Émancipées, le podcast
Le podcast qui émancipe les femmes (et les hommes !) en leur donnant des clés pour comprendre leur corps et leur cycle, pour leur permettre de maitriser leur fertilité, leur contraception et leurs hormones avec autonomie et confiance !
Le savoir, c’est le pouvoir, et Laurène est bien décidée à vous apporter un max, en répondant à des questions qu’on se pose tous, ou pas, seule ou avec des experts passionnés, pour que votre intimité n’ait plus de secret pour vous !
Émancipées, le podcast
#95 PMA : la charge mentale dont personne ne parle
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À propos de l’épisode :
Dans cet épisode, je reçois Anne-Laure Bortolotti pour parler sans détour de la PMA et de toute la charge mentale qui accompagne les protocoles.
Ensemble, nous mettons des mots sur ce que vivent tant de femmes et de couples : la perte de souveraineté sur son corps, les traitements médicaux, l’impact sur le travail, le couple, la sexualité, les relations sociales et même son estime de soi !
Anne-Laure partage son parcours de plusieurs années, son expérience de l’infertilité inexpliquée, mais aussi les réflexions puissantes qui ont nourri son livre, Dame Nature la P**e. On parle aussi des tabous, des maladresses de l’entourage, des micro-violences médicales, de la culpabilité, et de l’importance de reprendre dans un parcours profondément éprouvant.
Un épisode sincère et plein d’humanité, qui fera du bien à celles et ceux qui traversent la PMA (on est de tout coeur avec vous ❤️!) ou leur entourage qui souhaite mieux comprendre ce que ce parcours implique vraiment.
Crédit photo Anne Laure : Julie Harreau.
Le livre d’Anne-Laure !
Et pour en lire un extrait, c'est ici !
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L'expérience de la PMA c'est l'expérience humaine de la dépossession de ton corps. Parce que tu te retrouves engagée dans des protocoles, un certain calendrier à respecter, des décisions qu'on prend pour toi en fait. T'es vraiment dans quelque chose où ton corps devient un objet médical. Tu vois quand tu dis charge mentale, ben oui t'as ce truc de, il faut déjà que tu sois hyper performant au travail. Il faut que tu arrives à être performant dans ton parcours de PMA.
Laurène:Et faire l'amour au bon moment.
Anne-Laure Bortolotti:Au bon moment avec une grande spontanéité.
Laurène:Oui. Bonjour à toutes et à tous je suis heureuse de vous retrouver pour ce nouvel épisode. Aujourd'hui, on va parler spécifiquement à celles et ceux qui sont concernés par la PMA, la procréation médicalement assistée. Mais aussi tous ceux qui gravitent autour parce que parfois on comprend pas ce qu'on peut vivre dans ces moments, là, dans ces parcours, là, toutes les émotions, toute la charge mentale. C'est ça dont on va parler avec mon invité aujourd'hui. Et ça peut aider aussi à être peut être plus empathique, plus à l'écoute. Des gens qui nous accompagnent. Donc, ne fuyez pas. Si vous n'êtes pas concernés directement, je vous assure que ça pourrait vous aider. On se retrouve donc avec. Alors ortho lotti a écrit un livre qui s'appelle chère dame nature, la pute, tout simplement. Mais au moins le ton est donné. Donc c'est parti. Place à l'épisode. Bonjour Anne-Laure merci de venir partager ce moment avec nous. On va parler aujourd'hui de la PMA et de tout toute la charge mentale, toute la perte de souveraineté. C'est un mot que d'employé que je trouve très chouette qu'on peut avoir dans ces parcours là toi, tu écrit un livre qui s'appelle chère dame nature la putte au moins, on sait, on va et j'adore. On va parler de tout ça. Est ce que tu peux commencer. Alors s'il te plaît, par te présenter.
Anne-Laure Bortolotti:Eh bien, je suis un là, j'ai 45 ans. Et donc je suis l'auteur de ce livre et qui s'appelle chère dame nature la pute et qui est sortie au mois d'octobre 2025 et qui raconte les huit années que j'ai passées en PMA pour avoir mon premier enfant. Et puis un petit peu plus après ça. Et c'est un récit que j'ai voulu sans pathos, drôle justement pour traiter un sujet qui peut paraître difficile et qui est compliqué avec un volet de l'humour pour permettre d'accéder à ce message là de manière plus simple et que ça puisse s'intéresser. Dés infertile parce que c'est suffisamment sincère pour être, pour intéresser des infertiles, mais aussi des personnes fertiles ou supposées fertiles, parce que c'est drôle et ça permet d'accéder à un message important
Laurène:Oui et puis peut être de savoir mieux accompagner les gens dans son entourage qui vivent ça et ou on n'a pas forcément les mots, on comprend pas tant qu'on n'a pas vécu. Donc c'est une ressource aussi pour les personnes qui gravitent
Anne-Laure Bortolotti:Exactement parce qu'il y a beaucoup de parce que c'est un sujet quand même qui est très tabou parce que ça touche à intimité, ça touche à la sexualité, ça touche à l'échec. Donc là, on est vraiment sur un super combo pour être super tabou. Et du coup, c'est un sujet, non
Laurène:touche pas à l'argent. Un petit peu remarque le dernier tabou de notre société quand tu dois aller à l'étranger, mais sinon, c'est vrai que ça touche à tous les tabous. Tu as raison
Anne-Laure Bortolotti:Et donc, du coup, c'est important aussi, je pense, de sensibiliser le grand public à ce qui est aujourd'hui un enjeu majeur de sentier public, parce que ça concerne un couple sur quatre. Et donc on a forcément dans notre entourage tous quelqu'un de concerné, parfois sans le savoir, mais on a forcément quelqu'un de concerné.
Laurène:Oui exactement elle là. En quoi toi? Tu sens que grâce à ce livre ou peut être avec tout ce que tu fais dans ta vie, tu participes à l'émancipation des femmes
Anne-Laure Bortolotti:Je pense que je participe à l'émancipation des femmes parce que je mets, je mets des mots là ou il y en a pas et ou généralement le silence, c'est une norme et moi, comme je parle de la PMA et de l'infertilité sans pathos, sans sans héroï, avec lucidité, avec humour. Parfois parce que c'est quand même, il y a quand même des situations très cocasses. En fait, j'en parle avec connecté et je pense que je redonne aux femmes quelque chose qui est fondamental, c'est le droit de ressentir ce qu'elles ressentent et de le faire sans culpabilité. Et je pense que nommer et comprendre et et se reconnaître, en fait, c'est déjà une forme très concrète de souveraineté.
