Émancipées, le podcast

#89 Contraception : tout ce qu’on ne vous explique pas en consultation !

Laurène Sindicic Season 2 Episode 89

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À propos de l’épisode :

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Contraception : pilule, stérilet, symptothermie… comment faire le bon choix ?

📝 Dans cet épisode, nous répondons à cette question essentielle avec le Dr Olivier Marpeau (aka @mon.gyneco sur Instagram) à travers un état des lieux complet et objectif des différentes méthodes de contraception : pilule (combinée ou progestative), stérilet au cuivre et hormonal, implant, anneau, ligature des trompes, vasectomie, symptothermie… sans oublier la contraception masculine.

Efficacité théorique vs efficacité réelle, effets sur la libido, risques cardiovasculaires, douleurs, saignements, charge mentale : tout est décortiqué pour vous permettre de comprendre les enjeux derrière chaque option 🙂

✅ Le Dr Marpeau explique également pourquoi, en tant que gynécologue, il considère la symptothermie comme une méthode de contraception efficace, qui fait pleinement partie des choix qu’il propose à ses patientes 😊

Un épisode indispensable pour toute femme qui souhaite reprendre le pouvoir sur sa contraception, sortir des automatismes et faire un choix réellement éclairé !

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Olivier Marpeau:

L'argument quand je prescris une contraception, il y en a plusieurs. C'est un pas faire prendre de risque à la patiente. C'est ça qui va me guider. Deux, que ce moyen de contraception, il soit efficace. Donc, est-ce qu'il va être adapté à son mode de vie et à ses projets à court et à moyen terme? Trois, est-ce qu'il ne va pas lui coûter trop cher? Parce qu'il y en a qui sont remboursés, d'autres qui ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale. Donc c'est un argument pour beaucoup de femmes aussi. Quatre, c'est essayer de m'assurer qu'elle va mieux le tolérer, tu vois, qu'elle va tolérer du mieux possible, sachant que ce n'est pas toujours prévisible. Donc moi, mes critères, c'est ça.

Laurène:

Bonjour tout le monde. J'espère que vous allez bien. On se retrouve pour un nouvel épisode. Je suis hyper heureuse parce qu'on reçoit le docteur Olivier Marpeau aka @mon.gynéco sur les réseaux. Et en fait, on va prendre, vous allez voir une grosse heure ensemble pour faire un état des lieux et de la contraception, un truc qu'on n'a jamais vraiment le temps de faire en consultation ou dans l'absolu. Moi, je vous parle toujours d'un sujet un peu en silo et là, je trouvais très chouette d'avoir son regard très objectif et en même temps, très pointu sur tous les plus, les moins des différents contraceptifs. Évidemment, qu'on parle ensemble de la symptothermie qui fait tout à fait partie de l'éventail des contraceptifs que lui il présente à ses patientes. Et c'est de plus en plus le cas pour plein de gynécos. Donc ça, je m'en réjouis. Mais voilà, on va parler de plein de choses, de la pilule, du stérilet, de la ligature des trompes, etc. Donc j'espère que cet épisode va vous apporter plein de clés pour derrière pouvoir aller vous creuser un sujet ou un autre avec votre pro de santé. Donc merci à lui pour toutes ses explications, je vous laisse avec notre discussion. Place à l'épisode. Olivier, bonjour. Merci d'être avec nous. On va passer un moment ensemble pour parler de la contraception avec son gynéco, mon gynéco. Tu n'es ni mon gynéco, ni voilà, mais c'est ton nom sur les réseaux. Donc je suis hyper heureuse de passer ce moment avec toi parce que je sais que tu a une approche très objective, très dénuée de tout jugement sur plein de sujets, et notamment celui là. Donc on va parler de tous les modes de contraception, évidemment notamment de la symptothermie, parce que tu le sais, c'est un peu mon sujet de prédilection, mais pas que. Donc, avant qu'on parle de tout ça, est ce que tu veux bien, s'il te plaît Olivier, te présenter.

Olivier Marpeau:

Donc je m'appelle Olivier. Je suis chirurgien gynécologue et gynécologue obstétricien de formation. Aujourd'hui, je suis chirurgien gynécologue dans le libéral dans le sud de la France. Je suis des patientes dans mon cabinet j'opère des patientes dans le bloc au bloc opératoire. Je suis un vrai gynécologue et j'ai développé depuis trois ans une activité parallèle sur les réseaux sociaux en créant le compte mongynéco un compte pour répondre aux questions des feux que toutes les femmes se posent toute leur vie tous les jours sur leur santé psychologique pour les accompagner.

Laurène:

Un compte qui a un énorme succès parce qu'il répond, je pense à un vrai besoin, un vrai manque des femmes qui osent pas toujours poser leurs questions à leurs gynéco ou qui ne savent pas ou trouver les réponses ailleurs que dans le cabinet est ce que ça peut. J' poser une question, mais je vais en profiter pour poser ma question. Un peu rit rituelle justement en quoi toi aujourd'hui, grâce à ça, mais aussi dans ta vraie vie de gynéco tu sens que tu participes à l'émancipation des femmes

Olivier Marpeau:

Je suis de plus en plus convaincu. Ça a été le début de l'aventure, mon gynéco. Mais au fur et à mesure des mois, des années, des vidéos et des commentaires que je vois sur mes vidéos, je suis de plus en plus convaincu que c'est que c'est hyper utile l'information donnée aux femmes pour qu'elles puissent faire des vrais choix, notamment en terme de contraception, mais pas que la contraception. Je pense que si les femmes sont informées de manière objective, bien sûr, en vulgarisant pour que ce soit accessible pour tout le monde, mais en donnant les vraies informations sans rien cacher. C'est comme ça qu'on arrive vraiment à amener les femmes vers un vrai choix, un choix qui leur est propre. Et je pense que c'est comme ça qu'on peut mieux soigner. C'était l'idée que j'avais au départ quand j'ai. Mon gynéco de répondre aux questions que les femmes se posent tous les jours entre deux rendez vous de suivi gynécologique et on sait à quel point c'est compliqué aujourd'hui d'avoir des rendez vous réguliers pour un suivi gynécologique et le rendez vous durant. En moyenne, on va dire 15, 20 minutes.

Laurène:

Oui.

Olivier Marpeau:

Si on est optimiste et en fait, les femmes se posent des questions tous les jours sur ce qu'elles vivent hormonalement. Sur des effets indésirables potentiels de certains moyens de contraception, sur des symptômes qui perturbent leur qualité de vie, sur leur fertilité. Et donc à travers, à travers mon gynéco, je pense, j'espère que je participe à la diffusion de cette information au plus grand nombre pour permettre aux femmes de faire leur propre choix.

Laurène:

Je rebondis sur ce que tu dis parce que c'est hyper intéressant. Une consultation c'est 15, 20 minutes. Justement sur la contraception alors moi, j'ai le souvenir et je pense que beaucoup de femmes ont le même souvenir d'une consultation assez jeune. Souvent, on est encore mineure ou parce que notre maman a peut être perçu qu'on commencé à grandir un peu, s'est dit il est temps de régler ce sujet on va l'amener chez le gynéco. Et moi dans mon souvenir, je n'ai pas eu l'impression d'avoir beaucoup de choix ni beaucoup d'explications. C'était en fait la pilule. Il n'y avait pas trop, tu vois d'alternative. C'est quoi le temps qu'on peut prendre en consultation gynécologique? Alors toi t'as une approche maintenant peut-être différente, mais à la base, tu vois comment on présente un petit peu le panorama à une femme ou est ce qu'on ne va pas se mentir. Il y a quand même un certain biais dès le départ où il y a une solution qui est proposée. De base, la pilule, je pense aux jeunes filles notamment. Et puis c'est après quand la femme va, challenger peut être un peu le truc ou quoi qu'on va proposer les autres.

Olivier Marpeau:

Alors, c'est sûr que le premier réflexe, le réflexe facile.

Laurène:

Oui,

Olivier Marpeau:

Pour un ou une gynéco ou une sage femme ou un médecin généraliste parce qu'il n y a pas que les gynécos qui font du suivi gynécologique, C'est vrai, que la solution de facilité. Ça a été très pendant très longtemps une ordonnance de pilule Essayez cette pilule elle est bien, en règle générale, une pilule oestroprogestative de deuxième génération des pilules à faible risque qui ne sont pas trop dosées. Et pendant très longtemps, ça a été le seul l'unique moyen de contraception qui qui était proposé aux aux jeunes filles qui commençaient leur vie sexuelle et qui avaient besoin d'un moyen de contraception. Aujourd'hui, les choses changent et heureusement, on arrive à à présenter d'autres solutions contraceptives aux jeunes femmes et et à les amener vers un choix qui leur est propre. Et qui leur correspond le le mieux possible. Après il y a toujours une part d'incertitude, on ne peut pas savoir à l'avance comment tel ou tel moyen de contraception va être va être supporté, va être toléré, va être accepté par le corps. Le corps de chacune est différent. L'équilibre hormonal de chacune est complément différent et en plus, il change tout au long de la vie. Donc c'est quelque chose qu'on doit évaluer régulièrement et s'assurer à chaque consultation que le moyen de contraception de la femme, si elle en a un. est le bon moyen de contraception pour elle, à ce moment précis, de sa vie, le facteur temps de consultation qu'on évoquait ensemble. Moi, je suis convaincu qu'on peut en un temps assez court. Finalement proposer les différentes options après avoir interrogé la la jeune fille qu'on a en face de nous pour essayer de déterminer ce qui peut lui convenir le mieux, quelles sont ses attentes. Et puis quel est son historique médical? Parce que bien sûr, ça va compter aussi dans la prescription et et on peut le faire, je pense, c'est une fausse. C'est une fausse excuse de se dire c'est trop court. Je n'ai pas le temps de Je fais la prescription de pilule et puis et puis c'est terminé. On peut en quelques en quelques minutes, présenter les avantages et les inconvénients de chaque moyen de contraception et et discuter avec la jeune fille qu'on a en face de nous quand la mère est là. C'est parfois moi, je ne suis pas contre la présence des moments en consultation, bien sûr, mais si à la jeune fille de décider si elle veut ou non être accompagnée par sa maman ou par n'importe quelle personne de sa famille, mais ça peut parasiter un petit peu. Parfois, la

Laurène:

ouais, ça gêne un petit peu

Olivier Marpeau:

parce que les maman ont souvent des idées très arrêtées aussi sur ce sujet et sur ce qu'elles pensent être bon pour pour leur fille. Donc, il faut essayer d'être diplomate et de vraiment échanger avec la patiente, en l'occurrence la jeune fille, pour que ce soit elle qui essaye qui est la première concernée qui décide.

Laurène:

Ça, c'est les jeunes filles pour la première contraception. Et puis après à les différe moments de la vie ou tu vas revenir éventuellement changer ou reprendre une contraception après une grossesse, etc. Donc si ça va, ce que j'aimerais bien, c'est qu'on se fasse, on a le luxe de ne pas avoir que 15 minutes de consultation, mais un petit peu plus se faire un éventail des solutions avec les plus et les moins ceux qui sont évidents, ceux peut être dont on parle moins justement ceux qui vont peut être davantage parler aux femmes qui nous écoutent parce que spoiler, mais on est très cycle par ici. Donc l'impact sur le cycle, ça peut rentrer dans la décision, ce qui n'est peut être pas un truc dont tu parles de base dans une consultation. Je ne sais pas, d'ailleurs ce que c'est quelque chose dont tu parle, le fait que ça vient vraiment bloquer le cycle, bloquer les hormones quand tu parles de pilule ou la réceptivité des femmes qu'on a en face de soi fait que ce n'est pas forcément un sujet. Tu vois pour beaucoup.

