
Émancipées, le podcast
Le podcast qui émancipe les femmes (et les hommes !) en leur donnant des clés pour comprendre leur corps et leur cycle, pour leur permettre de maitriser leur fertilité, leur contraception et leurs hormones avec autonomie et confiance !
Le savoir, c’est le pouvoir, et Laurène est bien décidée à vous apporter un max, en répondant à des questions qu’on se pose tous, ou pas, seule ou avec des experts passionnés, pour que votre intimité n’ait plus de secret pour vous !
Émancipées, le podcast
#43 bis “Fausses couches” à répétition : briser le silence en en parlant ensemble
Cette semaine, en complément de l’épisode avec le Dr Jonathan Cohen, spécialiste des arrêts de grossesse à répétition, on vous propose de partager des témoignages de femmes qui ont vécu de telles épreuves. Cet épisode s’inscrit dans le cadre du Podcasthon, et nous sommes ainsi heureuses de soutenir Agapa qui est une association essentielle, qui propose un soutien en cas de deuil périnatal.
🔸 💛 Attention…
Cet épisode aborde le sujet des fausses couches et du deuil périnatal, à travers des témoignages intimes et sincères. Ces récits peuvent être émotionnellement intenses et raviver des souvenirs douloureux.
Si ce sujet est sensible pour vous, prenez un moment pour décider si vous êtes dans de bonnes conditions pour l’écouter. Vous pouvez aussi choisir de le découvrir plus tard, à un moment où vous vous sentirez prête/prêt.
Et surtout, vous n’êtes pas seule/seul. Si vous avez besoin de soutien, des ressources existent, comme l’association Agapa, spécialisée dans l’accompagnement du deuil périnatal, mais aussi le Club d’Après, qu’ont suivi les 3 femmes qui viennent partager leur parcours.
Prenez soin de vous. 💛
🟠 Fausses couches : un sujet encore trop tabou. Pourtant, près d’une grossesse sur quatre s’arrête naturellement. Dans cet épisode, je donne la parole à trois femmes qui témoignent, avec sincérité et émotion, sur leurs arrêts de grossesse, du diagnostic au deuil en passant par le parcours médical et psychologique.
Face à ces épreuves, comment se reconstruire ? Où trouver du soutien ? L’association Agapa, spécialisée dans l’accompagnement du deuil périnatal, joue un rôle essentiel pour aider les femmes et les couples touchés.
🔗 Liens utiles :
👉 En savoir plus sur l’association Agapa : https://www.association-agapa.fr/
👉 Rejoindre le Club d’Après : https://club.emancipees.com/pages/club-d-apres/
💬 Partagez votre expérience ou votre ressenti en commentaire, car parler de ces sujets, c’est aussi avancer ensemble.
Mais aussi...
🖥📱 On est ravis de partager toutes nos connaissances et de vous retrouver sur notre site web et notre compte Insta ! 😊
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast émancipé, qui a un épisode un peu spécial, un épisode hors série puisqu'on nous a proposé de participer au podcast, qui est un mouvement dans milieu du podcast qui permet sur un épisode de soutenir une association. Et voilà, moi, ça m'a beaucoup parlé. J'ai eu très envie de pouvoir. Soutenir l'association agapa que je connais bien, qui soutient les femmes qui vivent un arrêt de grossesse qui est une assaut qui existe plus de 30 ans, qui réunit plus de 60 écoutantes partout en France et dont j'entends beaucoup parler et qui se conjugue très bien avec notre club d'après qui est le petit programme qui qui accompagne les femmes qui vivent ça aussi. C'est très complémentaire à l'association agapa. Et c'est pour ça qu'à travers cet épisode, ce que j'ai voulu, c'est faire témoigner des femmes. Moi, je connais via le club d'après pour parler de la de grossesse et pour pouvoir mettre en lumière ce sujet et du coup indirectement l'association agapa en deux mots, les missions d'Agapa, c'est l'écoute et l'accompagnement du deuil perna natal et des interruptions de grossesse, quelle qu'en soit la cause, que ce soit un, un arrêt naturel de grossesse, une mort f à l'unit. On va en parler d' l'épisode. Un décès à la naissance. Une une grossesse extra terine les écoutantes. Elle propose des entretiens individuels, des cafés, rencontres aussi. On en parle dans l'épisode et des groupes de parole que soit en présidentiel ou en visio et parallèlement à cette mission d'écoute l'assault. Elle a développé depuis une quinzaine d'années des formations dédiées aux professionnels de santé, de l'écoute et de la péna natalité qui sont confrontés à ces situations. C'est votre cas. Vous pouvez vous tourner vers agapa et la troisième et dernière mission. Daga pas, c'est la sensibilisation des entreprises et du grand public à la réalité du deuil prénatal avec des webinar, des ateliers de sensibilisation, des événements, etc. Donc voilà, je suis très heureuse à travers cet épisode, de présenter et de soutenir agapa. Je tiens à faire une grosse précision aussi en amont, c'est que c'est un épisode. On va parler évidemment des arrêts de grossesse, des fausses couches, donc qui n'est pas forcément à écouter par tout le monde. C'est un sujet qui est compliqué pour vous Ça va réveiller des choses un peu difficiles chez vous. Je vous conseille de pas l'écouter. Si, en revanche vous êtes en plein dedans, vous avez besoin de récits de femmes, de savoir un petit peu ce qui se passe dans sa tête, dans son corps, à ce moment là, je suis sûr que ça vous fera du bien en tout cas. Je remercie vraiment très sincèrement les filles, Fred claire et marine qui sont venues témoigner et je vous laisse avec elles pour un long épisode, mais plein de belles choses Bonjour à toutes. Merci les filles d'être avec nous aujourd'hui. Je ne suis pas seul. Je suis même très, très bien accompagné puisqu'on est quatre en tout. Vous êtes trois. J'ai trois femmes pour parler avec moi du sujet difficile, mais néanmoins universel et si réel des arrêts de grossesse. Donc j'ai clair Fred et marine. Merci les filles d'être là. Vous êtes rencontrés toutes les trois parce que vous connaissez en vrai. C'est aussi la force de ces épisodes de podcast. J'aime bien réunir des femmes. Qui se sont rencontrés à des moments clés de leur vie. Donc vous êtes rencontrés dans le club d'après qui est notre petit programme qu'on aurait aimé ne jamais créer, mais qui, néanmoins, je pense, fait du bien pour les femmes qui vivent un arrêt de grossesse. Donc nous expliquerait un petit peu plus, peut être votre rencontre. Quoi qu'il en soit, vous êtes toutes les trois concernés par ça. Ce qu'on se disait tout à l'heure en off, c'est que. Je trouvais ça très généreux de votre part d'accepter de parler de votre parcours quand vous êtes encore dans le parcours, parce que c'est ce que je reproche parfois au récit, c'est qu'on a, on les a après quand on a finalisé son chemin et que du coup parfois on peut relativiser un peu les choses. Minimiser peut être certains émotions oubliées, surtout la fameuse amnésie, des parcours un peu longs et du coup, merci d'être là pour parler quand vous êtes encore en plein dedans dans ce parcours là, je le connais bien aussi, vous le savez, j'ai aimé en parler aussi quand j'étais en plein dedans, parce que le recul fait parfois un peu oublier. trève d'intro trève de blabla. Je vais vous demander s'il vous plaît les filles de commencer par vous présenter claire si tu veux bien, t'es tout en haut, dis nous qui tu es. Et après, on parle un peu plus de vos parcours.