Laurène:Oui et l'humour, c'est marrant que tu parles de ça là parce que juste avant de t'avoir, j'ai eu une journaliste qui écrivait un papier sur l'infertilité et qui m'expliquait qui elle même était confrontée. C'est pour ça qu'elle voulait écrire ce papier et qu'elle a eu envie d'écrire ce papier le jour ou elle était en train de manger une des sardines de. Pour optimiser sa fertilité qu'elle a reçu un texto de son gin éo lui disant vous venez d'avoir le pic de lh. C'est maintenant qui faut faire l'amour. Et du coup, elle a balancer ses sardines. Allez aller chercher sans son mari et elle s'est dit mais qu'est ce que je suis devenue? Et donc ça lui a donné envie d'écrire un peu sur ce côté un peu obsessionnel de la place que ça se met à prendre dans ta vie, ces essais bébés avec ou sans PMA. Et donc, et je suis toujours moi aussi très partisan, partisan de l'humour et de d'essayer d'apporter. Voilà un peu d'autodérision dans tout ça, parce que parce que ça peut être lourd et parfois avoir ses clés un petit peu plus malicieuses entre guillemets, ça fait du bien. Est ce qu'avant de parler peut être justement ce livre, tout ça et tous les enseignements qu'il y a dedans. Tu pourrais nous expliquer un peu ton parcours, parler de huit temps pour avoir ton premier enfant. Donc
Anne-Laure Bortolotti:c'était
Laurène:ton histoire à toi. C'était long. Je viens de croire.
Anne-Laure Bortolotti:moi, j'ai arrêté la pilule en 2008, le cœur léger et plein d'entrain. Ça allait être très simple. Bien sûr, j'allais tomber enceinte, sa lettre merveilleux. Et en fait, j'ai d'abord fait une grossesse extra terine. Je suis tombé enceinte, mais c'était une grossesse. PT. Et puis après, je suis passé par les phases de ceinture blanche de la PMA. Donc on m'a donné du clode surveiller des cycles d'ovulation, faire surveiller les ovulations, faire desages prendre de la progest j'ai une batterie de petits trucs comme ça, des petits réglages qui marchait plus ou moins. J'ai fait une fausse couche en 2011. Et suite à ça, il était question de reprendre du clomid et de repartir fait au bout d'un moment. J'en avais un peu, marc, je pense qu'au bout de trois ans de parcours, c'était devenu compliqué. Et là c'est mon mari et moi, on a décidé de. De passer par la PMA afin vraiment de passer à l'étape suivante. Et là, on a changé deux gynécologues de centre et on a commencé les la PMA en 2013. Donc, tu vois, il y a eu quand même toute une période entre on arrête le clode et on va passer à la PMA. Cette période là était assez longue que ça a pris presque un an parce qu'il y a eu comme un gros travail à faire sur sur moi sur nous, sur. Enfin vraiment, on avait vraiment l'impression de passer la vitesse supérieure, donc
Laurène:Et vous aviez une infertilité expliquée ou inexpliquée.
Anne-Laure Bortolotti:Inexpliqué et en fait, même, on n'était pas, on était au départ diagnostiqué comme infertile inexpliqué et le fait que j'ai fait une grossesse extra teine et que j'ai fait une fausse couche. Eh bien, on a été upgrade en hypo fertile inexpliqué. C'est à dire que ça marchait un peu, mais pas vraiment. Donc c'était original.
Laurène:ouais.
Anne-Laure Bortolotti:Et là, on a fait des inséminations artificielles. On était suivi à Marseille. On en a fait trois à la quatrième. J'ai fait une hyper réponse et on n'a pas pu, elle n'a pas pu avoir lieu. Et là, je pense que là on s'est dit c'est trop, passons fi, parce qu'en fait, ça devenait vraiment. Lourd à organiser et à vivre même. Tu vois aller bons les phases ou tu y crois les phases ou tu attends les phases, il y a un échec. Et puis il faut recommencer et on a, on a décidé de passer aux five. Ça c'était en fin 2013. Et entre 2014 et 2015, on a fait trois filles. Et c'est la troisième fille qui a donné six embryons, dont l'embryon, qui a donné ma fille aînée qui aujourd'hui a va avoir 10 ans.
Laurène:Ou
Anne-Laure Bortolotti:Ça commence à dater
Laurène:ou,
Anne-Laure Bortolotti:et on avait quatre embryons surnuméraires qui ont été congelés au labo de PMA. Voilà. Et donc entre le moment que j'arrête la n en 2008 et le moment ou j'ai mon enfant, il se passe huit ans parce qu'elle est née en 2007.
Laurène:Et donc c'est quatre embryons est ce que c'est de là qui est arrivé un numéro deux.
Anne-Laure Bortolotti:Non, c'était le plan. C'est à dire que quand ma fille a commencé à être, ma première fille a commencé à être un peu grande. On s'est dit un peu 18 mois. On s'est dit il faut peut être pas tarder parce que son on a mis huit ans pour avoir le premier peut être être très, très long. Pour le deuxième, on a ses quatre embryons au Cong. On savait qu'on allait devoir certainement passer par la PMA, mais on s'était dit voilà, on fera stimulation simple. Donc. Pas de piqûre et on transféra ces embryons. Ça marche, ça marche, ça marche pas tant pis. On restera à trois et ce sera déjà super parce que moi je me voyais pas repartir dans une PMA avec un 18 mois dans les pattes, les couches pour moi, ça me semblait
Laurène:Oui.
Anne-Laure Bortolotti:le bout du monde tout que j'avais un enfant qui ne dormait pas tellement. Tu vois qui n'était pas tellement fan de la
Laurène:ce n'est pas parce qu'on les attend huit
Anne-Laure Bortolotti:Non, non, non, pas du tout. Alors j'ai raté des cases à cocher. Tu sais, sur le formulaire au labo, je ne sais pas, il a, je ne sais pas. Et donc on s'était dit bon, allez, on essaie ces quatre brions. Et puis on verra et on est allé voir le gynécologue. J'avais mes ordonnances, on attendait mon gi. Et au moment ou j'ai eu manger un, j'appelle la secrétaire du gynécologue pour dire c'est bon, aller. On peut tout caler. Et là elle me dit il est en vacances et elle m'a dit soit vous avez affaire à son remplaçant, soit vous attendez la rentrée. Et moi, j'ai dit plus à deux mois près, allez, attendons la rentrée et en fait, tu tombais enceinte entre temps. Donc je fais partie de ces 20 % de femmes parce que c'est que 20 qui remettent ça après une PMA et qui tombent enceinte, un truc de
Laurène:naturellement.
Anne-Laure Bortolotti:truc de fou. Donc du coup, on n'a pas utilisé ces quatre ces quatre embryons. J'ai eu mon deuxième enfant. Donc premier test de grossesse positif de ma vie, un truc qui ne m'était jamais arrivé en huit ans en 10 ans, un truc de fou
Laurène:Ouais,
Anne-Laure Bortolotti:et donc une grossesse spontanée, une grossesse qui s'est très bien passé. Un truc vraiment. Incroyable. Tu vois, tu sais pas d'ou ça sort, tu sais pas ce qui s'est passé. Quoi concrètement et et en vrai, c'est de choisir de choisir le sort de ces quatre embryons surnuméraires au bout des 50 conservations qui a déclenché l'écriture de ce livre. Parce que je me suis trouvé face à, tu sais, il faut faire un choix au bout de cinq ans. Tu ne peux plus les conserver. Nous on sentait qu'on était complet à quatre, qu'on n'allait pas remettre ça avec les embryons qu'on avait en plus. Et donc voilà, au bout de cinq ans, il faut choisir quel le choix entre, tu sais soit les donner un couple, soit les donner à la science, soit les détruire. Et on cachait. On mettait la décision soigneusement sous le tapis tous les ans
Laurène:ouais, c'est une sacrée
Anne-Laure Bortolotti:Ouais. Ouais. Et puis c'est une décision de couple parce que c'est moitié de patrimoine génétique de chacun. C'est hyper, très hyper engageant. Et puis tu reçois juste un pot formulaire qu'il faut remplir avec une case à cocher et signer. Exactement. Il n'a pas pas d'accompagnement psychologique. Donc t'es face à ce choix, il faut que il faut que tu prennes à deux hyper. Et donc c'est de recevoir ce courrier. Je me suis dit la PMA, en fait, la page de la PMA n'est pas terminée, n'est pas tournée. En fait, il. Je sentais
Laurène:clos le sujet.
