Émancipées, le podcast

#85 Fertilité : le duo médecine + hygiène de vie qui peut tout changer

Laurène Sindicic Season 2 Episode 85

À propos de l’épisode :

🎉 Les inscriptions du Fertility Club 12 sont ouvertes ! Cette nouvelle promo démarrera le 9 février et pour en faire partie, c’est par ici !

Et si médecine et hygiène de vie n’étaient pas opposées, mais profondément complémentaires dans un parcours de fertilité ? Le Dr Jonas Benguigui, gynécologue spécialisé en médecine de la reproduction, nous rappelle pourquoi des ajustements d’hygiène de vie (alimentation, compléments alimentaires, gestion du stress, etc.) peuvent clairement booster votre fertilité, que vous essayiez naturellement ou que vous ayez intégré un parcours PMA.

Il nous parle aussi d’écoute et de sa posture de soignant, qui doit être un véritable accompagnant pour les couples qui souhaitent concevoir, et il nous explique aussi à quel point il adore quand les femmes qui viennent le consulter connaissent leur cycle, notamment grâce à la symptothermie !

Cet échange avec Jonas est une bouffée de bon sens, mêlée à des conseils concrets et bienveillants pour mettre toutes les chances de votre côté pour concevoir, sans jamais culpabiliser (non, ce n’est pas un verre de rosé qui va réduire à néant votre projet bébé !).

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💦 Et pour une glaire cervicale de folie, c'est par 😇 

👱‍♂️ Votre amoureux est largué quand on lui parle de cycle menstruel ? Le mini-programme Mon cycle expliqué à mon mec devrait l'aider !

Mais aussi...

🖥📱 On est ravis de partager toutes nos connaissances et de vous retrouver (dans la joie et la bonne humeur !) sur notre site web et notre compte Insta ! 😊

Jonas Benguigui:

Moi, ce que je dis aux gens, essayez de tendre vers une hygiène de vie, vers quelque chose qui va faire que si au cas où ça ne marche pas, dans six mois, un an, deux ans parce qu'on contrôle pas tout malheureusement, et bien au moins, vous pourrez dire on a tout fait pour que ça fonctionne et on n'a pas de regret. Je pense que ça, c'est un message hyper important aujourd'hui.

Laurène:

Bonjour à toutes et à tous. Je suis heureuse de vous retrouver pour ce nouvel épisode où je reçois le docteur Jonas Benguigui, que j'avais déjà reçu il y a un petit moment. Il y a peut être au moins un an, on avait fait un épisode sur le parcours de fertilité, etc. Et là je voulais qu'on parle un peu plus du rôle des femmes, des hommes, du couple dans le projet bébé parce que parfois on a un espèce de une sensation d'opposition entre le médical et tout ce qui touche plus à l'hygiène de vie, à la connaissance du corps, etc. Et j'avais envie d'avoir un regard de médecin sur cette complémentarité parce que je sais que Jonas est est tout à fait conscient de cette complémentarité. Donc je savais que ce serait précieux. Donc je ne vous en dit pas plus, je vous laisse avec lui place à l'épisode. Hello Jonas, c'est la deuxième fois que je te reçois dans le podcast et je suis très heureuse que tu reviennes. On avait déjà fait un épisode un peu général sur c'est quoi le parcours de fertilité, les examens, etc. Donc je le mettrai en description pour celles qui veulent le retrouver. Mais pour celles qui l'auraient pas écouté, est ce que tu peux déjà s'il te plaît Jonas commencer par te présenter? Et après, on parle de notre sujet du jour.

Jonas Benguigui:

Merci Laurène pour ton invitation. Donc moi, je suis le docteur Jonas Benguigui. Je suis gynécologue obstétricien, spécialisé en médecine de la reproduction. J'ai fait ma formation en France principalement avec notamment l'hôpital Antoine-Béclère à Clamart, où je me suis surspécialisé en fertilité. Et ça fait un an demi que je suis revenu de deux années d'Amérique du nord. J'étais à Montréal où j'ai fait exclusivement de la fertilité. Donc là désormais, j'exerce sur paris.

Laurène:

Et on se connaît bien parce que tu interviens dans le Fertility club. On se fait des passages de relais de membres qui ont besoin après d'aller creuser la partie médicale. Et je trouvais que c'était intéressant de faire un épisode là dessus parce que nous on voit un petit peu la complémentarité qu'il peut y avoir entre cette connaissance du corps, cette optimisation de l'hygiène de vie que font certaines femmes et après le parcours qu'on a avec son médecin. Mais je trouvais chouette de pouvoir l'expliquer un peu plus parce que tu vois, je fais une parenthèse déjà, mais j'étais en formation la semaine dernière et sur la symptothermie. Et donc il y avait plein de formatrices qui disaient mais c'est hyper compliqué de ne pas être prise de haut par les gynécos, de pas tu vois être prise pour des gens un peu perchés, que les femmes puissent expliquer leur cycle à leurs gynécos, ils balayent ça d'un revers de la main. Et moi, je disais moi, je ne suis pas trop d'accord parce que nous, de plus en plus, on travaille avec plein de pros de santé qui prennent hyper au sérieux en fait que ce que les femmes amènent sur la table en consultation. Et c'est pour ça que je me disais c'était bien de faire un épisode pour, pour raconter ça. Ce n'est pas tout le monde, mais Est-ce que tu peux peut-être commencer par expliquer pourquoi toi tu as cette ouverture aujourd'hui. J'en sais rien sur cette approche. Un peu complémentaire, un peu plus physiologique. Qu'est-ce que ça t'apporte en fait toi, en tant que soignant d'avoir des femmes en face de toi qui arrivent qui qui arrivent avec des infos sur leur cycle sur leurs hormones, etc.