Olivier Marpeau:

Je rentre pas forcément dans les détails techniques sur une mode d'action que la pilule va bloquer l'ovulation tout en bloquant le site hormonal naturel qu'elle peut aussi pour certaines pilules. Bien sûr, agir sur sur la guerre cervicale. J'essaie vraiment parce que le temps est quand même.

Laurène:

Oui,

Olivier Marpeau:

cours d'insister sur sur les effets indésirables au quotidien, sur les contre indications médicales sur les risques éventuels. Et j'essaie toujours de placer le choix contraceptif dans la vie quotidienne de la patiente, savoir essayer de comprendre comment elle vit, quelles sont ses attentes. Et puis quels sont ses, quels sont ses objectifs à court terme, mais pas que, à court terme, on va parler un petit peu de stérilets de dispositif intra terrain. Quand on propose un dispositif intra terrain à une femme, il faut toujours se poser la question, mais est ce que vous avez un projet de grossesse dans les années à venir. Ça n'a pas pas de sens de mettre un stérilet à une femme qui envisage une grossesse six mois après. Par exemple, tu

Laurène:

oui.

Olivier Marpeau:

moi, j'essaie vraiment de m'attacher aux aspects pratiques qui pourraient la déranger et faire en sorte que ce moins une contraception qu'elle va choisir en fonction qui peut des informations que je lui donner, bien sûr, et le plus de chances de bien lui correspondre à ce moment là de sa vie.

Laurène:

Oui? Oui, oui, super clair. Donc on se fait ça. Je suis bonjour docteur. Je cherche une nouvelle contraception est ce qu'on peut se faire. Un petit état des lieux de ce qui est à ma disposition. Sais pas s'il y a une gradation du plus hormonal, au moins hormonal peut être et, et avec le discours peut être pas du cabinet qui est assez classique, policier, je ne sais pas, mais là, en rentrant un peu plus en ant avec notre oeil émancipé, évidemment. Mais ça, tu connais sur chacun, est ce qu'on peut se faire. Ce panorama ensemble. Tu veux commencer? Par quoi?

Olivier Marpeau:

Alors d'abord, on va commencer par des généralités un petit peu. C'est à dire qu'avant de choisir tel ou de rentrer dans le détail de telle ou telle moyen de contraception, c'est très important de savoir ce que la femme a déjà essayé. Parce que souvent, il y a déjà eu plusieurs tentatives de stérilets de pilules d'échecs, éventuellement de contraception avec des grossesses non désirées. Donc ça, c'est très important de connaître l'historique du ou des moyens de contraception qui ont déjà utilisé, qui ont déjà utilisé par la femme qui est en face de moi pour comprendre un petit peu ses attentes et et pas lui proposer un truc dont elle n'a pas envie parce qu'elle l'a mal supporté parce que dans ces cas là, on sait qu'il y a comme de fortes chances pour qu'on aille droit dans le mur et que ça ne se passe pas bien. Donc ça le passé contraceptif, je pense que c'est quelque chose de très important. Et puis l'autre chose, c'est que souvent les femmes arrivent en consultation, avaient quand même des idées un peu précises. Elles sont informées via les réseaux via leurs amis via le bouche à oreille. Donc, C'est important d'être à l'écoute de leur demande. Tu parlais de contraception hormonale ou non hormonale il y a des femmes qui sont très décidées et qui rentrent dans le cabinet en disant moi, c'est même pas la peine de me parler de contraception hormonale je ne veux pas de contraception hormonale Et dans ces cas là bien évidemment, évidemment il n'est pas question de forcer la main ou de vouloir absolument imposer un moyen. de Contraception hormonale si la patiente veut une contraception qui respecte son cycle naturel non hormonale et bien, je vais orienter ma consultation vers les moyens de contraception sans hormones qui existent et qui pourraient potentiellement bien lui correspondre

Laurène:

Est-ce que tu en vois de plus en plus de ça. Des femmes qui qui disent clairement qu'elles ne veulent pas de contraception, hormonale hormonale

Olivier Marpeau:

Depuis peu là, le stérilet au cuivre est passé devant la pilule, comme moyen de contraception. C'est quand même quelque chose d'assez d'assez nouveau. Et je pense que c'est un marqueur marqueur important du du refus des hormones de la part de de plein de femmes et de femmes jeunes, notamment pour plein de raisons différentes Ça peut être les risques liés à ce type de contraception, les risques cardiovasculaires, les risques de certains cancers hormonaux dépendants. Il y a aussi le fait de vouloir vivre son cycle mois après mois pour pour comprendre comment ça fonctionne, pour, pour être à l'écoute de ce corps et et accepter les émotions, par exemple, qui peuvent être un petit peu variables au cours du cycle naturel La d'une femme la libido, qui évidemment, qui n'est pas comparable chez une femme qui n'a pas de moyen de contraception hormonale par rapport à une femme qui a un moyen de contraception hormonale Pour moi, l'effet indésirable numéro un des contraceptions hormonales en général, c'est l'impact sur la libido.

Laurène:

c'est un peu contre-productif quand tu sais que c'est pour pouvoir faire l'amour que tu prends une une contraception.

Olivier Marpeau:

Sans penser à autre chose. Et Donc ça, c'est, soit les femmes le disent directement Soit on leur pose la question et ça leur paraît, ça leur paraît assez évident. Donc, après les contraceptions hormonales, il y a des femmes qui peuvent avoir des pathologies gynécologiques particulières avec des cycles naturels qui vraiment leur pourrissent la vie. Je pense à l'endométriose à l'adénomyose aux fibromes qui vont donner des règles hémorragiques et parfois douloureuses. Et les contraceptions hormonales font partie partie Des solutions thérapeutiques qu'on peut leur proposer, bien sûr, en leur expliquant pourquoi ça peut marcher. Pourquoi? Parfois ça ne marche pas et en leur expliquant bien sûr que c'est quelque chose de tout à fait réversible et qu'elles ne sont pas obligées toute leur vie d'avoir une contraception hormonale parce qu'elles ont telle ou telle maladie. Il y a des femmes qui sont qui ne sont pas bien avec leur cycle naturel. Je pense au syndrome très mensuel. Elles peuvent avoir de véritables dépressions dans dans les jours qui précèdent leur rêves avec un vrai impact sur leur vie sociale, professionnelle ou amoureuse. Donc, à tous ces éléments à prendre en compte et en fonction, on va aiguiller vers un moins de contraception qui nous paraît le plus adapté.

Laurène:

Mais dans ce cas, là même la contraception hormonale. Je pense notamment à l'E. Biométrie dont a parlé, c'est presque un traitement. C'est plus une contraception, ça vient soigné,

Olivier Marpeau:

remarqu un tru de ce que je suis, beaucoup de femmes qui ont qui souvent d'endométriose et c'est peut être elles qui sont les plus réfractaires aux contraceptions hormonales alors que, paradoxalement. C'est elle qui pourrait en tirer quand même certains bénéfices pour traiter les symptômes de leur maladie. Mais comme elles ont l'impression, à juste titre qu'elles n'ont pas le choix qu'on leur impose ce moyen de contraception, elles le vivent souvent encore plus

Laurène:

ouais. Et puis quand tu veux un enfant, il y a un vrai arbitrage à faire entre justement apaiser les symptômes.

Olivier Marpeau:

ça, c'est le parcours de vie. C'est le parcours. C'est à dire qu'évidemment une femme, même si elle a long de mrio avec des douleurs importantes et des règles prolongées qui la dérangent ou des troubles digestifs ou n'importe quel autre symptôme de l'anse, si elle a un projet de grossesse, bien évidemment, il va falloir composer d'autres choses.

Laurène:

Ok, merci pour cette parenthèse. Mais oui, c'est une réalité qu'il y a. La pilule vient de passer après le stérilet au cuivre dans le classement des contraceptions les plus utilisées en France en tout cas. Et je pense que c'est oui, c'est quelque chose qui va crescendo en ce moment, mais qui, qui justifie d'autant plus de faire cette pédagogie sur toutes les options possibles. Donc, si ça va, on se fait maintenant notre notre état des lieux avec les différents types de pilules, justement parce que ce n'est pas toujours clair ce trop proative versus ce projet

Olivier Marpeau:

Les pilules, il y en a plein. Et en fonction du titre de pilule qu'on va choisir, eh bien, on va avoir un profil de risque et des fins indésirables différents selon les types de pilules, les pilules les plus classiques, c'est les pil combinés ou atif, c'est à dire qu'elles contiennent un œstrogène et un projet staif tout au long de la plaquette. Elles peuvent être monop quand les doses sont toujours les mêmes ou biphasique ou triasique, quand les doses d'hormones varient au cours de la plaquette. On peut les prendre de manière continue ou discontinue de plus en plus. Maintenant, les labos vendent des toutes les pilules ou format continu avec des faux comprimés qui sont d'une couleur différente à la fin de la plaquette. Du coup, ça fait des plaquettes de 20 plus comprimés. C'est très important d'expliquer aux passant que dans ces, il ne faut pas faire de pause parce que sinon ça fait double pause. Ou alors des femmes qui ne veulent pas avoir leurs règles et qui, pour des raisons médicales ou non et qui ne prennent pas les comprimés placé bon, qui ne font pas de pause entre deux plaquettes pour pas avoir de règles, parce que ça les arrange, ça peut être à cause d'une luma dit gynécologique ou alors parce qu'elles font des métiers. Par exemple, j'ai du patient aux tests de l'air qui qui peuvent pas se permettre d'avoir des règles parce que c'est très inconfortable pour elle quand elles sont en vol sur des longs courriers. Voilà chaque histoire de vie et est vraiment les pilules oestroprogestatives Elles agissent principalement en bloquant l'ovulation Elles ont une efficacité contraceptive théorique qui est excellente. J'insiste sur le théorique parce qu'à chaque fois qu'on parle d'efficacité contraceptive, je trouve ça plus intéressant de s'intéresser à l'efficacité dans la vraie vie et dans la vraie vie, la pilule c'est un peu moins bon. Pourquoi? Parce qu'on peut l'oublier, on évidemment, parce qu'on peut la vomir si on a une gastro, Il parce qu'il peut y avoir de temps en temps des des médicaments ou des produits un peu naturels qui peuvent interférer avec son efficacité. Donc, dans la vraie vie, l'efficacité est un peu moins bonne que ce qu'on pourrait penser. Et ça, c'est important de bien de bien l'expliquer aux patientes. Une pilule, bien évidemment, c'est une charge mentale il faut, il ne faut pas l'oublier. Il faut la prendre tous les jours. Et je pense notamment aux jeunes femmes qui commencent leur vie sexuelle et qui sont souvent étudiantes qui sortent la plus et pas forcément le moins contraception le plus adapté après. Il y a des moyens maintenant pour technologique pour faire sonner son téléphone ou pour avoir des petites alarmes pour pas l'oublier. Mais c'est vrai que c'est une chargement taille. Il faut y penser tous les jours et ça peut surtout à la longue taper sur le système et surtout chez les femmes jeunes qui n'ont pas forcément de projet de grossesse immédiat qui parfois ont une vie amoureuse un petit peu, un petit peu agitée et qui ont besoin d'un moyen de contraception efficace pendant trois, quatre, cinq, six ans. Et c'est vrai. Prendre tous les jours une une pilule pendant d'aussi longues périodes, on s'expose un petit peu au risque d'effets d'effets indésirables. Et puis d'oubli et donc de grossesses non désirées qu'on veut absolument éviter. Donc des oestrogènes de la progestérone qui dit hormones, dit contre indications médicales. Bien sûr, on ne peut pas prendre de pi trop proative quand on a des antécédents tro embiques les antécédents trombo embiques c'est les flip beats, les veines qui se bouchent dans les trouvé de des membres inférieurs, la plupart du temps ou les pulmonaires, bien sûr, toutes les maladies de la coagulation. Parce que quand on pense hormones On pense souvent cancer, mais en fait, le vrai risque. Il est plutôt cardiovasculaire

Laurène:

oui.