Claire:Oui. Donc bonjour Lorraine. Je suis claire. J'ai 36 ans. Je vis avec mon mari et ma fille qui a cinq ans en Bretagne. Je suis photographe de naissance et de grossesse et je suis, j'ai rejoint les filles dans le club d'après en juillet 2000 23.
Laurène:Merci, on détaillera après claire, merci pour cette intro. Fred, tu veux bien prendre la suite?
Fred:Oui. Bonjour, alors moi, je m'appelle Fred. J'ai 38 ans et j'ai rejoint le club d'après a après avoir été dans le mama club en janvier 2000 23. pense que j'étais d'ailleurs l'une des toutes premières à arriver dans le club d'après avec une fille que j'avais rencontré à l'époque, justement dans le groupe whatsapp du mama club. s'appelle Manon et on a décidé du coup quand on s'est retrouvé toutes les deux dans le club d'après, on a décidé aussi de lancer le groupe whatsapp du club. D'après fait beaucoup de bien qui, malheureusement très vite, c'est rempli. On était deux au début, on est passé à cinq, six, 10 12. Aujourd'hui, on est à, je pense qu'il y a une centaine de personnes dans ce groupe là. je suis en effet depuis plus de deux ans à peu près. Et je suis avec mon avec mon conjoint depuis 16, 17 ans.
Laurène:Et donc j'en profite pour te le dire, Fred t'ai déjà dit plusieurs fois, mais merci pour ce gros whatsapp. Et surtout, merci pour tout ce que tu apportes à toutes ces femmes, parce que à chaque fois qu'on parle du club d'après on parle de Fred, comme si c'était deux concepts qui vont ensemble. Et donc merci parce que tu apportes beaucoup, ce pense que ce club y vous apporte. Mais dedans, vous apportez beaucoup et toi notamment il pour ça. Quand j'ai voulu faire cet épisode, il me fallait Fred. Absolument, parce que t'es un pilier pour ça. Et merci beaucoup. Voilà, je te l'ai dit. Merci Fred. À toi marine. Si tu veux bien.
Marine:Je confirme Fred et la marraine du club d'après.
Laurène:Ouais, c'est ça. On va être décerner un titre.
Marine:Bonjour, je mappelle marine moi si j'ai 38 ans, juste pour quelques semaines de plus j'ai rejoint le club d'après après un passage en ma club. Et c'était aussi la même semaine que claire. On est arrivé en même temps dans ce groupe et c'était donc à l'été 2023.
Laurène:oui, parce que je fais une toute petite parenthèse. Mais donc celui qu'on a que j'ai vraiment voulu créer, c'était le mama club pour ce premier trimestre de grossesse. On pourrait en parler aussi qui n'est pas de tout repos et bouleverser d'émotion. Et évidemment, il y a des femmes qui n'allaient pas au bout de ce premier trimestre. Donc on a vraiment voulu créer un petit cocon pour pour elles, pour vous, pour pouvoir être accompagné dans cette période et ne pas être seul. Et donc c'est vraiment ça, la force du club de la presse et de s'entourer, mais mais comme vous le dites, que les filles, malheureusement, parfois on le rejoint après lema club. je faisais juste cette petite parenthèse. Les gens qui comprendraient pas de quoi on parle avec nos clubs. Ce n'est pas une secte. C'est juste des petits espaces pour se faire du bien et et s'entourer quand on en a besoin du coup, on va maintenant si vous voulez bien rentrer un petit peu plus dans vos histoires claire est ce que tu veux, s'il te plaît commencer.
Claire:Alors donc moi, j'ai déjà une fille, Suzanne, qui est arrivée un an après notre mariage. Donc, en décembre 2000 19, je suis tombée enceinte dès le premier cycle très facilement. Ça a été merveilleux. Elle a chamboulé ma vie. j'ai connu la première grossesse avec son insouciance je me rends compte à quel point aujourd'hui c'était vraiment une période merveilleuse, malgré toutes les difficultés inhérentes à la maternité. Et puis lorsqu'elle a eu deux ans et demi, elle est rentrée en petite section maternelle et a comme beaucoup de couples, je pense, on a décidé qu'il était temps pour nous de faire le deuxième enfant. Donc, nous avons repris les essais en septembre 2000 22. Et je suis à nouveau tombé enceinte dès le premier cycle. Et là, on était comment dire on était fier de nous parce que c'était si facile. Et on a appris ça en vacances. On était à la plage, on a, on a passé une semaine merveilleuse moi au milieu des vacances. Je suis Parti photographie, un mariage dans les Alpes. Et c'est ce jour là que, en fait, le sens s'est mis à couler et que la grossesse s'est arrêtée très très vite. Donc on avait vécu beaucoup de bonheur et là tout, tout s'est effondré. C'est un jour ou j'ai dû faire semblant tout se passait bien et rester enjoué le jour de ce mariage là pendant que dans les coulisses, je vivais quelque chose de très, très difficile pour moi, même si c'est finalement. L'arrêt de grossesse qui s'est passé le plus précocement pour moi parce que j'en ai vécu encore trois autres derrière ça, ça a été finalement le plus difficile parce que c'est celui qui m'a fait perdre l'insouciance de la grossesse et de se dire il y a deux barres sur sur ce test dans moins d'un an, je tiendrai un bébé dans mes bras et ça, ça, ce sentiment là, il a disparu à tout jamais parce que maintenant, quand je vois mon test avec marquer en simple, je me dis plus, je vais être maman mois, je me dis c'est quand que cette grossesse là, elle va s'arrêter. ça a été la grosse chute ce moment là. il nous a fallu plusieurs mois pour se remettre en selle. Et puis on a déménagé entre temps l'autre bout de la France. je suis retombé enceinte qu'au printemps 2023. j'ai fait une première écho de datation vers semaines d'améliorer ou on m'a dit que c'était un peu petit, mais que c'était sûrement un décalage de date qui m'étonnait un peu parce que j'observe mes cycles et j'étais à peu près sûr de moi. je suis revenu deux semaines plus tard. Et là on m'a dit madame, ça n'évolue pas bien. Je suis désolé. on est passé par la case urgence cette grossesse là s'est terminée en juillet 2000 23. Et c'est à ce moment là Je te suivais déjà depuis un moment parce qu'une amie m'en avait parlé. L'année précédente. Et c'est là que je me suis dit le club d'après ça peut être bien pour moi. donc je l'ai intégré à ce moment là. en fait, c'est là qu'on a commencé à investiguer ce qui pouvait se passer. Et chaque fois qu'on fait des analyses, on se rend compte qu'il y a quelque chose qui ne va pas
Laurène:Mais oui,
Claire:et et dont on n'était pas au courant. Et ça, c'est un petit peu difficile, en fait, parce que jusqu'à ce deuxième enfant, j'avais l'impression d'être en très bonne santé au fur et à mesure des prises de sang. En fait, j'ai la maladie d' moto. Voilà. Il y a d'autres choses qui ont été découvertes au fur et à mesure. donc on a eu top des départ pour reprendre les essais que l'année suivante. début 2024, après m suppléé, Avait avoir réglé d'autres choses. suis tombé enceinte à nouveau dès le premier cycle. C'était à nouveau une grossesse biochimique. Le mois suivant, je suis retombée enceinte et là, la grossesse s'est terminée à 10 semaines d'améliorer.
