'est la façon dont va être agencé. L'adn, pas les chromosomes, c'est à dire ce qui va ce qui va composer le matériel des chromosomes. C'est l'adn. Et parfois il y a des problèmes d'agencement de don. Ça, ça s'appelle la fragmentation de l'adn spermatique. Aujourd'hui, on n'a pas compris pourquoi des fragmentations élevées. Ça donne des fausse couches. On a des résultats statistiques qui disent que dans les études qu'on a qui ont été faites, qui a, si on dépasse un certain seuil de fragmentation, je ne veux pas dire de chiffres pour pas affoler les gens parce que comme ça des laboratoires, si on pas un certain seuil de fragmentation, on a une augmentation du nombre de fausses couches dans ces populations là. Donc c'est intéressant de le rechercher. Puisqu'on peut parfois, mais tout ça, c'est un peu expérimental. Aujourd'hui, vous aurez des études qui pourront dire attention. Le docteur Cohen qui dit ça n'a pas été prouvé. Donc je suis honnête avec vous. Je vous dis ce n'est pas aussi validé que ce que je vous ai dit avant. On peut trouver parfois des anomalies dans les veines des testicules. C'est à dire une vari co, celle une augmentation du volume de la veine du testicule qui va augmenter cette fragmentation. Et si on traite cette vague, é cotelle, alors on pourra. Améliorer la fragmentation et théoriquement hypothétiquement, diminuer le risque de fausse couche. Ce n'est pas prouvé ce que je vous dis à grande échelle, mais c'est une piste qui est importante.
Laurène:Ok, hyper intéressant dans tout ce qui touche à l'utérus, est ce qu'une endométrite chronique aussi, ça peut exister et expliquer des fausses couches.
Dr Jonathan Cohen:l'endométrite chronique. C'est aussi très discutée. Donc tous les ans, c'est fait. Le sujet de vous pouvez regarder, je pense 30 ans, les congrès de ginko un an en mettrie chronique. C'est génial. L'année d'après ça sert à rien l'année d'après. Oui, il absolument l'affaire l'année suivante. Non, ça n'apporte rien. Donc l' métie de c'est un peu un phénomène de mode gynécologie obstétrique. Ça paraît de bon sens que si on trouve une inflammation de l'utérus. Ça puisse créer des problèmes d'implantation ou de fausse couche. Donc je n'ai pas de réponse à vous donner si je, si vous me demandez si je la cherche assez souvent. Oui, on va la chercher quand on fait le bilan et qu'on fait les stéréoscopie diagnostique. Donc on va, on va en parler, on fait la biopsie et on cherche la présence de certaines cellules qui vont être des marqueurs de l'E métier de chronique. Qui est bizarre, c'est souvent on ne trouve pas la bactérie avec et on va quand même le traiter par antibiotique. Et dans la plupart des cas, l' endométrite diminuer. Donc si vous me demandez des histoires, oui, j'en ai des patients avaient des endométrites qu'on a traité et qui ont été et qui ont eu un bébé. Ce n'est pas pour autant que je peux vous dire à 100 l'ordo métrique chronique. C'est une cause de fausse que j' répétition. Il faut rester honnête. Ce n'est pas à chaque fois qu'il y a eu une histoire qui est arrivée dans la vie d'un médecin que on a trouvé. On a trouvé la bonne chose, non en médecine. Il, il faut être très prudent
Laurène:non, mais je comprends qu'il y a des choses qui ont été, il y a des choses qui ont été vraiment démontrées. D'autres ou sont des pistes. Est ce que ça vous va. Si je vous fais une petite liste, j'ai posé la question auprès des femmes qui nous suivent, quels étaient les sujets qu'elles voulaient qu'on aborde? Et justement, il y avait plein de raisons comme ça. Qu'on soulevé est ce que si vous voulez, vous me dites c'est un peu un du oui, non? Ou en tout cas du oui, un peu, non, sans forcément développer à chaque point, mais ce qui a été prouvé comme pouvant expliquer des fausses couches récurrentes ou pas. Il y avait donc un no métrique chronique. Tout ce qui touche à la thyroïde hypothyroïdie, notamment.
