Émancipées, le podcast
Le podcast qui émancipe les femmes (et les hommes !) en leur donnant des clés pour comprendre leur corps et leur cycle, pour leur permettre de maitriser leur fertilité, leur contraception et leurs hormones avec autonomie et confiance !
Le savoir, c’est le pouvoir, et Laurène est bien décidée à vous apporter un max, en répondant à des questions qu’on se pose tous, ou pas, seule ou avec des experts passionnés, pour que votre intimité n’ait plus de secret pour vous !
Émancipées, le podcast
#86 Arrêt de grossesse : l’importance cruciale d’un accompagnement psy à l’étude
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Chaque année, 200 000 femmes en France vivent un arrêt de grossesse, souvent dans le silence, la solitude et l’incompréhension.
Dans cet épisode, on parle du manque de prise en charge psychologique après une fausse couche, du vécu émotionnel des femmes, et d’une étude inédite menée en France pour faire bouger les lignes.
Avec Coralie Barbe, médecin, et Chloé, psychologue, on aborde :
- Pourquoi l’arrêt de grossesse reste un tabou
- Les impacts psychiques réels d’une fausse couche (qui n’a rien de faux !!)
- Comment l’entourage et les soignants peuvent être parfois maladroits et dépassés.
On espère fort que cette étude sera une première pierre vers une prise en charge plus douce, plus humaine et plus complète des femmes, des couples qui traversent un arrêt de grossesse 🤍 Si c’est votre cas, on vous envoie toute notre tendresse 🤍
🔗 Le lien de l’étude !
Nos Clubs :
💔 Pour celles qui vivent une grossesse arrêtée, le Club d'Après est là pour vous ❤️
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Qu'est-ce que je fais face à cette personne que j'aime tant et qui souffre, mais qu'est ce que je peux faire moi de ma place? Donc ça peut créer aussi de l'incompréhension, une déstabilisation du couple, mais même plus au delà au niveau de la famille, de l'entourage proche des amis, etc. Donc aussi d'être dans la prévention de ces difficultés secondaires potentielles.
Laurène:Pourquoi faut-il souvent attendre d'être confronté à des dysfonctionnements pour commencer à s'intéresser à son corps de femme ou d'homme? Nos cycles, notre fertilité, nos hormones et nos nuances. On les connaît si peu en fait, suis Lorraine et ma mission, c'est de vous émanciper par une meilleure connaissance de votre corps. Chaque semaine seul ou avec l'appui d'experts et d'experts passionnés, on va vous apprendre à décrypter vos cycles, à vous, autonomisation dans la gestion de votre fertilité ou de votre contraception. Bref, on va vous faire reprendre le pouvoir. Bienvenue chez émancipé et Et là tout le monde. J'espère que ça va. On se retrouve dans un nouvel épisode ou aujourd'hui, je reçois deux personnes coralie et Chloé, qui sont une médecin qui fait de la recherche et l'autre psychologue. Et en fait, elles m'avaient contacté il y a quelque temps pour me parler d'une étude qu'elles mènent pour une meilleure prise en charge psychologique des femmes qui vivent un arrêt de grossesse. Évidemment, ça m'avait énormément parlé parce que qu'ayant vécu des arrêts de grossesse, je sais comme il n'y a pas de prise en charge et qu'on peut se sentir très seul, très démuni dans un processus très banalisé, etc. Donc. Est partagé peut être que vous avez déjà vu leur études et certaines d'entre vous y participent. Et d'ailleurs, j'ai des super retours et on s'était dit que ça serait intéressant de faire un épisode de podcast pour vous parler de cette étude, voir en fait ce que c'est de mener une étude parce que parfois on lit des choses. Et puis on ne voit pas tout le process qu'il y a derrière tout le travail pour arriver à ces conclusions là. Et puis aussi parler de cette prise en charge psychologique des arts et de grossesse, ce qu'elle étudie parce qu'il y a une vraie réalité derrière. Et je trouvais ça chouette de commencer à le toucher du doigt en amont des résultats, mais. Pour voir ou sont les trous dans la raquette parce qu'il y en a pas mal. Donc je vous laisse avec coralie et Chloé place à l'épisode. Bonjour coralie Chloé, bienvenue dans le podcast. On va faire un épisode à trois. Aujourd'hui, vous êtes toutes les deux avec moi parce que vous avez chacune un rôle dans une étude dont on va parler qui vise à mieux accompagner les arrêts de grossesse, les fausses couches. On va parler un peu de tous ces concepts là est ce qu'avant dans comprendre dans le vif du sujet, vous voulez, s'il vous plaît, commencez par vous présenter.
Coralie / Chloé:Oui. Bonjour, Laurène, merci beaucoup pour cette proposition de podcast. Donc moi, je suis coralie barbe. Je suis médecin de santé public à l'université de reims et je suis la méthodologiste. Donc j'ai accompagné les cliniciens chercheurs pour mettre en place cette étude. Les cliniciens chercheurs donc c'est le professeur à numéro qui est médecin en généraliste, le professeur olivier grelin, qui est gynécologue au ch de reims et le professeur act Roland qui pedo psychiatre au au ch de reims. Voilà et mange jean Lorraine à tous. On va juste. Oui, ma psychologue et dans le cadre de cette étude, j'accompagne une partie des femmes justement qui participent à l'étude. Je propose un accompagnement psychologique. On détail tout ça un petit peu tout au long de l'échange, j'imagine. Mais voilà mon rôle au sein de cette étude.
Laurène:Oui et moi, je trouve ça chouette. Donc on s'est déjà parlé nous plusieurs fois parce que l'étude, vous allez expliquer un peu plus. Donc c'est une étude, son, son nom, c'est mystère. Vous ne, je ne sais pas comment on le dit exactement, mais pour mieux accompagner les femmes sur le plan psychologique, les femmes qui vivent des arrêt de grossesse. Et donc on a déjà échangé je l'avais partagé parce que. Vous raconterez peut être un peu la méthod, mais c'est important d'avoir un nombre suffisant de femmes pour mener une étude. Et un jour, je vous ai dit mais ce serait bien qu'on en parle aussi dans un épisode de podcast, parce qu'en fait au delà de l'étude, c'est un vrai sujet. C'est ce vécu psychologique, émotionnel des femmes, des couples. Et voilà donc là l'idée, c'est qu'on parle à la fois de comment on mène une étude. Pour faire avancer ce genre de sujet là un peu plus de sa part. Pourquoi on fait ça? Comment tout ce parc qu on passe? Et puis après ce que vous connaissez déjà du ressenti de l'émotion, puisque si vous avez voulu l'étudier, c'est que j'imagine que vous aviez bien vu qu'il y avait peut être des trous dans la raquette ou ou des trucs qui n'allaient pas dans ce véhicule. Là peut être, on peut commencer par là. Donc toi coralie tu es médecin méthodologiste. Est ce que tu peux nous expliquer déjà un peu ce que c'est et ce que ça veut dire est ce que c'est ton quotidien. De participer à la création d'études ou aussi à un à côté. Je ne sais pas trop comment ça se passe concrètement.