Laurène:ouais. C'est dur.
Claire:Donc donc voilà,
Laurène:tout, toujours les mêmes schémas qui se répétaient
Claire:non, pas forcément en fait, si c'est principalement, soit s'arrêter très rapidement. soit je vais l'a prendre en général à la deuxième échographie de datation.
Laurène:mais c'était quand même pas du tout le même scénario. Tu as des femmes ou c'est toujours au même moment. Toi t as vécu des choses très différentes, soit quand tu dis grossesse biochimique. Donc c'est un arrêt très, très précoce. Et une autre fois, ou tu as eu plusieurs échos et notamment peut être une ou tu avais un cœur qui battait
Claire:dernière grossesse en fait, j'ai donc j'ai voulu à chaque fois je change de ginko ou de sage femme que parce que on en parlait avec Fred. C'est un peu ce gris gris de si je fais toujours la même chose, ça va continuer à aller bien ou on met en place
Laurène:les pensées
Claire:superstitions là, des pensées magiques. et en fait, on voyait rien sur son matériel, mais elle m'a dit si le cœur iba regard, sa clignote et tout, mais on voyait pas grand chose. comme du coup, on sait que je suis à risque, on fait deux échos de datation. on attend que un jour je fasse la la fameuse première échographie obligatoire nous met un peu hors de danger.
Laurène:tu vas y arriver.
Claire:je vais, j'espère. du coup, elle nous a dit on n'y voit rien, on voit plus rien. puis j'ai fini par faire les deux plus avancés. J'ai eu un curetage pour les deux grossesses. Voilà. la dernière fois, c'était juin 2000 24. depuis, on a fait d'autres investigations qui ont montré que j'avais aussi des anticoagulant de type lique.
Laurène:on apprend des mots dans ses parcours.
Claire:oui, c'est un peu compliqué tout ça. Donc, en plus, comme c'est quelque chose qui doit se vérifier trois mois à distance d'une grossesse. Donc j'ai attendu trois mois en me disant oh mon dieu, j'ai un lupu en plus. Voilà ou un truc du genre. Et donc finalement là, ça fait très peu de temps parce qu'il faut se rendre compte de ça aussi, c'est qu'à chaque fois on investi énormément. ça nous fait perdre du temps sur sur la reprise du projet. Et donc ça, ça s'étire en longueur on a pu recommencer les essais en décembre et. Je partage cette petite nouvelle tout fragile avec vous aujourd'hui. Mais là, je suis enceinte de six semaines Donc je
Laurène:monde est en train de croiser ses doigts sous la table claire si tu savais
Claire:Les doigts, les pieds, tout
Laurène:ou elle la totale.
Claire:un moment super fort pour moi parce que je suis à nouveau plongé dans cette attente. Donc, la fameuse de datation, c'est lundi prochain. Donc dans quelques jours. j'ai décidé maintenant de ne pas faire contrôler le taux de bé acheté. J'ai plusieurs fois en fait ce qui doit, je sais maintenant que ce qui doit arriver arrivera et que il me reste plus qu'à vivre. Et puis six jours ont passé par là, je vais devoir y passer. Donc il n'y a pas trop le choix. Donc voilà un peu ou j'en suis actuellement,
Laurène:Ouais et je te l'ai déjà dit, je le redis, mais merci d'accepter de venir partager ça maintenant justement, Mais dans tous les cas, on est tellement à avoir vécu. Vivre peut être dans le futur des femmes qui nous écouteront plus tard, être en train de vivre ce que tu décris. Donc, merci de le partager. On rentrera un peu plus en détail de des ressenti, des émotions qui nous traversent. Mais si ça va, on passe le relais Fred pour expliquer un petit peu elle son histoire. Et après on rend plus dans le détail
Fred:Alors moi pour mon parcours, j'ai fait fausse couche à six semaines dans un premier temps. Donc pareil, pleine de naïveté. Je pensais pas du tout que ça pouvait arriver. Donc, c'est là que j'ai intégré le club d'après ou j'ai vraiment trouvé un soutien. c'était vraiment ma bouffée d'oxygène, le club d'après et surtout le groupe whatsapp, pouvoir échanger au quotidien avec toutes ces femmes qui vivaient la même chose en parler à mon conjoint. Alors oui, il était très à l'écoute, mais c'était très dur pour lui aussi. Et j'ai essayé de le préserver. Et donc, et donc de ne pas lui parler de ça tout le temps et de pouvoir plutôt le partager avec d'autres femmes et quand on a pu reprendre les ESS effet, j'ai enchaîné en fait sur trois cycles d'affilée, trois grossesses biochimiques. là, c'était vraiment l'enfer. À à chaque dosage de BTG, Donc voilà. Et après ces trois grossesses biochimiques, on a décidé de consulter un gy. Quoi du coup spécialisé. Qui a enquêté et qui a effectivement découvert des des petites choses à améliorer. Je suis retombée enceinte assez rapidement et j'ai fait une fausse couche tardive à 14 semaines, donc très traumatisante qui a été causée par une infection. En fait, j'ai fait une chorio amniotique, donc une infection qui a provoqué du coup l'accouchement prématuré. Donc très dramatisant. et refait une rétention utérine. Donc à nouveau de l'attente, une opération. Enfin, on avait vraiment l'impression que rien ne se passait comme il fallait. À chaque fois, il y avait un obstacle de plus sur notre chemin. aujourd'hui, on continue. On est en attente, on est intense en bail là aujourd'hui, mais voilà, on a d'espoir. Et puis on attend de voir comment la suite va se dérouler.
Laurène:Ouais. Merci Fred. On sent cette sensation du choc du sort qui s'acharne
Fred:Oui,
Laurène:et quelle force, quelle force tu as et d'en parler. Donc merci. Et on a plein d'espoir, l'a plein d'espoir. Merci Fred. Marine, tu veux bien terminer s'il te plaît?