Jonas Benguigui:

Donc globalement ce que ça m'a appris m'a appris depuis quelques années que je fais de la fertilité ça va presque bientôt faire 10 ans. J'ai compris beaucoup de choses et surtout, j'ai compris qu'il y a beaucoup de choses qu'on ne comprenait pas. Et donc nous, on a une formation effectivement très cartésienne. On a une vision de la fertilité initialement très mécanique. Il faut un ovule envoyé dans une trompe et puis un spermatozoïde qui va enfin plusieurs qui vont aller nager jusqu'à l'utérus jusqu'aux trompes jusqu'à rencontrer l'ovule. Pour créer un embryon qui va venir puis s'implanter dans la cavité utérine. Donc ça, c'est une vision évidemment élémentaire, obligatoire, cartésienne. C'est comme ça que ça fonctionne derrière avec un processus hormonal, bien sûr que ce soit chez l'homme ou chez la femme. Et en fait, on se rend compte avec le temps qu'il y a énormément de choses qu'on ne comprend pas qu'on ne maîtrise pas. Donc avec mon petit cerveau et puis plein d'autres, je ne suis pas le seul, on se dit mais y a énormément de choses qu'on ne comprend pas. Donc il faut aller creuser ailleurs. Et quand on voit. Effectivement des gens qui, après rééquilibre de l'hygiène de vie, rééquilibre des expositions, des des perturbateurs endocriniens, etc. Et on voit qu'on récupère des résultats meilleurs que ça soit en spontané ou après une aide médicale à la procréation On se dit mais en fait comment c'est possible de faire l'impasse sur toute cette complémentarité là, alors faut soit être fermé d'esprit. Soit manquer d'humilité, de se dire que non, nous on maîtrise tout. On déclenche l'ovulation, on fait l'insémination on fait de la fécondation in vitro non, il y a bien d'autres choses qu'on n'arrive pas à expliquer dont on n'arrive pas à faire de preuves médicales. Donc certains vont dire non, moi, il me faut une preuve médicale. Absolument. Sinon je continue ma médecine. Moi, ce n'est pas ma vision. Ma vision, c'est de se dire pourquoi on va empêcher des patientes, des femmes de mieux connaître leur corps, d'améliorer plein de petits éléments de de leur hygiène de vie, de leur environnement. Elles vont nous apporter des informations qui finalement mises bout à bout vont vont nous permettre à nous de d'affiner, de personnaliser la prise en charge parce qu'effectivement on n'a pas deux dossiers identiques. On peut avoir deux femmes du même âge, le même poids le même, mais la même réserve ovarienne, les mêmes examens. Tout bien, il y en a une chez qui ça va marcher l'autre, chez qui ça va pas marcher. Donc. Je pense qu'il faut avoir un peu d'humilité et de se dire bon, chaque femme est différente. Chaque couple est différent. Il faut comprendre que tout n'est pas identique. Et donc, moi, je crois beaucoup en cette complémentarité avec notamment ce que tu proposes ou d'autres.

Laurène:

Et toi, c'est quoi ton discours justement sur on va commencer peut être, il y a toute la partie. On va des jeunes de vie, optimisation, réduction des irritants, etc. Et toute la partie un peu plus cycle, observation du cycle, etc. Si tu veux, on commence par la l'hygiène de vie. Après on parle plus du cycle, mais c'est quoi ton ton discours? À toi et peut être ce qu'on vous enseigne sur justement cette optimisation du lifestyle, comme on dit parfois, est ce qu'en de médecine, on vous donne des clés là dessus ou est ce que c'est un peu un grand principe. Et puis après, vous n'avez pas forcément de, tu vois de clés concrètes à actionner jusqu'où tu vas en fait par rapport à ça, toi.

Jonas Benguigui:

Pour ce qui est de la formation non? Clairement en fac de médecine, on a vision très cartésienne. Ce n'est pas assez poussif. On a temps de comprendre comment fonctionne le cycle de la femme. On a besoin de comprendre comment ça fonctionne. Une fécondation, la fertilité. C'est très mécanique, mais ce n'est pas en fait de médecine qu'on apprend la fertilité. C'est pour ça que même un gynécologue, ce n'est pas formé en fertilité. Il n'a pas pouvoir, effectivement, apporter toutes ces petites clés. Donc mon discours globalement, c'est de dire au couple qui souhaite une grossesse. Exactement. On peut dire la même chose à n'importe quel être humain, c'est à dire que d'essayer de tendre une hygiène de vie. Qui nous semble être la plus saine possible et je ne pas citer de grandes marques, mais boire du soda deux litres par jour et aller au fast foot du coin, manger ça tous les jours et faire à la maison le ménage avec des produits toxiques, etc. Est ce que c'est bien pour moi. Non. Est ce que c'est bien pour le couple qui souhaite un bébé? Probablement que non. Maintenant, mon discours, c'est de dire essayer de tendre vers ce qui vous semble plus. Impossible. D'accord, je ne suis pas spécialement écolo. Absolument. Mais je veux dire, ça a du bon sens de se dire que moi, on est exposé à des perturbateurs en rin non plus. On mange de la nourriture saine. Mieux c'est maintenant, on est des êtres humains. C'est à dire moi, c'est sûr que quand je vois un couple, il me dit non, mais j'ai arrêté le soda, puis je sais pas comme temps. On faisait des fois un petit fast food là, on n'ose plus my God. Non, on peut, on est des êtres humains. On a droit à l'erreur, honnêtement, sûrement pas bien. Mais si la patiente. Pas bien, j'en sais rien. Je pense pas, mais globalement, une patiente qui me dit moi voilà le vendredi soir, après ma semaine, je crois un petit verre de vin rosé. Ça me fait du bien. Je suis et le couple, il me dit ça est ce qu'il faut arrêter, docteur? Non, par pitié. Continuer par contre. Est ce qu'il faut s'enivrer complètement tous les soirs de la semaine. Bien sûr que non. Donc il faut essayer d'utiliser son bon sens. Et de se dire bon, on est des êtres humains. On va faire des erreurs. On en fait tous un petit grignotage de temps à autre. Ça nous fait plaisir. Un petit verre de vin de temps à autre, ça fait plaisir une cigarette de temps à autre parce qu'on a en soirée, ça s'accompagne d'un

Laurène:

Ouais, faut savoir faire ça. Tout le monde n'est pas capable d'en faire qu'une de temps à autre.

Jonas Benguigui:

ce que je dis aux gens. C'est, vous savez ce qu'il faut faire. Moi aussi, je le sais, ce qu'il faut pour vivre le plus longtemps possible, et c'est de tendre vers ça. Maintenant, on est des êtres humain.