Olivier Marpeau:

pour le cœur, pour les artères, pour les veines. Donc on va bien interroger les patientes sur ce type de d'antécédents. Il faut bien et du tabac parce que le tabac, c'est aussi un facteur de risque cardiovasculaire. Donc une femme qui fut 10 cigarettes par jour après 30, 35 ans, même 30 ans, pas de pilule. Le projet, c'est important de le rappeler. Les femmes qui ont plus de 40 ans ne peuvent pas non plus prendre de pilule oestroprogestative On a pas donné deux de noms commerciaux, bien sûr, mais c'est vrai que après 40 ans, je encore des femmes qui arrivent en consultation avec une pilule lustro proative. Et là, c'est important de changer parce que l'âge en lui même après ans, est un facteur de risque cardiovasculaire et on ne peut pas cumuler les facteurs de risque.

Laurène:

Parce que c'est plus l'oestrogène de synthèse qui apporte ces facteurs de risque là, c'est pour ça que la combinée elle n'est pas contre elle elle est contre indiquée elle indiquée

Olivier Marpeau:

Les ont été très, très critiqués. Il y a eu le scandale des piles de troisième et quatrième génération, quelques années qui elles déjà une ptro proative à la base, il y a ce risque cardio vasculaire qui existe et ce risque de thrombo veineuse, mais les pile de troisième et quatrième génération, il y avait le risque de l' œstrogène, mais le projet qui était ajouté augmenté encore là. C'est pour ça que c'est plus aujourd'hui, sont de moins en moins prescrites ou réservées à des indications particulières pour traiter une acné, par exemple, ou d'autres symptômes. Et on n'est plus un thérapeutique, mais on évite de les prescrire, en tout cas en première intention aux femmes ou aux jeunes femmes qui qui viennent en consultation. Donc ça, Ça c'est les pilules oestroprogestatives les Les effets indésirables les classiques, on les connaît il peut y avoir des variations de poids. Il peut y avoir un impact sur l'humeur. On a parlé de la libido. Il y a des femmes qui vont avoir des soucis d'acné avec telle ou telle pilule. Et un dont on parle pas beaucoup, c'est les migraines, les maux de tête et moi. Quand j'ai une femme qui va me boire avec une pileuse trop je lui dis comment ça se passe avec très bien, j'apprends plus 10 ans et aucun problème. Je n'oublie jamais. C'est parfait. Moi une ordonnance et ne vous avez pas de migraine par hasard. Si c'est l'enfer, je ne peux pas sortir chez moi de trois jours par mois à cause de migraine. Donc là, ça peut être l'occasion de parler un petit peu d'autre chose. Le souci avec les effets indésirables des oestroprogestatifs mais de toutes les contraceptions hormonales en général, c'est qu'on n'a aucun moyen de prévoir. Donc ça veut dire aucun moyen de prévoir. C'est une pilule peut très bien fonctionner chez une patiente qu'elle va tolérer parfaitement et chez une autre pas du tout et ça on est incapable de le prévoir Donc, il y a toujours une période d'adaptation à tous les moyens de contraceptions, mais la pilule en particulier de deux à trois mois. Et c'est au bout de trois mois qu'une femme peut dire ce moyen de contraception. Et cette pilule me convient

Laurène:

combien pas? Oui. Ok.

Olivier Marpeau:

trop. Projet gestative les pilules micro-progestatives elles sont différentes. Elles contiennent donc uniquement un micro-progestatif Il n'y a pas d'oestrogènes d'œstrogènes à l'intérieur. C'est des pilules qui se prennent forcément en continu. On enchaîne les plaquettes Dans la grande majorité des cas, ça va entraîner une aménorrhée C'est-à-dire un arrêt des règles. Elles vont agir un peu sur l'ovulation, mais surtout sur la glaire cervicale en l'épaississant Et en la rendant impropre au passage des spermatozoïdes et également sur l'endomètre, notre petite couche interne glandulaire de l'utérus qui pousse tous les mois dans le cycle naturel et qui là va rester atrophique ne va pas pousser. Et donc

Laurène:

pas de saignement.

Olivier Marpeau:

les contraception, Ces pilules elles sont intéressantes parce qu'il n'y a pas les contre indications. cardiovasculaires des pilules oestroprogestatives donc c'est vrai qu'on va les prescrire aux femmes qui qui qui ont plus de 40 ans aux femmes qui fument et qui veulent une pilule ou aux femmes qui allaitent Parce que ce n'est pas une contre indication à l'allaitement contrairement aux pilules oestroprogestatives qu'on ne peut pas prescrire aux femmes qui allaitent. Donc les pilules microprogestatives sont intéressantes dans cette population, dans ces populations particulières. Voilà

Laurène:

Et pourquoi on donnerait pas les microprogestatives à tout le monde. Pourquoi on garde les oestroprogestatives Qu'est-ce qu'elles ont de mieux entre guillemets qui justifient que pour beaucoup de femmes, on reste sur ces combinés. Là?

Olivier Marpeau:

parce que, bien évidemment, la pilule parfaite n'existe pas, qu'elle soit microprogestative ou oestroprogestative et les microprogestatives ont aussi des effets indésirables, celles qu'on prescrit beaucoup à base de désogestrel un microprogestatif pour la peau, par exemple, ce n'est pas terrible.

Laurène:

Oui.

Olivier Marpeau:

Donc les femmes qui ont une tendance acnéique ou qui ont eu de l'acné quand elles étaient ados, il vaut mieux éviter ce type de microprogestatifs parce que ça va potentiellement reprovoquer des poussées d'acné avec des boutons qui sont pas faciles à vivre. On peut aussi avoir un impact sur la libido, sur l'humeur, surtout et encore une fois, c'est complètement imprévisible. Parfois on obligé de switcher de passer d'une classe de pilule à une autre, en espérant. Mais bien sûr, ce n'est pas garanti qu'on va permettre à la femme de mieux vivre. Ce type de contraception

Laurène:

Ou

Olivier Marpeau:

doit.

Laurène:

parles des effets indésirables de ces hormones de synthèse. Est ce que c'est un sujet pour toi ou dont tu parles du fait de ne plus avoir ces hormones naturelles. Tu vas, je sais que. Moi, c'est un sujet qui m'intéresse énormément que certes, il y le fait d'ajouter des fausses entre guillemets, hormones artificielles qui vont venir avec leur lot des faits indésirables du fait qu'on prend des hormones, tu vois synthétiques, mais il y a aussi le fait que, en tant que fan, si on ne veut le plus, on produit plus ces hormones là qui ont leurs bienfaits aussi sur la santé, carte vasculaire, sur la santé mentale, etc. Est ce que c'est un sujet, toi que ta borne ou pas forcément

Olivier Marpeau:

Alors moi, j'essaie de pas être dogmatique en médecine. Ça m'énerve un petit peu quand on me pose la question est ce que t'es pour la pilule ou contre la pil est ce que t'es pour le traitement hormonal de la ménopause ou contre le traitement monal est ce que t'es pour ou contre le stylé moi, je suis pour ou contre rien. Tu

Laurène:

non. La c purement physiologique, tu vois le fait de ne plus produire ces hormones, là

Olivier Marpeau:

la physiologie pour la physiologie, le naturel pour le naturel je ne vois pas trop l'intérêt. Qu'on me démontre que sur le plan médical, c'est mieux pour la femme qui est assise en face de moi. Pour moi, ce n'est pas, ce n'est pas un argument. L'argument. Quand je prescris une contraception, il y en a plusieurs. C'est un pas faire prendre de risque à la patiente ça qui va me guider deux, que ce moins de contraception y soit efficace. Donc, qu'est ce qui va être adapté à son mode de vie et à ses projets à court et à moyen terme trois est ce qui ne va pas lui coûter trop cher parce qu'il y en a qui sont remboursés, d'autres qui ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale. Donc c'est un argument pour beaucoup de femmes aussi être, c'est essayer de m'assurer qu'elle va mieux le tolérer. Tu vois qu'elle va tolérer du mieux possible, sachant que ce n'est pas toujours prévisible. Donc moi, mes critères, c'est ça. C'est pas de risque bien toléré, efficacité contraceptive et que chant soit heureuse, heureuse, on pas plus exagéré, mais

Laurène:

Ok avec oui.

Olivier Marpeau:

ok avec et que dans sa vie de tous les jours, ça la dérange pas et qu'elle ait un certain confort avec ce moins de contraception, c'est que ça qui m'intéresse le.

Laurène:

non, mais quand même, tu vois, en tant que jco tu connais les hormones et tu sais sur quoi elles agissent sur la fertilité, certes, mais à plein d'autres niveaux du corps. Tu vois les œstrogènes, la proe, elles ont des récepteurs un peu partout, par exemple, ils agissent pas juste sur le fait d' ovulaire et ça, c'est vrai. Moi, c'est toujours une question que je me pose. Pourquoi on ne parle pas plus de ça du fait de se dire je mets sur off ces fonctions là de mon corps qui ont un intérêt. On le sait, tu vois là ou je prends parfois cet exemple qui est qui est grossier parce que ce n'est pas la même chose, mais de dire qu'un homme à qui tu dirais, je coupe ta testostérone. Il serait pas, d'accord, j'en ai besoin là ou nous les hormones féminines, on vient les éteindre sans que ça émeuvent forcément grand monde.

Olivier Marpeau:

Moi, je rentre pas trop dans ce débat là. Tu vois demain, on va peut être parler un peu de contraception masculine. Après demain, il y a une contraception hormonale qui est proposée aux hommes. Il y a un gel de testostérone qui est en développement là, par exemple, avec un pro justif à l'intérieur qui est prometteur, qu'on attend, qu'on attend, qu'on attend. Et tous les ans, on dit qu'il va sortir, mais tous les ans, il sort pas. Et mais si l'efficacité contraceptive est là, Qui bloque ma testostérone et que il a un profil de tolérance et acceptable. Voilà, je m'en fous. Fondamentalement savoir que je point un truc qui bloque ma testostérone. C'est pas ça qui compte. Ce qui compte, c'est comment je vais le vivre. Est ce que ça va être efficace. Est ce que quand je vais l'arrêter, si je veux faire un enfant, ça va fonctionner et ce que n'est pas trop champ utiliser toi. Donc

Laurène:

mais

Olivier Marpeau:

moi c, c'est les critères de la vie pratique et les critères médicaux qui s'imposent aux réflexions qui sont pour moi plus philosophiques sur avoir ces hormones naturelles. C'est forcément mieux. Je n'y crois pas. Je n'y crois pas au avoir ces hormones naturelles. C'est forcément mieux parce qu'encore une fois, il y a des femmes et des hommes qui, avec leurs ho monde naturel, ne sont pas bien du tout. Tu vois

Laurène:

Bien sûr, non, mais ça, ça, c'est certain.

