Émancipées, le podcast

#99 Symptothermie : jeune chercheuse, elle démonte le cliché de la méthode de grand-mère

Laurène Sindicic Season 2 Episode 99

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À propos de l’épisode :

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À 23 ans, Marine est chercheuse en biologie, et utilise la symptothermie comme contraception ! Un profil qui casse complètement l’image encore trop répandue d’une méthode “de grand-mère”, peu fiable ou réservée aux femmes plus âgées.

Dans cet épisode, Marine raconte son parcours avec beaucoup de lucidité scientifique : ses cycles irréguliers, ses premières peurs de grossesse, la pose d’un implant contraceptif, les effets secondaires qu’elle a traversés, puis sa découverte progressive de la symptothermie.

Doctorante en biologie végétale, elle explique aussi comment son métier de chercheuse influence son regard sur la contraception : observer des données, analyser sans a priori, comprendre la physiologie du corps et s’appuyer sur des études fiables plutôt que sur des idées reçues.

On parle de contraception naturelle, de contraception non hormonale, de fiabilité de la symptothermie, de couple, de cycle menstruel, de glaire cervicale, de température, de SOPK fonctionnel et de cette puissance immense : apprendre à lire les signaux de son corps.

Un épisode passionnant pour toutes celles qui pensent être “trop jeunes” pour la symptothermie ou qui doutent encore qu’une méthode naturelle puisse être sérieuse et efficace !

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Marine:

Je fais de la science. Donc je fais beaucoup de données. Quand on analyse des données, on regarde les données sans a priori. Et en fait la sympto c'est la même chose. Et j'espère que d'autres jeunes femmes se mettront à la sympto et n'auront pas peur de le faire. Ça marche.

Laurène:

Salut à tous. J'espère que ça va. On se retrouve pour un nouvel épisode cette semaine. Je reçois marine marine. Elle a deux caractéristiques principales à plein d'autres, mais c'est qu'elle est jeune déjà, elle a 23 ans et elle s'est formée en sympto hermie et ça l'utilise cette méthode comme contraception, et c'est avec parfois. On a l'impression que c'est un peu contraception de couple va aller en couple pour le coup, mais qu'il y a déjà des enfants qui voyaient un truc un peu plan, plan ou quoi. Donc j'avais déjà fait un épisode avec bérénice sur la sto quand on est céli et je trouvais cool de faire un épisode aussi avec une femme jeune pour montrer que ce n'est pas du tout incompatible avec la jeunesse et. Peut être la moindre maturité et c'est un grand mot, mais qu'on peut avoir par rapport à sa sexualité, son couple, etc. Donc ça, c'est la première casquette de marine. Et la deuxième, c'est qu'elle est chercheuse. Elle est en doctorat en biologie, en biologie végétale, mais elle quand quand même plein de connaissances, évidemment sur ce que c'est qu'une étude, ce que c'est que la recherche, ce que c'est que la fiabilité de ce qu'on observe. Et du coup je trouve ça coule aussi d'avoir son retour parce que là cette conscience de du fait que quand on fait des choses bien et qu'on respecte une méthode. On n'a pas de risque de prendre de risque. Donc je vous laisse avec marine pour vous raconter son histoire avec son implant avec tous ses rebondissements. Et j'espère que vous passerez un aussi bon moment que moi. Donc, place à l'épisode. Bonjour marine. Je suis heureuse de passer ce moment avec toi. J'espère que tu vas bien. On va parler aujourd'hui de plein de choses de sympto termin notamment, mais englober dans ton univers ton univers de personnes plutôt jeune. On parlait toutes les deux avant et né après l'an 2000. Donc pour moi, c'est extrêmement jeune, mais aussi de chercheuse de jeunes chercheuses, notamment sur tous les sujets liés à la biologie, etc. Donc, je trouvais ça cool d'avoir ta vision à toi de quelqu'un qui connaît. Les études qui connaissent comment on évalue des choses scientifiquement dans la recherche, etc. Pour avoir ton retour sur la sympto. Mais avant qu'on parle de tout ça, marine est ce que tu veux bien, s'il te plaît te présenter.

Marine:

Oui du coup, je m'appelle marine. Je suis actuellement doctorante dans un laboratoire. Végétale dans lequel je fais de d'écophysiologie et de la modélisation du blé. Donc du végétal, et je suis donc en deuxième année de thèse. Donc avant ça, évidemment, j'ai fait des études, donc j'ai fait une première licence à Lyon, une licence qui était vraiment sur la biodiversité et l'écologie. Donc j'ai traversé à la fois la science humaine végétale animale.

Laurène:

Ou

Marine:

Du coût, la reproduction

Laurène:

ou.

Marine:

et ensuite j'ai fait un master végétal biologie végétale assez générale et qui m'a emmené à aller faire cette thèse en éco physiologie. Donc comprendre comment la plante elle grandit dans son environnement et avec finalement tous ces facteurs autour d'elle. Et parfois on peut faire des liens avec ce qu'on en vit aussi en tant qu'humain, parce que c'est un peu la même chose. Les facteurs environnementaux impacts dans notre fertilité ou dans nos cycle.

Laurène:

Ou non, c'est hyper permanente parce que moi, j'ai des alertes, mots cl sur les sites d'études comme ça. Et j'ai notamment une alerte mot clé fertilité et en fait, trois fois sur quatre, c'est la fertilité des sols, la fertilité du blé, des truc comme ça.

Marine:

pas du tout,

Laurène:

Donc c'était en fait, c'est assez proche pour le coup. À chaque fois, je dis et non ça m'intéresse pas, mais il y a aussi une vraie la reproduction plein de sujets comme ça passionnant et les animaux. On pour en parler un peu parce que ça, ça me passionne aussi la reproduction des animaux. Mais avant marine, j'ai une petite question rituelle. Je n'ai pas prévenu, mais c'est en quoi tu te sens émanciper toi aujourd'hui.

Marine:

Aujourd'hui, je me sens émancipée parce que là, en toute permis, ça, ma, ça m'a apporté de reprendre possession de mon corps et via la connaissance. Finalement, c'est le pouvoir et de de se comprendre et d'écouter tous ces chuchottements que notre corps. Il nous dit pour bien se comprendre. Et voilà.

Laurène:

Oui, c'est intéressant que tu parles de chuchotement. Donc ça veut dire pour toi, c'est plutôt des chuchotements à ton cycle. C'est pas des cris trop énervé, pas un petit peu de ton histoire, justement par rapport à ton cycle. Comme 23 ans, tu l'as dit peut être quoi? Une dizaine d'années de cycles derrière toi.