Anne-Laure Bortolotti:Oui, exactement. Et donc c'est, c'est de remplir ce courrier, d'en reparler avec mon mari qui a fait que je me suis rendu compte que j'avais besoin d'écrire son sujet. Et c'est pour ça que j'ai écrit ce livre.
Laurène:Ok. Et alors? Est ce qu'on peut savoir. Le sort
Anne-Laure Bortolotti:Ah oui, je
Laurène:des quatre.
Anne-Laure Bortolotti:On a choisi la destruction et c'était un crève cœur pour moi parce que quand j'étais PME, quand j'étais une femme en PMA, j'étais persuadé, j'étais convaincu. J'aurais mis mes deux pieds, mes deux mains à couper que j'allais donner mes embryons à un autre couple si jamais l'occasion se présentait et en fait, Il y a eu plusieurs choses. La première chose, c'est que, tu sais, je voyais mes enfants grandir et j'avais beaucoup de mal à imaginer notre patrimoine génétique entre guillemets dans une autre famille. C'est très, c'est vraiment très difficile. Et moi, j'avais un côté aussi, je me disais et si demain, la loi de bioéthique était amenée à changer? Et si ces embryons dans une autre famille étaient devenus des enfants qui venaient toquer à la porte? Tu as j'imaginais des. Et je me disais ou ou ça dépasse, on ne sait pas en fait. Et à côté de ça, j'avais mon mari qui, pour lui, c'était clair et net que c'était non de les donner à un autre couple parce que lui c'est quelqu'un de très cartésien, très factuel et il se projetait pas du tout dans le et si et si ça avait donné ici,
Laurène:oui.
Anne-Laure Bortolotti:pas du tout. Donc je pense que si même moi, je. J'avais réussi à transcender cette partie de moi et à me dire ok, je vais les donner un autre couple parce que c'est vraiment important. Je ne crois pas que j'aurais réussi à le convaincre. Et comme c'est une décision de couple, tu as été obligé de faire une décision, de faire un compromis
Laurène:un choix. Je comprends tellement tout ce que tu dis et tu vois les femmes que je connais qui ont reçu un don d'embryon. Souvent, c'était des doubles dons d'honneur. Tu vois de gens qui, en fait, n'avaient pas une famille avec ce patrimoine là. Et là, je pense que du coup, c'est très différent, mais je comprends très bien tout ce que tu dis et d'avoir des enfants et d'imaginer ce patrimoine là ailleurs. Je pense que j'aurais mené peut être la même réflexion que toi. Donc je comprends très bien parce
Anne-Laure Bortolotti:Mais ça a été hyper durre moi pour tout te dire mon mari ou d'un m'a même dit je vais aller poster la lettre. En fait, c'est pas toi qui il y avait. Je pense qu'il avait peur que je change vite ce que je me dis, mais la lettre dans la plate. Et quand j'ai posté cette lettre, franchement, je pleurais. C'était vraiment, ça a été vraiment un moment hyper charnière parce que j'avais l'impression de renier la fille que j'étais. J'avais l'impression de trahir toute une communauté de PME. Tu vois comme si tout d'un coup je tournais ma veste. C'était ou c'était une décision vraiment, vraiment difficile et. Pas du tout pour enfin pas du tout pour lui, beaucoup moins pour lui, parce que je crois qu'il se projetait plus dans l'avenir. Et voilà, on avait nos enfants. C'était très bien, mais moi, je voyais tout le passé. Tu sais tout ce que ça avait tous les efforts qui avaient été consentis pour obtenir ces embryons et de me dire wow, on va les détruire. Quoi? On dé détruit toute une partie de ma vie et.
Laurène:Ou mais tu parles beaucoup de communautés de p. Je pense que tu as peut être justement échangé avec des femmes. Ce truc de communauté que lui n'a peut être pas eu. Et donc ce besoin de solidarité envers ces femmes que lui a peut être pas forcément ressenti de la même façon. Quoi
Anne-Laure Bortolotti:raison. Tu vois, je n'avais jamais vu ça comme ça, mais a complètement raison ça que lui n'en parlait pas. On parlait à personne et moi, j'avais toute cette communauté. À l'époque, il y avait été la grande époque des blogs. Et donc on était toute une communauté de blogueuse des PME et on sait, d'ailleurs, c'est de là qui est venu le. Chère dame nature la putte parce qu'on l'appelait dame nature la putte entre nous. On appelait d NLP parce qu'elle nous savonnait bien la planche et qu'il fallait vraiment tu, c'est arriver à personnifier la fatalité. Quoi de se dire? Il a forcément un coupable. Ce n'est pas moi. Il y a un coupable et c'est dame nature, la pute.
Laurène:c'est la
Anne-Laure Bortolotti:Et donc c'était entre nous, on l'appelait d, NLP et c. Voilà, c'est venu de là, en fait.
Laurène:Ok.
Anne-Laure Bortolotti:Et c'est vrai que à cette époque, là moi, je parlais beaucoup avec ces autres femmes et lui, pas du tout. Donc sûrement raison,
Laurène:ou de les trahi. Elle, je comprends. Donc c'est là que naît ce besoin. Toi, c'était pas. Est ce que t'écrivais déjà. C'était quoi ton histoire par rapport à l'écriture
Anne-Laure Bortolotti:Alors moi, j'ai toujours écrit mais j'ai jamais publié quoi que ce soit déjà à l'époque ou j'étais en PMA. Donc je tenais ce blog. Et donc je documentait beaucoup mon parcours et ça en fait quelque part. Ça a été un peu le terreau du livre parce que j'ai quelque part, j'ai planté des petites graines en racontant un peu mon parcours. Puis ça m'a permis aussi d'avoir accès à un. À tous ses écrits pour me baser sur ça, pour écrire ce livre, parce que t'imagine, ça fait un petit moment quand même. Donc je me ais pas de tout exactement dans les étapes, etc. Et là au moins, il s'est daté ou exactement exactement comme un journal de bord. Donc j'ai toujours écrit voilà, mais jamais, jamais rien publié officiellement et.
Laurène:C'est vraiment ce projet là qui t'a donné les ailes pour pour te lancer dans l'édition.