Olivier Marpeau:

donc moi ce qui compte, c'est, c'est la vie des gens. C'est ce qui est quotidien. C'est l'efficacité et c'est qu'ils le vivent bien. Et puis les proches scientifiques, tu vois?

Laurène:

Mais bien sûr, non, non, mais c'était une question parce que je ta réponse est intéressante et, et merci de l'avoir apporté. On a fait le tour sur leur hormonal.

Olivier Marpeau:

Non, on a fait le tour sur la pilule.

Laurène:

Oui, pardon, bien sûr, sur la pilule. Tu as raison. Il nous reste tous les autres. Hor.

Olivier Marpeau:

Alors on va rester dans les dans la case des contraceptions hormonales. Il y a l'implore contraceptif. C'est une petite qui all lui mettre en plastique, en gros qu'on va mettre sous le bras sous sous la peau du bras sous anesthésie locale. Alors avant, on mettait à la face interne du bras ici entre deux muscles, le triceps et le biceps. Malheureusement, il y a quelques accidents parce que dans ce cas là, il y a des nerfs qui pasent. Et des vaisseaux qui passent. Et il y a eu certaines pauses un peu hasardeuses avec l'un plan qui se retrouvait dans les gros vaisseaux, voire dans les cavités cardiaques. Donc bof. Donc le labo a changé le mode de pose. Maintenant, on pose plutôt à la face postérieure du bras. Alors c'est moins risqué pour les patientes, mais c'est beaucoup plus pénible pour nous, notamment pour leur tirer. Parce que tu vois, tu m'imagynécoe sur une table d'examen écologique

Laurène:

ou

Olivier Marpeau:

pour aller récupérer l' plan là. C'est un peu plus simple à la face interne, mais bon, c'est comme ça ce qu'il compte c ne pas prendre de risque pour les fables. Donc lui va libérer un projet type de synthèse, efficacité contraceptive. Très, on ne peut pas l'oublier forcément. Donc il est efficace. Durée d'efficacité contraceptive. On est à trois ans, probablement quatre ans bientôt. Ce n'est pas encore sorti officiellement, mais ils vont étendre l'indication jusqu'à quatre ans.

Laurène:

donc ça, ça diffuse en continu les hormones

Olivier Marpeau:

Un projet natif, ça a agit sur l'ovulation s'agit sur la guerre. Cervicale s'agisse sur l'endomètre, un petit peu comme une proative dont on a parlé tout à l'heure. Il y a des indications. Moi, j'avoue, je suis pas fan. Et j'en parle de temps en temps avec les représentants du labo qui vient de me voir dans mon cabinet. Moi, j'avoue, je ne suis pas fan parce que je trouve qu'en pratique que c'est le moyen de contraception qui a le plus d'effet secondaire, même s'il est très efficace, je ne veux pas faire peur aux femmes. Jeunes femmes qui regardent qui ont un plan contraceptif. Elles sont bien avec garder votre appel contraceptif. C'est parfait pour vous, mais c'est vrai que je suis amené à en retirer pas mal en consultation.

Laurène:

fait des faits indésirables.

Olivier Marpeau:

Les f indésirables numéro un. Pour moi, c'est les saignements. Souvent la première année, ça bloque le cycle et les patients sont souvent plutôt contents depuis avoir de règles, mais au bout de deux ou trois ans, même s'il est toujours efficace, autant contraceptif, il peut y avoir ce qu'on appelle les spotting, les spotting, c'est un peu le cas aussi avec les micro projet gifs d'ailleurs, dont on a parlé tout à l'heure, c'est à dire des saignements, pas abondants, mais irréguliers, un peu chroniques et saigné un petit peu tout le temps. C. Et puis voilà. Et puis pour le retirer, c'est plus compliqué qu'arrêter sa pilule ou tirer sur un fil de stérilets. Il faut faire une année ces locales, faire une petite incision au bistouris, retirer avec comme petite pince, ça peut saigner, il peut y avoir un hématome. Mais puis même si c'est des petites cicatrices qui font trois ou quatre millimètres, c'est des cicatrices été. J'ai vu des patientes qui en étaient à leur cinquième ou sixième, un plan contraceptif, parce que ça leur on est parfaitement comme de contraception et qui avaient ici quatre prendre toujours les mêmes cicatrices, la même incision parce que il peut bouger un petit peu l'imp plan. Donc quand on l' injecte, parce qu'on l' injecte vraiment à travers la peau, mais il fallait un petit peu plus loin que le point, l'endroit on l'a inséré la cicatrice et dont, pour aller chercher, on mesure de faire une deuxième incision. Donc, bon, après ça rend des services. C'est bien qu'il existe, c'est moins de contraception, mais c'est vrai que c'est pas mon, mon

Laurène:

ton bref.

Olivier Marpeau:

non, mon. Et la dernière conscription hormonale classique, c'est le stérilet hormonal, le dispositif intra terrain ou l'é enl encore un projet statut de synthèse qui, cette fois ci, va agir localement, essentiellement, mais pas queue. Mais localement, essentiellement, il va empêcher l'endomètre de pousser. Encore une fois, il va intr les spermatozoïdes, donc les d ou les bonnes en il y en a deux principaux, un qu'on peut garder maintenant pendant huit ans et un qu'on peut garder cinq ans. Donc ça, c'est quand même un moyen de contraception au mon cours qui est apprécié par pas mal de femmes, surtout en péri. Ménopause, parce que la péri ménopause, c'est une période d'instabilité hormonale qui se caractérise par souvent des troubles du cycle avec des règles qui changent, qui deviennent irrégulières, qui peuvent devenir hémorragie, surtout si derrière il y a une petite adé ou petit fibrome. Et donc c'est vrai, ce type de contraceptif est pas mal apprécié pour certaines femmes. À ce là, il y a une hormone à l'intérieur. Donc il peut y avoir des effets indésirables et les femmes qui ne supportent pas du tout qui ont des spottings tout le temps. Des pis sainement irréguliers qui ont mal au ventre qui ont des pertes qui les dérangent, qui sont gênés, qui ont de la parfois. Donc on le retire

Laurène:

Oui,

Olivier Marpeau:

est ce que c'est pas la

Laurène:

là, c'est comme un plan comme tu disais tout à l'heure, efficacité théorique, pratique, quasiment identique puisque tu fais rien, en fait, tu n'as pas de risque d'erreur de l'utilisateur

Olivier Marpeau:

donc c'est un mon tru, bien sûr, qui dit st des pose de st et la pose du st passe. C'est un moment qui, à juste titre, créé une petite appréhension

Laurène:

Oui,

Olivier Marpeau:

femmes, notamment chez les femmes qui n'ont jamais accouché par voix basse ou qui ont une opération sur le col de l'utérus et les colonisation. Tire un petit morceau du col quand il y a des lésions pré cancéreuses à cause du papillon à virus. Mais le col est triste derrière il peut se st naer. Tu vois donc? Pour mettre leau stérilet. C'est parfois un petit peu plus délicat ou les se rétro versés ce que là le chemin prendrait un petit peu différent. Donc si on ne fait pas gaffe et qu'on va comme d'habitude, un petit peu vers le haut vers l'avant, si l'utérus est orienté vers l'arrière, un petit peu des douleurs, laisser aller, c'est très à la mode, notamment l'au stérilet sans hormone

Laurène:

même.

Olivier Marpeau:

quand chez les jeunes filles. Et donc chez des femmes qui potentiellement, n'ont jamais accouché par voix basse, elles arrivent parfois avec l'impression que ça va être facile que leurs copines ont des stérilets au cuivre, que ça se passe super bien que on va le mettre en deux temps ou trois mouvements. Et c'est important quand même d'expliquer un petit peu les douleurs à la pose, les risques d'aust stéride parce qu'il en existe en risque infectieux et au risque infectieux, il faut y penser toujours, et notamment chez les femmes jeunes, parce que potentiellement elle va faire un bébé plus tard, pas toutes et souvent. Et donc faut penser un petit peu à tout ça

Laurène:

oui

Olivier Marpeau:

dans les autres. Contraceptions hormonales un peu plus exotiques.

Laurène:

exotique parce que moins courante ou exotique, parce que est trop fun.

Olivier Marpeau:

Parce qu'on en parle moins parce qu'elles sont moins courantes ou mais si elles sont moins courantes, ce n'est pas non plus par hasard. Si elles sont moins courantes, c'est que ce n'est pas forcément les mieux tolérés et les plus faciles à gérer au quotidien et le pas hormonal, je vais regarder trois semaines. Donc le pas hormonal, il en existe 15 sur le marché aujourd'hui. Il n'est pas remboursé par l'assurance maladie. Il y a can labo qui s'est lancé dans le patch. Et ça, pour moi, c'est un signe. Il y a le côté pratique du patch, mais le patch, il est quand même très chargé en hormone. Donc on garde son page, pas en trois semaines, on le retire. On fait une pause une semaine si on va avoir l'hémorragie de privation, les fausses règles et on en met un une semaine après, comme quand on redémarre une paquette de pilules. Mais il est très dosé en hormone. Je te disais donc il n y a pas mal d'effets indésirables. C'est plus fort qu'une p classique c. C'est plus fort qu'une pilule se proative micro mini dosée qu'on prescrit aujourd'hui. Donc, les effet dont on a parlé tout à l'heure, ils sont un peu plus marqués, notamment les migrants. Après voilà, j'ai quelques patients qui utilisent ça depuis toujours, qui sont très heureuses avec si elles n'ont pas de facteurs de risque particulier, je ne pas les forcément les inciter à changer. Puis il y a aussi le côté écolo, parce que quand on balance son patch après, il est encore bien chargé en hormones et donc

Laurène:

tu viens polluer les eaux?

Olivier Marpeau:

des poissons.

Laurène:

Ouais, comme la pilule

Olivier Marpeau:

Voilà, comme l'a plus vu, mais

Laurène:

et l'urine

Olivier Marpeau:

fort encore,

Laurène:

en plus fort encore et

Olivier Marpeau:

dernier moyen, un peu exotique, comme je l'ai qualifie, c'est l'anneau intravagynécoal qui contient des atif. C'est exactement comme une plaquette de pilule.

Laurène:

sauf qu'il faut aller le placer au niveau du col

Olivier Marpeau:

Il ne faut pas penser que, comme c'est un anneau consommé dans le vagynéco, qu'il va y avoir moins d'hormones, qu'une pilule, qu'on avale, c'est les mêmes facteurs de risque, les mêmes contre indications, les mêmes effets indésirables. Après, il a un côté pratique, on parlait tout à l'heure d'hôtesses de l'air, mais aussi des femmes qui travaillent la nuit ou pour lesquels la pilule n'est pas et n'est pas le bon moins de contraception. C'est vrai que le fait d'avoir son anneau pendant trois semaines, on n'y pense plus, mais alors on n'y pense

Laurène:

sauf pendant les rapports ou éventuellement tu peux le sentir.

Olivier Marpeau:

on peut le sentir ou le partenaire peut le sentir. La plupart du temps, je suis plutôt bien, bien supporté. Ça passe inaperçu,

Laurène:

Ok,

Olivier Marpeau:

moi, les passants, mais ça peut, comme avec le stérilet, les fils du stérilet psycho un petit peu.

