Émancipées, le podcast
Le podcast qui émancipe les femmes (et les hommes !) en leur donnant des clés pour comprendre leur corps et leur cycle, pour leur permettre de maitriser leur fertilité, leur contraception et leurs hormones avec autonomie et confiance !
Le savoir, c’est le pouvoir, et Laurène est bien décidée à vous apporter un max, en répondant à des questions qu’on se pose tous, ou pas, seule ou avec des experts passionnés, pour que votre intimité n’ait plus de secret pour vous !
Émancipées, le podcast
#101 Symptothermie : la révolution intime dont personne ne parle
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À propos de l’épisode :
La symptothermie vous intéresse ? Si vous regardez cette vidéo au moment de sa sortie, les portes du Serenity Club ouvrent dans seulement quelques jours ! ✨
Dans cet épisode, Mélissa raconte comment la symptothermie a profondément transformé son rapport à son corps, à sa libido et à sa sexualité !
Après des années sous pilule puis au stérilet, elle découvre la contraception naturelle et apprend à observer son cycle menstruel. Mais très vite, les effets dépassent largement la simple contraception : désir, plaisir, communication dans le couple, rapport à la pénétration, reconnexion au corps… tout a évolué pour Mélissa !
Dans cet épisode, on parle ensemble sans tabou de libido féminine, de sexualité sans pénétration, des fluctuations du désir au fil du cycle et de la manière dont la symptothermie peut aussi renforcer l’intimité dans le couple.
Un échange intime, profond et déculpabilisant ! Si votre libido n’est pas constante tout au long de votre cycle, c’est normal ;)
Nos Clubs :
🧘♀️ Vous souhaitez adopter une contraception sans hormones ? Go Serenity Club !
👶 Vous êtes en projet bébé et/ou souhaitez reprendre en main votre fertilité naturellement ? Le Fertility Club peut vous aider !
Nos mini-programmes :
💦 Et pour une glaire cervicale de folie, c'est par là 😇
👱♂️ Votre amoureux est largué quand on lui parle de cycle menstruel ? Le mini-programme Mon cycle expliqué à mon mec devrait l'aider !
🌡️ Envie de comprendre toutes les subtilités du Tempdrop ? Voici l'atelier qui vous explique tout !
Mais aussi...
🖥📱 On est ravis de partager toutes nos connaissances et de vous retrouver (dans la joie et la bonne humeur !) sur notre site web et notre compte Insta ! 😊
Moi, je voulais vraiment respecter la sympto à 100% et me
dire :bah non, période fertile, c'est pas de pénétration en fait. J'en ai pas mal parlé avec mon chéri. Il y a eu vraiment cette idée pour lui, frustration au début et ça s'est débloqué en le vivant en fait.
On s'est dit :waouh ! Mais en fait, on n'a jamais fait ça. Ça fait cinq ans qu'on est ensemble et j'ai l'impression qu'on fait nos premières fois à chaque fois.
Laurène:Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, je suis très heureuse de recevoir Mélissa. Mélissa, c'est une femme qui est passée dans le Sérénity Club, donc notre programme de symptothermie pour la contraception et qui, à un moment, dans un live, a commencé à parler de l'impact, euh, de cette nouvelle, euh, contraception sur sa sexualité. Et après, on a commen-- on a discuté un peu en privé toutes les deux et je
dis :« Mais tu veux pas venir dans le podcast parler de ça ? » Parce que tout le monde vit ça, mais personne n'ose forcément mettre des mots dessus. Donc, euh, voilà, c'est un échange un peu plus intime, mais, euh, il y a plein de clés à en sortir. J'espère que ça vous aidera. Donc, je vous en dis pas plus et je vous laisse avec Mélissa. Hello Mélissa, je suis très heureuse de passer ce moment avec toi pour parler, euh, de symptothermie, de sexualité, de tout ce que ça apporte dans la vie intime. Donc merci déjà du fond du cœur de venir partager ça parce que, voilà, y en a plein qui osent pas alors qu'en fait tout le monde pense la même chose. Donc, euh, je suis très heureuse que toi et moi on puisse aborder ce sujet. Est-ce que avant qu'on rentre dans tous ces détails, tu veux bien, s'il te plaît, Mélissa, te présenter
Melissa:Oui, bonjour Laurène. Bah merci de m'avoir invitée. C'est une grande première pour moi. Je suis contente d'être là et de pouvoir partager mon expérience. Je suis Mélissa, j'ai 29 ans et je suis bientôt psychologue. Je suis, euh, passionnée moi par la santé des femmes et je me spécialise là, vraiment dans la périnatalité. Euh, j'ai vraiment envie d'accompagner, euh, les traumas de l'accouchement, d'accompagner les femmes dans toute cette période qui est assez transformatrice de la maternité, euh, la grossesse, le post-partum. Donc, je me suis formée moi à titre perso en allaitement, maternage proximal. Euh, ouais, ouais. Et puis, j'ai aussi, euh, envie d'accompagner les pères parce que pour eux, ils sont souvent mis de côté, mais c'est une toute nouvelle place dans le système qu'ils doivent prendre et c'est pas toujours évident. Donc, euh, voilà, moi, c'est vraiment un sujet qui me, qui me passionne. Et, euh, et je me, je, je suis aussi à fond dans la santé de la femme. Euh, donc là, je vais me former en symptothermie. J'ai, j'ai vraiment adoré moi me former à titre perso. Et, euh, et j'ai vraiment envie d'accompagner les femmes aussi à reprendre conscience de leur corps, à re-- 'fin à se reconnecter à leur corps. Euh, je trouve que dans notre société, on nous a trop, euh, fait douter sur nos capacités à nous faire nous remettre aux avis médicaux, aux médicaments. Et, euh, et on s'est vachement déconnecté de notre corps alors que lui, il sait, euh, il sait parfaitement tout ça. Donc pour moi, c'est plus vaste que juste une reconnexion au corps. C'est, euh, c'est tout le psychologique qui va bouger derrière aussi, euh, la confiance en soi, l'empowerment.
Laurène:Ouais. Ouais. Ouais. Ouais, puis toi, t'as-- t'es un espace où les gens se livrent et, euh, c'est rare en fait d'être, d'être-- quand t'es psy, tu, tu as, tu recueilles des choses que les gens disent pas ailleurs. Et tous ces sujets de rapport au corps, de, de tabou, bah du coup, c'est génial de pouvoir les accompagner dans ce cadre-là parce que, parce que t'es l'endroit où, euh, où les verrous, ils peuvent sauter, quoi.