Marine:

Exactement moi déjà mes premières règles un petit peu tard, je fais partie des personnes qui les ont eu tard et qui les ont attendus. C'était moi, ma maman. Elle m'avait bien prévenu sur les règles, etc. Et comme je les ai eus, fin du collège, la deuxième fois, je les ai vu. C'est au brevet et et je m'en souviendrais vraiment parce que je ne géré pas du tout et ça m'a beaucoup stressé

Laurène:

pendant une épreuve,

Marine:

pour moi. Les épreuves du brevet des collèges

Laurène:

Ah ou pas cool.

Marine:

Quand on vient de

Laurène:

tu as eu droit à la tâche ou pas

Marine:

J'ai eu le droit à la tâche sur la table, la chaise

Laurène:

Ouais. Ben, ouais,

Marine:

je dirais pas du tout le flux. Je nes pas les serviettes à ce moment là. Donc c'était, c'était un petit peu. Je les ai eu tard et tout après moi, j'ai eu mon premier téléphone au lycée en entrée en seconde et du coup tout suite, j'ai mon téléphone, j'ai pris une application et j'ai commencé à rentrer mes cycles.

Laurène:

Tu avais quoi? Comme pli? Tu te souviens?

Marine:

Je l'ai toujours, elle s'appelle mon calendrier ou my

Laurène:

oui, je vois. Ouais.

Marine:

ce n'est peut être pas la meilleure, mais en tout cas pour rentrer des informations. Moi ça m'élève. Et je l'ai toujours. Donc j'ai presque tous mes cycles depuis la première fois

Laurène:

ouais, ou

Marine:

du coup sur cette application. Donc moi, j'ai commencé à rentrer mes cycles à partir du lycée. J'avais des cycles au lycée. J'avais à peu près mes règles une fois tous les deux mois, une fois tous les trois mois, c'était assez irrégulier, mais finalement, avec le recul aujourd'hui, j'étais en sport, études au lycée et donc je faisais beaucoup de sports.

Laurène:

un,

Marine:

Et on sait que le sport peut provoquer un peu des améliorer. Donc peut être que c'était aussi ça,

Laurène:

Tu faisais quoi? Comme sport

Marine:

moi de l'équitation. Et donc j'avais, j'avais, je me tracasser vraiment pas du tout la tête avec ça. Et puis je les avais, elles arrivaient et c'était généralement moi, je disais moi, je suis clé. Je les ai une fois toutes les deux mois et de moi,

Laurène:

ou oui, c'est ton rythme.

Marine:

c'était mon rythme à l'époque. Donc ça a duré à peu près comme ça, tout le lycée. Et je me préoccupait pas parce que je n'avais aussi pas de sexualité à ce moment là. Donc je n'avais aucune crainte. Moi c'était, elles étaient là. Et j'avais, j'avais des règles qui ne sont pas douloureuses, plutôt un flux abondant dès le début, mais pas douloureuses. Donc pas de questionnement. Je ne voyais pas de sage femme. Je

Laurène:

Ouais. Oui, tu n'as pas, tu n'avais pas de contraception déjà pour cette question de sexualité, mais t'as pas cherché à en avoir non plus pour réguler tes cycles te douleurs un peu comme on peut souvent se faire prescrire.

Marine:

on peut avoir quand on est mineur, généralement avant 18 ans, ça arrive d'avoir des règles. Et moi, je suis en internat aussi à cette époque là. Donc, pour partager un peu mon expérience, c'est vrai qu'à 20 h dans l'interna, il y avait la sonnerie sur tous les téléphones des filles qui avait la pilule à prendre

Laurène:

Ouais.

Marine:

est ce que c'est ma génération de voilà.

Laurène:

nommé moi aussi. J'ai eu j'ai eu l'alarme, mais plus tard, mais je l'ai eu

Marine:

ouais. Et il y a peut être une fille sur deux qui prenait la pilule à l'interna. Donc je savais très bien ce que c'était, mais moi, je, je ne voyais pas du tout l'intérêt dans mon cas et ça me dérangeait pas finalement par rapport aux autres de ne pas savoir quand est règle, allait arriver parce façon il n' avait pas de sexualité. Donc il y avait vraiment pas de stress pour moi par rapport à ça. Ensuite, il y a eu l'entrée dans la sexualité quand même. Un moment. Donc ça, moi, c'est arrivé à la fin après le bac, en gros, début de ma licence, j'ai rencontré mon chéri, qui est aujourd'hui mon fiancé.

Laurène:

ouais, félicitations

Marine:

Merci beaucoup. Voilà. Nous. On a utilisé le préservatif au début. On se posait pas à trop de questions, on l'utilisait, etc. Donc au niveau de la contraception, c'était le préservatif. Moi, ça me convenait lui. Parfois ça le dérangeait un petit peu, ce garçon, ça peut les déranger, mais mais moi, j'avais été décidé que c'était comme ça. Et donc c'était comme ça.

Laurène:

puis en début de relation, de toute façon, tu as un sujet d'infections sexuellement transmissibles qui font que le préservatif, il est indispensable pilule ou pas pilule. Tu commences comme ça en général.

Marine:

Moi, ma sexualité elle est restée comme ça avec le préservatif jusqu'à ce que je me fasse poser mon implant. J'étais à ce moment là en troisième année de licence. Donc il y a trois ans qui sont passés ou j'étais juste sur le préservatif, puis je n'avais pas des rapports avec une grande fréquence. Donc j'avais une sexualité peu active. Et ça, ça me correspondait

Laurène:

ou,

Marine:

en on se voyait pas beaucoup non plus avec mon chélier, donc c'était aussi ça jouait comme ça.

Laurène:

et alors pourquoi l'implant et pas la pilule. Le stérilet

Marine:

Ouais comme première contraception,

Laurène:

Ouais,

Marine:

c'est Du coup, il faut mettre un peu des informations en parallèle à ce moment là. Donc pour poser l'implant Moi, je suis allée voir une sage femme première fois que je vais voir une sage femme Je dis voilà, je veux me renseigner sur les contraceptions et j'étais quand même renseignée déjà parce que j'étais en licence en biologie. Donc les contraceptions, je les avais vues Je les connaissais. Je connaissais aussi leurs indices leur leur efficacité. Et donc je vais voir cette sage femme et elle je lui dis voilà, présentez moi un petit peu. Donnez moi votre avis. Voilà qu'elle me présente toutes les contraceptions des contraceptions hormonales au non hormonales et au définitif. Et donc dans les hormonales, Déjà à cette époque là, elle m'avait présenté la la symptothermie évidemment. c'était

Laurène:

une sage femme qui formait à la sympto tu

Marine:

C'est une sa femme qui forme oui et qui sur Lyon, parce que j'habitais sur Lyon chez mes parents à ce moment là. Donc moi, je la vois sur cette feuille. Elle me donne une feuille. Donc je garde la feuille, je la vois sur la feuille, mais sur Sur le moment, je me dis non, c'est pas du tout ça que je voulais parce qu'il y avait les sur la feuille. Il y avait vraiment les indices dans la réalité et elle avait bien précisé qu'il fallait se faire former. Et moi, je n'étais pas du tout dans ce truc là, j'avais toutes mes copines qui avaient des implants à l'époque et il y en avait, c'était, c'était c'était 50/50 Donc Soit ça allait Soit ça n'allait pas du tout avec l'implant Et donc je, je me dis, ok, moi, j'avais des frayeurs. En fait, ce qui m'a vraiment déclenché à aller sur une contraception, une contra autre que le préservatif, c'était des frayeurs parce que j'avais des cycles toujours plus réguliers parce que j'avais des cycles à peu près de 35 jours, mais mais pas si régulier, pas si régulier que ça parce que j'avais souvent des retards de règles. On dira plus ça maintenant, mais j'avais souvent des retards de règles et du coup, j'avais des retards, parfois de deux semaines. Et quand je avais, j'avais vu que j'avais le rapport dans la période fertile sur l'application et que je n'avais pas mes règles et ça m'inquiétait vraiment. Et ça était d'autant plus parce que j'avais aussi des symptômes de SPM. Maintenant, je comprends que c'est des SPM, mais à l'époque, je n'avais pas compris parce que j'avais les sens super gonflées. J'avais un bou couillard mental. Et du coup, je me disais je suis vraiment enceinte. C'est les premier symptômes de la grossesse. Et du coup, je me dis la catastrophe.

Laurène:

tu,

Marine:

Et je voulais surtout pas d'une grossesse et je n'avais pas un couple vraiment hyper mature, etc. C'était impensable. Je voulais faire mes études. Je ne voulais pas penser à ça. Donc, à ce moment là, je me dis je veux le truc le plus efficace en fait. Et le truc qui me prendra le moins de temps possible aussi.

Laurène:

ouais.

Marine:

donc là l'imp plan, c'est un peu révélé à moi en me disant, écoute, on va tenter l'un plan. Ça marche sur une femme 50, 50, soit soit ton corps l'aime, soit tout corps. On ne va pas l'aimer. Et je me suis dit essay,

Laurène:

donc tu l'as fait poser dans ton bras.

Marine:

ouais, je l'ai dans le bras, je l'ai fait poser dans le bras droit. J'ai eu pas mal de petits soucis finalement avec cet implant. Donc j'ai fait poser mon implant. Je n'avais jamais pris d'hormones du tout de synthèse

Laurène:

Ben

Marine:

les cinq premiers jours, je me suis évanouie mais plusieurs fois par jour. Donc je pense que mon corps était ça. La choqué

Laurène:

ouais. Mais

Marine:

vraiment. Oui. il y a eu un choc sur mon corps. Je l'ai quand même gardé. On m'avait quand même prévenu que voilà il y avait un temps de latence de trois mois. Le temps que le corps s'habitue, etc. Que j'allais ne plus avoir mes règles. Donc je l'ai fait poser, j'étais en plein, j'étais en pleine période de règles. Donc j'ai fini mes règles. Et puis après, j'ai du spotting, je n'avais jamais eu du spotting de ma vie avant. Donc je sais même parce que c'était puis j'ai commencé à avoir du spotting pendant trois mois et ça s'est atténué au bout de trois mois. J'avais plus de sang, il n'y avait plus rien. Ça allait très bien.

Laurène:

bloqué complètement ton si que tu avais plus de saignement.

Marine:

sur trois ans du coup d'un plan. Le bilan, c'est que j'ai eu un an et trois mois sans aucune règle. Rien du tout, pas de sang, pas de spotting. Absolument rien. C'était

Laurène:

guerre non plus, j'imagine.

Marine:

pas de guerre. J'enregistrais quand même un peu sur l'application. Mais j'avoue que quand il y avait vraiment presque plus rien dans le cycle, j'ai un peu lâché le truc. Donc sur la petite

Laurène:

puis là, les prévisions de la pluie, ils étaient perdues là qui se plantait avant. Alors

Marine:

J'aimais bien rentrer quand même mon sommeil, etc, mais en fait le fait de ne plus rentrer de règles, etc. J'ai commencé à plus un peu délaisser l'application. Elle a été sur mon téléphone, mais bon, je voilà. Donc j'ai eu ces trois mois de petit, mais après, j'ai vraiment eu un an et trois mois sans plus rien du tout.

Laurène:

Et tu le vivais. Comment est ce que tu disais? C'est quand même bizarre que mon si soit mis sur pause ou est ce que ce n'était pas un sujet pour toi.

Marine:

Je savais pour comment ça fonctionnait. Alors franchement ça, ce n'est pas le truc que j'ai mal vécu. Et j'étais plutôt contente de me dire que je n'avais pas mes cycles super abondants. Je n'avais pas tous ces même. Par contre, j'ai eu d'autres soucis avec l'implant juste pour revenir sur les règles. Donc j'ai eu un an et trois mois sans règles. Et ensuite, j'ai eu à peu près huit mois de règles intermittentes, je pas eu des règles une fois tous les trois mois, un aucune prédiction possible. Il y avait des sentiments qui arrivaient

Laurène:

Ok.

Marine:

ou des petits spottings, mais c'était vraiment léger. Et puis après, j'ai eu à peu près huit mois, les autres fruit mois qui restent en gros avec des règles qui a étaient affluent abondants, comme quand j'avais plus l'imp plan. Donc ça, c'est arrivé vraiment à la fin de l'imp plan aussi, mais j'avais. Il y avait moins de doses. Donc, en fait, le corps retrouve un peu et stimule ces hormones et du j'avais à nouveau quand même un cycle parce ce n'était pas un cycle, mais j'avais des sentiments. Aussi abondant que dans mes flux classiques et des douleurs, ce que je n'avais jamais eu avant. Et donc très surprise d'avoir des douleurs

Laurène:

ouais.

Marine:

à ce moment là et puis des cycles qui n'avaient aucun sens. Donc je pouvais avoir des règles pendant cinq jours, 15 jours de l'attente. Et puis à nouveau des sentiments pendant huit jours

Laurène:

Ok

Marine:

et avec des.

Laurène:

donc là t'es dit c'est peut-être pas idéal, cette affaire

Marine:

Donc là, je me suis dit bref, je me suis dit l'emploi et laissé sur sa fin de vie. Voilà, je l'avais posé en décembre 2000 21, on arrivait sur en gros octobre septembre 2000 24. Donc là, je commençais à réfléchir que façon il allait falloir le retirer et qu'est ce que j'allais mettre? Et comme ça s'était plutôt bien passé. J'avais quand même envie de reposer un, mais le plutôt bien passé, c'était vraiment sur les cycles, en gros et sur les règles, parce que sur le corps, L'implant à moi a eu un impact ailleurs, principalement la poitrine.

Laurène:

ok.