Laurène:

Et après, tu vois, tu dis qu'en médecine, on t'apprend que ce qui est ultra étudié tous ces impacts de la nutrition, même la micro nutrition, ce etc. Ce n'est pas des choses sur lesquelles il y a moulte études donc du coup, tu restes un peu sur des grandes généralités à part sur l'acide folique, par exemple, ou, tu sais dire l'impact machin. J'avais fait un épisode avec jérémy cal, vous que tu connais, je crois qui s'est formé en micronutrition et qui lui dit justement, il y a tellement d'impact en micronutrition sur la fertilité qu'on sait pas et qui, après quand on se forme son passionnant, mais ce n'est pas des trucs très étudiés. Donc du coup pas très enseignés dans les facs de médecine.

Jonas Benguigui:

Et exactement les facs ou même à l'hôpital, ou même dans les services de fertilité très poussifs. Nous généralement d'expérience, on va se poser la question de l'environnement, souvent trop tard, C'est-à-dire une fois qu'on est passé. On a eu, par exemple, des grossesses arrêtées à répétition. Une fois qu'on a eu, on a fait de la fécondation in vitro on a transféré moultes embryons. On voit que ça ne marche pas. Alors on se dit we on va chercher les choses évidentes. Genre l'embryon est déséquilibré. L'endomètre est trop fin, effectivement, un déséquilibre immunitaire qui pourrait expliquer une non accroche. On va chercher des choses vérifiables par des examens que nous on a. On nous a enseignés. Et puis on se pose la question un peu de tard Ah, mais est-ce qu'il n'y a pas une exposition professionnelle toxique. Qu'est-ce que c'est dans votre hygiène de vie? Alors encore une fois il faut rester juste dans l'analyse, en expliquant aux gens si on va traquer, on va essayer d'améliorer. En fait, c'est comme une recette, si vous voulez, on fait une recette qui est imparfaite quand ça ne fonctionne pas. Pourtant, on a tous les bons ingrédients. Et bien nous, notre travail. Je pense aujourd'hui, ça doit être de creuser les ingrédients principaux, ce qu'on nous a enseigné à la faculté de médecine et d'aller chercher ces petits points à gauche à droite pour essayer d'améliorer les résultats. Et puis, à un moment donné, ça va fonctionner, est ce que c'est parce que la bas à l' arrêté de manger en Kinder une fois toutes les trois semaines, probablement que non, mais globalement, c'est essayer d'aller ajuster simplement pour tendre vers le résultat escompté, c'est-à-dire l'obtention de la grossesse

Laurène:

Ouais, ouais. Et chez les hommes, c'est encore pire. J'ai l'impression, on regarde tellement 1000 ans après

Jonas Benguigui:

Ah, mais

Laurène:

les hommes

Jonas Benguigui:

les hommes. C'est le meilleur exemple. Qu'est-ce qu'on a aujourd'hui pour évaluer? J'ouvre 1000 guillemets la fertilité des hommes. Qu'est-ce qu'on a? On a un spermogramme il regarde la mobilité, la concentration, les formes typiques. On s'en fout. D'accord? Globalement, les gens viennent trés stressés en consultation J'ai tous les jours en consultation des hommes qui me disent ça fait six mois que je dors pas. J'ai fait un spermogramme On m'a jamais expliqué. J'ai 2 % de forme typique. Bref, donc on a une évaluation numéraire de la fertilité masculine, mais on sait pertinemment qu'on peut avoir. Un spermogramme normal et un homme qui n'arrivera pas à féconder des spermatozoïdes qui n'arriveront pas à féconder. On peut avoir un spermogramme un peu diminué et ça fonctionne Donc quand on a ça,typiquement je n'ai pas beaucoup d'alcoolo-tabagique mais bon celui qui fume énormément, qui a une hygiène de vie très crade vraiment? Il fait rien de bon. C'est-à-dire qu'il il enchaîne tous les trucs. Le tabac la chicha a un peu de un peu de drogue douce ou plus dure. De l'exposition à la chaleur pour les testicules, il n'y a rien de bon dans son hygiène de vie. docteur, regardez j'ai un spermogramme normal. Mon ami, c'est pas parce qu'il y a un spermogramme normal que ça fonctionne, Donc effectivement, on va chercher à tant à améliorer l'hygiène de vie au max, diminuer les toxiques, à essayer d'aller lui proposer une hygiène de vie alimentaire plus saine du sport de façon équilibrée. On va essayer de proposer. On parle souvent de de régime méditerranéen de on parle.

Laurène:

Ça ça a été très étudié pour le coup. Il y a une grosse étude sur l'impact du régime méditerranéen sur la fertilité.

Jonas Benguigui:

Exactement et en fait, il suffit d'aller voir d'autres pays avec d'autres cultures où ils ont beaucoup moins de problèmes de fertilité. Ce n'est pas parce que ce n'est pas parce qu'ils sont plus exposés au soleil ou autre C'est juste que leur mode de vie, il leur lifestyle, est plus sain. Et donc a les sperme égal entre quelqu'un qui a une hygiène de vie. CRA. Je parle d'un homme par exemple, mais ça peut être aussi une femme avec quelqu'un d'autre qui a le même spame, la même réserve ovarienne, etc. Avec une hygiène de vie plus saine, on obtient les Bombay au de l. Tout ça. Mon point, c'est de dire aux gens peut être. L'objectif. C'est toujours l'obtention d'une grossesse spontanée naturelle, etc. Toujours dans la majorité des cas. Et puis nous, après notre job, c'est de dire bon, on a fait plein de choses maintenant, le temps passe peut être il y quand, quand même des facteurs qui me font penser quil y a des des éléments pour aller de l'avant vers des traitements de fertilité qu'on discute avec le couple. On n'est pas prêt à aller en fibres demain matin. C'est raide sur et certain. Donc si tous les feux sont ouverts et qu'il n'y a pas d'indication absolue de faire une fécondation de vitraux des troupes complètement bouchées en pomo, programme très intérêt, nous on va essayer effectivement de tendre par l'obtention d'une grossesse spontanée. Donc, ce que j'allais dire, ce que au delà de tout ça, imaginez qu'on ne doit faire des traitements, imaginer que même spontanément, ça vient pas et qu'on a prévu le couple et que rétrospectivement, on se dit bon, admettons. On a fait de la fécondation de vitraux, on a transféré. Cet embryon, ça fonctionne pas. On a fait trois ponctions. Ça fonctionne pas. On a fait tout ça. Est ce qu'on a envie de culpabiliser, de se dire ah mer quand même. C'est vrai que j'avais discuté avec le docteur au début, on est parlé de l'hygiène de vie. Je n'ai pas trop amélioré. C'est ma faute. C'est à cause de moi. J'ai fait n'importe pas, mon dieu, mais ce sentiment de culpabilité, il est atroce. Il il n'est pas bon pour la vie des gens. Il n'est pas bon pour le couple après quelqu va culpabiliser. L'autre conjoint conjointe va dire à joie. C'est ta faute. Pourquoi ça ne marche pas? Ça éclate dans les coupes et tout. C'est atroce. Donc moi, ce que je suis aux gens, j'ai essayer de tendre vers une hygiène de vie vers quelque chose qui va faire que si au cas ou ça ne marche pas dans six mois, un an, deux ans parce qu'on contrôle bateau. Malheureusement. Et au moins, vous pourrez dire on a tout fait pour que ça fonctionne et on n'a pas de regret. Je pense que ça, c'est un ménage hyper important aujourd'hui.