Melissa:ouais, ouais, c'est ça. Bah, j'suis pas encore psy, mais je sais que j'ai pas de tabou là-dessus et, euh, et vraiment, je trouve que c'est, c'est-- il faut enlever d'ailleurs les tabous à ce sujet-là et, et je serais super à l'aise de pouvoir accompagner ça. Ouais, c'est
Laurène:Ouais.
Melissa:vraiment intéressant
Laurène:Et moi, je pose toujours la question, euh : en quoi tu te sens émancipée quoi tu participes à l'émancipation des femmes ? Parce que toi, t'es un peu à cheval entre les deux, euh, du coup, de par ta formation, ton futur métier, mais aussi là, on va plus parler de toi, euh, en tant que femme. Donc peut-être, c'est plus en quoi tu te sens émancipée.
Melissa:d'une pilule
Laurène:Ouais.
Melissa:euh, je sais observer mon corps, je sais lire mon corps et l'interpréter, euh, voire, bah je connais mes cycles en fait. Maintenant, je sais que, je sais quand j'ovule, je sais quand j'ovule pas, euh, je connais, euh, à peu près la durée de mon cycle, je vois quand est-ce que c'est perturbé. En fait, j'arrive à lire vraiment ce qui se passe à l'intérieur de mon corps et, et comment ça se traduit à l'extérieur. Et je trouve ça, je trouve ça incroyable. Enfin j'ai vraiment l'impression d'avoir repris le pouvoir, le contrôle sur moi et, et ça, vraiment, c'est précieux. Et d'ailleurs, quand j'ai vu ton nom sur Insta, quand j'ai découvert
ton compte, je me suis dit :« Waouh C'est hyper cool » quoi.
Laurène:J'ai mis du temps à le trouver, mais quand je l'ai eu, c'était une évidence,
Melissa:Ah oui, il est incroyable.
Laurène:Ouais, ouais, ouais. Et c'est intéressant c'que tu dis parce que tu vois, j'pense que pour des gens qui sont pas du tout conscients de ce que c'est vraiment le cycle, de dire : « Par la lecture de mon cycle, j'ai repris vraiment conscience, 'fin le pouvoir sur mon corps », ça peut paraître anecdotique, alors qu'en fait, on se rend compte que ces hormones-là du cycle, elles ont un tel impact sur tout, que effectivement, ça devient une cré-- une clé de lecture centrale, euh, dans son quotidien. Et c'est pas juste un truc où, bah, le cycle, c'est, tu vois, c'est les règles trois, quatre jours par mois. Non, c'est, c'est beaucoup plus large que ça et c'est intéressant que tu le dises.
Melissa:c'est, bah c'est exactement--'fin moi, y a, y a eu un, comme une autorisation à avoir vraiment plein d'énergie et à être à fond, euh, parce que je sais que je suis, euh, dans ma phase folliculaire et que c'est le moment, c'est le printemps. En fait, c'est, je m'autorise du coup beaucoup plus. Je m'autorise aussi à être beaucoup plus fatiguée, avoir besoin d'être cocon, à me refermer sur moi.'Fin, le fait de savoir ce qui se passe à l'intérieur, bah c'est comme si c'était légitimé pour moi et que je peux vraiment le vivre pleinement à l'extérieur. Donc ouais, je-- l'autorisation, pour moi, ça a été vraiment quelque chose d'important.
Laurène:Je l'avais jamais entendu verbalisé comme ça et c'est très très juste. Donc, euh, merci pour ça. On va parler de tout ça, justement, de comment on, on s'autorise à vivre les différentes phases de son cycle et sur la sphère un peu plus intime de la sexualité. Parce que, donc je, je spoile, mais t'as fait le Serenity Club et dans un live, t'as raconté ça et j't'ai dit : « Mais Mélissa, mais c'est génial, merci de partager ça. Donc c'est comme ça qu'après, on a discuté toutes les deux et j't'ai
dit :« Mais viens dans le podcast». Donc c'est un peu notre sujet du jour. Et du coup, pour parler de tout ça, j'aimerais qu'on remonte un peu le fil et que tu nous expliques toi, c'est quoi ton histoire, euh, par rapport à ton corps, par rapport à ta contraception, par rapport à ta sexualité À quel moment t'as commencé à, à creuser ce dossier
Melissa:Hum ! Je me suis replongée dans, dans mes, mon histoire contraceptive parce que ça remonte à il y a longtemps. Mais, euh, bah j'ai commencé à 17 ans à prendre la pilule. Euh, clairement, c'était, pour moi, c'était comme fumer, c'était classe de prendre la pilule. Y avait un côté, euh, stylé, tout le monde prenait la pilule, ça voulait dire qu'on commençait à avoir une sexualité. Donc, euh, j'ai commencé par là. J'ai d'ailleurs dit à ma mère que j'avais des règles douloureuses pour prétexter prendre la pilule.
Laurène:Alors, que c'était faux
Melissa:C'était faux, ouais,
Laurène:Petit mytho parce que tu voulais ta pilule.
Melissa:Ouais, c'est ça. C'est ça. Donc trop contente d'avoir la pilule et, euh, s'en est suivi, euh, bah six pilules. Je trouvais pas, euh-- soit je prenais du poids, soit j'avais des migraines, des spottings, des saignements, euh, du cholestérol.'Fin vraiment, ça a été un parcours, euh, compliqué avec la pilule, ouais.
Laurène:sur des pilules. T'as jamais, euh, cherché à avoir-- essayer un stérilet ou autre chose
Melissa:Non, non, franchement. Bah, le stérilet, y avait un peu, euh, la-- 'fin ma mère, en tout cas, avait, euh, cette idée que le stérilet, c'est pour les femmes qui ont déjà eu un bébé. Donc,
Laurène:On revient beaucoup là-dessus, mais c'était une, euh, un dogme pendant très longtemps.
Melissa:Ouais, ouais, c'est ça. Donc c'était même pas imaginable, euh,'fin, dans ma tête, je l'avais classé, euh, pour, euh, pas tout de suite, quoi.
Laurène:Après, tu dis ta mère, mais c'est-- t'avais un ou une gynéco qui te suivait ? On t'a jamais proposé non plus.