Marine:

J'ai eu au bout de six mois d'implant j'ai eu des masses en fait, dans le sein gauche, c'est hyper atypique. Je connais personne qui a eu les mêmes problèmes, mais moi, j'ai eu une masse dans les dans les seins. Et donc j'ai consulté, en fait, parce que je me suis dit oula c'est bizarre. J'avais, j'avais maintenant un an, j'avais une masse dans le sang. Je me suis là.

Laurène:

ouais.

Marine:

consulté, j'ai fait des échographies On te dit tu reviens dans trois mois si ça a évolué, puis en fait la masse. Elle prenait de plus en plus de place dans le sein. Donc je n'ai pas arrêté de faire des échos et après que ça soit passé du sein gauche c'est passé au sein droit. Donc j'avais les deux seins douloureux en permanence. C'était quand même un peu compliqué, je port,

Laurène:

on te donnait pas d'explication.

Marine:

Ce qu'on a vu à l'écho, c'est que j'avais la glande mamère inflammée et on me disait qu'on ne savait pas trop la raison. Et on m'a jamais dit c'est l'implant la raison, je m'en doutais. Mais je pense qu'en fait, on te le dit pas parce qu on se dit que c'est une contraception qui a adaptée et on se dit, on ne sait pas trop quoi lui présenter d'autres en fait, et quel est l'autre solution? Je ne sais pas

Laurène:

ouais, ouais, ouais, ouais.

Marine:

En tout cas moi, personne m'a vraiment dit c'est l' plan. Moi, je me disais c'est l' plan, c'est sûrement ça. Voilà. Et donc j'avais cette poitrine douloureuse. Et puis on a fini par me donner une crème de proative à mettre sur les seins pour pour en fait, et ça a beaucoup aidé à diminuer la douleur. Et c'est ce qui m'a fait que j'ai gardé quand même l' plan. Et après le deuxième choc qui m'a fait finalement ne pas reposer un implant. Et ça, c'était vraiment la décision, c'est que j'ai commencé sur la fin de l'implant à avoir des cystites donc des infections urinaires. Et ce vraiment début, une fois par mois. Et après, ça devenait tout le temps. Toutes les semaines, j'étais obligé de consulter on me donnait un antibio, on change antibio chaque fois. Et donc là, j'ai dit par là, j'ai commencé à avoir aussi au niveau de la santé intestinale, les antibio. C'est vraiment pas ouf. Je prenez des probiotiques pour compenser, mais. C'est compliqué. Je suis rentré dans ce cercle vicieux des infections lunaires. Donc on a, on a décidé en fait, moi, j'ai dit personne ne m'a dit c'est l' plan. Puis moi, j'ai dit mais en fait, j'ai plus de clair et j'ai plus rien. Ça veut dire qu'au niveau des bactéries. Il y a des bonnes bactéries qui sont qui sont tapissées en fait à cet endroit là, au niveau au niveau de la vulve qui sont pour nous protéger post, coït, etc. Et qui, en fait, n'étaient plus là à cause de tous ces temps blancs et ces infections. Et je n'avais jamais eu d'infection de ma vie. Et donc je me suis dit c'est peut être que finalement je produis plus les bonnes hormones. Et donc je produis plus d'hormone. Je suis plus, ne suis pas en train de renouveler mes bactéries et Ça, ne va pas.

Laurène:

c'est la biologie, ce qui parlait d'un coup,

Marine:

C'était la biologie qui parlait, qui faisait des raisonnements et qui disait non, mais il faut, c'est sûrement ça. Et puis j'en parle à mass femme. Donc moi, j'étais à montpellier à ce moment là et j'en parle à ma sage femme qui à à Lyon, en visio et je suis dit, écoute par moi, j'en peux plus lâche ou à des médecins. Je prends des trucs. Je pense que c'est, j'ai fait quelques recherches, à mon avis, il y a un lien entre l'imp plan et cite et il faut que je le retire, ça fait trois ans. Ça, c'est trop pour mon corps. Quoi? Et elle me dit, écoute façon, tu vas le retirer. Donc je l'ai retiré et elle me dit, écoute, ce que t'as qu'à faire, c'est faire une pause hormonale. Tu fais trois mois, tu te laisses trois mois. Tu vois pour les ici si ça s'arrête ou pas? Et puis tu, tu, tu reverras ce que tu veux comme contraception à ce moment là. Donc j'ai J'ai retiré mon implant, j'ai fait cette pause et j'ai acheté mon thermomètre parce que je voulais voir ce que j'avais vu en cours sur la sympto et ce que j'avais lu sur sur le site.

Laurène:

Attends t'avais fait de la sympto en cours.

Marine:

Ouais. En fait, on voit vraiment toute la question de fertilité, etc. Donc on a, on savait qu'il y avait des changements de température Je n'avais pas de fait sympto en soi, mais je savais qu'il y avait le changement de température. J'étais au courant et donc je lisais ton site. J'avais commencé à regarder. Je me renseignais je me disais je ne voulais pas le faire maintenant parce que je pensais que j'étais trop jeune et parce que je Je me disais vraiment. La sympto c'est un truc que tu fais quand tu sais que tu veux désirer un enfant un peu maintenant ou dans la trentaine, mais vraiment J'avais vraiment ce truc, la sympto c'est c'est pour plus tard. Et dans ma tête ouais la sympto c'était le truc que j'allais faire, mais après avoir reposé peut être un implant. Donc, encore trois ans plus tard, parce que dans mon couple, évidemment qu'on a un désir de grossesse, mais il n'est pas du tout pour tout de suite. Quoi? Donc c'était vraiment ce truc de ah, mais ça sera pour quand on sera marié ou il y avait cette chose.

Laurène:

Mais c'est quoi qui te faisait penser? Ça, c'est que tu avais entendu des discours là dessus ou c'est toi qui te disais je je suis jeune Enfin et tu vois, c'était quoi les freins

Marine:

Les discours principalement, je pense que les discours qu'on voit sur les réseaux, etc. Honnêtement ça, je une

Laurène:

sur la fiabilité, par exemple,

Marine:

la fiabilité qui était présentée comme plus basse que finalement des contraceptions hormonales. Elle est quand même plus basse que l'un plan. En effet.