Laurène:

Sachant que l'un n'empêche pas l'autre quand t'es en PMA, ça veut pas dire qu'en fait plus rien ne dépend de toi et tout repose sur les épaules des médecins. Et toi, tu peux ne plus avoir rien à faire dans ton hygiène de vie ou quoi, c'est plus ton problème. C'est vertueux et tout ce que tu auras mis en place en amont pour tes essais naturels. Si tu médicalises derrière ça, viendra augmenter tes chances de de réussite aussi.

Jonas Benguigui:

Ça à 200 %. Je veux dire, encore une fois, on peut avoir des excellents résultats en fécondation in vitro Et que ça ne fonctionne pas. Et donc, finalement, est-ce que le couple, on n'est pas des vétérinaires, on n'est pas là à soigner des animaux qu'on va dresser. On a des êtres humains en face de nous. On a des gens qui ont une vie, une hygiène de vie, des émotions, des sentiments, du travail, du stress, etc. Il faut nous qu'on manage ça pour qu'on arrive à englober la la vie des gens finalement. Et vraiment, c'est hyper important. En fait, les couples, quand ils se présentent en couple ou les femmes célibataires, peu importe, elles ont un rôle clé Un rôle clé dans leurs résultats même si ça se passe au laboratoire et bien en amont l'ovule va se combat, qui aura été sélectionné? Les spermatozoïdes qui auront été sélectionnés. Ils sont bien sûr, ils sont sélectionnés le jour j l'ovule qui est là, on le prend, les sperme, on les prend, mais tout ça, ça se travaille en amont justement avec une hygiène de vie. qu'on va essayer de rendre la plus. Juste possible. Je n'ai encore jamais vu un être humain qui a une hygiène de vie parfaite. Donc il ne faut pas culpabiliser. On est des êtres humain.

Laurène:

Et c'est un arbitrage. Tu parlais tout à l'heure du verre de rosé du vendredi, il y a un moment aussi il faut faut faire justement se mettre le curseur au bon endroit entre ce qui me fait du bien, ce qui me permet de de vivre cette période sans sans me sentir complètement. Tu vois dans un couvent à devenir fou tant que cette grossesse n'arrive pas, mais en ayant encore plein de plaisir, plein de moments où où j'oublie complètement tous mes principes et faut faut arbitrer entre tout ça. Sinon, tu deviens fou.

Jonas Benguigui:

Exactement et c'est essentiel. Donc que moi, effectivement, lors d'une première consultation de fertilité, les couples que j'ai dit pris en charge se reconnaîtront ce que je prendrai en charge à ce podcast. Je m'excuse par avance de radoter, certainement, mais quand je leur demande l'origine de vie est ce que vous consommez de l'alcool au quotidien. Ça peut rêver un petit verre. Je fais bon, c'est pas tous les matins avec les chocs à pic, on est d'accord et dans très bien. C'est quoi? J'essaie de voir un petit peu se disent moi j deux ou trois bouteilles par semaine chez bon, je suis sûr. Vous pouvez garder un plaisir en gardant deux verres par semaine, celui du début de semaine, celui de fin de semaine. Voilà la faux. C'est du bon sens.

Laurène:

Oui, c'est important. Ça, c'était hyper intéressant sur l'hygiène de vie. Maintenant, j'aimerais bien qu'on parle un peu plus du cycle parce que tu toi, tu connais ce que tu as l'habitude qu'on échange ensemble et aussi d'avoir des femmes qui viennent te voir après avoir fait une fertilité là, par exemple avec leur petit cylogram. Ce n'est pas toujours évident. Je te disais tout à l'heure quand j'étais en formation, il a plein qui dis, disait wow ou en fait, Ce n'est pas pris au sérieux, voire c'est un peu jugé par par certains soignants. Toi, comment tu vois ça peut être ou même comment tu a évolué parce que peut être qu'au début, tu étais pas tout à fait comme, je ne sais pas, mais c'est quoi pour toi? Qu'est-ce que ça apporte? Une femme qui suit son cycle qui sait quand elle ovule dans un parcours de fertilité, tu vois comment tu prends ces infos

Jonas Benguigui:

Déjà, c'est quand même assez extraordinaire. C'est-à-dire que je ne veux pas te lancer des fleurs, mais bon ton compte, il porte extrêmement bien son nom. Moi, j'adore la façon de s'émanciper de connaître son corps. Maîtriser son corps, maîtriser son anatomie. C'est C'est c'est quand même assez extraordinaire. C'est à dire que effectivement, quand moi j'ai des patientes qui viennent d'Émancipées Des fois je fais j'ai rien à vous expliquer. Vous vous connaissez parfaitement bien. Donc déjà sur le plan, au delà du plan philosophique, mais c'est assez extraordinaire d'avoir des gens qui se connaissent bien. D'accord, maintenant, évidemment mon approche initiale. Quand je sortais de la faculté que je commençais ma médecine, comme j'ai dit précédemment, j'avais une approche cartésienne, d'accord. Moi, on me parle effectivement de. Oui, je sais pas, on vous présentait des cyclos à l'époque. Je fais bon, quoi qu'il arrive. Je vais vous supplémenter c'est sûr que mais en fait, les gens n'attendent pas ça. Les gens en consultation, ils ont. Deux Deux ou trois objectifs. Le principal premier principal, c'est quand ils viennent pour une obtention de grossesse, c'est l'obtention de la grossesse. Ça c'est sûr. Mais deux, encore une fois, on a des gens en face de nous. Des femmes qui connaissent leur corps, connaissent leurs cycles bien mieux que nous. Alors, des fois il faut réajuster des petites précisions, c'est sûr que globalement bon, on a quand même une formation médicale. On est capable, des fois de réajuster des petites imperfections dans leur, dans leur explication, mais au moins. qu'il qu'il y ait cet échange là qu'on puisse discuter avec une dame qui prend à cœur de bien connaître son corps. Bien connaître son cycle. On ne peut pas lui balayer ça en lui disant non non mais c'est bon ne montrez pas vos courbes à foutre, passons à autre chose. Ce n'est pas comme ça que ça marche. On n'est pas vétérinaire. Je le répète 10 fois, ça peut être le titre de ce podcast. On n'est pas vétérinaire donc maintenant, évidemment, je me suis enrichi avec les années de plein de choses complémentaires, on se bat sur plein de choses. Est-ce qu tout on peut tout prouver par la science. Par le médical à 100 entre guillemets, bien sûr que non. Une patiente qui me présence, qui me présente des signes d'insuffisance lutéale par exemple, en deuxième partie de cycle, on pense qu'elle manque de progestérone, un dosage en progestérone Il va nous dire quelque chose, mais c'est variable la progestérone dans la deuxième partie de cycle, c'est une tendance à monter un peu, mais il peut avoir une variabilité individuelle. Et je ne peux pas croire que deux femmes qui sont régulières à 28 jours en terme de cycle. Je ne peux pas croire que si on les dose jour 23, les deux la progestérone sera identique, il y a de la variabilité. Et c'est ça ce que nous apportent les patientes en consultation Elles me disent moi, voilà. Regardez, à partir de tel jour du cycle, je présente tel symptôme. Je ressent telle chose, etc, mais ça nous apporte beaucoup d'informations. Moi, je me base là dessus Alors je vais chercher les choses rationnelles. C'est à dire rationnelles. J'entends au sens. Médicale par l'interrogatoire est ce que vous avez des spotting en besoin de partie de cycle. C'est une question que je pose systématiquement à tous les couples qui toutes les femmes qui viennent en consultation, est ce qu'il y a des spotting, est ce que les passants vont dire? Oui, j'ai des troubles du sommeil. J'ai des spotting. Bon, je suis suspecté qu'il manque de la progest. Ou bien sûr, ça peut être des éléments hyper enrichissants. Et puis j'apprends plein de symptômes à travers mes patients à travers ton compte. Des fois, je me dis oui, ça aussi. Ça peut être un signe d'insuffisance plue. Donc ça m'aide à mieux comprendre les dames. Elles attendent un résultat. Elles attendent aussi qu'on les comprenne et qu'on échange. Et c'est essentiel. Qu'est-ce que ça change? Moi sur ma prise en charge, ça change déjà de la compréhension. J'offre de l'écoute aux patientes qui attendent ça. Et puis derrière, concrètement sur le traitement est ce que ça va changer quelque chose. Bon, dans la majorité de mes traitements, je rajoute quoi qu'il arrive de la progestérone aux patients parce qu'un dosage dans le sang, ça ne veut pas dire exactement, ce n'est pas corrélé à 100 avec la prog, stérol dont doit être bon doit être imprégné l'endomètre. Donc c'est évident. Que sur le plan prao pratique, c'est ce que je leur dis à, mais passantes, je vais vous complémenté en project dans la majorité des cas. Maintenant, encore une fois,

Laurène:

tu le fais pas à l'aveugle là

Jonas Benguigui:

l'offre de l'écoute du patient qui se sent par confiance. Et moi, j'ai, j'ai la certitude. Si je n'ai pas une croyance, j'ai la certitude que le lien entre le médecin et son couple et ça et ça et sa passione devant les yeux. Et bien ce lien là. Amena aussi les résultats. On parle de la micro nutrition, du lifestyle, des résultats pratiqu aux pratiques l'ovulation, etc. Sur le plan médical. Mais il y a aussi ce lien là qui est à mon sens indispensable. Et je vais dire encore autre chose, c'est que on se bat pour que les couples puissent avoir leurs enfants. Et des fois, il y a des choses qu'on maîtrise pas. On n'y arrive pas. Et bien, quand on n'y arrive pas, on a quand même un couple qui doit être là. Qui a eu le sentiment qu'on a tout fait qu'on a eu un médecin qui les a écoutés, qu'il a entendu qui a entendu leurs doléances. Et bien, si ça marche pas, au moins on n'a pas détruit la femme devant nous. On n'a pas détruit là ou devant nous. On n'a pas détruit le couple. On fait le match pour dire voilà. Je vous ai entendu, ça n'a pas marché, mais au moins je tombe pas en dépression parce que le médecin, il a balayé. Il m'a reçu en quatre minutes. Il m'a dit que ma coupe température ça, ça va à rien que tout ça, ça, ça va à rien. Donc moi, c'est un peu mon ma façon de prendre en charge les

Laurène:

Ouais de montrer que tu fais équipe quoi que c'est,

Jonas Benguigui:

est ce que si je suis en né dans le même bateau, je suis en le veux tous l'obtention de la grossesse. Et bien, on va. On va tous se ramer ensemble. On va, on va ramer ensemble et puis plus on est dans la même direction, plus on va de façon synchrone et bien plus on avance vers notre objectif.