Laurène:

Oui, oui,

Olivier Marpeau:

Et à partir de moment, on leur dit qu'il y a potentiellement un corps étranger dans ce coin là

Laurène:

ils le sentent.

Olivier Marpeau:

il le sent. On leur dit pas, ils sent rien, bref,

Laurène:

je va très bien.

Olivier Marpeau:

Mais l'anneau, ça demande une petite gymnastique. Il faut le placer. Il ne faut pas oublier le tirer au bout de trois semaines, parce qu'il est plus efficace quand on passe la troisième semaine, il ne faut pas leur mettre après la semaine d'arrêt parce que sinon, ça ne marche pas bien. Il ne faut pas mettre deux.

Laurène:

Il faut être à l'aise avec son corps. Quoi? Parce que c'est soi même que tu le pose toi même

Olivier Marpeau:

Et c'est

Laurène:

de la ju

Olivier Marpeau:

gens. Donc potentiellement petit risque d'infection vagynécoale et de perte vagynécoale,

Laurène:

et ouais,

Olivier Marpeau:

des passantes qui font des mycoses à répétition ou des vagynéco, il vaut mieux arrêter les corps étrangers. C'est valable aussi pour au stérilets ou comme pour l'anneau intravagynécoal, traiter l'infection et éventuellement après revenir à ce moment, une contraception, ce qui ça correspondait bien à la patiente, mais que ça peut aussi être un petit peu gênant. Et puis il a un coup, il n'est pas remboursé non plus lui par l'assurance maladie. Donc une femme pour qui payer 15 ou 20 par mois, mais 15 ou 20 par mois, dans un moins de contraception. C'est juste pas possible. Donc, mais il existe et ça peut être pas mal pour certaines femmes.

Laurène:

Juste pour finir sur ces contraceptions hormonales, tu as dit le mot fausses règles tout à l'heure.

Olivier Marpeau:

Ou

Laurène:

Donc règles artificiellement créées par la privation, etc. Est-ce qu toi tu, il y a des femmes à qui tu recommandes justement la prise en continue, en disant qu'en fait, ça ne sert pas à grand chose. ces faux saignements, tant qu'à faire. Tu vois autant s'en passer.

Olivier Marpeau:

de de pas être trop directif. En revanche, je suis rassurant. C'est à dire que quand j'ai une patiente qui vient me voir et qui prend sa pile, on continue ou qui enchaîne les anneaux ou les patchs, je parce que ça l'arrange de ne pas avoir ses règles. Je me demande est ce que c'est bien ou pas bien lui ou faites absolument ce que vous voulez. On est ces règles artificielles qui existent entre deux plaquettes de pilules elles sont complètement artificielles comme leur, comme le le nom l'indique Ça n'a rien avoir avec les vraies règles d'un cycle naturel de la femme. Moi, je n'ai toujours pas compris pourquoi les labos avaient opté pour ce schéma pour mimer un petit peu le cycle naturel de la femme. Je ne sais pas pourquoi.

Laurène:

Il y a deux. Il y a deux principales raisons. La première, c'était dans dans les années 60, quand ils ont fait les tests, la peur des femmes de perdre leur cycle et de ne pas pouvoir détecter une grossesse. Et puis, tu sais, on les appelle parfois les règles du pape. Il y a eu un gros tollé religieux et qu'en fait,

Olivier Marpeau:

Je ne sais pas si c'est une légende urbaine. ou Si c'est vrai,

Laurène:

J'en sais rien. Moi, j'ai lu pas mal de trucs intéressants là dessus. Je pense que que ce soit religieux ou pas, t'as un côté. quand même très vouloir garder, tu vois une apparence de normalité,

Olivier Marpeau:

L'église.

Laurène:

elle est antip plutôt anti de base.

Olivier Marpeau:

Continue avec des règles artificielles ou pas de règle artificiel. La

Laurène:

je suis d'accord avec toi

Olivier Marpeau:

même si on peut évoluer à l'époque, c'était juste, non, en fait,

Laurène:

non, mais je pense que ça a un côté de de vouloir garder une apparence de normalité pour les femmes pour après, je ne sais pas qui les labos si c'est leur intérêt ou pas. J'ai reçu un médecin, le professeur, le docteur mcrand là dessus sur ce sujet, parce quil boss beaucoup là dessus. C'est intéressant. Et lui, il expliquait qu'en fait, il n'avait aucun intérêt ces fausses règles et que en fait autant s'en passé, parce que pourquoi te prendre le saignement? Toute la partie logistique, les éventuelles douleurs, etc. Alors qu'en fait, à part mimer l'apparence de la réalité, il n'y a pas d'intérêt pour ton corps. Et ça, ça vient pas laver quoi que ce soit. Ça vient pas. Tu vas.

Olivier Marpeau:

il y a un petit intérêt, c'est que les femmes qui prennent la pilule en continu, que ce soit une pilule oestroprogestative combinée ou une pilule microprogestative qui ne veulent pas avoir de règles et qui prennent ce type de pilule au bout d'un moment à force d'avoir une atrophie de l'endomètre en permanence, ça peut provoquer des saignements irréguliers chroniques gênants des spotting. Donc ça, c'est le seul intérêt pour moi médical

Laurène:

oui,

Olivier Marpeau:

à faire cette pause. Et puis il y a ce que tu dis, c'est-à-dire qu'il y a des femmes que ça rassure d'avoir ces petits saignements qui rythment leur vie. Elles savent qu'elles ne sont pas enceintes. Il y a le petits saignements tous les mois,

Laurène:

oui,

Olivier Marpeau:

petit aparté, parce qu'il y a des femmes qui me posent souvent une question sur le réseau. Si je suis sous p et que j'ai des rapports sur une période d'arrêt, est ce que je risque d'être enceinte.

Laurène:

oui.

Olivier Marpeau:

La réponse est non, bien évidemment, parce que si vous prenez lui, vous n'avez pas uler. Donc, même si vous avez un rapport pendant cette période, il n'y a pas de prise de grossesse. C'est toujours utile de le rappeler.

Laurène:

Bien sûr, c'est par contre, il suffit d'un oubli pour qu'une ovulation se relance

Olivier Marpeau:

Il y a n'importe quel moment du si, surtout en première et ça peut, ça peut être n'importe

Laurène:

ou hyper intéressant là, je crois qu'on est pas mal sur la partie hormonale es. On se fait un point justement sur toutes toutes ces femmes qui viennent te voir en disant moi, j'en ai marre des hormones. J'aimerais autre chose. C'est quoi les solutions qui s'offraient elles et qui soient évidemment fiables puisqu'on n'a pas on a parlé un petit peu de fiabilité tout à l'heure, mais ça reste un des critères. Numéro un pour beaucoup de femmes

Olivier Marpeau:

On parle que du fi, les contraceptions non hormonales. La liste est courte, on parle de contraception féminine La liste est courte. Il y a le stérilet au cuivre, le dispositif intra-utérin au cuivre, même principe que le stérilet hormonal. C'est un petit T On l'injecte à travers le col de l'utérus On le largue dans la cavité utérine. Il s'accroche avec ses petits bras parce que la cavité utérine, quand il n'y a pas de de grossesse à l'intérieur, c'est elle est complètement virtuelle. Donc que souvent les femmes imagynécoent une cavité qui existe en permanence avec

Laurène:

un petit st qui neige à l'intérieur.

Olivier Marpeau:

des non pas il ne peut pas trop se balader là, il est aux cuivre Il y a zéro hormone bonne efficacité, contraceptive, un peu moins bonne que le stérilet hormonal et que l'implant contraceptif les grossesses sous stérilet au cuivre ça existe. Et il faut faire très attention parce que parfois c'est des grossesses extra utérines.

Laurène:

Oui,

Olivier Marpeau:

Donc on fait attention à ça. On oublie la légende urbaine sur les anti anti-inflammatoire, mon stéroïdes qui diminuerait l'efficacité du stérilet au cuivre, même si ça apparaît encore. Et ça, j'ai vu récemment sur la fiche mise à jour de la nsm l'agence santé du médicament qui écrit encore ça. Mais c'est bien établi aujourd'hui que on peut prendre un anti-inflammatoire quand on int cu, ça diminuera pas l'efficacité contraceptive. Il agit en inactivant les spermatozoïdes, assez Ces lésions cuivres qui sont contenues à l'intérieur qui inactivent les spermatozoïdes. Donc, dans l'immense majorité des cas, il n'y a pas de fécondation parce que c'est une question qui parfois est posée aussi par les femmes. Ça peut déranger de savoir qui a fécondation et que fait à chaque si,

Laurène:

avortement provoqué moi. C'est des choses que je lis parfois que

Olivier Marpeau:

avec à chaque avortement, ce n'est pas ça, la plupart non immense des cas. Il n'y a pas de fécondation. Et si jamais il y a fécondation, mais c'est difficile de donner des chiffres. Bien sûr, L'oeuf ne pourra pas s'accrocher dans la cavité utérine parce qu'il y a notre stérilet au cuivre

Laurène:

Qui inflamme la cavité utérine qui la rend donc impropre

Olivier Marpeau:

Bon moyen de contraception chez certaines femmes contraceptions long, cours série au cuivre, il est fait pour être fin. Il est fait, on peut retirer avant, mais durée d'utilisation. En moyenne, c'est cinq ans. On peut aller un petit peu au delà. Il la patienter de bien qu'il n'y a pas de soucis particulier. Il est toujours efficace. Il ne va pas se s'auto de dissoudre au bout de cinq ans, il est toujours là. Il est toujours efficace. Donc pas de panique. On n'est pas obligé pile au cinquième anniversaire d'aller changer son stérilet. Bien évidemment, il correspond pas à tout le monde et il correspond moi. Je trouve et je le déconseille à mes patientes qui ont des règles un peu longues, un peu hémorragiques ou des pertes qui les dérangent ou des saignements entre les règles ou des douleurs au moment des règles ou en dehors des règles, parce que ça peut aggraver. Ces symptômes. Donc ça, c'est bien cherch à interrogatoire pour se donner le maximum de chances après moi, quand j'en fais une femme qui veut absolument essayer le stéride au cuivre, même si elle a des règles qui sont pénibles. S'il avait absolument essayé, je mets un stérilet, elle essaye et et puis je suis à sa disposition pour leur retirer. Si ça se passe pas bien. Mais voilà l'objectif, c'est pas même que ça se passe bien

Laurène:

On a des chiffres sur la quantité de femmes qui ont la quantité de femmes qui ont des règles hémorragiques au moins plus abondantes avec le stérilet au cuivre. Ah oui?

Olivier Marpeau:

À partir du moment, on a un stéréo cube, on a des règles qui dure plus longtemps et qui sont plus abondance.

Laurène:

Ok,

Olivier Marpeau:

Voilà. Alors, c'est sûr qu'une femme qui au départ, avait des règles qui dure trois jours qui doit mettre de tampon le premier jour et après quasiment plus rien. On peut se dire que le stéréo cuivre ce le supportera bien parce qu'au lieu d'avoir des règles qui dure trois jours, elle leur a des règles qui dure quatre jours et elle utilisera peut à temps en plus. Le premier jour, il faut vraiment interroger bien la femme sur son cycle au quotidien.