Coralie / Chloé:Oui en effet. Donc moi, je suis médecin de santé public et méthodologie, et mon quotidien, c'est d'accompagner les chercheurs. Pour mettre en place leurs études. Donc, on part de l'idée de la recherche. Donc de la question qu'ils se posent au niveau clinique par rapport à eux, comment ils prennent en charge leurs patients, leurs patientes, jusqu'à finalement la mise en place de l'étude, les résultats de l'étude et la publication parce qu'on essaie tout le temps de publier dans des revues scientifiques les résultats. Pour que tous les cliniciens aient accès aux résultats et puissent adapter leurs pratiques au résultat des recherches. Parce que toute modification de pratique se base sur une recherche qui a montré que c'était mieux de faire comme ça que de faire comme on faisait avant les recommandations, fait tout le temps des recherches pour avoir des nouvelles recommandations de prise en charge. Et en fait, c'est vrai qu'il y a cinq ans, quand je à l'université, j'ai rencontré à lto, qui est médecin en médecine générale et sa thématique de recherche et la santé de la femme. Donc c'est vrai que. On a commencé à se dire la santé de la femme. C'est très vaste. Et puis, vu que nous on aime publié les à nos études, on lit aussi les études des autres. Et dans le journal très prestigieux qui s'appelle zo sept, il y a eu une série de trois ou quatre articles qui faisaient vraiment un point sur les connaissances aujourd d'aujourd'hui sur les arrêts de grossesse et notamment les arrêts spontanés précoces. Et il disait qu'en effet, il y avait besoin de faire d'autres études. Sur la côte le côté prise en charge psychologique des femmes qui ont vécu un arrêt spontané de grossesse précoce parce qu'il n'y avait pas assez de données en littérature pour proposer quelque chose de structuré aux femmes. Et donc on a commencé à creuser cette.
Laurène:Ok.
Coralie / Chloé:Thématique en se disant est ce qu'en France, il y a une prise en charge standardisée à ligne. Elle savait déjà qu'elle en tout cas, de son point de vue médecin généraliste, il n'y avait pas, on a contacté. Donc Catherine Roland pé de psychiatre et olivier grelin gynécologue pour avoir leur point vue parce que forcément, ils peuvent être amenés à être un parti prenant dans la prise en charge des femmes qui vivent cet événement. Et non, il y avait, il n'y a rien de spécifique. Il n'y a pas de. De prise en charge standardisée Moi même, il y a peu de prise en charge en écoutant un peu.
Laurène:pas de prise en charge du tout,
Coralie / Chloé:Oui, il n'y a rien de proposé de manière systématique en écoutant les cliniciens et aussi en écoutant autour de nous. En fait, c'est un peu ça qui nous a marqué. On s'est aperçu qu'en en parlant autour de nous, alors alors que ce sont des gens qu'on connaît, on ne savait pas qu'elles qu'elles avaient vécu un un arrêt de grossesse précoce parce que c'est encore très. Tabou. Les gens n'en parlent pas. On s'est aperçu c'est vrai que cette grosse. Omerta sur il ne faut pas dire qu'on est enceinte avant les trois mois. L'échographie, vérification que tout va bien. Voilà. Il y avait toute cette on parle on, on était en deux mille vingt deux mille vingt et un. Voilà donc, c'est que on se rend compte que ça bouge depuis quelques temps. Mais il y a cinq ans, on était encore à ce niveau là. Et puis la fréquence. La fréquence des femmes qui qui vivent cet arrêt précoce de grossesse, 200 000 femmes par an en France, c'est quand même pas rien. Donc c'est quand même, hyper important, c'est la complication de grossesse la plus fréquente. Oui, c'est 10 des grossesses qui qui se. Termine par cet arrêt précoce. Donc c'est quand même quelque chose. On pense que ça pourrait concerner beaucoup de monde. Donc c'est vrai qu'on s'est dit ça serait intéressant de faire une étude sur cette partie prise en charge psychologique parce que la prise en charge médicale, c'est très codifié pour le coup, mais on propose rien après au niveau psycho, alors que dans la littérature, c'est assez connu que. Ce n'est pas un événement, même si c'est vrai que c'est très banalisé par les soignants parce qu'ils en voient beaucoup. Ils y sont confrontés tous les jours. Oui, clairement aux urgences dans leur pratique aux urgences. gynéco je pense que tous les jours, une femme doit arriver avec des douleurs, des saignements. Et puis il y a une grossesse qui est en train de s'arrêter et on ressent bien dans la parole des femmes. Il y a vraiment pas de prise en charge. personnalisée avec son ressenti à elle et un accompagnement, pas forcément très bienveillant, mais plus codifié, plus très médical, plus très technique. Je ne sais pas comment on peut dire, mais
Laurène:Ouais parce que ils n'ont pas les clés justement, ils n'ont pas les codes de l'aspect émotionnel humain de comment il faut gérer une femme à ce moment. Là, c'est ça le trou dans la raquette. Je pense que vous avez
Coralie / Chloé:Dans leur enquête. Et ça beaucoup d'impuissance pour celui qui acquis la blouse du médecin ou de
Laurène:Ben oui,
Coralie / Chloé:technicité aussi médicale et cette impuissance, comment fait? Aux réactions qui peuvent être celles d'un couple d'une femme qui on annonce une fin de grossesse. Et ce qu'il faut dire aussi, c'est qu'il n'y a rien de systématique, ce qui ne veut pas dire que rien n'existe du tout, mais qu'en tout cas, c'est extrêmement variable selon les territoires et qu n'y a pas de recommandations globales. Et ça, c'est quelque chose qui ressort beaucoup dans les témoignages du coup qu'on peut avoir depuis deux ans de femmes qu'on accompagne, c'est qu'il y a vraiment rien de systématique et que pour certaines
Laurène:Ouais, c'est en gros ta de la chance. Si tu tombes sur quelqu'un qui