Laurène:

Que l'imp plan oui, mais que la pillule non

Marine:

mais que la p. Non, non, non, mais voilà. Mais dans les faits, on te dit voilà. Je savais qu'il fallait être formé. Je me disais que je n'avais pas le temps pour moi. Je j'étais en thèse aussi. Je me disais jamais le temps de faire ça, me former là dessus, prendre ce temps. Et puis donc j'ai fait cette pause et ça m'a un peu changé. Et j'ai dit à mon chéri, écoute, j'ai trois mois, je vais commander un the. Je vais regarder ce truc de température que je dis partout, voir et puis et puis et puis on va, on va se laisser le temps. Finalement, on va se laisser ces trois mois. Donc voilà, pour les cystites je n'en ai plus jamais fait depuis que j'ai retiré mon implant. Donc moi, j'en ai conclu que c'était un plan et que c'était pas l'imp plan en lui même. Et c'était la perturbation hormonale sur plusieurs années. Qui avait provoqué finalement une claire de mauvaise qualité. Et donc voilà une fragilité de la barrière au niveau de la vue. Donc, ça a été la première chose pour ce qui était de ma poitrine 24h 24h après le retrait de l'implant et je n'avais plus la même poitrine, j'avais perdu en gros un bonnet. J'étais revenue à mon bonnet normal. Je n'avais plus aucune douleur et j'avais vraiment repris une élasticité dans ma poitrine naturelle. Quoi? J'avais des seins normaux. Et là je me suis dit ok. Et ça a pris 24h Wow.

Laurène:

c'est ou c'est là que tu dis l'effet des hormones de synthèse sur ton corps. Quoi?

Marine:

ouais, C'est fort.

Laurène:

d'être anodin.

Marine:

Ouais. Et puis, et puis finalement l plan. C'est le même un plan pour tout le monde. Il n'est pas d'oser pas en fonction de la personne et moi je suis petite en taille et j'ai un faible poids. Et donc je pense que c'était très fort pour mon corps, surtout à la pause, ça explique, peut être les les évanouissements, etc. Et donc après, il y a eu ces trois mois de pause ou quand j'ai vu ces effets, ses premiers effets qui sont vraiment physiques. En fait, là, j'ai mon chéri il m'a dit qui était avec moi du le coup depuis 2019. Donc, quand je l'ai retiré en 2024 là, il m'a dit ok, marine, stop.

Laurène:

reste comme ça. stp

Marine:

c'est

Laurène:

c'est celle là que je voudrais épouser, s'il vous plaît, pas l'autre.

Marine:

voilà, y avait ça. Et puis après, quand j'ai été sous l'implant je, c'est mon parcours. Je ne dis pas que l'un plan ne convient pas, mais. C'est important de dire chaque contraception dépend des gens, mais moi, c'est comme ça que ça m'a affecté. J'étais, je n'étais pas en dépression, mais je pleurais. J'étais devenue hyper sensible. Donc, en fait, je pleurais presque tous les jours et pour rien du tout. Et j'avais un moment un peu de comme les pleurs du bébé à 18 h. J'avais un petit peu ce truc là. En fin de journée, j'avais un. Un relâchement, je n'avais besoin de pleurer, mais je n'avais jamais de raisons. J'étais incapable d'expliquer pourquoi et je me sentais ou je me sentais beaucoup triste, et quand j'ai retiré l'implant Donc sur ces trois mois là, je ne pleurais plus la première semaine, je n'ai pas pleuré une seule fois, mon mon chéri il est venu. me voir il m'a dit mais là c'est pas possible.

Laurène:

Qu'est

Marine:

ce qui se

Laurène:

ce qui qu'est ce qui ce qu'ils t'ont fait?

Marine:

Qu'est ce qui se passe, etc? Et ça. Enfin, moi, il m'a dit c'est fou, c'est pasant t'es pas. chiante à gérer

Laurène:

Ou

Marine:

et et donc c'est lui qui m'a le plus poussé à me former à la sympto C'est lui qui m'a dit écoute, Marine tu parles de ça. Tu T'as l'air de savoir de quoi tu parles Les là. Les hormones ça t'a pas convenu et lui il me dit non, mais marine vas-y fait la sympto Tu reposes pas un implant jamais tu reposes d'implant

Laurène:

ou.

Marine:

Il est maintenant. Et c'est pas grave. Si si on doit utiliser le préservatif quelques jours dans le mois, en gros, il m'a vraiment dit il avait pas ça. Donc il m'a vraiment dit écoute, c'est pour ta santé. Et voilà.

Laurène:

ça à te voir comme tu étais

Marine:

ouais, ouais,

Laurène:

Ok. Et lui, c'est un scientifique aussi ou pas du

Marine:

du tout. lui, les charpentiers vrai voir et il est dans un ouais. Et en plus, il est dans un univers, les garçons du btp, les hommes du btp. Ce n'est pas non plus un univers hyper hyper féminisé. Quoi?

Laurène:

Ou

Marine:

C'est une compréhension de

Laurène:

très déconstruit peut être comme,

Marine:

pas très déconstruit. Je ne voulais pas utiliser ce mot, mais voilà.

Laurène:

je vois, je vois ce que tu veux dire. C'est cliché. Il y a peut être plein des charpentiers construits, mais

Marine:

on s'est fait la réflexion tous les deux et on n'en connaît pas beaucoup qui sont

Laurène:

ok.

Marine:

constru c'est vrai. Moi, la chance que j'ai et je pense que ce qui fait qu'il est plus déconstruit et qui connaît aussi un peu les effets, tout, c'est que sa maman et sa femme. Donc c'est vrai que c'est, il y a une relation aussi qui est au corps de la femme qui était un peu différente dans l'éducation, mais mais c'est vrai que du coup lui, lui, surtout pas l'un plan.

Laurène:

et lui il n'avait pas de frein lié à l'âge comme toi. Tu pouvais avoir par rapport au fait d'avoir une méthode naturelle une méthode d'observation du cycle.

Marine:

Non, parce qu'il m'avait demandé les indices et de fiabilité. Et moi, je lui ai sorti les indices. Moi, je le dis, voilà moi, je lui dis c'est aussi fiable que c'est plus fiable que la pilule dans les plas. Donc il faut juste bien, bien s'y prendre, mais c'est plus fiable.

Laurène:

ouais. Si on fait les choses bien, on prend pas de risque

Marine:

Il faut bien s'y prendre. Et et il faut avoir cette maturité, il faut suivre une formation. On n'enlève pas Ça, je l'avais bien dit, on le fait pas. On n'enlève pas, en gros le préservatif qu'on avait repris à ce moment là, tant que c'est pas sûr, etc.

Laurène:

Ouais, je crois que c'est le mot que tu as dit. C'est la maturité, ce qui peut faire peur. Je pense sur le fait de se former trop jeune, en tout cas, pas de se former trop jeune. Je pense que tout le monde devrait se former hyper jeune. Mais après de faire ce choix là de contraception jeune, c'est quand tu n'as pas la maturité de d'imposer. Tes choix en période fertile et sias tu vois que tu ne sais pas dire non là je peux pas. Je sais que je suis en risque. Tu vois et que tu n'as pas la communication l'aplomb. Je ne sais pas comment dire. C'est peut être ça. Tu vois? En fait, c'est vraiment une question de maturité.