Anne-Laure Bortolotti:Ouais. En fait, j'avais, je sentais que j'avais besoin d'écrire cette histoire parce que j'avais notamment publié un article sur LinkedIn qui s'appelait j'ai menti à mon employeur pendant sept ans et Où je racontais, tu sais, l'hypocrisie qu'il y a à en parler en entreprise parce qu'à À partir du moment où tu dévoiles le fait que tu es en PMA, tu dévoiles ton souhait de maternité et donc tu risques d'être stigmatisée placardisée Tu vois, il y a quand même un truc qui plus risqué. Et moi j'ai parlé de ça sur LinkedIn et cet article a dépassé mon deuxième, mon troisième cercle cercle. Il y a des femmes en privé qui m'ont raconté et qui m'ont dit grâce à vous, j'ai fait mon coming out PMesque Je suis allée en parler à mes équipes et je me suis dit wow, mais il y a un vrai sujet en fait. Et donc je me suis dit j'ai cette histoire à écrire. Je sentais que la page n'était pas complètement tournée et tu vois et que c'était encore un sujet qui était vraiment d'actualité et qu'on n'en parlait pas suffisamment. Et c'est comme ça que j'ai décidé d'écrire ce livre.
Laurène:Ouais. Ouais, c'est tous les débats qu'il y a eu aussi avec les jours de carence pour les arrêts de grossesse fausses couches où du coup si tu demandes tu
Anne-Laure Bortolotti:Mais oui, ça double tranchant.
Laurène:ça, tu vas là, tu, donnes jeu de carte quoi es
Anne-Laure Bortolotti:moi, à l'époque le droit, tu sais, il y a aujourd'hui, il y a une une loi qui est passée qui autorise les femmes en PMA à avoir des absences
Laurène:bien sûr
Anne-Laure Bortolotti:pour pour les étapes de leur parcours et les hommes aussi. Et moi, quand j'étais en PMA, ce droit n'existait pas, mais honnêtement, s'il avait existé, je ne pense pas que je m'en serais servi moi à l'époque parce que je cachais à mon employeur. Vraiment, je voulais surtout pas apparaître pas fiable. C'était vraiment, tu sais. Ce truc, ce n'était pas possible dans un environnement d'homme. En plus, c'était vraiment un truc. C'était en dehors de l'entendement. Et donc je le cachais à mon employeur. Et donc j'utilisais mes congés mes rtt parfois, quand j'en avais plus, j'utilisais des arrêts de travail pour pouvoir me rendre à mes examens en cachette c'était hyper compliqué Et il y a une étude qui est sortie. Je crois en octobre, qui a été portée par le collectif BAMP Je crois qu'il y a encore 82 % des gens qui utilisent leurs congés plutôt que d'utiliser le droit à absence. Et il y a 59 %. Il me semble un truc comme ça, un peu plus de la moitié des gens qui n'en parlent pas parce qu'ils ont peur d'être stigmatisés Donc tu vois, il y a malgré le fait que cette loi existe. Il y a encore, il y a encore un très, très gros tabou en entreprise.
Laurène:Ouais, ouais, mais c'est tous les sujets sur que ce soit la fertilité, le cycle Tu vois Toutes les choses sur les congés menstruels aussi des femmes qui souffrent énormément pendant leurs règles. C'est à double tranchant parce que tu as ce risque après de discrimination de stigmatisation. Comme tu dis de que tout le monde connaisse tes intentions, tes soucis et tout ce que tu veux et
Anne-Laure Bortolotti:et qu'on se dise.
Laurène:le milieu du travail
Anne-Laure Bortolotti:On te placardise parce que oh la la mais donc, en fait, elle a un projet bébé, donc elle va nous pondre un arrêt maternité. Exactement. Donc on ne va pas lui donner ce projet là parce que bon, on sait jamais la fin. Tu vois? c'est ingérable en
Laurène:j'imagine que c'est quand tu parles de charge mentale de la PMA, de perte de souveraineté de la PMA, ça en fait, évidemment partie. Est ce qu'on pourrait faire, un état des lieux de, tu vois tous ces tous ces thèmes que toi, un peu plus de société en fait autour de ce sujet que tu as voulu aborder dans ton livre.
Anne-Laure Bortolotti:Oui en fait, je pense que l'expérience de la PMA, c'est l'expérience humaine de la dépossession de ton corps parce que tu te retrouves engagée dans des protocoles, un certain calendrier à respecter des décisions qu'on prend pour toi. En fait,
Laurène:Ou.
Anne-Laure Bortolotti:T'es vraiment dans quelque chose où ton corps devient un objet médical. Tu deviens ou c'est ça? Tu deviens un instrument médical avec des des calendriers, des protocoles, des chiffres, des dosages. Et en vrai, tu sais, cette ambivalence qu'il y a à paraître performant au travail alors qu'à l'intérieur, tu vis quelque chose, où t'es complètement instable et très vulnérable. Et ça, c'est ça un vrai sujet quand tu es en PMA. Et donc tu vois quand tu dis charge mentale, ben oui, t'as ce truc de, il faut déjà que tu sois hyper hyper performant au travail parce que tu veux pas montrer que voilà, il faut que tu arrives à être performant dans ton parcours de PMA parce qu'il faut respecter le protocole machin rien oublier. Et c, tu vois déjà Et faire
Laurène:l'amour
Anne-Laure Bortolotti:au bon moment, ça avec une grande spontanéité.
Laurène:Ah, ouais,
Anne-Laure Bortolotti:Donc
Laurène:disait qu'on m'a demandé tout à l'heure si c'était gênant. Si tu vois la qualité du rapport avait un impact sur la qualité du bébé, j'ai à pas du tout parce que sinon l'humanité serait vraiment là en des perditions parce que c'est que des petits qui qui rapides je te rassure parce que c'est le bon moment,
Anne-Laure Bortolotti:mais tu sais, je me rappelle, ça me fait penser quand j'ai passé le test de Huhner la première fois que je l'ai passé. Bon, tu sais, tu as une espèce de, tu as une espèce de fiche là où on t'explique il faut que ce soit alors un rapport non protégé des fois que
Laurène:Ou
Anne-Laure Bortolotti:tu dirais un test.
Laurène:attends, je fais une parenthèse Test de Huhner Pour les gens qui savent pas, ça se fait de moins en moins, mais c'est ce qu'on appelle le test post-coïtale où on te demande de faire l'amour et d'aller dans les trois heures qui suivent dans le cas.
Anne-Laure Bortolotti:h pas mois à l'époque, c'était six fois.
Laurène:ça dépend peut être en tout cas chez ton gynéco pour faire un prélèvement, pour voir comment est ta glaire comment les spermatos se déplacent dans ta glaire moi, c'est un truc que je trouve génialissime Et je trouve ça trop dommage qu'on le fasse plus génial parce que je suis passionné de glaire cervicale pour les coupes. C'est un peu moins génial sisime, mais ça se fait de moins en moins. Je ferme la parenthèse pour que les gens qui nous écoutent sachent de quoi tu parles.
Anne-Laure Bortolotti:Ok, donc ce test post-coïtale je reçois une fiche qui explique comment ça doit se passer, mais il n'y a pas écrit la position. Tu vois la position du rapport et moi, vraiment? J'y ai pensé. Je me suis dit mais attend c'est hyper important. Est-ce que vraiment vois pour avoir une grosse récolte?
Laurène:Faut-il une levrette
Anne-Laure Bortolotti:Non, mais voilà. Exactement. Tu sais, c'est des c CER, c'est des vrais sujets, mais personne n'en parle en vrai. Tu vois, Donc moi j'en parle.