Coralie / Chloé:Un. Mais après nous, on s'est dit il y avait cette partie annonce peut être, mais que de toute façon, un gynécologue, il peut aussi se dire il faut qu'il prenne en charge la femme très bien au moment ou elle vit cet événement. Mais nous on a voulu proposer quelque chose en plus, c'est-à-dire un nouvel intervenant dans le parcours de soins qui est un psychologue. Parce que il faut penser que c'est un parcour de soin à la femme. Elle rentre dans ce parcours de soins avec l'arrêt de la grossesse, le gynécologue, il a son rôle, mais nous Ce qu'on propose avec cette étude, c'est d'ajouter de manière systématique un intervenant dans le parcours de soins qui est un psychologue qui lui aura les clés clés pour aider la femme sur cet aspect psychologique. Alors que le gynécologue va l'aider sur la partie médicale qui est. Très bien connue et très bien organisée en France. Aucun aucune difficulté sur la partie médicale. Donc c'est vrai que l'étude a objectif de proposer une manière thématique l'ajout d'un intervenant dans le port pour de fond du patient, qui est le psychologue. Et pour le coup, ça c'est quelque chose qui peut se faire. Même des maternités. Il y a des psychologues en maternité. C'est organisé différemment, là encore, selon selon les hôpitaux, selon les territoires. Mais c'est quelque chose qui peut exister, mais là encore, de manière pas forcément systématique et notamment pour ce qui concerne les les arrêts de grossesse précoces Ce n'est pas nécessairement proposé de les rencontrer, puis nous ce qu'on va proposer, on va le détailler, mais justement en dehors de l'hôpital aussi en dehors de ce lieu où potentiellement a a eu lieu l'annonce ou la prise en charge de l'arrêt de grossesse, de manière à ce que la femme puisse y accéder plus facilement aussi à cette proposition de soins. Donc, À distance par téléphone ou en visio, ce ce qui permet aussi à des femmes qui habitent plus loin des lieux de soins de pouvoir quand même y accéder, de pouvoir plus facilement aussi s'intégrer dans leur rythme de vie et dans leur organisation aussi, pas seulement l'organisation de de la gestion du temps, etc. Caler un rendez vous dans le quotidien, mais aussi de l'organisation psychique, en fait de pouvoir leur permettre. D'y accéder plus facilement à un moment où justement, la disponibilité psychique est peut-être un peu réduite, justement dans cette période post-immédiate suite à un à à un arrêt de grossesse Toute cette réflexion a abouti à l'étude. Donc s'appelle mystère mystère. C'est pour miscarry et thérapie puisqu'on a essayé de faire un acronyme qui sonnait bien. Voilà donc on est parti sur de l' anglophone, comme souvent parce que on a poursuivi la recherche bibliographique. On a trouvé dans la littérature des possibles complications psychiques que les femmes peuvent rencontrer à la suite de l'arrêt précoce de grossesse. Donc c'est l'anxiété. C'est la dépression, c'est le trouble de stress post-traumatique. Donc on a trouvé ces trois complications qui sont ce qui va essayer d'améliorer grâce à la prise en charge qu'on propose dans l'étude mystère qui est réalisée par Chloé qu vous détaillera après. Mais on a trouvé dans la littérature des chiffres qui sont quand même assez impressionnants Par exemple, l'anxiété, c'est 22 % des femmes à trois mois après l'arrêt précoce de grossesse. Donc. Un quart des femmes presque qui présentent encore une anxiété modérée à sévère après ce vécu. Donc c'est vraiment quelque chose qu'on souhaite améliorer. Et c'est sur ça qu'on a qu'on a ciblé cette étude sur l'amélioration. Et donc la diminution de cette proportion de femmes qui vont présenter ces complications psychiques du vécu vous en parler. Il Il y a plein de vécus différents. Chaque femme vit différemment. Cet événement de vie, mais il y a des femmes pour le qui c'est plus compliqué. Et c'est pour ça qu' qu'on souhaite qu'on souhaite proposer quelque chose pour accompagner les femmes au mieux après cet événement, quand même de vie douloureux et en même temps banalisé être très fréquent parce que quelqu'un d'autre l'a vécu dans son entourage. Et ça, c'est bien. Passé parce que on n'ose pas en parler parce que, et c'est quand même très dommage, je pense en 2025 d'en être de passer ça sous silence
Laurène:Oui, ok. Et Et j'ai une question parce que pour avoir vécu deux arrêts de grossesse, dont un géré aux urgences dans ce que vous dites, je vois qu'il y a deux moments, un peu qui vont pas. C'est la prise qui vont pas la prise en charge parfois du médecin qui peut avoir des mots un peu rudes. Voire banaliser. Et puis l'après où on se retrouve seule chez soi à digérer. Ce qui vient de se passer est ce que l'objectif de l'étude, c'est d'accompagner l'après ça, je pense que oui, avec ce suivi psychologique qui peut se faire à distance, mais est ce qu'il y a aussi une partie sur mieux former, former tout court. D'ailleurs les soignants, les gynécologues, les urgents, etc. À avoir une approche peut être plus douce, plus. Je ne sais pas. Plus dans la bienveillance, l'empathie, il y en a plein qui l'ont évidemment, mais est ce qu'il y a ça aussi qui fait partie de l'étude ou c'est plus le SV entre guillemets de l'arrêt de grossesse.
Coralie / Chloé:Non, c'est un peu ce que je disais. Nous, on n'est pas du tout là pour la partie au moment de l'annonce, l'annonce en fait d'une d'un arrêt grosses. Il y a deux, il y a finalement deux mets. De moment ou on peut l'apprendre, c'est soit cliniquement. On commence à avoir mal au ventre. On commence à saigner et on consulte aux urgences, soit lors de geographie de la du premier trimestre ou au moment de l'échographie, on s'aperçoit que l'embryon n'a pas le développement attendu. Et c'est vrai que c'est assez heurtant pour les femmes alors qu'elles viennent pour voir. Pour la première fois en échographie, s'apercevoir que finalement la grosse il y a quelques semaines. Donc voilà ça. C'est sûr que les cliniciens doivent trouver les bons mots, être bienveillants. Je pense que le fait de parler du vécu des femmes, des arrêts de grossesse précoces va faire que dans la formation des cliniciens, ça va forcément évoluer. Je sais qu'il y a une étude en France qui n'est pas du tout l'étude MisTher qui s'appelle une MisTrain Donc c'est train pour entraînement qui est en train d'évaluer une formation, des méthodes d'annonce de l'arrêt de la grossesse aux femmes. Une autre étude portée par une autre équipe aborde une autre thématique qui est complémentaire. Je pense que l'annonce va forcément impacter le vécu après, mais nous on est sur le vécu après. Voilà.
Laurène:oui, du coup, c'est très complémentaire.