Laurène:

j'ai une autre question Jonas. La dernière fois qu'on avait fait un épisode tous les deux, tu sais, je t'avais dit que les gynécos avaient définitivement une libido plus importante que le reste du monde, parce que c'était bien les seuls qui pensaient qu'on pouvait faire l'amour tous les deux jours indéfiniment Est-ce que tu tu dis toujours ça ou quand tu as quand même face à toi? Quelqu'un qui suit son couple, tu dis ok, fine, tu peux viser la période fertile.

Jonas Benguigui:

j'étais beaucoup cité. Surtout après de podcast, est ce que j'ai beaucoup aimé à cette phrase et en fait, évidemment moi, qu'est ce que je dis à mes couples? Je leur dis on n'est pas des machines. Je lui fais, je leur dis et mes couples se reconnaîtront. Je leur dis voilà si ce soir, quand je suis, par exemple a mettons une insémination, d'accord? J'ai déposé sperme dans le fond de la cavité utérine pour que les sperm disaient nager parce que j'ai déclenché l'ovulation un petit peu avant et je sais que c'est le bon moment. Qu'est ce que je leur dis aux couples? Je leur dis, si vous pouvez dans l'idéal ce soir, passer une soirée amoureuse, un petit dîner de chandelle et avoir si c'est possible des relations, c'est toujours sympa. D'accord? Mais ce que je leur dis, c'est que si vous n'avez pas envie d'avoir des relations, même sur d'autres cycles, si vous rentrez le soir ou je s que vous ulez, vous êtes épuisé, vous êtes fatigué. Vous êtes pas bien. C'est pas grave. N'ayez pas de relations. On ne va pas se forcer à avoir des relations. C'est horrible pour la vie sexuelle des gens. C'est horrible déjà. C'est pas de l'amour. Là on nous. On intervient dans une sphère hyper intime, hyper privée ou on dit aux gens combien de relation, à peu près vous avez par semaine ou par mois? Ah. Mais pendant la fenêtre est ce que machin j'ai déjà vu ça débat. Je leur dis ok, dans l'idée, faire relation, c'est presque, prend le téléphone, attend chérie, machin chez, mais il faut un petit peu de spontanéité. Je que vous pouvez avoir des relations sexuelles, même si vous ne voulez pas. Et vous pouvez ne pas en avoir. Si c'est régulier, c'est dire qu'à avant donné on met la grossesse, mais vous pouvez ne pas en avoir. Si vous pensez que vous ul à l'instant t, que vous n'êtes pas dans le mood de voir des relations sexuelles, il ne faut pas oublier non, on intervient dans cette sphère là de couple d'intimité, ce qui est terrible pour nous. C'est des couples qu'on a. C'est ce que je dis. Je fais le but. C'est pas de massacrer les couples. On a de l'amour, ils viennent parce qu'ils sont amoureux parce qu'ils veulent un bébé. Imaginez que, ok, on obtient le bébé à un moment, mais on les a tué les pauvres sexuellement. Ils veulent plus s'accrocher. Pendant six mois, un an, on a synchronisé leur rapport. C'est horrible signe. Et c'est ce que j'ai à mes pas à mes patientes. Quand, quand je dis ok, là vous allez ubl c'est le moment, je ne suis par contre vous envoyez aucun message. Vous faites pas de téléphone que

Laurène:

de pression.

Jonas Benguigui:

je par contre ce soir. Ambiance détente. En burn détente, on se charme, on s'amuse. On ne dit pas à son mec qu'on va OV violer dans quatre minutes, on ne dit rien. Et puis on va sur une bonne soirée. Et et quand on est amoureux à m donné, il faut transformer effectivement avec des relations. Mais je pense qu'il faut avoir cette approche là aujourd'hui. Il n'y a rien de pire que de

Laurène:

Ouais ou ou non, mais ça, ça marche quand toi tu as dit vous allez OV voler ou quand la femme sait qu'elle va uler mais reste que le discours ce n'est pas classique. C'est ce fameux tous les deux jours parce qu'on part du principe que les femmes savent pas quand elles ovulent et que pour être sûr de couvrir la fenêtre, fenêtre il faut y avoir un peu de volume. Quoi?

Jonas Benguigui:

Ça vient d'où ce deux jours, ça vient simplement de la survie des spermatozoïdes selon les études globalement autour de 48/72h à peu près. Et donc si on ovule le lundi et qu'on a une relation que le vendredi, donc lm, c'est 40 812 l'ovule. C'est plutôt 24/48h Admettons donc c'est sûr qu'il faut une synchronisation. spermatozoïde et ovule. Donc tous les deux jours, je disais ça plus jeune. Je disais tous les deux jours après les règle, c'est un peu sévère. Effectivement, c'est un peu sévère. Et je regrette pour mes couple que j'ai subi il y a quelques années, mais moi, j'étais plus jeune. J'avais moins de cheveux blancs là, on le voit peut être pas à la caméra, mais globalement, ce qu'on dit, c'est voilà, il y a une fenêtre de tire Et d'où l'importance de la symptothermie il y a une fenêtre de tir que vous vous allez identifier. Ah, théoriquement comme dans le livre, ainsi que de 28 jours bas, c'est autour du jour 14. Ce n'est pas jour 14 qui va de relation, mais autour du jour 14 pendant une semaine, il fenêtre de tiers. S'il n'y a pas de relation à ce moment-là, où on pense ovuler Clairement, on n'est pas dans de l'infertilité. C'est comme n'y avait pas eu d'essai En fait, oui, laissez. Mais c'est sûrement personnel. La définition classique du mot infertilité. Je me répète souvent avec les podcasts et les vidéos qu'on a fait ensemble, mais le mot infertile, il est horrible, déjà le mot fertile et horrible. On n'est pas non plus dans de la terre et des légumes, mais globalement pour moi, cette définition là de l'échec de conception spontanée. Il faut quand même qu'il y ait une exposition au sperme pendant qu'on ovule pendant une certaine période la définition classique. C'est un an ou six mois selon l'âge, peu importe, mais globalement, si on n'a pas de relations sexuelles j'extrapole si on a des relations au mauvais moment, si on a des relations, mais on ovule pas. Si on a des ovulations mais on éjacule pas bon. est-ce qu'on a un couple qui a une infertilité. En aucun au g, bébé, bien à distinguer de l'ovulation régulière tous les mois des relations sexuelles régulières tous les mois. Ce n'est pas la même chose. Moi Les patientes qui n'ovulent pas je leur dis On va vous faire ovuler ça se trouve vous êtes très fertile.