Marine:moi, j'ai pas eu l'insouciance du premier positif parce que parce que j'ai des souvenirs assez marquants déjà de ma mère qui a fait des arrêts de grossesse. j'ai été opéré dans nos mé tris, ta quatre il y a une dizaine d'années, donc j'ai un contexte compliqué. avec mon compagnon. On a eu quand même un an, une grosse année d'essais avant d'avoir un positif, voire même un peu plus du coup. C'était déjà assez stressant, l'âge, etc. Fin bref, histoire classique. Et puis et puis au premier positif. Donc, au printemps 2023. J n'ai pas fait de béage CG. J'ai rien fait. J'ai fait, j'étais suivi par un centre de PMA avec lequel on venait de prendre un premier rendez vous qui m'a fait une écho et qui m'a dit que c'était bien. Ce n'était pas une grossesse extra ter, mais qu'il n y avait rien de plus pour moment. Donc il fallait refaire une écho parce que j'étais très tôt, c'était à cinq semaines et demie qui m'avait demandé de venir. Donc j'ai refait une écho à six semaines et demie. J'étais en vacances à l'étranger donc il y avait un battement de cœur, etc. Mais on m'a daté à cinq semaines et demie et mais sans rien me dire, comme j'étais à l'étranger, on ne parlait pas très bien et tout ça. Je. Je me suis dit j'ai, j'ai eu un peu, ça m'a un peu fait peur. J'ai senti un peu quelque chose qui me faisait peur, mais je me suis dit bon, je me s sens sur le positif. Il y a un battement de cœur. C'est ça qui est important, etc. Puis je suis rentré de vacances et puis j'ai commencé à avoir des saignements légers. Puis voilà. Après le classique, ça a été un peu compliqué, un peu long. Rendez vous. J'ai été en arrêt, puis puis finalement j'ai une échographie ou on m'a dit il y a pas de battements de cœur, ça s'est arrêté, etc. Donc là, on m'a donné le choix de l'aspiration du mieux, du dut ou bien d'attendre. Et donc j'ai dit que je voulais le cacher. Je suis rentré chez moi pour prendre le cachet et en fait, j'ai réfléchi et j'ai dit que je préférais attendre. Je préférais que ça se fasse de manière naturelle. J'avais très, très peur des douleurs, etc. Donc j'ai été en contact avec une fille sur le club d'après sur la communauté, sur le forum qui m'a beaucoup aidé mathilde, qui m'a donné des conseils parce qu'elle avait eu ce même processus naturel d'attendre et que ça se passe naturellement. Donc j'ai fait de l'acupuncture, des choses comme ça, les conseils qu'on se donne en général via la communauté, tout ça no loin toi, etc. Et puis j'ai attendu une dizaine de jours et ça venait pas. Et en fait, j'ai décidé de prendre finalement le cacher. Ça a été une expérience assez traumatisante quand même, même si ça a été très court, j'avais très bien préparé les choses. Donc ça a été douloureux et intense, mais ça a été très rapide. Il n'y a pas eu de rétention. Donc ça a été quand même. Un soulagement suite à cet arrêt de grossesse. C'est vrai que de suite, je me suis dit bon, finalement, il faut juste se concentrer sur le fait que ça a marché. Ça va marcher. Ça faisait un mois qu'on attendait un an, un an et demi qu'on attendait un positif. Donc je me suis restée sur le positif et j'ai eu envie tout de suite de recommencer, d'essayer, etc. Et là, ça a été très dur, des négatifs, des négatifs négatifs. Et là, c'est vrai que le groupe m'a beaucoup aidée parce que moi c'est pareil. Il y a eu à ce moment là, ça a été, c'était très difficile pour mon couple et je je ne pouvais pas trop en parler avec mon conjoint. Et c'est vrai que là sur le coup, c'était vraiment une bouée de sauvetage, ce groupe et de pouvoir en parler, de pouvoir être écouté et entendu et comprise, parce que je pense qu'on passe tout un peu par certaines choses similaires.
Laurène:Et
Marine:Voilà. J'ai fait pas mal de choses pour essayer de m'en sortir parce que je me sentais vraiment partir un peu vers la dépression. Et puis voilà, ça allait mieux. J'ai fait une retraite entre femme au Maroc. J'ai fait des choses comme ça. Vraiment pour moi, pour me sentir récupéré. J'ai senti qu'on retrouvait notre connexion avec mon chéri. Et puis et puis j'ai eu à nouveau un positif début janvier 2000 24, fin janvier, début 2024 positif avec qui la première personne est qui je les partager. C'est Fred avant même mon compagnon. Et c'est pour dire la solidarité et l'écoute qu'on a entre nous.
Laurène:Ou
Marine:Et et là. Donc, du coup, cette fois ci, oui, j'ai fait tester mes CG. Ils sont montés, ils étaient super haut. Donc du coup, je me suis dit je ne fais pas de deuxième prise de sang. Je reste là dessus. C'est positif, c'est haut. Je vais, je continue, j'étais hyper positive. J'avais, j'avais observé mon cycle, bien sûr. Et j'avais vu que c'était, c'était un beau cycle, une belle ovulation, une belle mont de température et tout. J'étais hyper positive, puis première échographie de datation à six semaines. Et là on me dit non, il n'y a pas de mate mon de cœur. Il y a, il y a une poche, mais une ée, une
Laurène:vit ou.
Marine:mais il n'y a pas de ba mon, etc. Et là, ça a été la douche froide. Enfin, bref. Je suis allé aux urgences et aux urgences. On m'a dit ben non, il y a un petit, il y a un petit fait, tu, il y a un petit, il y a un petit temps en riant, il y a un petit battement de cœur. Donc du coup l'ascenseur émotionnel. C'était trois jours plus tard là, on me disait qu'il y avait quelque chose. On m'a dit ok, on ref fait une écho dans une semaine. Donc, à nouveau, une semaine d'attente là, on me dit non, c'est bon. Il y a un batt, mon cœur, ça évolue normalement. Il y a moins qui avait du retard du coup au départ. Là on dit il y a moins de retard. On va refaire une écho dans trois semaines. Trois semaines plus tard. Donc j'étais à 11 semaines, une écho. Il y a un battement de cœur, on voit un bébé qui bouge. Donc on se dit beau, aller. On est à 11 semaines, on y croit et tout. Donc là, c'était vraiment. Puis j'étais quand même vraiment positive. À partir de la première écho, il y a eu un battement de cœur. J'ai dit non, ça existe les miracles, justement grâce au club d'après parce qu'il y avait une fille dans le club quelques jours avant moi qui avait eu comme ça une écho. Elle s'appelle aussi marine et elle avait eu une écho. Puis on l'avait dit non, il n'y a plus de bébé, puis finalement si puis non, bref. Et finalement elle a accouché en septembre. Donc des fois les miracles existent. Donc j'y croyais. Je me dis oui, ça va être mon miracle, etc. puis l'écho de à la t. Donc On commence à me dire qu'il y a des problèmes à l'image, donc qui a des des mal formes des en gros, il y avait quelques petites choses bizarres. On commence à me dire qu'il qu'on suspecte une triplo idie, mais que c'est pas sûr. Moi je vis à l'étranger, donc je décide de rentrer en France pour avoir un deuxième avis. J'ai un deuxième avis. Quelques jours plus tard ou déjà, ça avait évolué, encore empire. Donc on me propose de faire une corio synthèse. Donc c'est la biosynthèse du placenta. Ah. Donc je fais ça, je prends le temps. J'ai pris beaucoup de temps. Donc là, j'ai eu beaucoup, beaucoup de supports grâce au club d'après des filles qui étaient passés par par là. J'ai été conseillé par Stéphanie qui intervient aussi dans les vidéos du club, d'après
Laurène:Oui.