Dr Jonathan Cohen:On a juste prouvé que si vous avez les anticorps sans anticorps anti tyroïde qui vont faire une hypothyroïdie mais vous n'avez pas d hypothyroïdie ça, ça a été trouvé dans un grand journal, une très belle étude traiter d' tyroïde dans ces cas là, ça ne va pas diminuer les risques de fausses couches, mais des problèmes de tyroïde en général. Oui, c'est lié à l'infertilité et aux fausse couches à répétition.
Laurène:Ouais. Ok, merci. La mutation du gène MTH FR
Dr Jonathan Cohen:Grand sujet aussi. Là on est si vous voulez, je pense qu'on aura les réponses dans plusieurs années. Il y a deux écoles, une école qui, moi moi je m'y intéresse. Je regarde les choses que ça peut faire, en gros, la mutation du mt FR. Si on n'a pas de mutation, on arrive bien à métaboliser son acide folique. Et avec cette métabolisation d'acide folique, on arrive à bien réguler son taux d'homocystéine ce qui va avoir des effets sur l'implantation et sur le développement de l'embryon. Ça c'est l'hypothèse de base. Et si j'ai une mutation sur le MTHFR une ou deux mutations hétéro zygotes c'est à-dire à moitié ou homozygotes à-dire complètement. Alors peut-être que je vais avoir un effet sur le développement de l'embryon ou sur l'implantation que ça soit chez la femme pour développement et implantation ou chez l'homme uniquement pour développement de l'embryon. Et dans ce cas, ce qui est magique avec cette mutation, c'est qu'il suffit de supplémenter la femme en acide folique déjà activé pour qu'elle n'ait pas à utiliser son MTHFR Donc elle peut avoir toutes les mutations qu'elle veut. Il suffit de supplémenter en acide folique déjà activé. Donc la réponse pour moi est plutôt oui, même si je sais qu'il y a des ennemis, il y a des gens qui disent oui, tout est lié au MTHFR On n'en discute pas. Et avez une autre équipe qui dit non, rien n'a été prouvé. Les études sont mauvaise qualité. C'est une fausse piste. Donc voilà. Je préfère prévenir les patientes qu'elles peuvent entendre les deux, les deux sons de cloche. Ce qui est sûr, c'est que c'est ça, ça paye pas de mine de de donner à toutes les patientes et à tous les hommes aussi l'acide folique sous sa sa forme activée, si vous voulez. Et c, c'est très utile. Donc moi, oui, pour le MTHFR Attention, la recherche de la mutation FR. Elle n'est pas remboursée par la sécurité sociale.
Laurène:Ok ça. Il y a un épisode de podcast qui est prévu juste là dessus sur la site. Folie de différences acite folie que vitamine b neuf. Mais donc là, j'imagine que c'est un petit peu technique, ce qu'on a dit, mais pour les personnes qui comprennent pas, sachez qu'il y un épisode qui viendra juste là dessus. J'en
Dr Jonathan Cohen:nous aussi. Les gy n'est pas des généticiens. Faut dire la vérité. On a, il n'y a pas de honte à ce que ça soit compliqué de comprendre le mt FR pour tout le monde.
Laurène:ou j'ai plein d'autres questions, mais je ne voudrais pas qu'on peut peut être qu'on passe trop de temps. Je pense qu'il y a un sujet quand même, qui est hyper intéressant qui va beaucoup intéresser les gens qui nous écoutent. C'est tout ce qui est immunité, justement réaction immunitaire, sur activation, etc, etc. Est que ça on pourrait faire un petit focus là dessus si vous voulez bien.