Melissa:non plus.
Laurène:Ouais, OK.
Melissa:Ouais. Bah après, du coup, c'était le gynéco de ma mère, donc
Laurène:Ah
Melissa:que c'est lui qui lui avait mis ça en tête, je sais pas.
Laurène:Ouais.
Melissa:Et, euh, j'suis passée au stérilet. Donc, euh, j'ai fait un an de stérilet.
Laurène:Alors que t'avais pas eu d'enfant.
Melissa:Non, non. Là, j'ai changé
Laurène:t'as fait sauter ton verrou, tu t'es dit : « Vas-y, euh, on s'en tape.
Melissa:ouais, j'ai grandi, puis nous, on en parlait plus après, euh, quand on était plus âgées. Et, euh, et là, j'ai eu un an cata avec le stérilet, euh, kyste hémorragique aux ovaires,
Laurène:Mais stérilet hormonal ou cuivre
Melissa:euh... Euh, au cuivre.
Laurène:Ah OK, ouais.
Melissa:Ouais, donc je saignais, euh, 30 jours sur 30. C'était, euh, l'enfer.
Laurène:Ah ouais. Et tu l'as quand même gardé un an
Melissa:ouais, parce qu'on savait pas vraiment ce que c'était.'Fin, on a mis du temps à se dire que c'était peut-être le stérilet
Laurène:ouais ? Y a pas eu de lien de causalité, genre quand t'as commencé à mettre le stérilet, t'as eu ça et... OK.
Melissa:Non, voilà. J'ai, ouais, j'étais-- puis c'était vraiment ma période où je m'en remettais complètement au corps médical à ce moment-là. Donc non, y a pas eu de, de lien de cause à effet. Puis je l'ai enlevé, euh, au bout d'un an et puis plus rien. Donc, euh,
Laurène:Ouais. Là, là, y a eu la causalité quand
Melissa:là, y a eu, ouais, il a fallu attendre un an. Mais voilà. Du coup, j'ai arrêté le stérilet, je suis repassée en pilule et là, je me suis
dit :« En fait non, c'est plus possible. Et, euh, j'ai arrêté, j'ai arrêté la pilule y a cinq ans maintenant, six ans.
Et, euh, et je me suis dit :« En fait, je veux plus rien. Je veux, je veux--
Laurène:Et t'étais en couple
Melissa:Eh ben, je me suis mis en couple pile au moment où j'ai décidé que je voulais plus rien.
Laurène:bon timing.
Melissa:Ouais, donc on a fait retrait jusqu'à ce que je me forme en sympto, là, en octobre.
Laurène:Ah ouais. Parce que alors attends, dis-nous, toi, t'as commencé à 17 ans, c'est parce que t'as commencé à avoir des petits copains à ce moment-là ou c'était juste parce que c'était classe
Melissa:Il y avait les deux.
Laurène:Ouais, OK. Et donc là, t'as toujours été-- tu te posais pas la question, fallait que tu aies une contraception, euh, dont t'étais responsable toi, euh, pendant cette période. Et la personne que t'as rencontrée là, donc quand t'as arrêté la pilule, c'est celle avec qui t'es encore aujourd'hui ? OK, d'accord. Et donc lui, qu'est-ce qu'il a dit ? Il s'est dit : « OK,
Melissa:Bah ouais, lui,
Laurène:let's go ». Ouais, OK. Et retrait t'avais conscience de l'indice de fiabilité, des risques que tu prenais C'était-- est-ce que tu connaissais un peu le fait que t'étais fertile à certaines périodes, pas d'autres? Ou t'étais en mode sous-marin à l'aveugle, on avance comme on peut
Melissa:Ouais, sous-marin, c'est bien décrit. Ouais, je pense que je me disais: « Ben, c'est la seule solution que j'ai là, quoi, entre guillemets.» Le préservatif, j'ai jamais trop, trop aimé. Et, euh, donc, je-- en fait, je-- avant de commencer la sympto, honnêtement, je savais pas que c'était possible d'avoir un rapport avec pénétration et éjaculation sans tomber enceinte. Voilà, je savais Tu pensais
Laurène:que t'étais fertile tout le temps
Melissa:ouais, tout le temps.
Laurène:Ouais, OK.
Melissa:Ouais. Vraiment, je partais de loin.
Laurène:Bah non, mais c'est pas toi, tout le monde part de loin.'Fin, t'es pas du tout la seule à, à penser ça. Et est-ce que t'avais senti un impact sur ta libido en arrêtant la pilule ou t'avais pas cette conscience-là non plus, vraiment, euh
Melissa:non. Euh, après, pareil, ma sexualité, c'est un long chemin. Euh, donc non, j'ai pas senti-- j'ai jamais eu trop de libido, moi, depuis, depuis longtemps.'Fin, j'avais beaucoup de, de, de scénarios sur ce que c'est que la sexualité et du coup, c'était-- je mettais en scène des scénarios, entre guillemets.'Fin, c'est grossièrement dit, mais, euh, mais j'avais pas toute cette notion de désir. Et puis, euh, ça a été aussi un long travail pour moi, le rapport à mon corps
Laurène:OK.
Melissa:de avant, après, euh, stopper la pilule vraiment. Ou alors, je m'en rappelle pas. En tout cas, ça m'a pas marquée.
Laurène:Ouais, t'avais pas ces ressentis de certains moments, la libido qui monte.
Toi, t'étais toujours dans :« il faut que ce soit comme ça et je rentre dans le petit cadre que je me suis créé », c'est ça
Melissa:Ouais, c'est ça. Bah surtout, je trouve que ça a changé avec la vie de couple, euh, où une aventure d'un soir, c'est différent, euh.
Ils disent souvent, euh :« C'était en soirée », 'fin voilà, donc c'était pas le même contexte, euh. Mais en vie de couple, euh, j'me suis rendu compte que c'était pas, c'était pas le même désir de vivre quotidiennement avec une personne.
Laurène:Hm, hm.
Melissa:Donc, euh, voilà.