Marine:voilà. Puis du coup elle m'a dit prend ton temps, prend ton temps pour mon compagnon. C'était non. Vas y vas y tout de suite. S'il n'y a pas d'espoir, on arrête ça. On part pas de temps. Et moi ce n'étais pas pour possible pour moi en tout cas, à ce moment là, j'ai besoin de temps. même si je savais, je savais déjà que ça allait s'arrêter. Je savais, mais. Je je voulais pas, je voulais pas, je voulais protéger mon bébé. Il était bien chaud. moi je le vois. Il va bien. Il est heureux. Je ne peux pas arrêter ça. C'était vraiment très, très difficile Donc ça a été un peu, c'était vraiment dur. Et là, je demandais est ce qu'on peut avoir une échographie parce que, bon, apparemment, il y a des problèmes cardiaques. Donc mon, mon souhait, c'est ce qui s'est passé d'ailleurs, c'est que le cœur se soit arrêté de manière naturelle en douceur à l'intérieur de mon utérus. Et c'est ce qui s'est passé. Donc, du coup, voilà, je suis passé par une mort féro et un accouchement à 17 semaines.
Laurène:Ah
Marine:Voilà ce qui a été, on a été super bien encadré. On a été, on a vraiment été pris en charge par une équipe top. Donc
Laurène:dieu
Marine:du coup, moi, à la suite de ça après l'accouchement, après tout ça, c'était un, voilà. Je suis maman d'un petit bébé qui est partie trop tôt, mais c'est mon histoire et ça s'arrête là. C'était inimaginable de de me visualiser. Repasser par le stress. Voilà d'une grossesse. Puis je me disais même du coup, je voyais tout en moi. Voilà ça a pris du temps. Honnêtement, ça a pris du temps pour me sentir fin, pour pour aller mieux, puis me sentir bien dans le couple me sentir. On a profité, ça a été, ça a été un bel été franchement, ça a été un été ou je me suis dit en fait de pas être en essai. Et bien, c'est une charge mentale en moi. Ça a été ça un été ou j'étais, j'ai senti que j'avais moins de stress ou j'étais heureuse ou ça allait mieux. Et puis et puis du coup petit à petit, reprendre ces discussions là avec mon compagnon, lui, il était prêt tout de suite. Moi du coup, ça pris du temps. Et puis du coup de dire bah, ok, ok, on est, on est prêts. Et puis on va re tenter le coup et et voilà et de dire oui, on est prêts. Ça veut dire qu'on est prêt. On a prêt à avoir un enfant et puis prêt aussi à la possibilité de repasser par un arrêt de grossesse. Donc, c'est aussi ça qu'il faut être. Il faut être prêt pour ça aussi.
Laurène:ou oui, très ému et bouleversé en écoutant avec toutes les trois dit que ça va être un peu compliqué de rebondir sans mes questions derrière. Mais on va, on va reprendre une petite grande respiration. On va y arriver, mais mais je trouve que c'est très intéressant et très fort. Ce que tu dis, c'est comment on fait pour y retourner. Entre guillemets, quand on a vécu ça, tu vois comment, comment? Parce qu'il y a toute cette difficulté aussi. Alors toi, c'est encore différent marine et les filles, vous nous expliquer un petit peu chacun et on ne fait pas forcément des examens tout de suite. On vous demande d'avoir vécu trois arrêts de grossesse avant d'examiner. Donc, il y a un peu cerise de ba. Qu'est ce qui se passe si je revis ce que je viens de vivre, comment vous abordez vous à chaque fois en marine? On a un petit peu parlé la encore dans le process, mais claire, Fred de de se dire ok, en fait ce projet, cette envie est trop forte. Je ne sais pas si ça va se reproduire ou pas, mais mais j'y vais que je veux bien que nous expliquer un petit peu ce qui se passe dans vos têtes à ce moment là
Claire:Je pense que. À chaque fois, pratiquement à chaque fois, je me suis dit c'était la dernière, en fait, c'est pas tant la perte. Parce que quand, quand la perte arrive, c'est fini entre guillemets, c'est l'attente. C'est les premiers trimestres avec les symptômes comme on vit toute la fatigue et une nausée, etc. L'angoisse perpétuelle se dire mon dieu, j'ai mis du temps dans mon plat est ce que ça va me faire avorter ce genre de choses là et moi là, par exemple, aujourd'hui, hier soir, j'étais en panique et j'ai dit ce sera la dernière, ce sera la dernière. Je ne peux plus vivre ça. Et comme toujours, mon mari me dit ce n'est pas le moment d'en parler de toute façon. Donc on sait très bien qu'à chaque fois. Il faut du temps, mais je pense que oui, c'est un très long process de se sentir prêts comme tu le disais, si justement, marine, pas Pas Prêts à avoir un enfant prêts à reperdre une grossesse? Je pense que c'est le point clé des des filles qui ont qui ont déjà vécu ça et qui veulent quand même retenter l'aventure.
Laurène:Ou je vois très bien ce que tu es dire. Claire, Fred est ce que t as quelque chose à la partager là dessus.
Fred:Pour moi, c'est un peu l'inverse, ça, aucun moment. Je me suis dit c'est la dernière. Je me suis juste toujours dit impossible que je lâche. En fait, je lâcherai pas tant que je n'aurais pas d'enfant. Donc voilà. sais pas que j'ai été réticente, mais en fait le club d'après et me faisait tellement bien et discuté avec toutes ces filles que je n'ai pas forcément ressenti le besoin au début de me faire aider ou accompagner chose que j'ai finalement quand même faite. Cet été après la perte de ma grossesse à 14 semaines, j'ai consulté une psychothérapeute qui m'a proposé de faire de appétit de lcv. Donc, en fait, c'est travailler sur la ligne de vie, travailler sur les événements traumatisés et essayer d'un petit peu les défens lisser. Donc j'ai fait trois séances, je crois, sur le moment, ça me soulageait. Je ne sais pas si ça m'a vraiment aidé. J'ai quand même vu des améliorations, j'arrivais à parler quand même de ce qui s'était passé sans l'effondrer Et après, j'ai fait toutes les médecines douces aussi acupuncture osté et plus récemment, je suis allé voir aussi une osté énergétique que tu m'avais recommandé via le biais d'une d'une fille du fertilité club que j'ai adoré y a une autre approche, en fait, ce que j'avais un petit peu reproché à mes séances de psy et du CV c qu'en fait, c'était beaucoup moi qui parle. Et en fait, je me rendais compte que j'avais besoin de quelqu'un qui me couchait et qui me disait voilà. Maintenant, il faut que tu réagisse comme ça. Il faut que tu fasses pas ça. C'est bien ce que tu fait ça, c'est pas bien. Tout à fait. Et en fait, cette personne là que j'ai vu, elle parle beaucoup. est justement elle, elle coache un petit peu. Et c'est vraiment ce dont j'avais besoin de m'aider à y voir plus clair, à voir les choses sous un autre angle. Pourquoi c'est arrivé? Pourquoi la prochaine fois, ça n'arrivera pas ou pourquoi la prochaine fois, ce sera différent. du coup, effectivement, je sais que tant que je n'aurais pas d'enfant, je, je pourrais pas lâcher.
Laurène:ou.
Fred:Je pense que je suis prête encore à vivre des choses.