Marine:

Ouais, mais tu vois, je remonter là dessus. La maturité, c'est aussi non, vient en semblant depuis quelques années maintenant, la maturité, c'est aussi faire partager cette contraception à l'autre. Et Et donc lui en parler. Moi, je sais que je lui en ai beaucoup parlé des des informations Donc il sait comment comment fonctionne la symptothermie il le sait il sait exactement qu'est ce que je fais? Qu'est ce que je regarde? regarde Et il suit mes cycles parce que je, j'ai fait une petite feuille A4 où j'ai mis un cycle, avec des chiffres et j'ai marqué les différentes phases et comment ça m'affecte moi? Il Parce que chacun est affecté différent dans ces phases. Et en gros, il est accroché sur le frigo de la cuisine et on a un aimant. Et en fait tous les jours, je pose l'aimant dans le cycle. Donc, en fait, je n'ai pas vraiment déjà il sait Il va, il va quand même me demander avant un rapport. Évidemment, et si c'est un rapport très, très tranquille ou pas

Laurène:

oui.

Marine:

dans quelle période je suis et comment est-ce qu'on se protège, etc, mais mais c'est vrai qu'il a déjà l'information, il le sait. Et parfois ça m'est arrivée de le voir d'aller regarder. Par exemple, moi, j'ai des SPM forts d'aller regarder parce que je suis irritable et de me dire ah oui, non, mais d'accord, elle va avoir ses règles dans 3 jours En fait, c'est pour ça.

Laurène:

je suis sympa, mais tu sais que c'est marrant que tu dises ce truc de frigo parce que c'est quelque chose qu'on a créé un truc à aimanter sur les frigos Pour communiquer au sein des couples sur où t'en es dans le cycle pour la contraception ou les essais bébé mais aussi pour cette partie émotionnelle de savoir dire en fait là, ce n'est pas le moment de me faire chier en fait Sois sympa. Et et au contraire, là je suis hyper open à toutes tes originalités en pleine période d'ovulation. Tu

Marine:

non, mais exactement ou et après du coup de comprendre le cycle, c'est lui. Il comprend qu'il Comprenne aussi pourquoi j'agis différemment dans mon cycle. Pourquoi je suis super heureuse à ce moment là pourquoi j'ai envie d'aller courir à ce moment là et là, surtout pas. pas Et puis sous ces trucs là, donc, ou le cycle vraiment

Laurène:

donc vous vous êtes formé tous les deux ou tu t'es formé toute seule et lui il te suit

Marine:

Donc non, oui, me suis, il n'est pas formé. Moi, j'ai été formé par une sage femme du coup sur montpellier qui est vraiment splendide, qui fait un travail avec

Laurène:

me donneras son nom. Je mettrai pour celle qui habite à montpellier. Ouais.

Marine:

Ouais. Moi, je me suis formé, mais en fait, ce qui s'est passé, c'est que j'ai fait mes trois mois de pause sans me former avec mon thermomètre, avec ma gl. Et comme j'enregistrais déjà ma claire depuis depuis depuis l'un plan depuis avant l'imp plan, etc. Et que j'avais connaissance quand même de reconnaître les différe guerre. J'ai fait trois mois toute seule avec mes trois cycles. Et puis je suis arrivé avec mes trois cycles chez cette sage femme et je suis ici. Voilà. Voilà ce que je veux maintenant former moi. Donc. Et elle m'a dit, écoute t as déjà toutes les infos. Je fais pas en donner d'autres, mais par contre, on va regarder tes cycles ensemble. On va regarder ce que tu as enregistré.

Laurène:

oui,

Marine:

donc c'est ça qu'on a fait comme travail. Elle m'a pas appris les règles parce que je les avais déjà et j'avais, je n'avais pas d'erreur sur ça. On peut trouver des erreurs sur internet. Moi j'en ai, j'avais, j'avais trouvé mesos je avais beaucoup pris sur votre site à vous parce qu'elles sont quand même juste.

Laurène:

oui.

Marine:

et du coup elle, ce qu'elle m'a fait, c'est surtout le suivi sur les cycles. Et en fait, comme je disais au début, j'avais des cycles une fois tous les deux mois, etc. Ça après l'imp plan, ça a un peu continué. J' des cycles en fait un peu long, un peu irrégulier avec des phases vitales courtes. Et et donc là, on m'a diagnostiqué récemment un so PK fonctionnel. Je remplis pas tous les critères du PK. Je ne peux pas dire que je suis PK 100 %. Voilà pas un trop de to test romee et je n'ai pas ce genre de choses, mais par contre fonctionnel, dans le sens ou en fait, mon corps a du mal à au filet. C'est donc des phases fertiles un peu longues parce que j'ai quand même une vert qui arrive. En fait, j'ai le follicule qui essaye de maturer, etc. Il n'y arrive pas. J'ai une sorte de premier saut, puis en fait, il y a un deuxième saut sur ma courbe. Donc voilà. Maintenant, ça fait un ange plein de cycles. Et donc je vois cet effet,

Laurène:

oui.

Marine:

on est capable de dire il y a ce truc un peu fonctionnel qui est en train de se passer et des faces courtes

Laurène:

Oui, donc des périodes infertiles, pas très longues

Marine:

Ouais, du coup des périodes imparties n'est pas très, très longue et, et du coup des stm forts parce que pas assez pro. Et donc ça explique aussi pourquoi j'ai beaucoup cour mentale, pourquoi je suis très fatigué dans ces périodes là, etc. Et ça explique aussi pourquoi j'ai des règles abondantes parce que j'étais phase. Iques qui sont très longues. Donc j'ai tent de faire

Laurène:

De d'épaissir ta muqueuse. Oui.

Marine:

ma exactement. Et donc donc c'est ce qui a fait que ce qui a fait que j'ai ces cycles là qui sont comme ça. Et donc là actuellement, je ne pourrais pas parler de ça, mais actuellement, en gros, je commence à prendre des compléments alimentaires. Pour essayer d'essayer de voir ce qu'on peut faire pour améliorer un petit peu ce cycle et surtout pour essayer de réduire un peu cette période fertile parce que pour moi et pour le couple, c'est long et et déjà c'est long parce que pour la bido et tout ça, ça peut être un peu long. Et deuxièmement, c'est fatigant parce que moi, je me suis rendu compte que ma face OV obligatoire, elle finit par être fatigante en fait comme j. Vu.

Laurène:

Oui parce que ton corps doit puiser beaucoup d'énergie pour réussir à OV violer,

Marine:

Donc moi, j'ai des phases de fatigue. En fait, au moment, j'ai maintenant je l'ai remarqué, mais

Laurène:

le sais

Marine:

et et donc il y a cette chose là. Donc on va essayer d'améliorer ça. Il y a plein de choses pour le faire. Et psychothérapie, il y a les aliments, il y a le sommeil, c'était un bon sommeil, mais il y a plein de choses qu'on va essayer d'améliorer

Laurène:

de leviers

Marine:

il y a plein de leviers.