Laurène:Ouais. Donc ça, c'était y a cinq ans. Et après, explique-nous un petit peu tout ce qui s'est passé dans ta tête, dans ton corps pour que, euh, t'aies envie de peut-être pas laisser ton destin complètement entre les mains du retrait
Melissa:Euh, bah du-- déjà, j'ai beaucoup travaillé, moi, sur mon rapport à mon corps. Euh, ça a été, euh, ça a été un long chemin, mais, euh, j'ai pas mal travaillé dessus. Puis le couple m'a vraiment aidée aussi, euh, avec ça. Pour moi, c'était complètement OK, euh, de pas prendre de, de pilule, de faire le retrait. Et puis, bah si ça arrive, voilà, j'ai bientôt 30 ans, ça fait longtemps que je veux des enfants.
J'me suis dit :« Bon ben, au pire, au pire, ça arrive », même si c'est pas le moment où on a vraiment décidé. Mais, euh, mais j'ai commencé à vraiment me questionner sur, euh, les moyens de contraception naturels. Euh, j'ai découvert y a, Je crois qu'il y a deux ans, on m'a parlé de symptothermie.
J'étais là :« Oh ouais, pff, bon, euh, faut se former, etc. Donc, j'ai, j'ai un peu mis de côté. Et puis ça m'a, ça m'a repris là, l'été dernier.
Je me suis dit :« Non, mais en fait, c'est vraiment la sympto, euh, il faut que je le fasse, euh ». Et, et ça faisait un moment que je te suivais sur Instagram et
je me suis dit :« Bon bah allez, c'est parti, euh, je m'inscris au Serenity Club
Laurène:Ouais. Ouais, parce que quoi, t'avais la flemme ? T'avais peur que ce soit trop lourd, trop compliqué
Melissa:pour moi, c'était vraiment, euh, compliqué. Il fallait, il fallait-- y avait tout le côté se former. Euh, je, pff, je, j'avais eu, euh, quelques échos sur, euh : « Il faut la troisième température haute, etc. » Oh là, 'fin, c'est-- avant d'avoir commencé, c'était compliqué. Puis, je pensais vraiment que c'était trop rigoureux tous les jours, de l'observation, de-- ouais, c'était une montagne dans ma tête.
Laurène:Ouais. Bon alors tu me penseras à te demander comment ça se passe vraiment aujourd'hui concrètement. Mais euh, OK, tu te formes. Et là, moi, je sais un petit peu ce que t'avais commencé à me dire, mais déjà, peut-être, on peut parler de comment ça s'est passé la formation et surtout, c'est quoi cet impact Euh, parce que je sais qu'il y a eu un impact sur toi, sur ton rapport au corps, sur ton rapport à la sexualité. Donc, tu vois, si tu peux nous décrire un petit peu ce-- justement, cette petite révélation.
Melissa:La formation pour moi déjà elle a été très très riche Parce que je m'attendais juste à apprendre comment, euh, lire et interpréter mon cycle et c'est tout. Et en fait, il y avait un, 'fin, y avait un pilier sexualité, un pilier nutrition, 'fin, y avait tellement plus de choses, un pilier sur la biologie. Donc, euh, pour moi, c'était super riche et je m'attendais pas à, à, à ce qu'on soit formé à, en fait, tout l'autour de la sympto. Euh, et alors, le pilier sexo, pour moi, il a été génial, euh. C'est surtout aussi le live avec Thérèse Hargot que j'ai, que j'ai vraiment, vraiment apprécié. Et elle m'a fait prendre conscience-- en fait, à un moment, elle a dit, euh
:« Les femmes préfèrent les rapports sans pénétration, prennent plus de plaisir dans les rapports sans pénétration.
Et je me suis dit :« Ah bon ? Mais, euh,'fin, j'ai envie d'expérimenter ça quoi», parce que nous, on avait une sexualité assez basique, euh, préliminaire. Puis, euh, le but des préliminaires, c'est de préparer le terrain pour la pénétration, puis éjaculation et c'est fini quoi. Bon, C'est grossièrement dit parce que y a, y a du plaisir là-dedans, mais voilà, y avait quand même un ordre, euh, et, et c'était pas question de s'arrêter aux préliminaires, 'fin, comme s'il manquait quelque chose. Et, euh, le fait aussi de savoir que j'ai des périodes fertiles et infertiles, euh, moi, je voulais vraiment respecter la sympto, euh, à
100 % et me dire :« Bah non, période fertile, c'est pas de pénétration, en fait, si, si je suis la sympto.» Et, euh, j'en ai pas mal parlé avec mon chéri.
Il m'a dit :« Bah écoute, ouais, pourquoi pas Et du coup, on s'est acheté le livre Jouissance Club.
Laurène:Trop bien.
Melissa:Et donc on a commencé à explorer, euh, qu'est-ce qui, bah, qu'est-ce qui peut remplacer la pénétration, par quoi on peut recommencer. Et, euh, bon, on n'a, on n'a pas du tout exploré tout le livre parce que y a tellement de choses dedans.
Laurène:le livre pour ceux qui connaissent pas, c'est un livre justement qui est-- le manifeste, c'est euh, aller au-delà de la pénétration ou 'fin sortir du, du carcan obligatoire de la pénétration et tout ce qu'on peut faire pour s'apporter du plaisir sans ça. Et euh, donc il est top effectivement ce livre, y a-- c'est un best-seller de ouf, il a été vendu je sais pas combien de milliers d'exemplaires, mais euh, donc j'pense qu'il y en a plein qui le connaissent, mais j'faisais la parenthèse au cas où.
Melissa:Ouais, ouais, il est vraiment super. Et ce que j'aime beaucoup, c'est aussi toute la, la première partie vraiment d'exploration personnelle quoi, individuelle,
Laurène:Ouais.
Melissa:j'avais jamais fait avant. Et euh, et puis du coup, on a commencé à retrouver, bah juste du désir et du plaisir dans des caresses, dans des baisers, 'fin des choses qu'on, on prenait pas le temps de savourer.'Fin que moi, en tout cas, je prenais pas le temps de savourer parce que, bah après, y avait ça et ça. Et, et du coup, ça a été euh, un gros changement pour moi de, de me
dire :« Bah là, en fait, c'est notre rapport, c'est ça, c'est des caresses. Et, et, et moi, ça me fait vraiment monter mon désir. Puis j'aime bien aussi le côté frustration de : « Bah non, on va pas au bout.» Là, c'est, c'est chouette. Et du coup euh, ça, ça fait que je trouve dans mon cycle, y a vraiment
la phase où :« Ah trop bien, on a un rapport sans pénétration.