Laurène:C'est beau, mais on sent que que tout autant que vous êtes, vous avez fait un vrai travail sur vos émotions, etc. Donc, et vous en avez trouvé une force très forte. Donc on le ressent. marine. Je pense que tu as déjà un petit peu parlé de ça. dont j'aimerais qu'on parle parce que je sais que pour les femmes qui nous écoutent, c'est un vrai, une vraie question. Et vous avez déjà vous êtes déjà passé par là. C'est justement ce choix ou non choix, ça dépend. Mais quand on sait que la grossesse s'est arrêté entre laisser faire naturellement ce que tu disais, marine prendre le cachet, mais du coup, faire l'acte soi même et le vivent seul chez soi, ou que ce soit une aspiration à curettage, il y a plein de mots pour appeler ça, mais du coup qu'on délègue, entre guillemets ça à quelqu'un d'autre. Et je trouve qu'il y a plein de dimensions derrière ce choix ou selon non choix, parce que quand une fois parfois, on n'a pas pas de choix, mais j'aurais aimé un petit peu que vous nous expliquer comment ça vous avez vécu ça parce que je sais qu'il y a beaucoup de femmes qui sont un peu face aux deux voix pour qui c'est très compliqué de choisir et qu' en plus, on est dans l'œil du cyclone, de l'arrêt et de la grossesse. On n'a pas forcément des idées très claires,
Claire:moi, je trouve que c'est une question assez difficile et on se rend compte sur le club d'après, en fait qu'on a toutes des vécu très différents par rapport à ça et que une solution qui va être salvatrice pour pour une des filles, va être horrible pour pour une autre. quand on nous annonce en cabinet que la grossesse est terminée. On nous dirige vers les urgences. qu'on peut faire la suite protocole. Et puis là, très rapidement, moi, c'est quelque chose que j'ai vécu très difficilement. Donc on nous donne le choix de prendre les médicaments à la maison pour arrêter la grossesse, de laisser faire naturellement. Mais on nous dit comme moi, on m'a quand même dit à demi mot, je vous le recommande pas quoi? Et puis le curetage. opération anesthésie générale. Donc moi, j'ai eu, j'ai ressenti beaucoup de pression l'interne. C'est quelque chose que j'ai très mal vécu pour prendre les médicaments. Donc je sur partit avec les p médicaments et ça n'a pas fonctionné. Donc je les ai pris, j'ai souffert plusieurs jours et on doit attendre une semaine pour ensuite faire une écho de contrôle. elle me dit ah, mais tout y est, rien n'est parti.
Laurène:c'est joli. Tiens
Claire:Donc moi effondré en plus, elle montre pas l'image. Je dit vous ne montrez pas l'image parce que vous n'avez pas besoin de voir ça.
Laurène:un.
Claire:Donc moi, je l'ai super mal vécu et elle a dit on va remettre les médicaments. ça pour dire que bon, ça a été très compliqué. Leur ordi était en panne. Elles ne pouvaient pas me prendre en rendez vous une opération, ce que je souhaitais, parce que je ne voulais plus vivre cette attente finalement, c'était relativement court parce que ça a duré trois semaines, mais comme d'autres personnes, oui, c'est long. Mais comme on le voit que des fois ça peut tirer vraiment un rallonge très longtemps. Et donc moi, pour moi, c'était la solution du curetage, la meilleure parce que je me rend dorm mais en fait quand il a fait et quand il a finalement eu lieu curettage je me suis réveillé en pleurant de l'ie générale. Et c'est là que j'ai pu commencer à faire le deuil de cette grossesse.
Laurène:Oui,
Claire:Et que tant que ce n'était pas parti je ne peux plus faire moi. J'ai besoin de pouvoir faire mon deuil et de passer autre chose.
Laurène:Oui, je comprends ce que tu dis parce qu'il faut rappeler que les médicaments, ça ne marche pas tout le temps. Et du coup, c'est une option aussi. Quand on l'a choisi, il faut avoir ça en tête. Ça marche souvent, mais pas toujours là ou effectivement, quand à le curetage, au moins, tu sais que quand tu quittes le bloc,
Claire:Voilà.
Laurène:c'est terminé. Quoi?
Claire:fait, ils font une écoute de contrôle au moment du curetage. Donc, en fait, ne m'a dit il n'a même pas besoin de revenir. Je sais qu'il n'y a plus
Laurène:oui. Ils savent qu'il n'y a plus rien.
Claire:Et moi cette phrase clé là, ça me permet d'aller en avant.
Laurène:Je comprends.
Fred:Moi, j'ai, j'ai toujours voulu aller au plus vite, en fait pour ne pas perdre de temps. effectivement les médicaments la première fois. Alors parce que je découvrais aussi et que la grossesse n'était pas très avancé. Mais par contre, j'ai fait, je n'ai pas eu moins d'écho de contrôle. J'ai juste eu un rendez vous un mois après rapide, rendez vous consultation qui m'a dit. Ok, c'est bon. Vous pouvez prendre les essai l, je leur en est beaucoup voulu. Parce qu'en fait, moment là, personne m'a dit qu'il y avait une potentielle rétention, etc. donc j'ai trouvé le suivi vraiment pas terrible la première fois. j'avais l'impression vraiment de me faire un peu balader, aussi de service en service, puis à chaque fois, c'était des délais extrêmement longs pour prendre des rendez vous donc compliqué et la deuxième fois, je n'ai pas eu le choix puisque l'accouchement s'est fait spontanément. à la fin, on m'a aussi fait un petit curage qui restait un petit bout de placenta. et en fait, tu vois pierre malgré ça, j'ai quand même eu une rétention qu'on a découvert un mois après. Et aussi je trouve que pour le curage, on nous fait aussi souvent peur en nous parlant de potentiel ciné, qu'il peut y avoir ensuite
Laurène:De cicatrices ou
Fred:et que ça peut avoir des conséquences aussi potentiellement sur derrière un endomètre plus fin, ce genre de choses. Je sais qu'il y a beaucoup de filles, justement dans le club d'après qui qui partagent ça, que suite à plusieurs courtages, elles ont l'impression d'avoir un endomètre plus sain. Je ne sais pas du tout si c'est quelque chose de scientifiquement prouvé ou pas, mais chaque méthode a vraiment ces avantages des inconvénients. Et c'est vrai que c'est difficile de choisir sur le moment, surtout quand c'est la première fois. On écoute forcément les conseils parce qu'on nous préconise. mais effectivement, c'est un choix très personnel et je pense qu'il faut quand même prendre le temps de la réflexion avant.