Laurène:Il ne faut pas de levrette, c'est pas moi. J'ai bossé la question, c'est pas nécessaire,
Anne-Laure Bortolotti:Voilà.
Laurène:mais. Oui, avec toute cette dimension à la fois de charge mentale, mais sur des choses très intimes. Et très ou normalement, tu ne parles pas de ça.
Anne-Laure Bortolotti:c'est ça.
Laurène:On te donne pas de directive normalement sur ces sujets là
Anne-Laure Bortolotti:Et puis tu te mets à vivre pour ta PMA entre guillemets. Donc tu penses à ça tout le temps. Donc même quand tu n'en parles pas, en fait, tu penses à ça. Donc là t'as une charge mentale perpétuelle en tâche de fond.
Laurène:Parce qu'on On a parlé du milieu du travail, mais c'est évidemment bien au delà et ça prend une place dans dans les relations personnelles amicales un peu partout.
Anne-Laure Bortolotti:parce que tu te retrouves face à des en face de toi, des interlocuteurs qui ne sont pas forcément au courant de ce que c'est exactement une PMA. Ils ne savent pas ce c'est Ils ne savent pas ce que c'est la fertilité. Ils se rendent pas compte de ce que ça représente en calendrier, en protocole en organisation, en mensonge auprès de ton employeur. Et donc tu te retrouves face à des gens qui, parfois, comme ils sont un peu secs en termes de réponses, vont te dire ah, mais ça, c'est pas ce que t'es trop stressée T'y penses trop. Donc il faut que tu partes en vacances. Et puis, tu sais, le cousin du neveu, la cousine du neveu de la boulangère de ma sœur. et bien, elle écoute, elle a changé de travail et paf elle est tombée enceinte, Changes de travail.
Laurène:ou c'est le jour ou elle a fait les démarches pour adopter ça. C'est le
Anne-Laure Bortolotti:ça aussi. Ou alors on parle de ces belles histoires, donc c'est fantastique. Et donc elle reste mais en vrai, les gens te servent ça comme discours et toi déjà, t'es dans une démarche où tu culpabilise beaucoup en te disant c'est chez moi, ça ne marche pas. C'est terrible. Et en plus, on te dit t'es trop stressée C'est ma faute. Je devrais faire plus de sophrologie tu vois? Et donc c'est encore plus culpabilisant Et donc du coup, les gens généralement qui sont infertiles a souvent ce que je constate, c'est se murent dans un silence parce qu'ils préfèrent ne pas en parler. Au moins comme ça, ils évitent toutes les bourdes. Et donc, du coup, ils esquivent et vous les enfants, c'est pour quand non, non, tu sais, c'est pas pour tout de suite. Alors qu'en fait derrière dans l'arrière boutique, c'est protocole injection. Et bien sûr que t'y penses, mais du coup, en faisant, ça en s'isolant, en fait, on entretient un peu un tabou. Et ça, c'est un vrai souci parce que bah moins on en parle, moins les gens sont informés, moins on en parle et On s'en sortira jamais quoi,
Laurène:ouais, c'est de l'auto-protection tu n'as pas pas envie de rentrer dans ces débats
Anne-Laure Bortolotti:Ben oui, parce que exactement tu n'as pas envie de te trouver confronté à une accumulation de lieux communs ou de trucs culpabilisants blessant ou qui vont pas aider quoi?
Laurène:Ouais, on parlait tout à l'heure de par rapport aux embryons. La différence de réaction entre ton mari et toi Est-ce que, justement par rapport à cette charge mentale, à tout cette, ce ce poids de la PMA, toi, tu as observé une différence. Entre les hommes et les femmes et comment on pourrait peut être mieux répartir parce que je devine peut être un tout petit peu la réponse. Mieux répartir sur les quatre épaules.
Anne-Laure Bortolotti:Bien sûr que c'est la femme qui qui subit le plus, parce que je pense que 95 % des traitements, des examens, des effets secondaires sont portés par la femme. Donc, bien sûr, c'est le corps de la femme qui devient. Qui vient là pour produire cette c. C'est hyper violent pour la femme. Il ne Je pense que c'est, il ne faut pas négliger le fait que c'est ça. C'est dur aussi pour l'homme de trouver sa place dans ça, dans notre parcours à nous. Ce qui a été très soutenant, c'est que mon mari m'a fait toutes les injections. Parce qu'en fait quand il quand on a commencé les inséminations, on m'avait tout expliqué avec une petite balle en mousse machin, le stylo et tout super. Et je me suis retrouvée dans l'incapacité totale de me piquer, C'est-à-dire je n'y arrivais pas physiquement. Mes doigts ne voulaient pas actionner le bouton Quoi? Et c'est lui qui m'a piqué. Et après, c'est lui qui m'a fait toutes les injections sauf injection qui nécessitait un infirmier. Mais donc, en fait, on avait trouvé notre équilibre aussi comme ça, parce que c'était sa manière à lui de participer. Tu vois de participer au protocole, il avait l'impression d'être acteur C'était pas juste mon truc dans mon coin où moi, je faisais mes petites injections et puis lui, il allait se br*nler dans un labo et puis super, et son boulot était terminé, puis il porte la mallette. Et puis c'est fini en vrai, c'était sa manière à lui. C'était sa manière à lui de participer. Il Et c'était c'était hyper soutenant. Et puis il y avait aussi ce truc de, il mettait beaucoup d'humour dans le protocole. Donc il remontait beaucoup de moral, le moral et, et ça, c'est vrai que c'est assez soutenant moi, je pense aux femmes qui vivent ces parcours seules Et je me dis, tellement dur. Tu vois, je pense qu'il faut vraiment être entourée parce que c'est. Des moments hyper violents pour le corps hyper violents émotionnellement Et comme tu dis, il y a une vraie, c'est pas très égalitaire. Quoi? C'est quand même la femme,
Laurène:Mais la PMA n'est pas égalitaire. Et quand bien même, je refuse toujours de parler de responsable dans l'infertilité parce que ce n'est jamais aussi binaire, mais quand bien, même parfois, tu as vraiment un sujet de spermogramme très, très identifié. Il n'y pas pas de débat, ça reste la femme qui va subir tous les protocoles, etc. Et Et du coup, évidemment, que nos corps emportent les stigmates, nos cœurs, nos esprits, c'est beaucoup plus lourd. Donc tout ce qu'on peut faire pour pour mieux répartir, c'est toujours salvateur.