Coralie / Chloé:Clairement et il y a de vraies perspectives, justement par rapport par par rapport à cet aspect. Là aussi, le temps de l'annonce, qui est souvent décrit par les femmes comme un un moment marquant, marqueur aussi potentiellement de la suite, C'est-à-dire que plus l'écoute sera empathique bienveillante, plus aussi, il y aura de l'information transmise tant sur ce qui est en train de se passer. Les causes de ce qui est en train de se passer. C'est quoi une perte de grossesse précoce? C'est quoi aussi les manifestations possibles par la suite? C'est quoi les soutiens possibles par la suite, même si la femme, dans un premier temps, au moment de l'annonce, n'est pas forcément en possibilité de. Tout intégrer de tout enregistrer par rapport à ces informations, mais déjà d'avoir cette posture d'accueil d'écoute d'empathie de pouvoir respecter aussi les différentes manifestations à ce moment là qui peuvent être là de la sidération, du figement figement de la colère, de la tristesse, un effondrement de pouvoir laisser aussi le temps à la femme, au couple de. de Pouvoir prendre ce temps là et puis de de proposer aussi de l'information sur ce qui va venir après. Par exemple, lorsqu c'est, il y a nécessité, justement d'une prise en charge médicamenteuse ou bien d'une aspiration d'un curtage de pouvoir donner de l'information concrète sur ce qui va se passer sur les choix possibles éventuels et ne pas banaliser non plus. C'est vrai que quelque chose qu'on entend beaucoup qui revient quand même très régulièrement, c'est cette phrase, ce sera comme de grosses règles qui peut être effectivement compliquée à comprendre par la suite pour les femmes qui traversent justement plus que de grosses règles. Et puis, de toute manière, c'est quoi des grosses règles? On sait que c'est déjà variable d'une femme à l'autre en temps normal, si je puis dire. Le Donc c'est cette banalisation aussi qui peut avoir sur hors le moment le plus difficile. Ça peut être le moment de l'annonce, mais. Ça ne l'est pas forcément pour d'autres, ça va être aussi l'appréhension de ce qui va venir après l'attente. Ça ne se fait pas forcément
Laurène:Hum.
Coralie / Chloé:exactement rien que l'expulsion. La fin médicale veut dire de cette grossesse. Ce n'est pas forcément immédiat. Il peut y avoir des. Sans forcément de complications, même s'il peut y en avoir. Mais même sans complications, ça peut mettre quand même un petit peu de temps. Il peut y avoir plusieurs jours avant que l'intervention, par exemple, ne soit ne soit proposée, ne soit effective. Donc voilà rien que médicalement en fait, le fait de rendre ça plus lisible pour les femmes, on voit bien qu'il y a un réel impact psychique aussi sur la possibilité d'intégrer ensuite cet événement, cette perte psychologiquement, Donc c'est un vrai enjeu.
Laurène:Et donc toi, Chloé, ton rôle aujourd'hui dans l'étude, c'est justement de d'échanger avec les femmes juste après. Donc combien comment ça se passe? Combien de temps après cette annonce? Justement tu interviens, combien de temps ce serait? L'idéal peut être. Alors aujourd'hui, tu vois, c'est peut être pas encore. Vous êtes peut être pas encore quel est le meilleur moment, mais comment ça se passe.
Coralie / Chloé:lors dans le cadre de l'étude, les inclusions, c'est pour ça concerte les femmes qui ont vécu un arrêt de grossesse précoce dans les 30 derniers jours.
Laurène:Oui,
Coralie / Chloé:le processus lié à la recherche fait que moi, je les reçois pas à un mois après après la recherche et tout le processus d'inclusion, etc. Mais l'idée, c'était quand même que je puisse les recevoir assez de manière assez précoce et vraiment l'idée de la prévention aussi,
Laurène:oui.
Coralie / Chloé:en fait, l'idée de l'accompagnement, c'est de toute manière, absolument pas de. De supprimer les émotions difficiles, le vécues difficiles en lien avec la. Absolument pas plutôt de l'accompagner, justement pour prévenir aussi des difficultés éventuelles, ce qui, par ricochet, peut être difficile par la suite, les émotions de honte, de culpabilité, etc. Les difficultés aussi avec l'entourage, parce qu'il peut y avoir aussi une détérioration des liens à la suite d'une perte de grossesse, parce que justement, l'entourage peut être dans l'incompréhension ou. Là encore dans l'impuissance. Qu'est ce que je fais face à cette que j'aime tant et qui souffre, mais qu'est ce que je peux faire? Moi de ma place. Donc ça peut créer aussi de l'incompréhension et une déstabilisation du couple, mais même plus plus au delà au niveau de la famille, de l'entourage proche des amis, etc. Donc aussi d'être dans la prévention de ces difficultés secondaires potentielles. Donc l'idée, c'était vraiment de les recevoir tôt. Donc là en fait, on on est resté sur l'acronyme mystère, donc, mais le vrai nom, c'est intérêt d'une plus enchape psychologique, courte et précoce. Des femmes ayant vécu une fausse couche précoce, donc en 2020 et que le terme fausse couche clairement, on essaie de ne plus l'utiliser parce que c'est le ressenti des femmes qui qui passent dessus. C'est pour que je dis que depuis quelques années, on change la perception de cet événement de vie difficile. Mais ce. Il n'y a rien de faux dans ce qui passe. Et donc on parle plus d'arrêt spontané de grossesse précoce. Mais donc nous, en 2020, quand on a fait l'étude fausse couche, puis c'est un terme que tout le monde comprend malgré tout, même si il peut être heurtant pour les femmes qui le vivent.
Laurène:sûr,
Coralie / Chloé:Et donc c'était vraiment courte et précoce. Donc précoce, on voulait vraiment se dire qu'on prend les femmes. On propose la prise en charge aux femmes juste après la survenu de de l'arrêt de grossesse. Donc, comment ça se passe en pratique? Parce que je pense que c'est ça permettra aux gens de bien comprendre la recherche. On a vraiment pensé que lorsque les femmes ont leur annonce. Que la grossesse est arrêtée, que ce soit parce qu'elle vienne aux urgences parce qu'il y a enseignement des douleurs ou que ce soit parce qu'à l'échographie, on s'aperçoit que la grossesse n'est pas évolutive. Elles ne sont pas capables de décider si elles souhaitent participer ou non à une étude. Vraiment, le principe d'une recherche, c'est que les participants décident de participer de manière éclairée et est libre. Donc, il faut vraiment avoir l'esprit. Capable de comprendre ce qu'est ce qu'une recherche. Quel est l'objectif qu'est à quoi on s'engage si on participe à la recherche, ce que ne permet pas toujours l'état de choc de sidération, justement du moment de l'annonce de la découverte, de la perte de grossesse. Clairement, et du coup on s'est dit on ne peut pas proposer aux femmes dans le service deo alors qu'elles sont. Vraiment en sidération sur l'annonce. On a créé donc un fleux d'information qui présente le pourquoi on a pensé à faire cette étude. Donc, le fait que ça peut être difficile pour les femmes de vivre un arrêt de grossesse. Le fait que c'est souvent banalisé et sur ce fler apparaît aussi ce qui se passe dans le cas de l'étude. Le fait qu'il y ait deux groupes dans l'étude avec un tirage au sort qu'on appelle une randomisation. C'est le principe méthodologique. C'est vraiment mon travail à moi ou il y a moitié des femmes qui vont voir Chloé de manière systématique. Quatre séances avec avec Chloé. Donc on a dit courte, c'est sur deux mois, donc 400 de 45 minutes, tout en distanc. Donc ça se passe soit par téléphone, soit en visio. Donc là quand on parlait d'accessibilité, c'est facilitant pour pour les femmes, 45 minutes environ variable aussi en fonction des besoins, mais on est sur 45 minutes environ et il n'y a pas de rythmic cité type. C'est à dire que ça, ça peut s'étaler sur deux mois. C'est deux mois maximum de toute manière, quatre séances maximum, mais ça peut être. Une deux ou trois séances aussi. Si les femmes, c'est vraiment en fonction des besoins de leur organisation aussi de leur emploi du temps, on fait aussi en fonction de ça, évidemment, mais en fonction de leurs besoins avant tout parce qu'ils ne semblaient pas adaptés de fixer un nombre standard type de séances, sachant que les vécus vont être vraiment pluriel et les besoins aussi. Donc c'est jusqu'à quatre séances ça jusqu'à deux mois.