Laurène:

dit c'est hyper intéressant, juste rebondi, c'est que, tu sais, ça te fait une phase fertile longue dans l'absolu, ça veut pas dire que t'es fertile longtemps jusque comme la guerre arrive. Tôt avec des tentatives d'ovulation toi, tu ouvres ta période fertile à ce moment là parce que tu sais qu'à tout moment, tu peux ovulaire, puis en fait pas, mais ensy thermique. Quand on a ouvert comme ça la période fertile et qu'on sait, on est dans une période d'attente que l'ovulation arrive. Donc on se considère comme fertile, même si on ne l'est pas en vrai que sitôt vu que 10 jours après, tu n'étais pas fertile déjà, mais du coup par sécurité, on se considère comme fertile et c'est ça qui fait des phases fertiles longues. Et du coup des périodes infertiles un peu trop courtes et qui peut être compliqué à gé. Donc c'est pour ça que c'est bien. Tu essayer de réguler, de réguler ton cycle pour avoir un équilibre meilleur. Quoi?

Marine:

exactement. C'est pour ça que je vais travailler là dessus parce que just, c'est fait quand même des face fertiles, des faces qui ne sont pas vraiment fertiles. Voilà. Mais comme tu le dis, moi, je fais des cycles et en plus ils sont ils sont irréguliers. Et donc ça veut dire que une fois je vais avoir l'ovulation à j c. Une fois, je vais avoir l'ovulation à g cinq. Donc, je peux même pas faire. Je ne peux pas faire de prédiction. En fait, il ne faut pas en faire, faut pas en faire, mais du coup, c'est vrai que je peux. Je n'ai pas cette possibilité là, moi, dans la symptôme.

Laurène:

ou

Marine:

Et du coup, c'est ça. Ça me rappelle tous les jours que la symptôme, c'est un truc qu'on fait du jour au jour et qu'on regarde tous les jours ces symptômes,

Laurène:

ouais.

Marine:

ça clair, sa température ou est ce qu'on en est. Il ne peut pas prédire et c'est vrai que parfois je vois ma gl devenir vraiment hyper fertile. Ça m'arrive parce que moi, j'ai un peu de deux sous en fait de fertilité sur ma guerre. Donc il y a la première fois et un peu il y a la deuxième fois, mais la première fois, elle pourrait

Laurène:

ça pourrait être la bonne

Marine:

ça pourrait être la

Laurène:

jamais en avance. Ouais,

Marine:

Et donc il y a ce truc là. On ne peut pas savoir parce qu'on on n'a pas la température qui est montée trois fois. Donc on a ce petit

Laurène:

Tu le sais à posteriori, mais jamais en amont.

Marine:

ment.

Laurène:

Ouais, non. Mais c'est génial que c'était cette conscience là par rapport à ça. Comment tu dirais que justement ton ton métier, ton statut de chercheuse dans la biologie, ça t'a aidé. À mieux comprendre tout ça, à faire confiance aussi parce que toi, tu sais ce que c'est une étude et tu sais qu'on voilà quand il y a des chiffres, c'est que ça a été backé etc. Tu vois comment tu lierais les deux?

Marine:

Je fais de la science. Donc je fais beaucoup de données. J'ai beaucoup de données à analyser. Et donc, en effet, quand on analyse des données, on on est, on regarde les données sans a priori Et en fait la sympto c'est la même chose. On regarde les données sans a priori, je plot mes cycles en graphe, etc, parce que j'ai des compétences de modélisation, donc, et de data science. Et donc moi, je m'amuse beaucoup à faire des choses comme ça. La science que ça m'a apporté là dessus. C'est vraiment ce truc de sans a priori, ce truc de, ok là ma phase lutéale elle n'est pas bonne. Comment je l'ai su. Et je l'ai su avant d'aller avoir ma sage femme, C'est-à-dire que je l'ai su parce que j'ai regardé la littérature. Je sais que c'était endessous des 10 jours ou 11 jours. Ça commence à être un peu faible que quand je regarde ma température et que je vois qu'elle a du mal à se maintenir. Voilà, il y a des choses comme ça et en fait. C'est la science que ça m'a apporté déjà. C'est des compétences, des compétences, de lire un article scientifique, savoir si l'article scientifique, il est fiable ou pas parce parce qu'aujourd'hui, sur internet, on trouve vraiment de tout. Donc, et c'est super important de savoir trouver des articles scientifiques qui sont fiables pour ça. Le conseil, c'est d'aller dans des revues qui sont fiables, qui sont des grands revues. Il y a une manœuvre reproduction qui est une grande revue. Dans lesquelles il ne faut pas trop s'inquiéter si on lit quelque chose, soit parce que c des revues ou il y a des comités de lecture. Donc, en fait, il y a des gens qui viennent lire l'article avant qu'on le publie. Je le sais, je suis en plein là dedans, mais moi dans le végétal. Mais en gros, on envoie notre article. Il est lu par des experts en fait, avant qui vont nous dire est ce que votre article, il est fondé, etc. Et dedans, il vérifie pas que la conclusion. Il fait aussi comment est ce qu'on est arrivé à cette conclusion là et en sciences de la santé des femmes humaines. On a des en gros, c'est sur les gens qu'on regarde. Donc ça va être une quantité de personnes est ce que j'ai. Est ce que j'ai suffisamment de femmes est ce qu'elles elles rentrent. Elles ont des âges suffisamment grands. C'est à dire que j'ai des femmes qui ont 18 ans des femmes qui ont 45 ans, 60 ans est ce qu'elles sont représentatives finalement de la population pour pouvoir donner une conclusion juste et pas une conclusion dans un trucas super précis, parce qu'après quand on fait des conclusions, dans un cas super précis, les gens, ils vont dire ah, c'est bon, ça marche pour toi. Manon. Voilà donc les grandes revues. Généralement, elles vérifient vraiment fortement ce genre de choses, ce matériel et méthode pour qu'il soit de qualité qui ait suffisamment de personnes pour que les tests statistiques il soit, il soit ok et.

Laurène:

Ouais puis en amont, moi, je sais pour participer en ce moment à une étude qui est en cours, tout le nombre de comités de trucs que tu dois passer pour faire valider ta méthodo et tout vois Je suis du côté de celle que ça rend un peu ouf, mais mais Mais c'est extrêmement contrôlé.

Marine:

Ouais ou ou

Laurène:

Donc tu as tu veux, tu fais pas ta petite étude dans ton coin. Si tu veux derrière qu'elle puisse être publiée, tu dois en amont tout faire. Valider.