Anne-Laure Bortolotti:Oui. Et puis je me rappelle quand j'étais en PMA, qu'on échangeait avec toutes ces blogueuses il il y en avait une notamment je me rappelle que, en fait, c'était son mari. L'infertilité était avérée était du côté de son mari. Et pour autant, il ne changeait absolument rien dans sa façon de vivre. Et elle, ça la rendait folle parce que c'est elle qui subissait toutes les injections et tout et lui à côté, continuait à fumer, à boire à cette c. Donc, je pense que. Il y a des cas comme ça, mais même dans les couples qui sont très conscients de la charge qui doit être répartie sur l'homme et la femme et et de l'aspect émotionnel aussi que porte la femme, je pense que même là, c'est ça, c'est un vrai sujet parce que tout d'un coup, ton couple est mis à l'épreuve et et souvent, sans que ça a été planifié, sans compter. Tu vois ça sans qu'on t'ai donné des clés. Et c'est un vrai, un vrai sujet de couple. Et et puis tu as aussi ce truc de malentendu émotionnel qui fait que tu souffres pas forcément en même temps et pas forcément au même rythme parce qu'une femme. Peut-être qu'un homme, il va souffrir juste au moment où ça n'a pas marché, mais une femme, elle va, tu sais, avoir toutes ces vagues de, j'y crois beaucoup. Ma température est haute. C'est génial. C'est génial. C'est génial. Ah, ça se casse la gueule. C'est foutu. Ah j'ai mes règles je suis dégoûtée Et donc ce truc, c'est la femme qui te vit dans le corps. Ça c'est pas,
Laurène:Et puis avec ça, en plus tes hormones indépendamment, de est-ce que ça a réussi ou pas réussi, te font des symptômes.
Anne-Laure Bortolotti:Oui où tu pourrais croire. Et puis en fait non, exactement
Laurène:Ou non, mais c'est la double peine parce que oui, tu as les règles, mais t'as en plus le SPM, tous les symptômes de fin de cycle à à gérer. Et et puis même tu vois dans les rendez-vous et ça, je sais que c'est un truc dont je parle beaucoup avec beaucoup de gynécos en centre PMA qui ont vraiment modifié leur approche et qui maintenant veulent les hommes en face d'eux. Et parlent aux hommes, mais pendant longtemps dans les, il y a plein d'exemples de témoignages de couples qui disaient en fait l'homme. disait On m'a même pas regardé, on ne m'a pas parlé. On disait, madame, c'est comme si je n'étais pas dans la pièce, etc. Non que. Il y a aussi tout cet environnement qui est en train d'évoluer, mais qui fait que que la femme c'est la PMA, c'est la femme. Et puis l'homme, il est là pour, comme tu dis, allez ébranler au bon moment, mais c'est quelque chose qui qui qui doit changer. Parce que parce que même si c'est que de l'ordre de l'inconscient autour, c'est un poids énorme
Anne-Laure Bortolotti:Énorme et et puis il y a aussi une, je pense qu'il y a une grande fille. Il y a une grande injustice parce que je ne dis pas que allez faire un recueil de se ferme. C'est ce qu'il est de plus agréable
Laurène:Ouais, ouais.
Anne-Laure Bortolotti:Mais ce que je veux dire, c'est que c'est chimiquement agréable. Tu vois, ils se sont entraînés toute leur vie pour dire avec leurs parents dans la la pièce d'à côté, toute leur vie se sont entraînées pour ce moment précis. Ils vont y arriver. À un moment donné, ils vont y arriver, mais tu vois la femme à aucun moment ou nous, c'est agréable, en fait. Et il n'y a aucune étape d'un traitement d'un protocole de PMA qui est agréable. Ou tu peux dire ça va, ça n'arrive pas. Donc il y a une certaine injustice. Il y a une espèce d'am bivalence émotionnelle de tu adore ton mari, tu l'aimes et tout ce que tu veux ou ton partenaire, mais en même temps aussi, quelque part, tu le déteste parce que tu vis quand même quelque chose qui tu vois, qui est profondément douloureux et difficile. Donc c'est.
Laurène:c'est dur de pas avoir de rancœur de ne pas avoir de sentiment de sacrifice. Je ne sais pas si c'est quelque chose que tu aborde ça c'est peut être ce truc de se dire je fais tout ça, moi dans mon corps
Anne-Laure Bortolotti:Oui, bien sûr. Et puis moi, j'y pensais beaucoup et c'est pour nous quoi? C'est vraiment comme tu dis, c'est une notion de sacrifice. Et puis tu as aussi ce truc ou tu culpabilise aussi en te disant c'est ma boîte à bébé qui marche pas. On fait tout ça, ça. Fonctionne pas et s'il me quittait pour une personne fertile. Donc tu as aussi ce truc, tu sais qui est entre un paramètre de dire mais peut être que lui, ça marcherait très bien s'il allait avec quelqu'un d'autre que notre infertilité était inexpliquée. Donc vraiment, il y avait a priori pas de cause biologique ou tu vois qui faisait que ça ne marchait pas. Donc plein d'enjeux comme ça. Et puis t'as un truc très important aussi dont on n'a pas parlé encore. C'est la fin de la spontanéité dans tes rapports, tes rapports sexuels, ta vie de couple elle devient programmée minutée parfois tu dois faire l'amour juste pour te dire ok, c'est pour pouvoir laisser le délai qu'il faut bien qu'il faut laisser avant.
Laurène:a mon sperme?
Anne-Laure Bortolotti:Ouais, tu vois assez. Franchement, ça devient un minuté calculé. C'est sur l'intimité. L'impact est énorme parce que tu passes d'un moment où c'est super. J'arrête la pilule. On va faire l'amour et on aura un enfant. Tout est merveilleux à bon bah là chéri Ça y est j'ovule Il faut y aller là. Tu vois? T'es sur autre chose.
Laurène:Ouais avec toute la pression qui va avec le risque que ça ne marche pas. Et là encore, la rancœur de c'était maintenant et t'es pas allé au bout. Et ça, c'est un vrai problème aussi d'arriver à pas en vouloir à l'autre quand en fait un moment ou pas, non, ça ne marche pas.
Anne-Laure Bortolotti:Ben oui.
Laurène:C'est quoi les conseils qu'on pourrait donner à des gens qui nous écoutent et qui se disent tout ce qu'elles me disent? C'est exactement ce que je suis en train de vivre pour arriver à la décharger un peu cette charge, à la retrouver cette souveraineté.
Anne-Laure Bortolotti:Ce qui est vraiment important, je pense, bien sûr, on peut parler de, tu sais, les manières de s'organiser, les choses que tu peux faire pour toi, en médecine naturelle, etc. Après chaque parcours est différent est différent, donc chaque pathologie est différente. Mais je pense que ce qui est important, c'est de s'autoriser. À penser que ce qu'on vit est juste et que c'est difficile et que c'est et que c'est douloureux. Et c'est normal. Et à partir du moment déjà, où on arrive à faire ce shift là. Je pense qu'il y a quelque chose qui qui fait du bien à l'âme et mettre des mots sur ce que tu vis. Ça c'est, je crois aussi, hyper important, parce qu'on a trop tendance à s'enfermer dans le silence quand on est en PMA et clairement, ça ce n'est pas aidant.
Laurène:Oui et par ton livre, toi, j'imagine que tu reçois plein de témoignages de femmes qui doivent te dire là, mais merci.