Dr Jonathan Cohen:Ok. Alors donc de ce que je vous ai dit tout à l'heure, vous avez compris le bilan qu'on fait parce que je vous ai expliqué les différentes causes. En fait, on recherche les causes identifiables qu'on pourrait traiter. Donc, pour rechercher l'anomalie de l'utérus, on on fait une hy stéréoscopie, une échographie en d pour rechercher une anomalie dans le caryotype des parents. On fait un calotype chez les parents pour rechercher un syndrome des anti phospholipides. On fait tout un bilan de thrombophilie chez la femme pour rechercher si on veut le faire, la fragmentation, on la recherche dans le thermogram et mtfr on le recherche dans le sang. Voilà, j'ai fait mon bilan dans la majorité des cas, mon bilan revient négatif. Donc, et j'ai oublié de dire aussi les anticorps de la théorie. Je les recherche aussi. Bien sûr, avec la tsh, mon bilan revient négatif. Ok, en ce cas, j'ai deux hypothèses. Soit la patiente n'a aucun problème et elle a juste eu des anomalies. Elle n'a pas eu de chance. C'est même même cinq fausse couches. C'est possible que soit cinq anomalies, chromosomiques, c'est possible. Quand il ne faut pas croire que c'est pas possible, c'est les embryons. Ils ne sont pas toujours de notre côté d, donc c'est tout à fait possible. Soit elle a toujours des embryons normaux et dans ce cas, elle a un problème. Alors je vais rester centré là dessus qu'on parlera à la fin, on parlera de génétique aussi, mais à un problème immunologique. C'est quoi le problème? La grossesse, c'est des cellules du père et des cellules de la mère. Si je vous mets une petite, une écharde dans le bras, c'est un corps étranger pour vous. Vous allez avoir une réaction inflammatoire. Ça va être rouge. il y aura un petit peu d'inflation d'inflammation. Ça fait mal. C. C'est le rejet d'un corps étranger. Si vous mettez un embryon avec la moitié du matériel génétique du père, ce n'est pas normal pour pour pour le le corps de la femme. Qu'est ce qui arrive dans mon dans mon utérus? Ce ne sont pas mes gènes Normalement, la réaction normale, ça serait de rejeter. Mais si ça avait lieu, il n'y aurait plus d'espèce humaine Il n'y aurait pas d humains sur terre si les mammifères n'acceptaient pas les gènes du côté paternel. Donc il va y avoir une diminution de la réponse immunitaire dans l'utérus pour favoriser l'implantation et la grossesse. Et donc c'est cette diminution qui va permettre l'implantation. Donc l'hypothèse, elle est logique, c'est de dire les patients qui font. Des fausses couches à répétition, mais aussi des accidents obstétricaux comme des ruptures prématurées, des membranes, des pré éclampsies des hématome rétro placentaires des morts foetales in utero Il y a certainement un problème immunitaire. C'est à dire un problème immunologique, de rejet de l'embryon ou du fœtus. Ce problème, on pourra parfois le diagnostiquer sur le placenta. Donc pour synthétiser chez les patients chez lesquels on n'a pas trouvé de cause qui vont faire des fausses couches à répétition. Il y a cette hypothèse, immuno la plus, les patientes chez lesquelles on va pouvoir le plus, la la supposer, la soupçonner. C'est les patientes qui font des patientes jeunes qui font beaucoup de fausse couche. D'accord? Une patiente de 28 ans qui fait 10 fausses couches. Dans la des cas, l'embryon, les embryons sont normaux. Il y a un problème d'implantation qui pourra être d'origine immunologique. Comment on le sait? Il y eu des études qui ont été faites. Les produits de fausse couche de patientes ont été analysés. Et en fonction du nombre de la fausse du nombre de fausse couches qu'elle a faite, on a vu le nombre delie chromosomiques d. Chine, une patiente qui fait une fausse couche il y a 90 des embryons qui étaient anormaux. Chez une patiente qui a fait dit couche, il et presque aucun embryon qui soit qui était anormal du coup, ce n'est pas des idées qu'on a. C'est les statistiques qui viennent montrer ça d comme alors c'est vrai qu'on en reviendra aussi dessus. Ça sera un petit point qu'on pourra faire tout l'heure. L'idéal, c'est si on a pu avoir une fausse couche et on a pu analyser le produit de fausse couche. Alors ça, c'est une situation idéale parce que la patiente, elle a fait une fausse couche à huit semaines. L'embryon a été envoyé en laboratoire de cyto génétique et il a répondu. Embryon normal. Alors là, on le sait, on ne peut pas à la patiente. Non, c'est rien votre vous. Il y a eu un accident, non? Un embryon normal chez vous, il y a un problème d'implantation. Donc il y a probablement un problème immuno. Si on a éliminé tous les autres problèmes dont je vous avais dit que je vous avais dit avant. On va pouvoir chercher une piste immuno. On n'aura pas forcément de test diagnostic valide pour ça. Par contre, on va pouvoir, et ça, ça sera pour notre dernier point tout à l'heure, commencer à essayer des traitements. Donc la côte, la paris, immuno, je pas de grandes déc de grandes révélations à faire. Et en gros, on va l'imaginer par défaut. Et aujourd'hui, on a vraiment beaucoup, beaucoup d'indices qui qui nous font croire que oui, il y a une grande part immunologique dans les fausses couches à répétition et c'est vraiment ce qu'il faut creuser aujourd'hui. Et c'est pour ça qu'on se permet d'essayer des traitements.