Laurène:

Oui. Oui,

Jonas Benguigui:

Donc l'importance de la symptothermie c'est ça, c'est de

Laurène:

Oui. Et c'est même que c'est cinq jours que la glaire peut conserver un spermato en vie Donc tu vois tu as une fenêtre encore grande

Jonas Benguigui:

Il y a une variabilité dans les études, mais c'est de cet ordre là de grandeur. Connaître son corps, c'est connaître son fonctionnement. C'est juste indispensable, indispensable pour permettre effectivement d'optimiser de d'optimiser les chances de conception.

Laurène:

Ou ou non, évidemment, je suis d'accord avec toi, mais très clair est ce qu'il y a des choses dont on n'a pas parlé jeunesse par rapport à justement un peu tout ce rôle de la femme de l'homme, du couple dans sa vie privée et perso, en parallèle au parcours médical et tout ce qui peut être vertueux. Il y a d'autres trucs auxquels tu penses.

Jonas Benguigui:

Moi, on a parlé de l'hygiène de vie. Ça c'est beaucoup. Et puis moi, moi, je mets un point d'honneur pour pour les couples. En fait, il faut rester amoureux. On est, c'est vrai, c'est essentiel. Je ne veux pas assez. C'est terrible. C'est terrible de voir des couples qui, à cause du parcours de fertilité, se séparent. À l'époque, j'ai travaillé à be clair à clamart. J'étais dans une sous unité, un peu spécifique de diagnostic pré implant. Et à un moment donné qu'on n'y arrivait pas, on disait aux gens ils ils avaient des, par exemple, des maladies transmissibles, des maladies génétiques. Et donc c'est ce qui c'est ce qui rendait la difficulté à concevoir dans certains cas. Et c'est ce qui rendait des c'est ce qui donnait des risques et de transmission de maladies génétiques aux emploi. Donc on leur faisait de la fait fondation in vitro. Et puis on analysait les embryons. C'est autorisé en France que dans cette indication là et on transférer leur embryon. Et puis parfois ça ne marchait pas. D'accord? Et donc on leur disait ça ne marche pas. Alors attendez, madame. Elle est porteuse du problème. Génétique. Il faut aller peut être vers le don d'ovules. Monsieur est porteur du problème génétique. Il faut peut être aller vers le don de sper vers l'adoption vers plein de choses. Et finalement, on me dit aller bon courage. Et puis un jour, je me suis dit je parti par mon chef de service que je salue. Si m. Écoute, Michael Greenberg, je lui dis, écoute, on peut faire une étude quand même on les envoie. On ne sait pas ce qu'elles deviennent. C'est pas simple là. Et donc c'était le mémoire de mon diplôme sur spécialité. Que deviennent ces couples là qui ont malheureusement chez qui on a rencontré un échec en diagnostic pré implant. Mais là on peut le superposer sur en dehors du diagnostic plantador sur la qu'est ce qui deviennent alors j'ai pris mon téléphone, ça a pris des mois et je les ai rappelé un par un par un, un vara pour sur quelques années, pour vraiment essayer de voir ce qu'ils devait. Et bien évidemment, certains ont choisi il y a une a qui sont peu enceinte spontanément. L'enfant était porteur de aucune maladie. C'était la victoire. C'est pour dire un message important. Ça peut ne pas marcher avec toutes nos techniques, mais des fois ce que dit la nature peut faire dans les médecins deux in a qui ont choisi le don de père, le don de ville, le don d'embryon, l'adoption. Et puis, et bien quand on se rend compte qu'ils nous disent on s'est séparé, le parcours était à trace. On s'est séparé, ça a été la guerre, on on a divorcé, d'autres disaient c'était du la séparation presque bienveillante. Je me sentais responsable. Je ne voulais pas l'empêcher, alors non, mais là, on est dans un parcours génétique en génétique. Bon, il y a a priori une cause. Il y a une trouble génétique chez l'un ho.

Laurène:

Oui.

Jonas Benguigui:

Donc quand j'entends ça, et bien franchement, ça m' mis une claque dans la gueule et je me suis dit puis mais en fait, On n'est pas vétérinaire et on a des êtres humains en face de nous. Et donc je vais revenir à ta question sur le couple en fertilité qu'il n'y a pas de, il n'y a pas de, c'est ma faute. C'est ta faute. C'est sa faute. Regarde moi, je suis normal. Mon sperme est normal. C'est tes ovules Non mes ovules sont normaux. C'est lui le problème. Quand j'entends ça en consultation, je reprends les gens, je leur dis c'est pas lui ou elle le problème. On ne peut pas partir là dessus. On est sur un bateau commun. Et on avance et le bateau il freine un peu. Alors on se tape et on y arrive Il n'y a pas de responsabilité à mettre sur l'un ou sur l'autre. Ça c'est terrible. Et puis des fois ils disaient au début, c'était de sa faute parce que son sperme état abîmé. Puis après, c'est devenu ma faute parce que j'ai un peu vieilli mes ovules ont vieilli je fais faut pas réfléchir en faute ce n'est pas ça. Le projet. Nous avons

Laurène:

n'as pas de score ou on peut te dire toi, t'es optimal, tu sais, tu vois, il y en a force c.

Jonas Benguigui:

n'y a pas de marqueur de fertilité, ça n'existe pas. Et donc, finalement, pour revenir à ta question, qu'est ce qu'on peut faire? Le couple? Qu'est ce que peut il peut faire en dehors de la prise en charge, vivre, être amoureux, sortir, s'amuser. Moi, je dis des fois je vois des coupes des fois ça fait deux ans qui essaye 29 ans, 30 ans, 31 ans. J. Là, vous avez l'air fatigué. On est fatigué on un peu plus. Je mais à regarder ce qu'on a faire. J'ai encore ça en consultation. Je leur ai dit là, c'est les fêtes. On profite, on fait une pause, on fait rien. Nous sortez ou partez en vacances portant au week-end. Juste on se Dre. Je fais sort, sortez, profitez. On est amoureux. On est un couple avant tout. Et c'est ce que je dis en consulte. Il y a dans le projet y a le projet, bébé, je fais, c'est bon. On est dans le même bateau. On va nager. On va naviguer ensemble, ça va aller. Il y a le projet professionnel, il y a le travail. Et puis il y a le couple et le couple. C'est essentiel. Donc les trois autoroutes sont des autoroutes. Des fois se croisent, on essaie un bébé à bas. Ça, mes répercussions sur le couple à bas répercussions sur le travail, etc. Je fais, essayons d'avoir trois autoroutes distinctes. D'accord. Projet bébé, c'est bon. On va gérer projet professionnel. Donnez-vous à fond projet du couple. Je fais, soyez un couple. Amusez vous rigolez fait rigolez C'est ça. Ayez des rapports si vous voulez et n'ayez pas de rapport si vous ne voulez pas.