Laurène:et c'est vraiment à la carte, c'est selon les besoins.
Coralie / Chloé:Exactement, c'est vraiment reconstruit, reconstruit avec femmes au fur et à mesure. On ne part pas dès le départ en disant il y aura combien de séances dont je leur dis. Dès le départ, vous avez à votre disposition jusqu'à quatre séances et pour le coup. Vraiment avec cette idée de c à la carte, c'est vraiment à votre disposition. Et si au bout de une séance, ne sentez pas nécessaire de n'en programmer une deuxième, on n'en programme pas. Et si au bout de trois sés, je vous dis là, on a fait le tour de ce que je voulais aborder. Et voilà qui y a un mieux être. Voilà, ça peut s'arrêter là aussi, concrètement, la plupart.
Laurène:Oui.
Coralie / Chloé:Souhaite bénéficier des quatre séances. Du coup, il y a l'autre groupe de femmes qui, qui seront, il y aura une comparaison entre les deux groupes, les femmes avec la prise en charge par par Chloé, et puis les groupes, le groupe des femmes, avec une prise en charge habituelle en France et donc pas de prise en charge psychologique proposée de manière systématique. C'est vraiment déjà dès le flyer d'information. Bien présent. Donc la femme sait que si elle souhaite participer à l'étude, ce n'est pas, ça ne veut pas dire forcément proposition d'une position psychologique. Ça veut dire participer à une étude qui.
Laurène:peut être dans le groupe témoin.
Coralie / Chloé:Elle peut être un groupe témoin, mais ça permettra de montrer parce que cette étude à la fin, ce que nous on souhaite, c'est de montrer qu'il faut que c'est mieux d'avoir une prolonge psychologique sur le devenir des femmes à trois mois sur l'anxiété, la dépression et le trouble de stress post-traumatique. C'est vraiment ces trois éléments que nous mesurons dans l'étude. Et donc, si on arrive à montrer que c'est mieux. On espère que ça arrivera dans la prise en charge habituelle des femmes en France. C'est vraiment l'objectif de modifier les pratiques et de se dire que vaut mieux, comme disait chlo prévenir les complications psychiques que plutôt de les prendre en charge une fois qu'elles sont là. Donc, voilà donc les femmes qui souhaitent participer ce. Player. Il y a les coordonnées de émilie, qui est l chef de projet. C'est ce que tu as plusieurs fois fin deux fois diffusé sur te réseau pour que les femmes puissent contacter, elles souhaitaient des informations, ça souhaitait participer. Donc émilie, c'est vraiment la porte d'entrée. C'est elle qui a toutes les femmes au téléphone. Pour pour leur présenter l'étude pour savoir du coup si elles peuvent participer ou pas. Il y a des règles pour participer à une étude. Donc déjà les 30 jours, si on est à plus de 30 jours après l'arrête de grossesse, la femme ne participera pas parce que le principe c'est de prendre en charge précocement. Voilà, c'est vrai qu'on femme qui ont vécu des fausses couches récurrentes. On ne les inclut pas non plus dans l'étude parce que tout simplement, elles vont entre un parcours de recherche de cause. Et puis il y a plus en chart psychologiques qui sont proposées aux femmes qui vivent de manière répétée cet événement. Et du coup, c'est plus autant banalisé. En tout cas, c'est un protocole différents. Ce n'est pas notre.
Laurène:Ok.
Coralie / Chloé:On aurait l'impression de mélanger deux choses différentes. Voilà donc quand émilie à la et que la femme elle correspond. Donc pour participer à l'étude et qu'elle souhaite participer, il y a un rendez vous qui est pris avec un médecin journaliste ou une sage femme et. Qui va vraiment réexpliquer l'objectif de l'étude. Qu'est ce qui se passe? Donc le remplissage des questionnaires, la femme qui participe à l'étude remplie des questionnaires d'anxiété, de dépression, de stress post-traumatique au moment ou elle est incluse à trois mois et à six mois. Donc, en tout la participation de la femme à l'étude, ça dure six mois. Tout est en diel. Donc le rendez vous avec la sage femme ou le médecin généraliste se fait par téléphone ou par visio. Le petit vraiment, c'était l'accès aux soins, c'est que on est bien conscient que c'est peut être difficile de se déplacer, de trouver un temps, d'avoir envie de se déplacer. Et puis le temps des soignants aussi. Donc donc les deux sont et on fait qu'on a voulu tout faire en diel. Donc la visite avec le médecin ou l'a se fait en diel. Et si la femme à la fin est d'accord avec tous les éléments d'information, vraiment un consentement libre et éclairé avec connaît toute l'étude. Elle sait à quoi elle s'engage. C'est l'accès de participer. Il y a un consentement. Donc une signature d'un document qui fait que ça fact actualise son inclusion dans l'étude. Et à ce moment là, une fois que la femme a signé le consentement. Le tirage au sort pour savoir c'est dans le groupe avec la préside art psychologique par Chloé ou dans le groupe contrôle sans la préside. Art psychologique proposé une manière systématique par Chloé, ce qui n'empêche pas la femme de consulter de son côté c ressemble besoin sur ce serait clairement trop non éthique et pas accepté. D'interdire aux femmes de consulter si elles se sentent pas bien, voire même même dans le groupe avec Chloé, si la femme veut avoir une autre psychologue de son côté, rien ne l'empêche donc donc la femme à ce moment là et informer le tirage au sort.