Laurène:

oui. En revanche, c'était déjà sur des règles abondantes là, ça peut devenir

Olivier Marpeau:

Pas ou

Laurène:

vraiment tout match.

Olivier Marpeau:

et puis il y a un effet indésirable dont on parle peu. C'est les leucorrhées les pertes vaginales très, souvent le stérilet au cuivre entraîne des pertes vaginales un peu plus importantes parmi les risques. Je l'ai évoqué avec les stérilets hormonaux Je le redis avec les stérilets au cuivre, parce que c'est encore une fois souvent, des jeunes femmes qui le demandent. C'est le risque d'infection. Quand on pose un stérilet comme première contraception

Laurène:

Ou

Olivier Marpeau:

à une jeune femme de moins d'un de cinq ans qui n'a jamais eu d'enfant. Et c'est une demande qui est de plus en plus fréquente. Il y a des stérilets qui ont une taille adaptée aux petits utérus de nuit part. Il faut bien s'assurer bien interroger sur les facteurs de risque d'infection sexuellement transmissible. Moi, je prescris systématiquement un bilan complet DT avec un prélèvement vagynécoal ou urinaire pour rechercher certaines bactéries comme le planer ou goo coq qui sont des infections qui sont parfois présentes et qui sont souvent asymptomatiques. Il n'y a souvent aucun signe. Donc si on met un stérilet à une femme de 23 ans qui n'a jamais eu d'enfant et qui est porteuse d'un cam ou d'un go co, sans savoir, ça peut très très mal se passer. Et je suis aussi chirurgien gynécologue. Je gère des urgences de temps en temps et je suis amené régulièrement, pas très souvent, mais régulièrement à opérer des femmes. Qui ont des complications infectieuses sur stérilets avec des abcès, des tronces, des abcès de l'ovaire, parfois même s'appelle jusqu'à la péritonite, même si le est bien placé, même si dans l'utérus. Donc on doit vérifier toutes ces petites choses là et pas se dire le stérilet. C'est loin de contraception. La mode du moment mettant les temps à tout le monde, c'est pas bien. Il faut éviter les en médecine, les extrêmes clé.

Laurène:

ou

Olivier Marpeau:

Et on a dit qu'on filer des pilules un peu facilement à tout le monde au début. Maintenant, on est plutôt aller. On va mettre des stérilets

Laurène:

à toutes les femmes, oui

Olivier Marpeau:

et la vérité, évidemment, elle est au milieu comme moi, contraception, sans hormone efficace. Je passe vite sur le préservatif parce qu'il est pas très efficace. Préservatif externe, le préservatif masculin et aussi le préservatif interne, je le cite parce que ça existe et qu'à chaque fois qu'on parle de contraception. Si on n'en parle pas, on se fait un petit peu tapé sur les doigts. Bon, c'est en vrai. C'est pas super, super glam quand même, mais mais bon, l'avantage. Numéro un, bien sûr de ces méthodes barrières. C'est la protection des infections sexuellement transmissibles et c'est les seuls moyens de contraception qui ont une efficacité acceptable moins, mais qui protège contre les infections sexuellement transmissibles transmissibles. Donc c'est vrai que c'est hyper important de le de le rappeler.

Laurène:

ou

Olivier Marpeau:

Et dans les moyens de contraception féminins féminins encore, que on va dire partagés

Laurène:

ouais,

Olivier Marpeau:

même il y a la compte. Il y a bien sûr la symptothermie

Laurène:

Tu sais que c'est mon sujet à moi de prédilection, mais j'aimerais que tu nous dises un petit peu parce que j'imagine que si on avait fait ce podcast, il y a quand tu sortais de fac de médecine, tu ne m'aurais pas cité la symptothermie

Olivier Marpeau:

Jamais

Laurène:

Tu vois, voilà comment toi tu as évolué par rapport à ça. C'est venu doux que tu t'ouvres à ce sujet et. C'est grâce à moi à moi est unna qui me suivait. Moi peut être souvent c'est ça.

Olivier Marpeau:

c'est grâce à toi que je me suis intéressé et que j'ai compris plein truc. Si j'étais resté sur ce qu'on m'avait appris en faculté de médecine, je ne suis pas tout jeune, mais je suis pas non plus supérieur que j'ai commencé. Je dis je dis rarement mon âge, mais bon, je suis en,

Laurène:

pas obligé. T'es obligé

Olivier Marpeau:

on va, ça va. Je vis très de médecine, mon bac en 1994, donc 1900 rentré 80 14 septembre 94, je rentre en fa de médecine et j'ai passé mon diplôme de gynécos l'interna. J'ai eu en en 2000, j'ai commencé la gynécologie en tant que spécialité. Et là, j'ai vraiment découvert la gynécologie et j'ai appris la gynécologie et la contraception. Mais dans les méthodes non non hormonales, nous, on nous parlait de nos méthodes de grands-mères en nous disant que c'était pas bien le calendrier, température, les classiques qui prises seules et bien évidemment, n'étaient pas du poids acceptables en termes d'efficacité contraceptive. Et bien sûr, j'étais su, tu vois? Donc j'avais été entendu le mot, tu vois dans mon cabinet de certaines femmes qui qui pratiquaient la sto hermie, mais c'est vraiment avec les réseaux et avec ton compte que j'ai découvert la symptothermie me suis intéressé et que et que j'en parle de manière tout à fait ouverte sur les réseaux ou dans mon cabinet avec des femmes, quand je pense que c'est intéressant dans leur vie, perso, dans leur vie de couple. Et voilà,

Laurène:

Ouais. Ce que tu dis, c'est hyper intéressant, c'est qu'effectivement vous, ce qu'on vous apprend en fac de médecine, c'est que les méthodes naturelles ne sont pas fiables en faisant une espèce d'amalgame de tout ce qui existe. Je pense que ça va évoluer de plus en plus parce que justement, le mot sympto thermique commence à rentrer un peu dans le langage et on voit bien que c'est différent. Mais sinon, très souvent, tout est mis dans le même panier et tu parlais d'efficacité tout à l'heure, théorique, pratiques, etc. C'est vrai que ces méthodes de grand mère comme on les appelle parfois, ne sont pas fiables à juste titre.

Olivier Marpeau:

Complètement, c'est amalgame, mais le même que dans la tête de beaucoup de fans, d'ailleurs, parce que toi et moi, quand j'en parle très souvent dans les commentaires, on est attaqué parce que comment vous pouvez parler de ce type de contraception limite, c'est criminel. Moi, si j'avais écouté ça, si ma grand mère avait écouté ça, ils font toujours le lien avec ce qui se passait avant, alors que c'est quelque chose de tout à fait différent et de moderne.

Laurène:

donc toi, tu as fait quoi? Tu as lu comment tu as fait pour te rassurer sur ça. Regardé un peu les chiffres. Tu as vu les femmes qui qui les pratiquaient.

Olivier Marpeau:

J'ai regardé les chiffres de l'oms. Je me suis intéressé au sujet déjà. Comment comment ça fonctionne? Qu'est-ce qu'on doit vraiment étudier la formation? Parce que c'est important d'être formé parce que, bien évidemment, on ne peut pas en deux coups de cuir à peau et en 15 jours, maîtriser la sto theise c'est complètement impossible. Ça demande quand même une vraie fois de fois être proactif. Il faut faut avoir envie d'apprendre sur plusieurs semaines sur plusieurs cycles, comment son corps fonctionne en lisant des paramètres physiologiques qui peuvent permettre d'arriver à une efficacité contraceptive souhaitable et comparable aux meilleur moyens de contraception dont on a parlé juste avant. Donc j'ai lu, j'ai, j'ai regardé les recommandations, j'ai regardé les chiffres de l'oms. Je me suis intéressé aux modalités pratiques. Et puis et puis j'ai découvert les les avantages. On parlait tout à l'heure du de l'interférence des hormones de synthèse sur sur le cycle naturel. Je trouve ça dommage qu'une femme qui a un cycle naturel qui lui correspond parfaitement que que très souvent le premier réflexe ce soit de lui coller une contraception hormonale alors que finalement elle vit très bien son cycle hormonal naturel et la symptothermie a tout à fait sa place pour ces femmes là, en tant que mec, je trouve ça intéressant parce que je te disais moyen de contraception partagé Alors c'est sûr que c'est des paramètres très féminins qu'on va analyser. Mais si dans le couple ou avec ses partenaires, il n'y a pas de de discussion à ce sujet là, ça ne peut pas marcher et ça peut permettre aux aux compagnons de de mieux comprendre ce qui se passe en terme de fertilité. Mais pas que

Laurène:

Je.

Olivier Marpeau:

ça, ça me paraissait très intéressant. C'est économique. Et Et puis, et Et puis on peut l'inverser, C'est-à-dire que le jour où on est dans dans un projet dans un projet, bébé, on sait comment son cycle fonctionne. On se pose moins de questions. On est capable de repérer l'ovulation grâce à la glaire de manière hyper précise. Donc maintenant, je m'amuse à le faire en en consultation. Quand Quand je vois le col d'une patiente à qui je fais un frottis je ou ou à qui je fais une colposcopie si elle a eu un souci, à un frottis je m'amuse à deviner où elle en est

Laurène:

si mais quelle belle glaire madame.

Olivier Marpeau:

Et.

Laurène:

Oui, non, mais c'est plein d'infos précieuses. Et je pense que tu vas me dire ce que ton rose, mais quand une femme déjà dit le mot symptothermie ça prouve qu'elle a creusé le sujet, qu'elle sait faire la différence, etc. Et qu'elle va avoir une approche beaucoup plus responsable, beaucoup plus. Tu vois rigoureuse que quelqu'un qui va dire moi, je vois, j'arrête la pilule. Je prends une appli. Je suis un peu en freestyle. Tu vois Il y a cette démarche aussi très consciente, très intelligente, presque j'ai de dire par rapport au sujet et peut-être rassurante pour un professionnel de santé qui va se dire, ok, la personne que j'ai en face de moi, c'est quelqu'un qui s'est informée qui s'est formée et pas quelqu'un qui va faire un peu n'importe quoi juste parce qu'elle en a ras le bol des hormones, de la pilule

Olivier Marpeau:

Le mot en lui même indique un certain niveau d'information. Donc on sait que on sait qu'il y a un bon point de départ.

Laurène:

ou.

Olivier Marpeau:

Ce qui pourrait être mal vécu dans la symptothermie. C'est cette cette notion d'abstinence ou en tout cas, ou de rapports protégés pendant la fenêtre de fertilité, parce que c'est un argument parfois qui, qui qui est avancé notamment de la part des conjoints, un peu moins compréhensifs Mais en fait Enfin franchement, quand tu regardes la fréquence moyenne des rapports sexuels

Laurène:

ou

Olivier Marpeau:

des couples français.