Anne-Laure Bortolotti:ouais. Moi, je reçois et je reçois plein de témoignages qui disent j'ai l'impression qu'il y a quelqu'un qui est dans ma tête. L'autre jour Il y a une dame qui m'a dit j'ai réveillé mon mari. J'étais en train de lire votre livre et j'ai réveillé mon mari à deux heures du matin pour lui dire et oh, il y a quelqu'un là qui pense comme moi, je ne suis pas folle. Je ne suis pas une horrible personne. Et tu vois, c'est énorme. Il y a une autre, une autre personne qui m'a dit maintenant je sais à qui adresser ma colère. Ce n'est pas envers moi, c'est envers dame nature et la fatalité. Et je me suis dit ouais ça, c'est hyper puissant parce que à partir du moment où tu te dis c'est pas que ma faute en fait, parce que quand tu en PMA, tu culpabilises beaucoup. Tu te dis c'est forcément moi, je suis nulle, je n'y arrive pas tout. Je pense que toutes les femmes en PMA passent pas par cette phase là et à partir du moment déjà, où tu renverses le truc en te disant c'est peut-être la faute juste de la fatalité et la faute de dame nature. Et ce n'est pas que ma faute à moi ou ce n'est pas ma faute à moi du tout.
Laurène:ouais. Et puis dame nature. Ça évite aussi toujours ce truc. Parce que moi, je pense que c'est un vrai sujet d'en vouloir aussi à l'autre. Aux partenaires, tu vois de trouver une tier, une tierce personne, un coupable idéal. Je ne crois pas que soit idéal, mais en tout cas, parce qu'en fait, c'est ça, au final, c'est à at tirer la mauvaise carte. Ça c'est dame nature qui qui a pu donner la mauvaise carte,
Anne-Laure Bortolotti:c'est ça. Elle est farceuse et elle, elle me savonne la planche quoi
Laurène:Ouais, ouais,
Anne-Laure Bortolotti:ou,
Laurène:mais avec quand même très souvent une happy end à la fin avec un chemin plus ou moins long et plus ou moins éprouvant, mais mais c'est aussi important de garder ça en tête.
Anne-Laure Bortolotti:Ou il faut le garder en tête. Il faut, il ne faut pas oublier qu'il y a 50 % des gens qui termineront leur parcours de paiement sans avoir un bébé dans les bras. Donc ça fait quand même une personne sur deux, ce qui est quand même assez important, mais mais oui, je. Moi, je suis, je suis je suis assez convaincu que, bien sûr, ça va apporter des capacités de résilience, de force, etc. Et ça, c'est que tu finis so pas avec un bébé dans les bras et des qualités qui vont fermer pour la vie. C'est super. Il ne Il faut pas oublier, il Il ne faut pas s'oublier dans le parcours. Je crois aussi, et et comme je te disais tout à l'heure, arriver arriver à mettre des mots, à verbaliser, à s'autoriser, à penser que ce qu'on vit est légitime. C'est juste d'être. D'être dans l'état dans lequel on est que ce qu'on traverse est une épreuve difficile. Je crois que ça, c'est vraiment hyper important.
Laurène:Il y a un truc aussi dont tu m'avais parlé. C'est le concept de micro violence médicale, toutes ces petites Ce dont on n'a pas l'habitude qui peuvent déstabiliser Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus.
Anne-Laure Bortolotti:En fait, je je me suis rendue compte moi dans mon parcours que le personnel médical n'était pas toujours formé à l'empathie, notamment. Tu vois, il y a un truc qui me reste en tête. C'est, j'ai souvent entendu. Ah oui, vous êtes stérile. Non, en fait, je ne suis pas stérile. Je suis infertile et tu vois du point de vue. Alors tu pourrais dire oui, c'est un petit verba. Non, mais en vrai, quand tu es infertile, c'est hyper important parce que stérilité, ça entraîne quelque chose de définitif. Alors que toi t'es juste en train d'essayer de te battre pour avoir un enfant. Tu es juste infertile. Et donc tu vois ce genre de petits mots. Donc c'est généralement des secrétaires dans des labos ou tu vois qui qui peuvent sortir ce genre de choses. Ça, ça fait partie des micro violences et t'as aussi tout ce qui est tout ce qui touche à la nudité. Parce qu'en fait, t'es tout le temps à poil quand t'es en PMA, alors moi, je gardais mes
Laurène:moins du bas.
Anne-Laure Bortolotti:Ouais, c'est ça. Donc moi, je gardais mes chaussettes. Donc il y avait un running gag sur. Un running gag sur les chaussettes. Donc moi, j'avais toujours mes chaussettes fétiches. C'était vraiment un truc entre PME, quelle chaussettes on va mettre. Donc il y a vraiment bon un poil, mais tu gardes te chaussettes pour dire que t'es pas complètement ou et t'es pas complètement à po. Donc moi, j'avais mes chaussettes fétiches avec des girafes
Laurène:ok,
Anne-Laure Bortolotti:magnifique. Et donc, tu sais, ce truc de aussi, c'est un peu comme une parade en fait, parce que t'es. Ben. Voilà, c'est une manière quelque part de reprendre le contrôle sur une situation qui t'échappe complètement de dire, et bien, oui, mais je me mets, je vais garder mes chaussettes et en fait, quand tu es en parcours aussi, c'est une espèce de normalisation de de l'intrusion. Tu vois donc dans les examens dans dans dans les remarques du type, mais vous êtes stérile dans la manière dont on corps est exposé. Et donc ça, c'est hyper difficile à vivre au quotidien parce que tout à coup, et bien, voilà, tu te retrouves à poil avec des témoins dans des situations qui ne sont pas forcément valorisantes parfois même humiliantes, ce n'est pas, tu vois, c'est pas hyper simple T'as intérêt quand même à. Avoir un bon rapport avec ton corps parce que c'est des moments qui sont un peu un peu touchy à vivre. Et et et je pense que le personnel médical, d'une manière générale, gagnerait à être plus bienveillant, à faire plus plus preuve de pédagogie, à mieux expliquer aussi parce que. Tu as plein de moments où tu ne sais pas de quoi il est question et on t'explique pas trop. Donc après tu vas chercher sur internet avant tu vois aussi moi. J'ai dit il y avait une, il y avait une espèce de tradition, mon gynécologue, il savait Quand il me voyait arriver moi, j'avais ma liste de questions. C'est à dire que j'avais préparé ma liste de questions. J'arrivais. Je posais toutes mes questions qui n'avaient parfois rien à voir. Mais je posais toutes mes questions parce que tu te retrouves. C'est assez seul dans un truc qui est très médical, on t'explique pas trop. C'est toi. Je ne fais pas l'effort d'aller chercher. Qu'est ce que c'est? Toi, tu le sais mieux que personne, mais qu'est ce que c'est? Amage qu'est ce que c'est tel tôt est ce qu'il est. Bon, est ce qu'il est pas. Bon. Et voilà, on t'explique pas
Laurène:Mais te répondait, il prenait le temps de te répondre avec bienveillance
Anne-Laure Bortolotti:Mon gynécologue ouais mais j'en ai vu pas mal. Des carabinés avant ça. Donc là, c'était le créateur, comme je l'appelle dans mon livre. Donc c'est vraiment celui qui m'a donné mon premier enfant. Tu vois,
Laurène:oui
Anne-Laure Bortolotti:vois assez. C'est dieu pour moi, vraiment.
Laurène:un grand c.