Laurène:Et ça en creuse avec matrice lab notamment, mais ce n'est pas blanc ou noir.
Dr Jonathan Cohen:Ça étudie une une des voix de la réponse immunitaire dans. Les échecs d'implantation et dans les fausses couches. Et ensuite il y a certains centres, donc en France, qui vont faire des centres publics qui vont faire des analyses poussées avec des prises de sang. Mais on n'a pas trouvé encore le. Le marqueur qui dit voilà cette patiente. Elle a des TNF alpha et fait est trop élevée. Elle a des haines. Elle a des marqueurs, des naturels. Killer dans le sang qui sont élevés, du coup? Non, ça, on ne peut pas le dire aujourd'hui.
Laurène:On n'a pas trouvé. Et alors vous avez parlé de l'examen du matériel de l'embryon. Je ne sais plus comment vous avez appelé ça. Excusez moi exactement. Mais ça, ça reste quelque chose de rare que ce soit analysé. On est d'accord, vous peut être dans votre pratique, mais est ce que tous les inco font ça.
Dr Jonathan Cohen:ce soit analysé, puisque ça vient un petit peu, toujours de la même de l'idée de se dire ça sert à rien de toute façon, il y a un problème sur l'embryon. Donc moi, je pense qu'on ne doit pas analyser tous les produits de fausse couche. Je pense que après trois fausses couches, c'est intéressant de pouvoir analyser le produit de fausse couche. Donc aujourd'hui, ça commence à bouger. Les gin ont compris qu'on pouvait le faire. Alors ça dépend. Il y a des hôpitaux publics qui le font. Il y a deux labos de génétique privée qui le font en France. Donc il faut se tourner vers son gyn. Soit on peut récupérer le produit de fausse couche lors d'une aspiration. C'est une façon de récupérer le produit de fausse couche. On peut aussi le récupérer à la maison. Si vous perdez votre produit de fausse couche et que vous l'avez l'intention, vous allez, c'est pas un bébé que vous allez voir flotter dans son liquide multiple. Le souvent, ça ressemble à du sang avec un peu de tissu. Si vous le récupérer, vous le mettez dans un sérum physiologique, on le met dans une petite boîte, on le met au frigo. Il y a des chances de pouvoir l'analyser, mais il faut trouver des médecins qui connaissent le circuit. Donc
Laurène:Oui.
Dr Jonathan Cohen:ça se se développe. Donc, si vous en parlez à votre gy, il, il va pouvoir en parler à ses collègues. Il a peut être un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un et ensuite on l'envoie au laboratoire d'analyse de mais il faut aussi prélever du sang de la patiente parce que le laboratoire de génétique doit être sûr qu'il n'est en train d'analyser les cellules de la mer. Si on apporte un tube de sang aussi, c'est possible d'analyser le produit de fausse couche en France. Ok, en fonction de ça peut coûter entre zéro et 800 en fonction du laboratoire, en fonction de déclarations de grossesse ou pas ça, c'est des détails un peu pratiques. Ce n'est pas forcément obligatoire et utile de le faire chez une jeune femme qui fait sa première fausse couche parce que c'est beaucoup de logistique pour pas grand chose, mais c'est vrai qu'après trois fausse couches, c'est très intéressant parce que si la troisième fausse couche, on répond tri au 1022, par exemple. Donc il y a trois chromosomes, 22. Pas la peine de se s'embêter. Ce n'est pas, il n'y a pas de problème d'implantation. Il n'y a pas de problème. Immuno, ce n'est pas parce que ce jour là, on n'a pas eu de chance. Il y une anomalie chromosomique, comme c'est le cas dans la majorité des fausse couches
Laurène:Oui, absolument.