Laurène:

Ouais ce n'est pas une petite orga qui va révolutionner. Oui, je Je suis d'accord toi et je pense que c'est aussi pourquoi beaucoup de femmes. Alors je pas tout pas que je dise ce ce que je ne veux pas dire, mais qui avancent en âge, qui sont dans des couples plus installés, vont être beaucoup plus séduites par cette approche en se disant en fait sur l'arbitrage, ma sexualité versus tous les effets indésirables, etc. Que je peux avoir avec une pilule. Pourquoi bloquer tout le temps mon cycle alors que je suis fertile que quelques jours et que, au demeurant, je ne fais pas l'amour non plus tous les jours, huit fois par jour. Donc je pense que c'est un peu une rencontre de réalité qui fait que tu vas dire oui, en fait, et je mérite de faire, c'est plus justifié de laisser mon cycle au naturel et d'avoir une gestion un peu intelligente de cette fertilité plutôt que tu vois de bloquer tout le temps. C'est pour ça que. C'est vraiment propre à chaque âge propre, à chaque moment de la vie. Et tu as peut-être des couples en tout début de relation ce moment où tu fais encore l'amour matin midi et soir qui vont se dire moi, je peux être un peu plus frustré par cette abstinence ou en tout cas ces rapports protégés à certains moments là où d'autres, où c'est aller au mieux deux fois par semaine que c'est déjà pas mal ou tu ne vas pas avoir la même gestion de cette frustration entre guillemets. Imposée

Olivier Marpeau:

Qui Ça fait partie des paramètres, c'est sûr la fréquence des rapports à prendre en compte le le début d'une relation passionnelle avec un rythme effréné. On peut comprendre que ce soit moins facile à vivre, de faire une petite pause que quand on est dans une relation établie, on a très satisfaisante, mais un petit peu moins fréquente.

Laurène:

ou est ce qu'on a fait le tour de tous ces sujets, olivier, ou il y a un point dont on n'a pas parlé.

Olivier Marpeau:

resté dans le réversible, on n'a pas parlé de contraception définitive

Laurène:

T'as raison.

Olivier Marpeau:

ni de contraception masculine.

Laurène:

Ouais, on peut se faire un petit point. On était très féminin, mais peut être un point sur la ligature des trompes a raison et puis un peu l'ouverture sur le masculin ou

Olivier Marpeau:

Ce serait bien sera bien vécu de la part du gynécologue homme. Alors la contraception définitive, la ligature des trompes qui est de plus en plus demandée, c'est moi, j'en fais beaucoup. Ça augment de manière constante, notamment chez les femmes jeunes, surtout chez les femmes jeunes. Globalement, ça a tendance à diminuer au profit de la vasectomy, ce qui est une très bonne chose fois. Je dis ça, on me dit oui, mais s'il y a plus de vasectomy aujourd'hui et moins de ligatures des trompes, c'est parce que les hommes, on leur dit oui. Et les femmes, on leur dit non, ce n'est pas tout à fait vrai. En discutant avec des urologues, ils ont les mêmes les mêmes règles que nous les mêmes

Laurène:

délai de réflexion.

Olivier Marpeau:

Légal 18 ans, quatre mois de délais de réflexion. Et puis on pourrait aussi se dire que les urologues, ils vont dire à parce que j'ai lu un poste là dessus. Il n'y a pas très longtemps qu'ils pouvait y avoir certains urologue qui dis disait au mec, ouais, mais bon va laisser l'affaire. Elle la ligature des trompes parce que vous si un jour demain,

Laurène:

refait ta

Olivier Marpeau:

jeune, est dit voilà donc ça. Pour moi, c'est des débats qui n'ont pas vraiment d'intérêt l'alligator des trompes. Ça existe que la vasectomy ça existe. C'est complètement irréversible. J'insiste là dessus parce qu'on voit encore passer. Oui, mais après, je peux faire une five. C'est vrai. Mais quand on connaît les difficultés d'accès aux centres de PMA aujourd'hui en France, pour les femmes infertiles, pour les couples infertiles ou pour les femmes qui veulent faire des préservation tères je ne trouve pas ça très faire de se dire je fais une ligature des trompes. Et puis au pire, s change d'avis. Dans cinq ans, 10 ans, j'irais faire une fécondation, une vitro en termes de organisation du système de soins. Et du coup, je trouve pas ça très.

Laurène:

mais.

Olivier Marpeau:

Très faire personnel, mais c'est quand même une réalité. Les femmes attendent 12 ans, 18 mois, deux ans, parfois dans certaines régions en France, pour pouvoir avoir accès à une prise à fertilité. Donc il faut quand même penser, penser à ça. Donc la ligature des troncs est une opération qui se passe forcément sous anesthésie générale. En ambulatoire. Ça dure environ 15, 20 minutes ambulatoire. C'est à dire qu vient le matin avec l'après-midi, on peut rentrer à la maison. Le geste qu'on fait beaucoup aujourd'hui, c'est une sal pacto bilatérale, c'est qu'on retire les deux trompes. Donc on touche pas à l'utérus. On touche pas aux overs. Le cycle continue comme si de rien n'était. Ça change rien à ce qu'on est. On a son cycle à changé. En revanche, on ne peut plus jamais faire d'enfant. Pourquoi en retirer? Trompe pour l'efficacité contraceptive, pour pas qu'il y de risque de grossesse extra utérine? Et parce que ça diminue un petit peu le risque de cancer de l'ovaire, plus d'un cancer qui vient de les trompe c'est pour ça qu'on fait ça. Plusieurs voix d'abord chirurgicale la plus classique, c'est la cpie. On passe par nombril. De petites incisions de cinq MMS en bas du ventre, on met une caméra du gaz et on va retirer les troncs par le nombril. Et encore certains qui découpent ou qui mettent des clips. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui on est de plus en plus nombreux à les retirer et

Laurène:

que visualise tu fais passer la trompe par nombril

Olivier Marpeau:

ou une trompe c'est, on fait une incision d'un centimètre dans le nombril, on met un canal opérateur, un TI tube en plastique et on va pouvoir sortir les troncs par un petit sac dans un petit sac par là, me, tronc, c'est, tu sais, ça fait quatre cinq cm de long et cinq mm de plus grand diamètre. Donc ça passe sans elle l'autre. L'autre possibilité qu'on fait aujourd'hui beaucoup moi, je fais beaucoup, c'est de la cœlioscopie par le vaja. Je ne touche pas au ventre. Je fais une petite incision de deux centimètres et à le col de l'utérus au niveau du fonds vagynécoal. Et là, on a un dispositif qui permet de faire la même intervention, mais sans faire de cicatrices sur le vente, il y a moins de douleur. Les patients récupèrent plus vite parce qu'on ne passe pas à travers les muscles de la paroi abdominale.

Laurène:

et ouais.

Olivier Marpeau:

Petite contrainte, comme il y a une incision de cicatrice du vagynéco. On ne peut pas voir de rapport ni prendre de bain pendant 10 jours, le temps que sa cicatrice. Bien. Ok.

Laurène:

Ok

Olivier Marpeau:

Et à côté de ça, tu as la vasectomy

Laurène:

et attends juste pardon, olivier. Mais donc t'as plus principe de clip

Olivier Marpeau:

en moins de moins en moins des premier des clips, c'est que c'est des corps étrangers métalliques que le corps étranger. Maintenant, on fait quand même super gaffe que le clip peut se barrer que si la trompe est pas complètement bien, bien fermée, il peut y avoir un petit risque de grosses extra utérine. Donc on fait, on fait, on fait attention à ça maintenant et on a tendance à retirer les trompes complètement. Ou alors un petit morceau, pas forcément tout un petit morceau, mais c'est vrai que le fait de retirer complètement la trompe on a cet effet positif sur la prévention du cancer de l'over qui est une saloperie

Laurène:

ok,

Olivier Marpeau:

à la diagnostiqué à traiter côté, mec, la vasectomy en 12 ans, il y a 15, soit plus de vasectomies en France, donc une vasectomy pour 10 zéro ligatures des trombes en ce modo par an en France. Donc ça le rappeler. La vasectomy, c'est les chirurgien urologue. Ce n'est pas des gynécologues. Pour interrompre les différents, les petits canaux qui amènent les spermatozoïdes qui sont fabriqués par les testicules dans le liquide séminal, qui est fabriqué par la prostate et qui dans les vésicules séminales. Donc, quand on coupe ces différents, il n'y a plus de spermatozoïdes. On continue à avoir des érections normales à éjaculer. Normalement, ça ne change absolument rien à la physiologie du rapport sexuel et de l'éjaculation, mais. Plus de spermatozoïdes, on tire à blanc avantage inconvénient par rapport à la ligature des trompes parce que c'est toujours ce qu'on me demande aussi. L'avantage c'est quon, peut faire ce geste sous all est saisie locale général, mais en tout cas, il y a le choix. Donc, alors que Laure des trompes, c'est forcément sous est saisie générale. C'est le chirurgie qui y a plus de surface. On ne va pas dans le ventre. C'est juste sous la peau du scrotum, les canaux différents. Donc il y a quand même un petit peu moins de risque. C'est un peu moins lourd chirurgicalement, c'est irréversible. Il peut y avoir des petites douleurs après quand même un peu chronique au niveau des testicules, les patients les informent toujours bien de ça. Petit inconvénient, c'est pas efficace. Tout de suite. Il faut faire un sperme trois mois après pour vérifier qu'il y a plus de spermatozoïdes. Donc il faut continuer à faire à faire gaffe pendant trois mois. L'autre petit avantage, c'est que, bien sûr, c'est plus facile de congeler du sperme que des follicule. Donc il y a certains hommes qui font que. Conservation de sperme avant de se faire opérer. Mais c'est uniquement pour des raisons techniques, parce que c'est plus facile que d'aller congé des obus après une stimulation ienne on comprend bien ça. puis c'est ce que tu disais. Ce n'est pas non plus la philosophie derrière cet acte. Là, c'est n y a plus de souhait de grossesse. toujours à mes patients qui viennent me voir avec cette demande, c'est que il faut vraiment s'assurer que que qu'elle a bien compris l'irréversibilité ça. Oui, en général, toujours. Mais il y a une différence de se dire je ne veux plus avoir d'enfants que de savoir qu'on ne peut plus en avoir et jamais et ce n'est pas exactement la même chose. Donc moi, je dis toujours à mes patientes, il y a votre cerveau qui vous dit mais c'est bon. J'ai deux ou trois enfants. On est posé, ils sont ados au pré dos. On a la maison, le boulot va bien, tout va bien. Je sais que je ne refer pas d'autres enfants. Je le sais, mais savoir que je ne peux plus en faire quand même

Laurène:

Mais

Olivier Marpeau:

là. Je leur dis ou là, là, surtout. Réfléchissez revez voir quand tu auras zéro doute et la différence entre la tête et le cœur.

Laurène:

et tu as parlé de l'irréversibilité, je sais que j'avais déjà parlé de ça avec toi parce que il y a des urologues qui disent que justement latomie irréversible, parce qu'on peut reconstruire le canal déférent. Voilà toi. Oui, mais ce n'est pas le discours qu'il faut tenir parce que c'est un dur en erreur. C'est ça que tu dis

Olivier Marpeau:

ça n'a pas de sens

Laurène:

non.