Laurène:

Oui, ouais. Et que tu puisses regarder derrière dans le rétro quand t'auras ton bébé dans les bras en te disant que ces années, elles étaient quand même chouettes et que ce n'était pas un sacerdoce où t'es devenu fou parce que mine de rien, c'est des belles années aussi. Et il y a plein de choses autres que ce projet qui peuvent apporter plein de bonheur. Ce n'est pas évident quand on est dans l'œil du cyclone hein mais,

Jonas Benguigui:

C'est exactement ça, évidemment que c'est pas si facile que ce que je dis mais mais je pense que c'est une très belle vision. Moi, j'ai eu, il y a eu des femmes qui sont mieux me consulter à 44 ans et qui m'annoncent voilà moi, jusque là, l'occasion, ce n'était pas présentée. J'avais la bonne personne. J'étais dans mon travail, j'ai évolué dans mon travail. J'ai fait des choses extraordinaires. J'ai fait des films. J'ai fait fait des peu importe le métier de la patiente, et là on dit mais en fait, toi, il y a le travail. Il ne faut pas mélanger tout. Il faut garder des tiroirs avant son esprit et le tiroir du couple, de rester amoureux de, c'est vrai pour tous les couples du rôle de faire encore le projet de bébé ou pas, mais en fertilité. C'est vrai que on rentre dans l'in dans l'intime on rentre dans leur projet. Ils veulent le faire naturellement sous la couette et ils se retrouvent à venir voir le docteur pour ça. C'est, c'est pas normal. Donc voilà. Je leur dis vous gérez votre couple et nous comme on se voit en consulte. On va gérer le projet. bébé

Laurène:

Oui, sans oublier de bien gérer votre hygiène de vie, puisque on l'a dit aussi

Jonas Benguigui:

Mais c'est là que t'interviens en parallèle de moi. C'est vrai que c'est vrai que l'ensemble des médecins que les gens rencontrent. Pas tout le monde est hyper formé en micronutrition et puis moi, le premier. Mais quand on me dit je suis suivi par une micronutritioniste je suis suivi par une naturopathe Est-ce que Je suis suivi. Qu'est ce que est ce que ça va abîmer mes résultats? Non. Est-ce que la patiente le couple se sent bien. Oui, si je vois qu'ils consultent un marabout depuis neuf mois et qu'ils ont dépensé des milliards d'euros ça et je leur dit c'est pas utile quand je vois des fois a et des trucs, voilà, il y a des gens. Ils me disent j'ai vu tel truc. Je me renseigne sur la source. Ça ne me semble pas professionnel ou je leur dis, mais en fait, Je fait si vous vous sentez bien, Docteur est-ce que l'acupuncture c'est essentiel Est-ce que je dois en faire. Non, vous ne devez pas en faire, je, mais si vous voulez en faire et que vous vous sentez bien, est-ce que ça va gêner mes résultats. Non? Est ce que le couple se sent mieux. Oui. Eh bien, c'est ça. Il faut que le couple se sente bien

Laurène:

Ou let's go est ce que c'était ton mot de la fin jeunesse,

Jonas Benguigui:

Bah franchement, franchement, c'est essentiel. Et moi, franchement, je le dis, je le répète, il faut que les gens se sentent bien. Ici, en fait, c'est faut que tout le monde se sent bien. Mais les couples a spécifiquement dans ce contexte. Et bien, je veux que je veux que qu'on y arrive quand on va y arriver, j'espère dans la grande majorité des cas. Et bien, il faut que les gens disent bah, ça s'est bien passé. Je vais bien. On a eu besoin du docteur machin et c'était nickel. Et quand ça ne marche pas, on dit ok, ça n'a pas marché, mais franchement, merci pour l'accompagnement. Et quand on me dit ça, moi je suis ravi, ami. Je suis bon. Je faire avec que ça fonctionne. Mais on n'est pas des magiciens. On n'a pas réponse à tout. On ne comprend rien encore beaucoup de choses. Donc voilà quand j'ai un remerciement, quand ça fonctionne, c'est chouette. Quand j'ai un remerciement, quand ça ne fonctionne pas, eh bien, ça me touche d'autant plus.

Laurène:

Ou merci Jonas. C'était chouette de ce moment passé ensemble et se rappelle de toutes ces choses qui sont certes du bon sens, mais pas forcément véhiculés partout. Donc c'est cool de le rappeler. On se refer peut être un épisode sur un autre chose une prochaine fois, mais c'est toujours un plaisir. Merci du fond du cœur

Jonas Benguigui:

Mais bien merci à toi et j'apprécie toujours tes invitations.

Laurène:

J'espère que cet épisode vous a plu vous a redonné, peut être plein d'énergie, plein d'espoir, plein de confiance aussi dans tout ce qui est entre vos mains, parce qu'on le répète, mais vous avez plein de choses entre les mains. Je vous mets aussi en description le lien vers le Fertility club, qui est notre programme pour accompagner justement les couples en désirs de grossesse, notamment sur ces sujets d'hygiène de vie et dans lequel Jonas intervient avec plusieurs autres gin échos. Pour vous accompagner sur des sujets un peu précis quand ça touche au médical, mais sinon, nous, on touche vraiment à tout le reste le physiologique, l'hygiène de vie, le cycle, etc. Donc, je vous mets le lien en dessous pour rejoindre le prochain. Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode et je vous embrasse bien fort.