» Et puis :« Ah trop bien, on a un rapport avec pénétration.'Fin y a, y a vraiment une excitation des deux qui, qui change tout pour moi. Et du coup, j'ai beaucoup plus de libido en fait, beaucoup plus.
Laurène:Ouais. et c'est pas l'arrêt de la pilule parce que tu l'avais arrêtée depuis 5 ans. Donc c'est vraiment plus cette espèce de conscience dans ta, ta fertilité, ta sexualité qui a changé. On peut pas dire que c'est les hormones là pour le coup.
Melissa:Ouais, carrément. Oui,
Laurène:Mh, mh. Ouais.
Melissa:ça fait vraiment longtemps que j'ai arrêté. Et, et y avait aussi une phrase qui m'a marquée, je sais plus où je l'ai entendue, mais euh, qui disait que ben, vu qu'on a des périodes fertiles et infertiles, c'est nous qui décidons euh, quand est-ce que l'autre peut rentrer, entre guillemets.'Fin, c'est nous qui ouvrons la porte. Et j'sais plus la personne, elle comparait ça à recevoir
Laurène:c'est Thérèse justement qui dit ça.
Melissa:ah bah voilà. Et elle comparait ça à recevoir des invités à la maison de on ouvre la porte, on les reçoit et puis ben quand on a fini, on, on ferme la porte. Et, et en fait, je me suis rendu compte, je me suis dit : « Mais oui, en fait, c'est, c'est mes cycles qui mènent la danse. C'est, c'est,
Laurène:ton corps qui accueille. Ouais
Melissa:ça. Et du coup, ça m'a changé beaucoup de choses aussi, de, de sentir que je reprends euh, ouais, je reprends mon pouvoir et euh, et, et on, on danse avec ça, avec, avec mon corps, avec mes cycles. Et, et ça m'a redonné euh-- ouais, vraiment, j'ai-- c'est le mot pouvoir qui me vient, mais c'est, c'est moi qui décide quoi, quand je reçois, quand je reçois pas. Et ça a, ça a changé beaucoup de choses pour moi.
Laurène:Ouais. Ouais. Et tu sais, ça me fait penser à, à un autre truc, c'est que dans-- alors dans le Sereni-- dans le Serenity Club, on parle de ça. Et puis dans le Fertility Club, y a aussi beaucoup de couples qui, pour le coup, ont des libidos, euh... 'fin, c'est très compliqué de maintenir cette pression des rapports, euh, réguliers et tout pour avoir un bébé. Et pour le coup, c'est Florentine, une autre sexologue qui dit : « Et y a des moments où en fait, faut consciemment se dire que là, on n'ira pas au bout, entre guillemets, de ce rapport pour sortir la performance, euh, de l'équation, pour faire tomber la pression, etc., et juste réussir à retrouver, euh, de l'amour, du plaisir, de la passion. Et je trouve que c'est ça qui est chouette aussi dans ce que tu dis, c'est que en fait, dans un rapport classique, tu sais que, bah dès que l'autre, il s'approche, entre guillemets, vas-y, tu, tu sais à quelle sauce tu vas être mangé, tu sais où est-ce que ça va se finir. Et parfois, t'as juste la flemme.
Et là, de se dire :« Bah non, en fait, là, en ce moment, ça va juste être de la douceur, du, de, du partage, de la, de l'amour, mais pas, euh, un acte que j'ai peut-être pas envie de recevoir là tout de suite. Eh ben pour plein de gens, c'est aussi très, euh, ouais, apaisant. Je sais pas comment dire, ça te-- 'fin, j'ai l'impression que c'est ce que tu racontes aussi.
Melissa:Ouais, carrément, carrément. Je trouve que y a-- 'fin, on a, on a banalisé les caresses, les baisers,'fin, plein de choses parce que pareil, dans, dans sans pénétration, c'est pas forcément une fellation pour que l'homme prenne son plaisir. Moi, je pensais qu'il y avait ça aussi. Et, et non, y a, y a plein d'autres choses à explorer.'Fin, ouais, vraiment, ça, ça change beaucoup de choses. Et j'aime aussi le côté frustration de parfois, bah, on aurait envie d'aller au bout et puis bah, on fait, on fait autrement.'Fin, ouais, c'est vraiment, je trouve, repartir du, du B.A.BA quoi.
Laurène:Ouais. Ouais. Ouais. Ouais, et puis surtout, remettre de la conscience.
Dire :« Voilà là où on en est, voilà ce qu'on peut faire » et du dialogue. Parce que ouais, t'as plein de couples où c'est ce que tu disais tout à l'heure, t'as un cadre, tu rentres dedans. Et puis, ben tu sais que c'est toujours la même chose de toute façon, tu te poses pas de questions. Là, t'es obligé de verbaliser, euh, où t'en es, ce que, ce qui est possible, pas possible, de faire une sorte de petit cahier des charges d'entrée, tu vois, et, euh, et d'en parler. Ouais, ouais, carrément. Et ton mec, lui du coup, bon il est pas là, mais, comment il aborde tout ça? C'est quoi, lui, sa vision, euh, de cette nouvelle façon de vivre votre, votre--'fin ton cycle et du coup, votre sexualité
Melissa:Euh, bah lui, il s'est toujours vachement intéressé au cycle. Et c'est même lui au début qui me disait, euh, quand j'avais mes règles, il me
dit :« Mais, euh, baisse les charges sur ta séance de sport, 'fin, respecte-toi.» 'Fin, il était beaucoup plus alerte que moi, finalement. Et puis moi, j'avais un peu un truc de taureau de : « Mais non, c'est bon, je peux y aller. Euh, donc il a toujours été alerte là-dessus. Après, la sympto, vraiment, il trouve ça incroyable parce que, bah, il a suivi avec moi. Je lui, je lui parlais de tout, je lui dis : « Mais c'est fou.» Et donc lui, il est vraiment, euh, convaincu de la symptothermie. Et, euh, et au niveau de la sexualité, il a eu au début un peu plus de mal à suivre en se disant : « Oh là là, sans pénétration. Euh, et puis finalement, c'est lui qui m'a proposé qu'on achète le livre Jouissance Club
Laurène:OK.
Melissa:Euh, il s'est vraiment, euh, ouais, il s'est pris au jeu. Et, euh, et maintenant, il sait en fait, il me dit : « Ah bah là, euh, là, c'est sans pénétration, c'est ça.» 'Fin, il se repère bien dans mes cycles et tout, donc, euh, donc c'est super. Puis parfois, on rigole parce que même quand j'arrive au jour 5 de mes règles
:« Vite, vite, vite, on en profite.