Anne-Laure Bortolotti:Et ouais, c'est ça. Et mais j'en ai vu des carabinées quand même avant ça qui pour lesquels t'es juste un numéro qui te disent bon, bah, on va passer encore à une ni assez, non, en fait, je voudrais qu'on passe aux filles maintenant. Non, non, on a le temps. On va faire une li assez, non. En fait, là, j'ai plus très envie de faire une et c'est la quatrième. On va peut être passer à autre chose. Tu vois? Il y a des quand même des trucs comme ça. J'ai eu aussi. Non, mais je vais pas vous donner ta atarax avant une fonction. Vous n'avez pas besoin en fait en ou à quel moment tu décides que j'en ai pas besoin. D un atarax, tu vois? Et non, c'est difficile parce que tu es vrai. On en parlait un peu au début. C'était dépossédé de ton corps. Quoi? Tu deviens vraiment un objet médical et ça c'est ou c'est difficile à vivre comme
Laurène:Oui, c'est clairement nous. Ce qui est à l'origine d'une grande partie de notre travail, c'est de redonner ses connaissances aux femmes pour qu'elles soient un interlocuteur au même niveau, alors jamais au même niveau, parce que t'as un expert qui va faire un diagnostic qui va t'accompagner. Et c'est merveilleux. Mais toi, tu as aussi en fait plein de choses à apporter dans cet échange et surtout, en fait. Plein de choses à comprendre. Et quand déjà tu pars avec un niveau que tu sais ce que c'est, l'AMH que tu sais qu'un taux. d'AMH bas, c'est pas grave. Tu vas vivre cet échange de façon beaucoup plus constructive, mais aussi de façon beaucoup moins violente.
Anne-Laure Bortolotti:Et puis aussi beaucoup plus égalitaire parce que tu vas plus être en position, tu sais, où t'es tout en bas. Il y a le grand spécialiste tout en haut, non? Tu vas être plus dans un rapport qui soit un peu, tu vois horizontal. Et c'est hyper important parce que ça te permet tu vois ce que vous faites avec ce. Avec Émancipées le Fertility club, etc. C'est de reprendre de la souveraineté là où c'est possible. Donc tous les trucs sur lesquels tu peux agir et tous les trucs sur lesquels tu peux comprendre. Et donc, à partir de ce moment là, tu reprends un pouvoir entre guillemets sur quelque chose qui a priori, t'échappes complètement. Donc tu remets contrôle là où tu tu deviens acteur de ton propre parcours et tu remets du contrôle là où tu peux là où tu peux agir. Et ça, c'est hyper puissant.
Laurène:Oui. Oui, contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est extrêmement apprécié du corps médical et moi, j'ai tout le temps des gynécos qui me disent mais j'adore les femmes qui viennent de chez vous. C'est un bonheur. Elles arrivent on gagne du temps, elles ont plein d'infos, elles comprennent, mais tu sais, parfois tu peux avoir cette espèce de fantasme du gynéco qui veut surtout pas qu'on lui apprenne son métier. Et alors qu'en. fait Très très peu. Et la plupart, ils adorent avoir ces échanges comme ça. D'égal à égal justement. Donc tout le monde a à y gagner. Tu gagnes du temps, tu gagnes ou chou énergie dans tes échanges. Donc il faut, il faut, il faut reprendre cette souveraineté. C'est quand on a envie, évidemment, mais mais c'est bénéfique pour tout le monde.
Anne-Laure Bortolotti:Oui, tu gagnes du temps, tu gagnes du temps parce que toi déjà, t'es éclairé sur le sujet. Donc déjà quand on va te donner quelque chose, tu vas pouvoir requestionner des choses Non mais Attendez ça. Je n'ai pas compris. Et pourquoi ceci avec mon rapport de cela, c'est non, c'est hyper. C'est hyper puissant
Laurène:ouais,
Anne-Laure Bortolotti:d'avoir un minimum de connaissances. Tu vois et d'être vraiment acteur de ton parcours. À Ça change tout à l'époque. Tu n'existais pas, mais je pense que c'est typiquement un truc qui m'aurait vachement intéressée Parce que moi je recherchais moi, tu sais, un esprit très, il fallait vraiment que je comprenne. Donc j'allais chercher toutes les infos. Je croisais des trucs pour être sûr que j'avais bien compris. Et, et c'est typiquement dans des moments comme ça où tu es perdue te dis, tu Tu sais, tu tapes des requêtes improbables sur Google du style saignement 11 DPO nidation Tu vois
Laurène:Ou
Anne-Laure Bortolotti:dans un truc comme ça. Et je pense que le fait de savoir, c'est hyper important. Moi, j'ai passé toute une phase où je faisais des courbes d'ovulation et l'étude de la glaire cervicale, je faisais aussi la phase ou où je prenais du clomid Mais c'était vachement intéressant parce que j'ai appris plein de choses qu'on apprend pas vraiment à l'école. Tu vois de comment ça marche? Une courbe d'ovulation pour déterminer est-ce que tes cycles sont ovulatoires ou pas Est-ce qu'ils sont réguliers
Laurène:et tu dépends pas de quelqu'un qui te fait une échographie ou une prise de sang pour savoir que tu as bien ovulé Et ça, c'est quand même chouette
Anne-Laure Bortolotti:ou.
Laurène:est ce que tu as un mot de la fin, un truc que tu veux partager avant qu'on qu'on cl cet épisode.
Anne-Laure Bortolotti:Ce que j'aimerais laisser en fait, avec quoi je voudrais que les auditrices repartent les auditeurs aussi en
Laurène:J'en ai moi mais mais quand même.
Anne-Laure Bortolotti:Tu vois, ce n'est pas un message d'espoir forcé en mode aller, croyez y et ça va marcher. C'est pas ça. C'est plutôt une permission et faut vraiment, je voudrais revenir là dessus. C'est hyper important. C'est celle d'arriver à vivre ton parcours, ta PMA. Sans te trahir en fait, sans te taire, sans devoir à tout prix être exemplaire. Et ça, c'est hyper important parce que je crois vraiment que la lucidité, elle n'empêche pas la lumière et elle n'empêche pas d'avancer et au contraire, elle la rend simplement plus honnête. Et c'est vraiment sur ça que je voudrais que je voudrais terminer
Laurène:Mais c'est très beau. La lucidité
Anne-Laure Bortolotti:n'empêche pas la
Laurène:pas d'avancer. Ouais, c'est beau. Merci du fond du cœur à je mettrai le lien vers ton livre coordonné en dessous pour les gens qui voudraient justement aller retrouver quelqu'un qui pense comme eux
Anne-Laure Bortolotti:Et
Laurène:et réveiller leur mec à deux heures du mètre. Mais merci pour cet échange et merci pour cette prise de hauteur sur ce sujet dont on parle malheureusement trop peu. Donc c'est important.
Anne-Laure Bortolotti:Merci beaucoup laurène.
Laurène:Merci d'être resté jusqu'au bout. Et j'espère que cet épisode vous a plu comme dad. N'hésitez pas à nous le faire savoir en mettant une note, un commentaire en vous abonnant aussi, que ce soit sur youtube ou sur votre plateforme d'écoute de podcast. C'est hyper important pour nous pour continuer à développer ce podcast. Donc merci par avance pour ça. Moi, je me réjouis de vous retrouver la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, je vous embrasse et. Émanciper émanciper émanciper que.