Marine:

ouais, je ne sais pas dans la science humaine, je n'aurai pas la truc, mais moi, je sais qu' en biologie végétale, quand on veut publier quelque chose, il faut avoir fait plusieurs expérimentations dans des conditions variées. C'est à dire qu'actuellement moi, je refais une expérience que j'ai déjà fait l'année d'avant en changeant quelques trucs. Pour pouvoir montrer que c'est toujours ok et actuel et on est obligé. C'est super difficile de publier dans un grand journal si on n'a pas plusieurs expérimentations avec des blocs avec des répétitions avec fin. Donc on travaille avec une grande masse et je pense que les chercheurs qui sont sur la santé des femmes et qui s'occupent de ces questions là, ils ont les mêmes problématiques que nous et ils sont obligés de trouver des panels d'interroger beaucoup de gens et donc d'être représentatif.

Laurène:

Et donc tu as lu les études sur la symptothermie tu les avais lues en amont

Marine:

Ouais. Moi, j'en ai lu quelques unes sur les indices sur comment ils calculaient les indices, surtout les choses comprendre. Qu'est ce que c'est l'indice? C'est peut être pas les bons termes, mais l'indice en gros de comment ça se passe dans le meilleur des mondes et l'indice de comment ça se passe dans la réalité

Laurène:

l'indice de Pearl théorique et pratique ou.

Marine:

regard un peu. Comment s'était calculé sur 100 personnes, etc. Voilà ces pour centage oui, j'ai regardé les articles plus ou moins récents. Il me semble il y en a de 2008 là ou des choses comme ça qui montr comme ou cette

Laurène:

ou ou tétais né. Ça va?

Marine:

Qui montrent comment la montrent comment la symptothermie ça marche, Ils la comparent souvent aux méthodes calendaires aux applications.

Laurène:

Oui,

Marine:

Et il dit souvent voilà. Et là, c'est prédictive. Ils la comparent aussi aux méthodes. où On regarde que la glaire dit pas et ce n'est pas aussi efficace, efficace du coup. Donc

Laurène:

Le double contrôle sécurise beaucoup la méthode par rapport au simple contrôle que de la glaire ou que de la température, ce qu'on connaît, la méthode des grand mères de température ou tuas que la température. C'est beaucoup moins fiable, évidemment que l'observation combinée guerre et température. Mais donc ouais toi, ça te donne cette cette rigueur à la fois sur l'application de la méthode toi au jour le jour où tu sais. Qu'on ne tord jamais la réalité biologique et qu'on` observe au day to day quoi et aussi sur les études, les chiffres de fiabilité

Marine:

Ouais

Laurène:

coup sur.

Marine:

Et Et donc si on se protège correctement il n'y a aucune raison que ça n'arrive.

Laurène:

T'as raison et justement, est ce qu'on a un petit mot de la fin de la scientifique ou de la jeune femme. C'était un peu les deux des deux particularités, entre guillemets, que que je voulais qu'on aborde aujourd'hui est ce qu'il y a un truc important que tu voulais partager avec nous.

Marine:

La sympto C'est une super contraception. C'est une contraception qui fonctionne pour le couple qui

Laurène:

Oui,

Marine:

moi m'a révolutionné ma vie. Et qui, même si vous n'avez pas des cycles super irréguliers, des cycles réguliers, vous pouvez avoir des cycles irréguliers Ça fonctionne quand même parce que c'est au jour le jour et il suffit de s'écouter. Il suffit d'écouter un petit peu tous ces chuchotements que le corps donne Parfois Parfois c'est des cris mais la sympto à ce niveau là, elle est passionnante. Et c'est une super contraception. C'est une contraception qu'on peut garder aussi toute sa vie. Enfin, elle peut nous accompagner dans tous les différents moments de notre vie. Un jour, elle sera réversible pour moi parce que je désirerai un enfant. Donc je l'utiliserai dans ce sens là

Laurène:

ouais, tu inversera

Marine:

J'in verserait la

Laurène:

à adopter

Marine:

et elle permet aussi d'avoir une connaissance de son, de son cycle et de sa fertilité. Parce que quand moi, j'ai vu que j'avais des soucis avec ma phase lutéale ça m'a fait me poser des questions sur me dire demain, quand je vais envisager, peut être une grossesse, la phase lutéale elle est importante dans une grossesse elle permet la nidation Donc

Laurène:

ça te permet d'anticiper de préparer le terrain. Quoi?

Marine:

si je déjà, je vais essayer de l'améliorer Mais si, si je n'y arrive pas, je n'arrive pas à tout ma enceinte je vais me dire, il y a peut être un problème avec cette phase idéal qui est peut être trop courte. Et donc ce sera peut être de la pro en comprimer de synthèse, la progestérone de synthèse, mais mais ça pourra aider. Ça pourra soutenir ce corps jaune qui.

Laurène:

et au moins tu sauras parce que tu as des années d'observation derrière toi.

Marine:

C'est ça. Et donc je pense que de se rendre compte de ça. Si je me rends compte que j'ai de plus en plus de cycles no obligatoires, etc, peut être que le désir de grossesse aussi changera. Et je me dirais ok, peut être que il ne faut pas trop traîner ou peut être que voilà. Je suis encore jeune me, mais je regarde, c'est donné en me disant moi, je les sais.

Laurène:

ouais.

Marine:

Et c'est une connaissance. Et c'est un apport aussi quand on va voir des médecins, des gynécologues, des sages, femmes ou autres, qui est très intéressant pour expliquer aussi ses problèmes de santé et même à côté.

Laurène:

Oui. Écoute marine, merci d'être devenue partager à la fois ton histoire. Et puis tes connaissances aussi avec nous. C'est chouette d'avoir ton point de vue comme ça. Voilà ta ta jeunesse, ta candeur et en même temps ta lucidité et tes connaissances par rapport à tout ça. Donc très sympa. Merci d'être venu jusqu'à moi et je te souhaite de continuer à découvrir ton corps encore plein d'années, de switcher en mode conception, quand ce sera le bon moment et d'avoir bien préparé le terrain grâce à tes connaissances.

Marine:

Et j'espère que d'autres jeunes femmes se mettront à la sympto et n'auront pas peur de le faire. Ça marche.

Laurène:

ouais, ouais,

Marine:

Je ne suis pas tombée enceinte Non mais voilà ça marche. C'est ça marche. Donc

Laurène:

Quand on le fait bien, c'est bien, ça marche ouais

Marine:

j'espère que d'autres femmes auront envie de se former. Et même si elles sont jeunes, justement. Faites le

Laurène:

n'y a pas de raison. Merci de d'avoir appelé et. Merci encore à marine avec toute sa sa candeur et son sourire qui fait du bien. J'espère que vous avez apprécié ce moment comme d. N'hésitez pas à me le faire savoir à nous faire des retours sur l'épisode, sur des sujets que vous aimerez qu'on aborde, etc. Et moi, je vous retrouve avec plaisir la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, je vous embrasse.