Laurène:Ouais. C'est-- ceux qui savent, savent. Ceux qui ont fait une formation ont la ref. Les autres, pas forcément, formez-vous. Mais . Mais Mais ouais, y a pas de logique de frustration de, euh, c'que-- dont ont peur certains couples, tu vois, qui vont se dire : « Oh là là, ça va rythmer, ça va créer de la-- générer de la, la frustration. Moi, j'suis convaincue que non, mais après, euh, c'est intéressant d'entendre toi aussi et lui, son, son retour.
Melissa:Bah, y a eu vraiment cette idée pour lui, euh, frustration au début quand on en a parlé et, et ça s'est débloqué en le vivant en fait. Euh, en expérimentant vraiment les rapports sans pénétration,
on s'est dit :« Waouh ! Mais en fait, on n'a jamais fait ça.» Et on se retrouve, 'fin ça fait cinq ans qu'on est ensemble et, euh, j'ai l'impression qu'on fait nos premières fois à chaque fois.
Laurène:Ah, c'est beau.
Melissa:Ouais, c'est vraiment fou. Puis même, euh, 'fin moi, au niveau désir, y a quelque chose de différent que juste de, du sexe en fait. C'est, c'est une fusion.'Fin là, je l'expérimente vraiment. Donc, euh, donc ouais, non, c'est, c'est vraiment différent et je pense que le fait de l'avoir expérimenté, lui, ça l'a convaincu que quand on en parlait, euh, c'était-- il était un peu bougon au début.
Et puis, j'ai dit :« Allez, on essaye juste pour, pour voir.» Et puis finalement, euh, ça marche bien quoi.
Laurène:Ouais. Ouais. Et tu sens les, les fluctuations de ton désir, justement, 'fin ta libido au gré de ton cycle
Melissa:À fond. Ouais, ouais. Ouais. Bah, surtout, euh, en phase, euh, juste préovulatoire et ovulatoire, là, c'est, c'est-- j'ai une libido de fou quoi. Puis, 'fin, j'ai quand même-- ça me travaille l'idée d'avoir des enfants. Donc, je pense que biologiquement, y a aussi quelque chose qui
Laurène:Ouais, ton corps qui se réveille à ce moment-là,
Melissa:C'est le moment quoi, c'est parti. Donc, euh-- mais oui, oui, je sens, je sens vraiment, vraiment. C'est,
Laurène:Ouais. Ouais.
Melissa:fou. Et, euh, et toute ma phase lutéale, je sens que ça, ça redescend. Ah ben ouais, c'est, c'est vraiment chouette. Et puis du coup, le-- dans ce que je disais, dans le fait de m'autoriser, bah je sais que je m'autorise quoi. Bah là, j'ai moins de libido et, et ça va.
Laurène:Ouais. Ouais, et tu vois, donc toi, t'as tout ce, cette déconstruction, en fait, on sent que t'as fait, que vous avez fait tous les deux sur la, la pénétration, etc. Après, il faut aussi peut-être rassurer d'autres en disant que dans ces moments-là, quand la libido est très forte et qu'on est en période fertile et qu'on veut pas d'enfant, y a aussi la possibilité de pro-- de se protéger, euh, d'utiliser un préservatif, euh, quoi, si on veut absolument avoir une pénétration. Mais, euh, mais c'est intéressant de voir que voilà, c-c-c'est pas grave, euh, si on n'en a pas, euh, de pénétration. Y a, y a plein d'autres trucs à faire et c'est toujours très compliqué à dire parce que c'est, c'est très intime. Euh, et en même temps, ben, ça fait du bien que, que des gens le verbalisent. Donc vraiment, merci pour ça.
Melissa:Bah c'est intime et en même temps c'est la base de tout quoi.'fin--
Laurène:c'est la base de tout et tout le monde vit la même chose.
Melissa:ouais, c'est ça. Donc, euh, je me suis pas mal questionnée, je me suis dit : « Oh, venir parler de de sexualité dans un podcast ». Et en même temps, je me dis : « Bah non, c'est super chouette, tout le monde le vit » et mettre des mots dessus,
Laurène:mais bien sûr. Et tu sais, un des épisodes où j'ai le plus de retours, euh, c'est Mélanie qui est-- c'était un épisode sur, pour le coup, la, les essais bébés et qui disait, elle, justement, le, le fait qu'elle avait plus du tout de libido et que c'était très dur et que son mec non plus et que dans leur couple, c'était, ça devenait quelque chose de très lourd. Et en fait, euh, donc c'est l'inverse pour le coup de, de ce que tu dis toi, mais c'est tout aussi réel et, et tout aussi universel. Et le nombre de personnes qui me disent : « Mais merci, euh, de l'avoir dit ». Donc tu vois, c'est-- l'intime est universel, on dit toujours ça. Et parfois, on a besoin de gens qui mettent des mots pour se
dire :« Ah oui, mais peut-être que moi aussi, en fait, j'suis capable ou je, je vis ça et, euh, et, et
Melissa:différents aussi, euh. J'ai, j'ai rigolé parce que justement quand j'ai pris la parole dans le live, y a quelqu'un qui a écrit dans le chat, euh : « Mélissa, tu m'as donné envie de revoir le pilier sur la sexo, j'ai loupé un truc ». Mais j'pense que y a des questions de timing aussi.'fin moi, c'est venu avec la sympto, mais y a peut-être tout ce que j'ai fait avant qui s'est débloqué avec ça.'fin c'est pas,
Laurène:Ouais. Ouais, c'est ce que tu disais, t'as travaillé sur ton rapport à ton corps, t'es peut-être plus à l'aise aussi, toi, individuellement, euh, dans ton corps.
Melissa:Ouais, ouais, ouais, c'est sûr. Mmh.
Laurène:Et est-ce que t'en parles autour de toi ? Est-ce que t'es justement là en-- y a toi, moi et puis pas mal de gens qui écoutent. Mais est-ce que dans ta sphère personnelle, c'est des trucs dont t'arrives à parler ou c'est pas-- tu vois, avec ta maman et son gynéco ou pas, pas plus que ça
Melissa:De la sexualité ou de la sympto
Laurène:deux, du coup.