Olivier Marpeau:

rare que c'est réversible alors que ça ne marche pas toujours et loin de marcher toujours change, scientifique et médical. Et donc c'est important que voilà, il faut qu'on soit ouvert pour tous les gens qui veulent à moins contraception irréversible. Et ce n'est pas encore le cas parce qu'il y encore des patients et des patients qui se sont en foulé. Donc c'est important d'être ouverts, accueillant et de le faire. Et si on ne veut pas le faire d'orienter vers quelqu'un qu'il fait, mais s'il faut pas basculer en disant oui, mais. Il y aura peut être une chirurgie possible. Vous inquiétez pas du vieux reportage. Il n'y a pas très longtemps à la télé avec des jeunes hommes qui consultaient en disant pas moi, je veux prendre ma part de la contraception, ce que je trouve. Très bien, je faire une vasectomy. Et puis dans cinq, 10 ou 15 ans, si je fais un enfant, je me ferai ré opérer pour ça fonctionne, non, ça ne marche pas comme ça du tout

Laurène:

Oui, c'est trop aléatoire. C'est

Olivier Marpeau:

à toi, il là dessus et les même contraception masculin réversible là, c'est un peu le désert des tartares en dehors du préservatif externe aujourd'hui. Et la base tomique est irréversible. Bien sûr, il n'y a rien de recommandé de commercialiser et de valider scientifiquement. Il y a des choses qui existent. Il y a la contraception thermique,

Laurène:

Et

Olivier Marpeau:

l'anneau ou le SL qui remonte les testicules. Parce qu'il était situé, ils sont frais pour qu'ils puissent fabriquer les spam. Zoïdes si on est à température corporelle, eh bien, s'arrête la spermatogenèse. Et donc c'est contraceptif sur le papier. C'est super intéressant dans la pratique, c'est un petit peu artisanal quand même, il faut faire un programme régulièrement. Ça peut créer des irritations, des douleurs. Bref, donc les mes qui veulent essayer essayez super. Enseignez vous suivez les protocoles. Il n'y a aucun problème. Mais aujourd'hui, nous, en tant que médecin, on ne peut pas le recommander. Ce n'est pas possible. Et dans les trucs à l'étude, j'ai regardé il n'y a pas très longtemps. Il y a ce petit gel à base de testo et de projet qu'on peut se mettre sur les épaules. Moi, j'ai un petit espoir parce qu'il y a de plus en plus d'hommes qui se met de la testostérone pour,

Laurène:

mus

Olivier Marpeau:

ouais, pour préserver leur masse musculaire.

Laurène:

se retrouv avec des tout petits testicules.

Olivier Marpeau:

Leur libido machin. Et là, ce qui est rigolo, c'est que là utiliser des hormones et la testostérone pour être musclée et et ça, ça ne pose pas de problème au mec. Quand si on leur dit tu vas mettre le même gel ou quasiment le même gel à avisé contraceptive.

Laurène:

Et. Tout suite, ça va pas, mais il y a quand même un faire. Moi, je l'ai vu. C'est rare que toi. Tu as une plus grosse exposition. Donc je pense que tu as peut être plus souvent des gens qui viennent donner leur avis, pas forcément solliciter sous tes vidéos. Je ne sais pas, c'est très bienveillant. Je pense que t as quand même parce que t as une approche qui qui n'appelle pas la remise en cause. Mais moi, j'ai eu une vidéo justement, je parlais de ça, du fait que les hommes feraient pas forcément à leurs hormones. Tu vois ce que les femmes font au leur, mais je me suis pris alors un déversoir de sexisme et d'insultes énorme, mais surtout d'incompréhension totale sur le mécanisme hormonal d'un homme, d'une femme de la contraception, etc. Tu vois que les mecs, ils ont rien compris à comment fonctionne une pilule et comment fonctionne même ils mettent leur testo sur un piédestal incroyable. Comme quoi, si tu leur enlève, il meurt. Tu vas, ça m'a choqué. Tu vas.

Olivier Marpeau:

Alors après moi, j'ai peut être une vision un peu pu parce que je suis mec, un petit peu plus optimiste parce que moi j'ai la vision inverse. Je parle de contraception féminine temps je parle de contraception masculine en tant que mec et de spécialiste de la femme. Et il y a plus en plus de gars qui me disent ah, bah, ça m'intéresse. J'aimerais, j'aimerais prendre ma part. Il y a quelque chose qui n'est et je pense que c'est ça qu'il faut qu'il faut travailler et pas en opposant hommes et femmes et.

Laurène:

Ouais, je suis d'accord avec toi

Olivier Marpeau:

On reste convaincu que si on propose un jour, si arrive sur le marché, un vrai moyen de contraception hormonal ou non hormonal, parce qu'il y a aussi une pilule non hormonale qui va peut être sortir qui joue sur le métabolisme de la vitamine a et qui pourrait permettre j'utilise le conditionnel parce qu'on n'a pas encore démontré sa réversibilité. On ne sait pas encore on peut combien de temps c'est réversible. Ça empêche la fabrication des spermatozoïdes qui ont besoin de ce métabolisme de la vitamina pour être fabriqué ou alors des petits gels qu'on injecte dans les canaux différents, une sorte de vasectomies temporaire, une durée limitée. Donc on pourrait se dire qu'un homme jeune qui veut ne pas penser à ça pendant deux, trois à quatre, cinq ans. Et puis au bout de cinq ans, ce petit polymère qu'on a injecté va se dissoudre et les canaux vont déboucher sera fonctionné. Ça pourrait être une super piste.

Laurène:

c'est séduisant ou

Olivier Marpeau:

Pour moi, il faut changer petit à petit les mentalités sans opposer les hommes et les femmes. Moi, ça me dérange toujours un petit peu quand on tombe dans la caricature, tu vois soit du côté des hommes comme tu l'as évoqué ou parfois du côté des femmes, les arguments qui sont de dire oui, une femme est fertile trois ou quatre jours par mois, alors qu'un homme, il est fertile tout le temps. Non? Pourquoi c'est les femmes qui prennent pour moi ça, c'est des discours qu'ont pas de sens. Il y a des outils. Il faut développer des outils pour les deux sexes. Chaque couple fonctionne comme il veut. Il y a des femmes qui veulent surtout pas laisser la responsabilité de la contraception à leur mec, au singulier ou au pluriel, parce qu'elles n'ont pas du tout confiance. Par exemple, la pilule pour hommes, qu'elles soit hormonale ou non hormonal, ces discussions qu'on a de temps en temps avec ma femme,

Laurène:

Elle te fait pas confiance.

Olivier Marpeau:

elle elle me dit mais jamais de la vie dans

Laurène:

non plus. Je te rassure.

Olivier Marpeau:

que ce soit moi ou ou un autre, je confierai cette responsabilité à l'homme qui partage ma vie aux hommes qui partagent ma vie parce que.

Laurène:

T'oublie ton portefeuille déjà un matin. Sûr de quoi?

Olivier Marpeau:

Et un oubli, un pire piège

Laurène:

Mais.

Olivier Marpeau:

la grossesse non désirée. Ce n'est pas pour c'est hyper complexe.

Laurène:

Mais moi, je suis d'accord avec toi sur le fait de surtout pas opposer et d'inviter, mais les bras ouverts, les hommes qui ont envie de participer et d'apporter leur pierre à l'édifice. Mais je trouve qu'il y a quand même beaucoup de femmes qui ont un peu un sentiment de de sacrifice d'avoir beaucoup donné pour la contraception et d'avoir besoin de rétablir un petit peu. Tu vois la charge?

Olivier Marpeau:

mais mais moi, je ne vois pas ça comme un combat idéologique

Laurène:

Non, non, non, pas. Je suis

Olivier Marpeau:

et c'est vraiment une question perso. Il y a des femmes qui aimeraient ne plus avoir à s' préoccuper et que leurs mec prennent sa part. Il y en a d'autres qui qui gèrent ça très bien et qui considèrent que n'ont pas envie de confier cette responsabilité au mec parce qu'elles n'ont pas forcément une grande confiance ou que s'il y a un problème, celles qui vont payer, donc elle préfèrent gérer elles mêmes et tout est étant entendable, tu vois? En tan en enfant. Je suis convaincu que demain, il y a un moyen de contraception masculin réversible avec une tolérance correcte. C'est à dire des effets indésirables acceptables ou qu'on considère comme acceptable avec les pilules ou les stérilets. Bingo. Bingo. Nous notre job, toi comme moi de présent sur les réseaux, c'est de de faire évoluer un petit peu les mentalités sur le sujet. Et c'est vrai qu'il y a du blo, notamment avec l'urgence du masculinisme qu'on vit en ce moment parce que c'est en changeant ces mentalités là et s'il y a une demande de la part des hommes, des hommes, j' là dessus. Eh bien, c'est là qu' l'industrie pharmaceutique va se dire il y a peut être un marché. On va y aller. Quoi?

Laurène:

ou

Olivier Marpeau:

Parce que le problème, c'est que là, ils se disent qu'il n'y a pas de marché.

Laurène:

je suis d'accord et c'est peut être aussi pour ça que tout ce qui est plus autonome naturel, comme la smie est pas forcément poussé parce que derrière tu n'as pas tu as aucun développement de produit, ça rapporte rien à personne.

Olivier Marpeau:

Il peut y avoir des trucs un peu, mais.

Laurène:

thermomètres ou

Olivier Marpeau:

Voilà,

Laurène:

c'est plus de la tech que de la pharma. Tu as

Olivier Marpeau:

Donc c'est sûr, ça excite

Laurène:

ça les excite pas, mais nous, ça nous excite. On adore

Olivier Marpeau:

totalité, notamment sur la contraception masculine, qu'il y a un marché qui s'ouvre forcément derrière. Ça va sortir

Laurène:

bien sûr, mais on va rester attentif à tout ça et se refaire. Un épisode peut être update dans quelques mois. J'espère est ce que t as un mot de la fin à olivier. Un sujet important

Olivier Marpeau:

non, sujet important. La contraception, c'est, c'est multiple. Ce qui compte, c'est qu'elle soit efficace de ne pas prendre de risque qu'il n'y a pas des fin indésirables. La sympto permis à toute sa place dans les moindre contraceptions qu'on peut et qu'on doit proposer dans nos cabinets, il faut que les femmes soient formées. Il faut que leurs compagnons participe

Laurène:

un.

Olivier Marpeau:

et s'y intéresse pour que ça fonctionne bien. Et voilà. Puis au cours de la vie, la contras parfaite, elle n'existe pas. Ça change au cours de la vie et il fois à chaque fois s'adapter aux s contraceptive du moment

Laurène:

Se poser les bonnes questions de ou j'en suis maintenant. Qu'est ce que je veux? Qu'est ce qui me va plus? Qu'est ce qui me va? Super. Écoute, c'était passionnant. Je pense qu'on a eu, tu vois un h 17 au lieu de 15 minutes habituelles pour parler de contraception. Donc, au moins tout le monde pourra avoir cette ressource là avant d'aller challenger dans le cabinet de son gynéco éco. Mais non, merci et merci pour cette approche très neutre de tous les sujets. C'est extrêmement

Olivier Marpeau:

détache comme ça. C'est le baffe. Si le boulot de si nous, les médecins onar, arrivent à se détacher. Et voilà ce qui sait pas notre avis personnel, c'est vraiment les connaissances et ce que nous transmet la patiente et ce qu'elle veut vraiment. Et ça me l'apercevoir.

Laurène:

Merci olivier.

Olivier Marpeau:

Je t'en prie Laurène, à très bientôt.

Laurène:

Et voilà cet épisode hyper riche et terminé. Merci encore à olivier pour toutes ces explications, vous le savez, pour la partie sympto term, il a insisté sur l'importance de se former. Et évidemment moi, j'insiste aussi là dessus. Donc je vous mets en description le lien, notamment pour le séré club, qui est notre formation en sympto pour la contraception. Donc, si ça vous intéresse, allez jeter un œil pour rejoindre la prochaine promo. Et sinon, j'espère du fond du cœur que cet épisode vous aura éclairé. N'hésitez pas si vous reste des questions. Moi, je me réjouis de vous retrouver la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, je vous embrasse.