Laurène:Ouais, mais l'idée, donc c'est vraiment de voir ou un espèce de binôme soit médecin psychologue qui qui pourrait être mis en place ou en relie. En fait, c'est juste pour voir après, parce que là aujourd'hui, vous avez l'organisation ou toi Chloé, t'es aussi au ch, mais derrière pour un arrêt de grossesse qui a lieu dans un cabinet de gynécologue en ville ou aux urgences. Comment c'est quoi l'idée, c'est d'avoir des psychologues relais. Qui soient capables de prendre en charge ça ou des psychologues rattachés à chaque hôpital. Comment ce serait
Coralie / Chloé:Des psychologues relais. Ça pourrait être l'idée parce que justement, je ne suis pas au ch, je suis ici à l'université, en donc les personnes ne sont pas rattachées à un ch particulièrement. Donc après, il y a plusieurs perspectives qui seraient possibles. Ça, ce serait aussi dans les réflexions, je pense suite aux résultats de l'étude, voir un peu comment ça peut s'organiser Est-ce qu'on pense. Un parcours. Type finalement proposé au sein même des hôpitaux, Est-ce qu'on pense plutôt à des dispositifs où il y a des possibilités d'avoir des séances remboursées suite à un arrêt de grossesse pense qu'il y a plusieurs la perspective qui pourraient ouverte et des réponses politiques aussi autour de ça. Si si un objectif, finalement cette réalité, qui y a une réalité, on l'a vu qui n'est pas exception. Mais qu'est ce qu'on en fait? En fait, ça a une importance de prendre ça en compte en charge. Et donc Est-ce qu'on imagine ça au sein même des structures de soins. Est ce qu'on imagine une possibilité de passer par des psychologues libéraux par. Là dessus. Je pense que ça fera partie des perspectives, des ouvertures. Nous en tout cas, il y a cette organisation où ça ne se passe plus à l'hôpital. Et d'ailleurs, c'est quelque chose qui peut être aussi source de réassurance pour les femmes c'est-à-dire que la prise en charge de leur arrêt de grossesse se fait au même endroit que là où les naissances ont lieu beaucoup d'ailleurs, peuvent nous dire, il y a quelques années, j'étais là pour la. Ma fille de mon fils. Et là, je suis là pour pour apprendre et pour finalement vivre la perte de cette grossesse attendait pourtant tant. Donc, il y a aussi cette cette confusion entre les lieux qui, symboliquement, peut être aussi difficile à vivre. Et donc là, on met ça en dehors, le fait qu' aussi qu'elles puissent assister aux rendez vous pour le coup de chez elle, par exemple, ça peut participer à ce que leurs ressources soient aussi plus accessibles. Elles soient dans un lieu. Sécurité et donc, ou la communication, ça peut être facilitateur de paroles aussi. Je trouve en tout cas là après ces deux ans, on va d'expérience. C'est aussi ce que je peux observer que ça peut être assez facilitant au niveau de de la la parole pour elles d'être dans un espace où elles se sentent en sécurité Où il n'y a pas eu.
Laurène:Oui, mais bien sûr.
Coralie / Chloé:Très cela aussi associé à un rendez vous dans un lieu inconnu, un lieu pas forcément justement contenant pour elle ou ça peut aussi tout à fait se mieux se coordonner. En tout cas avec le travail, par exemple, ça arrive fréquemment qu'on fasse des des séances, qu'on prenne ce temps là, le temps de cette bulle là sur une pause déjeuner ou entre deux réunions. Sur un temps de télétravail qui permet de mieux modeler aussi son organisation dans la journée. Ça peut être aussi pendant la sieste du grand, etc. Donc, il y a aussi le fait de pouvoir s'adapter au mieux d'être le plus flexible possible dans cette prise en charge. C'est vrai que le distanciel permet ça.
Laurène:Oui tu facilites vraiment le truc. L'idée, c'est que ce soit facile. Et donc là, on parle de femmes depuis tout à l'heure, mais est-ce que parfois il y a des hommes ou l'étude, elle porte de toute façon que sur les femmes, parce que les hommes aussi peuvent avoir un vécu compliqué
Coralie / Chloé:Alors l'étude à proprement parler s'adresse s'adresse aux femmes. On est vraiment sur l'accompagnement psychologique des femmes. Là encore, dans une idée de, il faut recentrer le sujet, de centrer au mieux le sujet de l'étude pour être sûr de. Quel quel impact on vient étudier, etc. Après, je dirais que le père, le compagnon, le co-parent d'une manière générale, n'est pas absent du récit, n'est pas absent de la prise en charge non plus parce que, justement, il y a cette question que j'appelle tout à l'heure vraiment de venir aussi aborder cet axe interpersonnelle. Cet a. Axe relationnel Est-ce qu'il y a un décalage ressenti entre les différents vécu C'est si besoin aussi, je peux transmettre l'information par rapport au soutien possible en dehors de l'étude. Et d'ailleurs, c'est quelque chose qu'on a à cœur voir fournir aux femmes qui sont en groupe avec prise en charge sur un temps limité de l'information sur ce qui peut exister après sur le territoire. Et c'est quelque aussi qu'on avait à cœur de se dire là, ces quatre séances potentiellement, il y a un besoin. De plus, d'ailleurs, c'est un peu l'idée, en fait, c'est de proposer un accompagnement psychologique pour en lien avec cet événement de vie, avec des répercussions psychologiques et des émotions des affects difficiles qui sont normaux et se dire ok, il y a peut être un réparage nécessaire de certaines situations qui nécessitent. Une prise en charge plus globale est sur le temps plus long et donc de l'information par rapport à ça par rapport à ce qui existe dans les différentes structures hospitalières dans les territoires de chacune.
Laurène:de thérapies. Oui.
Coralie / Chloé:C'est ça, pas que psychologique d'ailleurs forcément, mais en tout cas aussi cet aspect là et pour pour le parent, c'est la même chose. Ils ne sont pas absents des des échanges. Bien qu'effectivement là on s'adresse pas. On s'adresse pas à la pal à la place des pères dans ce parcours là.
Laurène:sera une prochaine étude.
Coralie / Chloé:Exactement. C'est aussi des perspectives à explorer, de donner aussi la possibilité de s'exprimer là dessus, d'autant plus qu'on qu'on voit que ça a aussi vraiment des répercussions sur le vécu de la femme. C'est-à-dire C'est-à-dire une incompréhension, parfois parce que l'un et l'autre ne réagissent pas de la même manière. Mais on est vraiment sur des vécus différents parce que notamment la femme. Elle vit dans son corps à la fois la grossesse, les re remaniements psychiques et physiques liés à la grossesse. Ça commence dès le début de celle-ci Donc on a vécu vraiment corporel là où pour l'homme ou le coparent. Ça va être davantage intellectualisé davantage pensé mais pas. sensoriellement de la même manière. Et donc le vécu de la perte, c'est la même chose. Finalement, ça passe par le corps de la femme. Il y a aussi des répercussions psychologiques qui sont vraiment liées à assez à cette sensioralité là en fait à cette corporéité là. Et donc ça peut créer un décalage dans le vécu de l'un et de l'autre Une impuissance aussi. parle parle beaucoup finalement de la part des soignants de la part de l'entourage, mais parce que. C'est vraiment quelque chose qu'on retrouve fréquemment en fait une une volonté par exemple de rassurer tout de suite des ou des paroles qui peuvent être maladroites.