Dr Jonathan Cohen:autre point. Les gens disent et les médecins aussi et moi aussi. Alors pourquoi on fait pas? On ne va pas de t. On va mettre un embryon normal. Alors mettre un embryon normal, ça veut dire passer par une fécondation in vitraux. Donc c'est intéressant. Imaginez une patiente de 40 ans. Elle a fait trois fausses couches, donc, et elle n'a pas d'enfant. La troisième fausse couche, on a fait analyser le produit. Il y avait cette crise au 1022. Donc il y a deux, il y a deux stratégies. On peut dire. Vous re pour vous. Recommencez la prochaine fois. Vous allez être en train de ça. Bien se passer bien. On peut se dire tiens, pourquoi ne pas essayer de transférer, de mettre un embryon normal dans l'utérus, mais pour mettre un embryon normal, il faut faire une fécondation et vitr et biopsy un embryon pour voir s'il a des cellules normales. Et ça, c'est autorisé de faire une biopsie d'embryon en France uniquement s'il y a une anomalie génétique. Chez l'homme ou chez la femme. Donc une anoma génétique qui veut dire imaginez, on est porte. La femme est porteuse de la mucoviscidose et l'homme est porteur de la mucoviscidose. Donc il y a une, il y a un risque sur quatre que l'enfant soit malade de la mucoviscidose. Là, c'est autorisé en France de faire une biopsie d'embryon. Ok, ça le diagnostic pré implant. Mais pour des fausses couches à répétition, ce n'est pas autorisé. On n'a pas le droit en France de regarder le nom. C'est juste regarder la formule chromosomique. Ce n'est pas autorisé en France, donc ça ne sera pas avant, je pense de nombreux mois. En
Laurène:pour des raisons éthiques. Oui,
Dr Jonathan Cohen:on reviendra. Si vous voyez là dessus, en tout cas, pas la peine de chercher ce n'est pas autorisé. Donc si vous voulez faire ça, il faut le faire à l'étranger et ça coûte cher. Alors on va dire oui. Attention. J'ai une copine qui a fait un don de vos site à l'étranger. Elle a été remboursée par la écu. Oui, parce que le don de vos sites, c'est autorisé en France. Et si le délai est trop long et que la patiente va le faire en Espagne, en union européenne. Selon les mêmes conditions que la France, c'est à dire un don anonyme. Alors la France va participer au remboursement. Mais si vous allez faire une analyse d'embryon pour cause de fausse couches à répétition, ce n'est pas autorisée en France. Donc la cq ne vous remboursera pas ce geste l'étranger. Donc ça va coûter cher et on parle de l'ordre de 8000. On n'est pas sur 500. Donc, Donc, et aussi je tiens absolument à clarifier là dessus les choses. Le diagnostic pré implant pour les fausses couche à répétition. Pour moi, c'est un outil. Utile. Il ne faut pas croire que c'est la solution. Ça ne guérit pas les embryons. Si vous avez, si vous faites cinq embryons anormaux, on ne va pas transférer d'embryon. Vous n'allez pas faire de fausse couche, mais vous n'allez pas avoir de bébés non plus. Si faites cinq embryons, un seul et normal, on va vous transférer un seul embryon. On va vous cet embryon normal. Le détracteurs, c'est à dire les opposants. Ils vont me dire alors pourquoi tu as fait ça? Jonatan la patiente à la maison. Elle aurait aussi eu son embryon normal. Tu a fait perdu huit zéro. Tu a fait perdre du temps, je réponds c'est vrai. L'embryon normal. Elle aurait pu la voir à la maison, mais peut être que je lui ai fait peut être ce n'est pas sûr. Peut être que je lui ai évité deux fausses couches, par exemple, sur ces cinq embryons, parce que cinq embryons anormaux, il n'y a pas cinq fausses couches. Ça peut faire une ou deux fausses couches parce que n qui vont pas s'implanter, éviter. Une fausse couche à une patiente, par exemple, de 41 ans. On peut dire déjà, elle a déjà fait quatre fausses couches. Elle c'est le cauchemar. Et si je peux lui éviter une nouvelle fausse couche, une fausse couche, ça peut parfois prendre six mois, une fausse couche, le temps d'être enceinte, la grossesse arrêtée. Allez, on fait une première cure de médicaments. Ça ne marche pas. Une deuxième cure de médicaments, une aspiration. Deux mois après, il ès dans