Laurène:Oui, il faut peser deux côtés. Ou tu as aussi cet acte que tu fais toi même chez toi ou tu vas devoir quand ça marche. En tout cas, évacuer la grossesse, toi même. Et ça pour certaines femmes, ça peut être quelque chose de compliqué vivre ça, parle souvent de ça, de la chasse d'eau qu'il faut tirer à un moment donné quand à évacué la grossesse, c'est aussi quelque chose qui peut rentrer en compte pour certaines et être difficile à vivre là ou le curettage y a pas ça. Mais par contre, il y a une anesthésie générale. Il y a une intervention. C'est beaucoup plus lourd d'un point de vue chirurgical, mais. Mais voilà, je trouvais important d'avoir vos avis là dessus. Je ne sais pas si marine toi, c'est encore différent, pour la dernière grossesse puisque tu as eu un accouchement. Donc il n'y a pas ces questions là, par rapport à la première, je ne sais pas si tu as quelque chose à indiquer
Marine:si moi, je sais pour la première, ce qui m'a aidé, c'est d'avoir des témoignages. c d'autres filles du groupe avec qui et je vois sur le groupe tous les jours, il y a des nouvelles filles qui arrivent malheureusement c'est vrai que c'est beaucoup ces questions, des questions de savoir comment ça se passe et savoir qu'il y a un risque d'hémorragie. Donc, quand est ce qu'on considère que c'est hémorragie, quand est ce qu'il faut aller aux urgences, si on fait chez soi, est ce qu'on garde et est ce qu'on fait, un rituel après, il y a toujours, il y a 15 zéro questions qui se posent et je trouve moi, je trouve que c'est ça la richesse aussi du club. Et ça m'a aidé moi au début de savoir que c'était possible que j'ai du coup, j'ai beaucoup lu pour voir parce que moi, j'ai pris la décision au début d'attendre pour que ça se fasse de manière naturelle. Et bien sûr, ce n'est pas très classique. Donc, du coup, pourquoi
Laurène:parce que, comme le disait clair pour beaucoup de femmes, c'est compliqué cette sensation d'avoir de porter la mort. Et ça, tu peux avoir envie vite que ça s'arrête. Donc
Marine:Voilà. Oui,
Laurène:pas comme ça toi tu vous, tu préférais quand même
Marine:Moi, moi pour le coup, je t'avoue que d'avoir eu ces 10 jours d'attente avant de prendre le médicament. Je me suis dit heureusement, parce que si j'avais été dans le process émotionnel au moment du process physique, je crois que ça aurait été trop quoi? Donc pour moi, c'était nécessaire d'avoir eu
Laurène:de décaler les deux
Marine:Ouais. Pour moi, c'était pour moi pour le coup. J'étais prête au moment ou ça s'est fait. J'avais déjà déjà avancé dans mon deuil et c'était plus facile d'avoir eu ce temps en tout cas. Et c'est très personnel. Comme on dit, c'est chacun est très différent. Je pense aussi qu'à travers tout ça, c'est hyper important d'arriver à trouver des soignants, des docteurs, des interlocuteurs, des gyn, des sages femmes en qui on a confiance.
Laurène:Un
Marine:Parce que franchement, à travers tous ses parcours, c'est super difficile de se sentir écouté, compris. Des fois on ne laisse pas le choix. On nous envoie dans des directions comme claire a pu le raconter avant. Et ça, c'est vraiment difficile. C'est quasi maltraitant il y a des fois ou vraiment on passe par des choses qui sont enfin moi, je me rappelle ma matin et la manière dont on m'a a annoncé les choses. C'était absolument pas correct. Quoi? je pense que c'est important d'être face à des soignants qui sont capables de nous écouter, de comprendre qu'on est tous différents et que il n'y a pas de juste ou de fau.
Laurène:Oui et je rebondi là dessus puisqu'on fait cet épisode dans le cadre du Podcasthon ou nous, on a voulu soutenir l'association agapa fait appel à eux. Marine, tu as eu des sessions.
Marine:Moi, j'ai beaucoup cherché de l'aide à travers tout tout le parcours. J'ai cherché beaucoup de l'aide à l'extérieur. la première fausse couche en première de grossesse en l'été 2023, j'ai commencé une thérapie, j'ai fait quelques sessions. J'ai dû faire une dizaine de sessions, tu vois? Et puis je me suis sentie allé mieux. Et puis après, j'ai mon positif et tout et je n'ai pas continué au moment ou ou j'ai eu l et les mauvaises nouvelles. J'ai fait un Stéphane qui m'avait beaucoup aidé parce qu'elle connaît très, très bien le procès et qu'elle m'avait donné beaucoup de conseils concrets. Et c'était vraiment ce dont j'ai besoin sur le moment. Et par contre, une fois que tout a été fini, l'aspiration que je suis rentré chez moi j'ai retrouvé mon compagnon parce qu'on avait quand même passé trois mois à distance à travers tout ça. Donc Donc j'étais contente de pouvoir rentrer, de le retrouver tout, mais rapidement, il y a eu la question de la reprise du boulot et j'ai une période très stressante à travers ça, qui a aussi impacté mon couple. Moi, j'étais vraiment stressé, angoissé par la reprise du boulot. On était en décalage, c'est sûr. On est deux personnes différentes. Donc on ne vit pas forcément les choses au même rythme, la même vitesse pour lui, il fallait aller d'avant était hyper était bien, il était positif, il était joyeux après, il a une manière de mettre de la distance avec ce qui se passe, qui est qui est différente de, voilà. Et là, j'ai vraiment eu un moment de un peu dans le dur c'est une fille du groupe. C'est plusieurs filles du groupe qui ont parlé de l'association agapa. certaines qui ont fait un accompagnement pendant plusieurs mois, qui en fait des cafés, rencontres, etc. Et du coup du coup, je les ai contactés par email. J'ai une réponse super rapidement et on m'a mis en contact avec une écoutante. vous avec une écoutante et ça m'a vraiment aidé parce que c'était le moment un peu dans le dur, c'était le moment ou je me sentais que à nouveau, on s'éloignait avec mon compagnon. Moi, je me sentais partir dans des angoisses, dans de la peur du pas bien, alors que j'avais eu l'impression d'être mieux. Et puis puis là, c'était difficile. elle m'a beaucoup, elle m'a bien aidé. Et voilà. Et après, effectivement, la reprise du boulot, au final, c'est réduire les premiers jours. Et puis finalement après ça, ça s'est ajusté. par contre, comme Fred. j'ai recommencé une thérapie à la fin de l'été que je continue et moi, elle fait des séances de rythme. C'est aussi un contact que j'ai trouvé sur le club d'après vraiment super riche, un niveau des contacts. C'est une psychologue qui est à Lyon, donc je fais des sessions en ligne et elle pratique la rythmo. Donc c'est un, quelque chose qui ressemble un peu à le MDR, mais qui est un peu plus doux. du coup, on fait des sessions normales et des sessions de rythmo et ça m'aide beaucoup. je suis hyper contente aussi parce que mon compagnon a fait aussi la démarche de commencer une thérapie aussi de son côté. Et ça, ça a été pour moi quelque chose qui m'a vraiment, vraiment beaucoup touché qui me fait qui me beaucoup à sentir, que on est en train de monter notre village autour de nous et que on avance dans la bonne direction. voulais, je voulais juste raconter que hier soir, il y a trois filles du club d'après qui sont all l'air, un café rencontre à Lyon et, et du coup leur faire un petit coucou parce que elles ont mis des messages là sur le groupe, en disant que c'était super et qu'elles se sont que c'était vraiment un bon moment de
Laurène:Avec aga par un
Marine:avec agapa avec agapa qu'il y avait deux écoutantes. Et puis elle trois, et puis deux autres, deux autres filles et que ça avait été un super moment. Et puis voilà et qu'elle disait que c'était quand même vraiment en la richesse d'Agapa ou du club d'après deux, c'est de se sentir soutenu soutenue et de ne pas se sentir tout seul parce que c'est vraiment grande difficulté.