Laurène:le fameux c'est mieux comme ça. Oui.
Coralie / Chloé:Exactement vous êtes encore jeune ou vous en avez déjà un deux, qu'importe,
Laurène:Ou.
Coralie / Chloé:ah ben, moi aussi, ça m'est arrivé, mais c'est pas si terrible que tu vas voir cette phrase maladroite, ces discours un peu de l'entourage. Qui parfois se veulent aidants et qui, finalement, ne le sont pas en tout cas qui sont pas forcément adaptés aux besoins de la femme à ce moment-là c'est aussi quelque chose qu'on va reprendre lors des entretiens, pour aussi permettre de rompre l'isolement, le sentiment de solitude, en tout cas qui peut se développer dans les suites de la perte. L'idée que de remettre un petit peu tout ça en perspective à la fois l'expression de besoin de la femme. Que c'est quelque chose qui peut être difficile pour elle à ce moment là d'identifier ses propres besoins, de les exprimer à son entourage, d'évoquer aussi de mettre ça sur la table, le fait que ça peut être pour l'entourage d'une manière d'agir, de réagir. Mais à ce moment là, ça correspond pas finalement à ce dont la femme a besoin. La manière aussi dont ça vient. Pour l'entourage et pour le compagnon, le cop parent à ce moment là peut être aussi faire écho à d'autres expériences de perte. Il y a plein de choses qu'on vient aborder. C'est vraiment un des axes de l'accompagnement. Il y a à la fois l'axe Émotionnel et cognitif c'est-à-dire quelles sont les émotions, les pensées associées à la perte dans l'immédiat et dans les semaines, les mois suivants de venir aborder tous ces vécus de culpabilité potentiellement de de honte, de peur, ce ce vécu de solitude, etc. Au niveau émotionnel, quelles sont les ressources de la femme? Fournir aussi, justement, peut-être des outils venir un peu consolider justement les ressources. En présence, et venir en proposer d'autres des outils, notamment des outils psycho corporels, la respiration, différents outils en fait, qui permettent non pas d'effacer toute émotion. C'est vraiment pas l'idée, mais de se dire ok, les émotions, elles sont normales. On est dans un processus qui peut être assimilé à un processus de deuil, toutes Les femmes ne le vivent pas comme tel. Mais il y a un petit peu cette idée de cheminement d'une première phase de choc, justement une annonce qui peut être accompagnée de sentiments déni dans un premier temps d'irréalité, puis de colère d'agressivité de une culpabilité qui peut être une manière justement de ne pas avoir le sentiment de tout à fait subir ce qui est en train de se passer. Donc vraiment tout un processus d'incorporation de l'information. Puis une période qui peut être marquée par au contraire, un effondrement, une tristesse des affects dépressifs qui sont normaux. C'est important, je pense de le rappeler. C'est normal, notamment dans les mois suivant la perte de ressentir de la tristesse, de ressentir une perte d'élan d'une manière générale, de se retrouver en difficulté une forme de ralentissement. Peu global. Souvent, j'explique aux femmes justement que j'accompagne que faut voir ça un petit peu comme des ressources qui doivent, dans un premier temps, être tourné vers l'intérieur pour justement digérer procésser ces informations. Et donc certaines femmes, beaucoup de femmes expérimentent un repli, un retrait un petit peu à la fois. Un besoin d'isolement justement. Et puis un retrait au niveau des activités du fonctionnement habituel normal. On va dire donc vraiment de voir ça comme une énergie qui a besoin de se tourner d'abord vers l'intérieur, puis justement progressivement une réouverture possible. Et là, on entre dans une troisième phase d'un processus assimilable au deuil justement qui va être de réintégrer un petit peu, d'intégrer en fait cette nouvelle réalité aussi. De pouvoir se réorganiser psychiquement de pouvoir se nourrir de nouveau d'autres projets de pouvoir aussi potentiellement se retrouver quand on parle du couple, se retrouver sur un projet commun après la perte de celui ci. Donc, voilà il va vraiment y avoir ce cheminement et donc d'appuyer aussi le fait que. C'est normal, en fait que ces ressentis là sont normaux qui sont adaptatives. C'est vraiment un processus de développement humain de pouvoir, justement pour pouvoir accéder à la résolution de ce processus de cheminement de deuil, de pouvoir aussi passer par ces différentes façons de donner de l'information par rapport à ça, de fournir des outils pour faciliter tout de même, pour ne pas laisser. Filet de sécurité durant cette fête parce que c'est une phase qui peut être douloureuse, qui peut être plus ou moins longue, selon selon chacune pour ça. Pour certaines, ça va être quelques jours pour d'autres quelques mois, c'est vraiment très variable. Et puis voilà de pouvoir fournir des outils de régulation. En fait. D'informations sur ce qui existe autour les unités de péna natalité, notamment les psychologues en libéral, les possibilités de consulter aussi en centre médicaux psychologiques dans les différents territoires. Qu'est ce qui existe pour pour accompagner cette phase là, il y a l'axe relationnel, on l'a dit. Et puis la. Le socle. On dire la base de tout ça, c'est d'ouvrir de toute manière tout simplement un espace d'écoute bienveillante sans jugement. Ça, c'est vraiment le socle, je dirais, et qui n'est pas propre forcément au psychologue, mais qui a en tout cas fait partie de cet accompagnement psychologique et qui, je pense, important de venir explorer aussi le vécu du début de la grossesse. Potentiellement le projet, s'il y en le projet, le projet de grossesse, les difficultés éventuelles de conception avant toute cette histoire de grossesse et de grossesse au pluriel potentiellement. Et la manière dont cette cette perte de grossesse est venue de manière singulière, justement in vater plus ou moins profondément la femme, permettre aussi en fait à celles qui se disent. est-ce que je devrais ressentir plus de difficulté Est-ce que je devrais ressentir plus de tristesse, de se dire non, en fait, il n'y pas une manière de réagir. Et ça, ça peut aussi être une question de certaines femmes qui disent j'ai l'impression que. Mon désir d'enfant. Je le remets peut être en question parce qu'en fait, je me dis mais pourquoi est ce que je ne me sens pas plus ébranlé que ça ou pourquoi est ce que finalement quelques jours, quelques semaines après, après cette arrêt de grossesse, finalement, je me sens prête potentiellement pour de nouveau me lancer dans
Laurène:nouveau projet. Oui.