l'utérus, on fait une tcoe. Ok, au bout de six mois, tout va bien. L'utérus est de devenu normal traumatisme psychologique et on a perdu quand même six mois. Perdre six mois à 33, 34 ans. Ça me dérange pas perdre six mois à 41 ans. Ça se discute. c'est donc moi. Je dis pas le diagnostic pré implant à huit zéro en Espagne. C'est la solution pour pour, pour annuler les fausses couches. Non, je suis bien consciente de ça, mais ça peut avoir un intérêt dans certain, certaines indications et je rajouterai une dernière chose. Moi, je l'utilise aussi. À partir du moment, on essaie des traitements expérimentaux avec l'équipe de saint-antoine qui ne sont pas validés. Je préfère si c'est une patiente qui a plus de 38 ans, par exemple, même plus jeune, c'est déjà fait plus de fausse couche. Je préfère mettre un embryon normal parce qu'avant d'essayer des intra lides les entité NF et les immunoglobulines in intraveineuse, autant mettre un embryon normal pour essayer des médicaments parce que la patiente fait une fausse couche sous intra lipide après une grossesse à la maison et on ne peut pas analiser le produit de fausse couche. Je ne sais pas si elle a fait une fausse couche parce que de nouveau, elle a eu une anomalie chromosomique. Ou parce que le traitement n'est pas adapté. Donc c'est un grand débat. Vous préviens, on peut se disputer entre médecins toute la journée sur le diagnostic pré implant. Il y a vraiment les pros et les contres. J'ai essayé de vous expliquer honnêtement l'intérêt et l'inconvénient, mais ne croyez pas que c'est la solution non plus.
Laurène:Oui, non, ça peut être une solution dans certains cas, mais c'est très clair. Et c'est un grand débat et je pense qu'on pourrait faire un épisode juste là dessus. Mais merci d'avoir fait parenthèse. Vous avez fait une super transition, je pense avec notre dernier point, en parlant des traitements justement sachant je ne saurais pas si le traitement, c'est le traitement qui n'a pas fonctionné ou pas, est ce qu'on pourrait se faire. Un petit panorama des traitements. Il y a le. Suis que tout le monde connaît l' pique nourrisson quand on a déjà avec une faussecouche, on connais, les gens vous regardent avec des yeux de quoi elle me parle, mais voilà un petit peu toutes ces choses qu'on peut faire pour les femmes qui ont déjà vécu des fausse pour éviter que ça se reproduise au moins en prévention. Quoi?
Dr Jonathan Cohen:Donc, s'il y avait un traitement qui était validé contre les fausse couches à répétition, ça serait tout le monde serait au courant. Ce n'est pas le cas pour l'instant. Donc il y a des essais en fait. Alors typiquement asique nourrissons et anticoagulants arine de ba po moléculaires vous connaissez vous connaissez l'inox ou inno ça, ça a été prouvé inefficace chez les patientes qui n'ont pas d'anomalie de la coagulation. Ça, on le sait par contre. Donc moi, je ne vais jamais donner d' qui a une patiente. Si le bilan est normal, d'accord, ce n'est pas un, ça, c'est prouvé que c'est efficace. Tout ceux, si vous voulez qu'on utilise les autres qu'on est en train d'essayer actuellement à l'échelle mondiale, peut être qu'ils vont aussi être trouver une efficace. Malheureusement, il faut être, c'est un peu une pessimiste de dire ça, mais ça va vérité. Et quand on aura prouvé que inefficace, alors on arrêter à utiliser. On ESS essayera autre chose, mais en tout cas, justement lique ça ne fonctionne pas sauf s'il y a une raison à donner. Laique donc aujourd'hui, on peut essayer des traitements, mais ça se fait dans le cadre d'essais, c'est à dire avec avec des structures universitaires ou on va récolter toutes les données. On ne peut pas s'amuser à donner des médicaments comme ça, en espérant que ça va marcher. Et donc on va essayer des médicaments qui ont un rôle sur l'im sur l'immunité. Ça s'appelle des immuno modulateur. Donc il y aura les corticoïdes. L hydroxycloroquine le pla enil les perfusions d'intra lide les intra globuline, les immunoglobulines intraveineuse et les antin alfa. Donc ça, ce sont les médicaments qui sont à laissé en ce moment. Et donc