Laurène:merci de le dire. Merci beaucoup marine les fich je pense qu'on pourrait continuer encore pendant des heures. J'avais plein de questions à vous poser, mais on a déjà un épisode très long. Est ce qu'il y a quelque chose d'important frais. Je crois que tuas un truc que tu voulais quand même partager avec nous.
Fred:Oui, moi, je voudrais juste ajouter qu'effectivement faut pas rester seule Quand on est dans cette situation, il y a quand même beaucoup de possibilités pour se faire aider et surtout ne pas hésiter à intégrer à ton club le club d'après, même si c'est très délicat. Moi, j'ai le souvenir le moment ou tu appuie sur le bouton qui te fait passer du même club au club d'après il est très dur, mais tu arrives vraiment dans une bulle. Ensuite, avec tous les contenus qui ont été préparés par vos soins et surtout la via ce groupe whatsapp, ou alors effectivement, on est, on est une centaine, mais. Peu importe la question, peu importe le ressenti, il y aura toujours quelqu'un pour répondre pour comprendre qu'on vit. Et le message est répondre au message qu'on a envoyé. Et surtout moi, il m'a permis vraiment de créer des vraies amitiés avec forcément des filles qui habitent loin de chez moi. Donc je n'ai pas vu, mais avec qui je discute quasiment quotidiennement, avec Manon avec qui on a créé le groupe whatsapp en 2023, début 2023 qui elle a eu son bébé depuis, il a plus d'un an. Mais même aujourd'hui, on s'écrit encore certaines périodes un peu moins, mais vraiment, des vrai sont créés ne faut vraiment pas hésiter à aller chercher du soutien dans ces moments là parce que c'est vraiment pas des moments faciles et qu'on est vraiment, vraiment pas seul à les vivre.
Laurène:C'est tout. L'objectif de cet épisode, c'est de montrer qu'on n'est pas seul on est beaucoup à le vivre juste. On n'en parle pas. Donc merci d'en parler comme ça et clair. Tu voulais ajouter quelque chose.
Claire:Oui déjà par rapport à ce que tu viens de dire, c'est sûr que moi, j'ai été très surpris de constater que quand j'ai dit dans mon entourage perdu une grossesse, on m'a dit des gens qui étaient proches. Mais moi, j'en ai fait plusieurs. J'ai fait, j'ai fait plusieurs arrêts de grossesse et je n'étais pas au courant en fait, mais que même dans la sphère proche, on ne le sait pas forcément. Et c'est pour ça que je trouvais ça important d'en parler tout simplement parce que je me suis rendu compte avec le groupe et le club que maintenant, mais en fait, on est plein et on On est plein à qui ça arrive. Et, n'importe quel moment auquel on va être dans le process, club d'après on trouve toujours quelqu'un qui est à peu près au même niveau que nous, je pense que ce qui n'a pas été dit, c'est qu'il y a un autre groupe. bébés d'après. Et ça, je voulais le rajouter aussi parce que toutes les trois, on n'est pas, dans ce cas là d'avoir vécu notre happy end après tous ces arrêts de grossesse. Mais il y en a bel et bien, il y a un autre groupe de filles qui vivent les début de grossesse, donc dans lequel je suis actuellement et dont je suis déjà parti deux fois. à travers la France, j'ai rencontré plein de filles qui ont fini par être enceintes. Je les ai photographies en séance, grossesse ou nouveau né après. Et c'est un bonheur de de voir cette fin là quoi et de les voir en vrai et en parler. Il y a même des filles qui m'ont pris une séance et que je l'ai su à la séance. En fait, claire, je te connais par le club parce qu'on était ensemble sur sur le
Laurène:Tu le savais pas à la base.
Claire:et je le savais pas. et du coup, c'est vraiment, je veux porter un message quand même message d'espoir par rapport à tout ça il y en a plein, malgré aussi des fausses couches à répétition qui ont vécu des choses très difficiles. Qui ont leurs bébés dans leurs bras aujourd'hui. Et j'y crois pour nous toutes les filles.
Laurène:tu vas devenir la photographe officielle du club d'après des bébés
Claire:ah, peut être, mais j'avoue que j'en ai déjà rencontré beaucoup cette année.
Laurène:Ah ou ouais, on va
Claire:d'ailleurs, l'année dernière, j'ai donc il faut encore que je m'occupe de ces images, mais c'est très dur pour moi parce que c'est, ça m'apporte beaucoup d'émotions. Mais j'ai photographié Hélène depuis le tout début de sa grossesse. Donc, à son écho de datation on pense au ventre était encore plat et pratiquement tous les mois jusqu'à ce qu'elle ait son jusqu'à ce qu'elle ait son bébé dans les bras et à la dernière séance ou elle prépare sa valise de maternité, on a pleuré ensemble. Et c'est plein de super
Laurène:sur ça a été partagé sur Instagram, non?
Claire:Oui, le début, j'ai raconté l'histoire, mais je voudrais faire une expos ou quelque chose avec ça. Je ne sais pas encore. Et comme moi, je suis en plein dedans et c'est beaucoup
Laurène:laisse passer, laisse passer tout ça. Et après, c'est un magnifique
Claire:je laisse passer tout ça, mais c'est vrai que sur sur le club d'après on s'en doute pas, mais il y a aussi des opportunités qui se créent artistiques.
Laurène:Ouais,
Claire:y a aussi une autre fille qui est illustratrice avec laquelle je travaille sur un projet actuellement, etc. Il y a plein de petites choses qui se créent des vrais liens et c'est vraiment extraordinaire. Merci Lorraine.
Laurène:non, merci à vous c'est beau. Non, je suis hyper ému en vous écoutant, ça me fait très plaisir et je vous propose qu'on reste sur cette belle dose d'espoir de good vise parce que c'est ça qu'il faut retenir aussi, c'est que, encore une fois, on a eu à travers cet épisode le ressenti vrai profond de l'instant t, mais, mais vraiment. Claire Fred marine autant que vous êtes. Je vous souhaite si fort qu'on se fasse à un épisode dans quelques mois sur avec toutes les belles ins qui vous seront arrivées entre temps, je l'espère. Très fort. En tout cas, je vous remercie du fond du cœur d'avoir partagé tout ça J'espère que cet épisode vous aura permis de ressentir un petit peu ce que nous on a ressenti en enregistrant toute cette solidarité, tout cette, cette amitié, toutes ces belles ondes qui circulent malgré les événements qui sont parfois très difficiles, j'imagine que vous l'avez ressenti aussi. Donc, merci encore du fond du cœur à elle. Je suis toujours aussi heureuse qu'on ait pu mettre en lumière l'association agapa à travers cet épisode que je remercie aussi par leur travail. Aussi important. Et puis on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode pour reprendre le cycle classique de nos épisodes. Mais c'est chouette d'avoir pu s'inscrire dans ce podcast. Voilà, je vous embrasse et je vous dis à très vite.