Coralie / Chloé:ou donc aussi aborder. Il y a un éventail de vécus et que mettre des mots sur le fait que ça peut effectivement être de l'ordre du traumatisme, de l'ordre, du deuil, de l'or, du du du compliqué. Ça ne doit pas non plus masquer le fait que pour certaines femmes, l'intégration de cet événement de vie dans leur histoire va pouvoir se résoudre de manière plus ou moins rapide et sans complication. En
Laurène:Ou ouais, Ouais en fait, d'avoir un espace où on banalise pas cet événement et et que peu importe ce qu'on ressent, ce soit écouté. J'ai une question peut être plus méthod et davantage pour toi coralie. Mais pour pouvoir mener une étude comme ça, tu dois avoir combien de personnes pour qu'on puisse en tirer une conclusion suffisante entre guillemets qui soit prise au sérieux
Coralie / Chloé:Du coup, c'est un calcul mathématique tout simplement qu'on a fait avant quand on a écrit le protocole. Donc, quand on a écrit ce qu'on voulait proposer aux femmes et comment on allait le proposer. On s'est dit à combien de femmes on doit le proposer et on est parti sur une publication. Je t'ai dit tout à l'heure qui me disait qu'il y avait 22 % des femmes qui présentaient une anxiété à trois mois et dans cette même publication, ils avaient fait le même test d'anxiété. À des femmes qui n'avaient pas vécu l'arrêt de grossesse et le chiffre était de 12 %. Donc on s'est dit si on arrivait à obtenir ce chiffre femmes tout venant dans ce groupe de femmes qui viennent de vivre cet événement d'arrêt de grossesse précoce, ce serait déjà très, très bien. Donc on a calculé pour qu'on puisse montrer qu'on faisait on est suffisamment efficace pour arriver à un chiffre population générale. Donc, du coup, c'est 400 femmes à peu près dans chacun des groupes, donc presque 1000 femmes en tout dans l'étude. Ce qui est un chiffre important, mais il y a 200 zéro arrêts de grossesse par an en France. La difficulté qu'on a, c'est d'informer les femmes que les existent d'ou le fait qu'on communique beaucoup sur les réseaux sociaux et sur les groupes, notamment Instagram, comme le tien, qui a la thématique de la santé de la femme et d'améliorer la prise en charge des femmes et la femme. Et donc on essaye vraiment de. Diversifier les moyens de communication pour que l'information concern dans l'étude en France, parce que c'est toute femme en France. Donc, plus que toute temps diel il n'y a pas de principe de localisation géographique. Donc vraiment toute femme en France et ce que disait chlo et quels que soient sont vécues, en fait, il y a des femmes qui vont être en souffrance et qui vont penser avoir besoin de psychologique qui vont contacter Emilie. Mais même les femmes qui ne ressentent pas forcément un besoin d'ac cop psychologique peut être que elles doivent aussi se sentir concernées par l'étude, parce que déjà on sait jamais ce qui va se passer dans les jours semaines qui vont arriver. Et puis, en fait, on voudrait vraiment proposer à toutes les femmes. On peut donc vraiment, quelle que soit le vécu de l'arrêt de la grossesse, que ce soit le plus représentatif possible de toutes les femmes qui ont vécu cet événement et en a. Plusieurs témoignages en ce sens de femmes qui nous disait j'en aurais pas forcément ressenti le besoin. Je n'aurais pas forcément fait la démarche de moi même. En revanche, j'ai vraiment trouvé du sens à y participer. Et donc on a vraiment ce retour aussi de sentiment d'appartenance aussi à quelque chose de plus grande soi et qui, on l'espère, va faire bouger justement. Et ça, ça résonne beaucoup chez les femmes et du coup, quel que soit leur groupe aussi, avec accompagnement ou sans accompagnement. Ce n'est pas quelque chose qui pose difficulté justement dans les retours qu'on a. C'est vraiment ce sentiment aussi que, ah, il y a quelque chose qui se passe. On en parle et que ça fait déjà et que ça, ça fait déjà du bien. En
Laurène:Oui, on en parle, on en parle. C'est trop important, mais façon. Et c'est l'objectif aussi d'avoir fait cet épisode ensemble. On va mettre bien évidemment toutes les ressources en dessous pour les femmes qui seraient en train de nous écouter et qui soient seraient concernées. Et dans ce cas cas, Oh combien on pense à elle ou qui connaîtrait quelqu'un qui serait concerné parce que ce que vous faites, c'est hyper important, c'est pour faire avancer la recherche, pour faire avancer la prise en charge des femmes et d'aujourd'hui de demain. Pour le coup, le fait de participer à cette étude aujourd'hui, c'est bien pour soi, mais c'est aussi bien pour les femmes qui peut être dans le futur, auront systématiquement cet accompagnement. Donc je mets toutes les infos en dessous et s'il y a des questions, c'est Emilie qu'il faut contacter. C'est ça en priorité. C'est elle qui est le point d'entrée.
Coralie / Chloé:Oui, ne pas entrer dans l'étude.
Laurène:donc on mettra le mail d'émilie aussi moi, il me reste à vous remercier du fond du cœur déjà pour cet épisode et plus globalement pour cette étude et à votre engagement pour tout ça. Donc, vraiment, merci. Et j'espère que en partie, grâce à l'épisode, vous aurez des femmes qui pourront vous aider à faire avancer tout ça et qui bénéficieront de cet échange avec toi. Chloé, parce que moi, rien que l'épisode, tu m'as fait du bien alors que je ne suis pas concerné maintenant de t'entendre parler comme ça de tout ça. Donc j'espère que ça fera avancer tout ça. Merci à vous deux.
Coralie / Chloé:Merci à toi, Lorraine. Merci beaucoup.
Laurène:J'espère du fond du cœur que cet épisode vous a plu, que ça vous aura appris. Plein de choses que ça vous aura peut être donné des clés pour les gens autour de vous peut être avoir une approche plus douce, plus bienveillante, et puis peut être aussi pour celles qui passeraient par là, même si vous savez comme je le souhaite à personne. Et je suis de tout cœur avec vous et bien pouvoir soit bénéficier. De cette étude soit peut être demain et avoir cette prise en charge qui sera systématisée si les résultats de l'étude vont dans ce sens. Là. Voilà, merci de nous avoir écouté jusqu'au bout. Je vous mets toutes les infos de l'étude en description et moi, je vous retrouve la semaine prochaine dans un nouvel épisode. Émanciper émanciper émanciper que.