moi, j'ai la chance vraiment immense et on a la chance immense, en tout en région parisienne, malheureusement, mais il y a des gens de la France entière et même d'Europe entière qui viennent à l'hôpital saint-antoine. Il faut imaginer un hôpital public qui fait une hospitalisation de jour et qui offre des essais aux patientes qui font des défaut se à la pétition. Ça n'existe nulle part dans le monde. Ce n'est pas une question de dire ça. En France, c'est nulle part dans le monde. Ce sont des médicaments qui coûtent extrêmement chers des injections d'immunoglobulines, par exemple, les entités NF alfa, C'est extrêmement cher. Donc. On a la chance de travailler ensemble. On travaille main dans la main. Moi, je ne joue pas à l'apprenti sorcier. Je prescris pas des immuno modulateur sans travailler main dans la main avec cette équipe de l'hôpital saint-antoine et on s'occupe de patients de toute la France. Puisque moi, je fais beaucoup de visio consultation. Je ne vois pas que les patients de la région parisienne et les patientes peut être qui m'entendent, pourront le confirmer. On se voit, on habite loin à 800 kilomètres de paris. Ce n'est pas grave. Elles vont venir faire l'hospitalisation de jour à saint-antoine. Les délais sont longs. Mais ensuite on avance et on essaye thérapeutique par thérapeutique. Donc je n'ai pas de médicaments miracle à donner aujourd'hui. Et mais mon rêve, c'est qu'on fasse ce podcast peut être dans cinq ans et qu'on dise voilà. On a trouvé notre rêve à nous, c'est de dire tel médicament pour tel patiente. On a trouvé tel marqueur. C'est patienté. Il faut lui donner ce médicament là. C'est ça notre aide. J'espère qu'on y arrivera, mais c'est ça l'objectif aujourd'hui.
Laurène:ouais, ou j'espère aussi. Oui, il y a des il y a des travaux de recherche sur les causes pour essayer comprendre les marqueurs. Et puis des de recherche en parallèle les traitements et les deux forcément liés, j'imagine, mais mais à ce stade, on tâtonne, mais on a quand même plein de pistes.
Dr Jonathan Cohen:on a des pistes et on a la chance d'avoir des gens qui s'y intéressent parce que pendant un long moment, c'est un peu par mode aussi les choses que j'ai des moments, ça intéresse tout le monde. Puis après pendant 10 ans, ça n'intéresse plus personne. Il faut en recherche, il faut de l'argent, il faut des, il faut des équipes motivées. Et voilà, c, en fonction. Heureusement qu'on a, on a la chance de aujourd'hui. La médecine est très internationalisée. Du coup on peut aller des congrès. On rencontre des gens ce qui se passe en Espagne, par exemple, ça n'a rien à voir avec ce qui se passe, même en Italie et en Espagne, eux, ils sont très, très, très. Ils sont très motivés. Donc je dis pas qu'ils font mieux que les autres, mais en tout cas, ils essayent toutes les pistes. Ils sont tout le temps pour eux. C'est le contraire de la médecine qui toujours non, mais ce n'est pas prouvé. On fait rien, on fait rien. Ok, on fait rien. C'est bien. On ne peut pas faire de mal parce fait rien. On ne pourra jamais nous dire oui, tu aurais jamais dû faire. Tu jamais de faire rien. Fait. Ok, les ils sont courageux. C'est tous les marqueurs. Ils sortent des tests tout le temps. Alors ils sont très critiqués par les gens qui dis c'est du business. Ils veulent faire de l'argent. Ils vendent ce thèse. Moi, je suis, je critique pas ça. Je trouve que, ok, ça coûte de l'argent. Évidemment un test, un test d'implantation, ça coûte cher. Il faut payer une équipe. Il faut payer des généticiens. Il faut payer. Donc ils font payer. Je ne dis pas qu'ils gagnent pas d'argent, mais ce n'est pas mon problème. J'ai rien à faire. Au moins ils font avancer les choses. Même si on prouve que ça ne marche pas eux, au moins avec leur test in tel qui est prouvé inefficace, ça évite qu'on fasse faire. On n'a pas pas besoin de faire la recherche. Ils vendu à des dizaines de milliers de patients. Malheureusement, ça ne marche pas pour l'implantation ce test là. C'est pas grave. On passer à autre chose. Donc non, moi, je suis pro espagnol. C'est
Laurène:ouais.