Melissa:Ouais, la sympto, j'en parle à fond. Je, j'ai, j'ai envie que toutes mes-- tous mes proches se forment.'fin j'trouve ça incroyable, euh. Donc, euh, la sympto, j'en parle tout le temps. Et, euh, et la sexualité, j'en parle avec quelques amis, euh, qui sont aussi, euh, dans-- bah on est plusieurs dans mes amis là à être branchés sur les, la sexualité sans pénétration, euh. Donc, euh, donc oui, oui, on en parle. Après, euh, avec ma mère, euh, non, euh.'fin ma mère, elle m'a, elle m'a pas trop initiée à tout ça. Même les règles, j'en avais jamais entendu parler jusqu'à découvrir que j'avais mes
Laurène:les avais
Melissa:Voilà, c'est ça. Donc euh, non, on parle pas de sexualité, euh, même la symptothermie, euh.'fin j'ai l'impression que l'ancienne génération, euh, c'est
Laurène:c'est pas leur code. Hm.
Melissa:Mais c'est sûr ton truc là, euh, 'fin. Euh, donc non, mais par contre autour de moi là, je, j'en parle pas mal et euh, et c-- bah, je trouve c'est génial quoi.'Fin, je, je comprends pas qu'on nous apprenne pas ça à l'école en fait. Plutôt que les cours d'éducation sexuelle qui nous servent à rien, euh, je trouve être formé en sympto, euh, quand on est au lycée, ce serait juste incroyable et ça changerait plein de vies.
Laurène:ouais. Ouais. Ouais, j'suis d'accord. Faudrait juste le faire de façon beaucoup plus concrète parce qu'en fait on apprend les courbes du cycle, les trucs comme ça, mais c'est hyper théorique et on retient rien. Donc peut-être que si on l'apprenait sous l'angle sympto, ouais, ce serait, ce serait un peu plus, un peu plus utile.
Melissa:petite histoire, j'suis allée chez le gynéco y a pas longtemps et euh, et je, je lui demande quelque chose sur mon col. Et il me
dit :« Mais vous, vous palpez votre col ? » Et-- 'fin mon col de l'utérus.
Et euh, je lui dis :« Ben oui, oui, en fait, bon je le fais pas tous les jours pour m'amuser, c'est que je me, je me suis formée en symptothermie», donc je commence à lui raconter.
Et il me dit euh :« Ah mais euh, vous ovu-, vous ovulez pas tous les mêmes
jours du mois ? » Et je lui dis :« Bah non ». Et du coup, on s'est retrouvés pendant une heure à parler de sympto. Donc pour le coup, il était hyper ouvert, donc c'était super chouette. Euh, mais je me suis dit : « Waouh ! En fait, euh, on
Laurène:Ouais. Et il connaissait pas du tout et c'est toi qui lui as fait un petit cours
Melissa:Ouais, et à la fin, il m'a dit euh, il m'a dit : « Mais en fait, c'est moi qui devrais vous payer Pour moi c'était comme si c'était super intéressant. Et en fait, C'est là que je me suis rendu compte qu'il y avait quand même beaucoup de gynécos, je pense, qui sont tr-- formés, euh, vraiment à la pathologie et pas beaucoup, euh, au cycle, etc. Et, et j'sais pas, je suis sortie, ça m'a quand même fait un truc.
Je me suis dit :« Waouh, un gynéco qui sait pas ça, euh
Laurène:Ah bah non, mais tout-- personne hein. Ça, ça change progressivement, mais euh, ça fait pas du tout partie de la formation. Malheureusement
Melissa:Mmh.
Laurène:Ouais. Ouais. J'avais une autre question à te poser. Tu parlais de Jouissance Club parce que j'suis sûre qu'y a plein
de gens qui vont se dire :« Oh là là, ça m'intéresse ce sujet.» Est-ce que y a d'autres ressources que t'as explorées sur ce thème un peu de la sexualité non pénétrative T'as d'au-- t'as d'autres trucs à partager ? Ouais.
Melissa:Du coup, j'suis allée,'fin j'ai acheté le livre de Melissa Carlier, euh, que j'ai lu.
Dedans, elle parlait de la :est-ce qu'on a un périnée en bonne santé ? Et, et du coup, euh, j'ai acheté les livres de Bernadette de Gasquet sur, euh
Laurène:quoi. Et Bernadette de Gasquet va te faire acheter un autre livre.
Melissa:c'est ça. Vraiment, c'est, la sympto, ça a été la boîte de Pandore hein, pour moi, là, c'est-- j'suis à fond. Et du coup, euh, j'ai, j'ai fait des séances de rééducation du périnée, euh, chez ma sage-femme, qui était d'ailleurs assez étonnée de voir quelqu'un qui a pas accouché, euh, de faire des séances de rééducation du périnée. Et pareil, ça a influencé ma sexualité. Je sens beaucoup plus, euh, au
Laurène:Parce que t'as senti que ton périnée était pas tonique
Melissa:Ouais, en fait, il y avait un petit questionnaire, euh : « La san-- évaluer la santé de votre périnée ». Et je me suis dit : « Oh, il est pas en si bonne santé que ça ». 'fin, c'est pas non plus la tata, mais du coup, euh, j'suis allée faire un check avec la sage-femme et j'fais beaucoup de sport, donc, euh, j'ai jamais appris, moi, à protéger mon périnée.
Laurène:Ouais. Ouais.