Dr Jonathan Cohen:ils y vont.
Laurène:Oui. Tout à fait, je sais que vous aviez 40 minutes et on a dépassé est ce qu'il y a quelque chose de trop important qu'on n'a pas dit et que vous tenez à indiquer ou on a fait le tour.
Dr Jonathan Cohen:Oui, j'ai quelque chose d'important à dire, surtout pour les patientes qui on, on va dire plus de 38 ans. On pourrait dire pour toute la fertilité et aussi pour les hommes, ce n'est pas de votre faute. Ok, ce n'est pas de votre faute. Si vous avez fait une fausse couche, ce n'est pas de votre faute. Si vous ne tombez pas enceinte, ce n'est pas parce que vous avez trop attendu. Ce n'est pas parce que vous avez mangé trop de gluten. Ce n'est pas parce que vous avez bu un coca C'est pas parce que vous avez été au mcdo. C'est pas parce que vous avez une mauvaise pensée. C'est pas parce que vous n'êtes pas faite pour être mère. Ce n'est pas parce que vous avez une ambivalence par rapport à la grossesse. Tout ça, c'est de la gnognotte. C'est faux. D'accord? Si vous faites des fausses couches, si vous avez une infertilité, il y a une raison biologique et une raison médicale et nous, les médecins, on est là pour vous aider. Donc ça, c'est la première chose. Arrêtez de vous fustiger et venez demander de l'aide. La deuxième chose, si vous tombez sur un médecin qui s'intéresse pas aux fausses couches, c'est pas grave. Faut pas rester avec ce médecin. Il faut changer de médecin parce que si vous avez fait. Trois fausses couches. Vous avez 41 ans autrefois. Ça m'est arrivé. J'ai une patiente qui est arrivée à 42 ans et demi. Ça fait trois ans qu'on me dit c'est pas grave. C'est pas grave. Non, on perd du temps là. Il faut être un petit peu. Il Il faut être un petit peu agressive Vous êtes tombée sur un médecin qui s'y intéresse pas. Ce n'est pas la peine et peut être qu'il s'intéresse à beaucoup d'autres choses. Vous allez pas le changer. On change de médecin, d'accord. Vous allez voir un centre de PMA. Ils vont vous recommander les médecins qui s'intéressent. On, on sait, on doit un petit peu se bouger parce qu'il y a certains médecins. Moi par exemple, il y a beaucoup de sujets sur lesquels je ne suis pas compétent. D'accord? Donc je vais dire aux patientes sur ce sujet. Ce n'est pas la peine que je m'occupe de vous pendant deux ans, vous allez voir mon collègue. Il y a des médecins qui ne vont pas dire ça peut être qui s'en rendent pas compte peut être qu'ils ont une certaine fierté à vous de vous en rendre compte se se pas rien. on change de médecin. C'est pas grave, pas la peine d'être énervé. On va chercher quelqu'un d'autre. On demande des avis. Ok. Et
Laurène:Oui.
Dr Jonathan Cohen:voilà, nous, on est là pour vous aider. Donc il n'y a pas encore aujourd'hui de solution miracle, mais il faut quand même essayer de s'orienter vers les gens qui s'intéressent le plus à la question.
Laurène:Qui s'intéresse et et qui, comme vous, mettent beaucoup d'énergie à à accompagner les femmes. Donc, merci beaucoup pour ça. Je pense que cet échange aura porté plein d'infos. Et je pense, encore une fois, on pourrait refaire des épisodes sur tous les petits sujets, tellement. C'était riche, donc, mais c'est un bon balayage. De tout ça. Merci vraiment du fond du cœur d'avoir pris ce moment avec nous. Vraiment. Et puis je pense que vous allez peut être avoir pas mal de prise de rendez, vous préparez vous, mais vous avez l'habitude, j'imagine. Donc voilà. Mais en tout cas, ça aura apporté de l'espoir, j'espère. J'espère.