Melissa:Voilà, donc j'connaissais pas. Du coup, elle m'en a fait plusieurs séances, elle m'a donné plein d'exos. Donc maintenant, régulièrement, euh, même pendant le sport, je protège mon périnée. Et, et du coup, bah ça aussi, ça a changé au niveau sexualité. Je sens beaucoup plus, euh,'fin, j'suis plus sensible. Donc voilà, j'ai exploré toutes ces sphères-là, mais sinon, euh, au niveau
Laurène:T'es pas allée explorer le tantrisme, les trucs comme ça, euh,
Melissa:Non, pas encore. J'ai encore, euh, y a du chemin, c'est--
Laurène:t'as du chemin à faire. Non, mais pour le coup, je pourrais mettre dans le, dans la description les quelques ressources parce que dans les live du Serenity Club Sexo, y a toujours plein de ressources qui sont citées, euh, pour, voilà, je, tous ces, ces histoires de, de un peu nouvelle sexualité, en tout cas nouvelle façon de vivre sa sexualité. Et, euh, et y a, y a ces livres, mais, euh, mais y en a plein d'autres. Tu disais, je, tu l'as dit, donc je me permets de rebondir dessus, que, euh, tu commençais à penser à, à un projet bébé. Ça, ça aide beaucoup la sympto, euh, pour ça. Est-ce que c'est, euh, un savoir aussi que tu sens, euh, utile pour la suite Comment tu, tu, tu te dis qu'un jour, tu switcheras, euh, en conscience, pour le coup, en en parlant avec ton mec
Melissa:ouais, bah clairement, ça, ça aide. Bah j'ai appris déjà à observer ma glaire, donc, euh, je ne savais pas que ma glaire était vraiment liée à, à tout ça. Euh, et j'arrive à repérer, bah les-- je sais très bien les jours où je suis fertile. Donc, euh, j'espère que le jour où on veut un bébé, ça va aller vite. Bon après, y a, y a la vie hein. Mais, mais oui, oui, clairement, euh, moi, je me sens hyper à l'aise avec ça. Je sais que 17 températures hautes et j'suis enceinte. Enfin je peux faire un test, euh. Donc ça, c'est rassurant aussi, euh.'fin, bon, on a fait, j'avoue, une fois le retrait depuis la sympto. Et euh,
Laurène:retrait en période fertile.
Melissa:euh, oui, oui, oui. Bon, c'est pas top, mais du coup, j'me dis au moins, je vois avec mes températures, euh, si, si y a danger ou pas. Donc, euh, donc oui, oui, j'pense que ça va être super.'fin, j-- moi, j'ai quand même envie de faire le Fertility Club parce que, parce que j'adore et je sais qu'il y a plein d'autres choses. Mais, euh, mais je pense que, bah ça va clairement m'aider, Ouais.
Laurène:Ouais. c'est ça qui est précieux aussi avec la sympto. C'est qu'en fait, à chaque cycle, tu dois te questionner un peu de,
euh :« Qu'est-ce que je veux aujourd'hui? » Alors, y a plein de gens dont je fais partie où y a-- la question ne se pose plus, euh, t'as réglé le sujet. Mais quand t'es dans l'amont, comme ça, eh ben en fait, euh, t-- ça ne tient qu'à toi
de se dire :« On passe en projet bébé. T'as pas à aller prendre rendez-vous chez un gynéco pour retirer un stérilet. T'as pas à réfléchir à une ar-- un arrêt de plaquette. Ça peut être très instinctif, euh, et spontané comme décision. Et t'as toutes les armes entre les mains pour, euh, pour passer de l'autre côté, quoi.
Melissa:Oui, oui carrément. Et puis dans ta formation, euh, dans le Serenity Club, il y a aussi, euh, toute la sympto pendant l'allaitement. Euh, 'fin, ça moi c'est hyper rassurant. J'ai, je sais que j'ai aussi les filets pour le après bébé. C'qui est rassurant parce que effectivement, y a, y a, y a quand même pas mal de changements quand on allaite, etc. Donc de savoir que, que y a tout ça me rassure aussi pour le après.
Laurène:Ah ouais, ouais, non mais c'est clair. Ch-- les-- la vie d'une femme est jalonnée de plein d'étapes, mais la symptothermie, c'est toujours un truc qui, qui vient en appui et en aide. Et après, y a la périménopause et c'est précieux aussi à ce moment-là. Donc tu vois, t'es qu'au début, là, de tes découvertes.
Melissa:Ouais, j'suis trop contente de l'avoir découvert. J'aurais aimé le découvrir plus tôt, mais déjà je suis contente de l'avoir découvert même avant un bébé.'Fin, je trouve c'est, c'est génial.
Laurène:Ouais. Dernier point, tout à l'heure, tu disais que, euh, t'avais peur. Et puis finalement, c'est-- c-- elle était sur le côté, ta peur. Est-ce que, euh, tu peux nous expliquer un peu comment ça se passe concrètement dans ton quotidien, la, la sympto, quelle place ça prend, quelle, euh, quantité ça prend
Melissa:euh, le Le Tempdrop, pour expliquer, c'est le bracelet, euh, connecté qui prend la température. Donc clairement, je mets mon bracelet le soir, je l'allume. Euh, le matin, ça me prend littéralement 10 secondes de le synchroniser à mon appli. J'ai ma température tous les jours, je, que je me réveille la nuit, que,'fin peu importe, j'ai ma température. Et, euh, et puis, euh, je note dans mon appli dans la journée, ça me prend aussi 10 secondes parfois quand je suis aux toilettes, ma glaire, mon énergie, tout. Donc, euh, je pense que si je cumule le temps que ça me prend par jour, c'est 30 secondes. Euh, donc c'est vraiment, vraiment rapide. Je, j'ai pas vraiment d'impact dans mon quotidien.'Fin, c'est aussi rapide que prendre une pilule, trouver un verre d'eau.'Fin, ouais, c'est vraiment, vraiment simple. Après, euh, là, j'suis encore au début, donc y a toute la question des perturbateurs que je suis en train de noter pour voir vraiment ce qui me perturbe ou pas. Mais, euh, mais je trouve ça incroyable. Même-- 'fin moi, je suis toujours étonnée. J'ai été malade le mois dernier et, et je me suis dit : « Mais mon corps, il est incroyable », parce que j'ai, il a fait une tentative d'ovulation, mais du coup, j'ai exclu mes températures parce que, parce que j'étais malade. Et puis la température est redescendue, donc j'ai pas validé mon ovulation. Et fin de cycle, j'ai ovulé.
Et je me suis dit :« Mais c'est fou, 'fin mon corps a...
Laurène:ce qui aurait dû être ta fin de cycle, finalement, t'as ovulé qu'à ce moment-là.
Melissa:Ouais. c'est ça. Ouais,
Laurène:ça-- la maladie a fait que ton corps a mis sur pause, a décalé. décalé
Melissa:et puis il a, il a quand même ovulé quoi. Enfin je trouvais ça, je trouvais ça fou et d'observer ça, 'fin de voir ce qui se passe, je me dis Mais l'énergie que mon corps déploie, 'fin c'est incroyable.» Donc non, moi,
Laurène:puis ça, ça t'évite une super frayeur de : « J'ai un retard de règles, mon Dieu, je dois être enceinte», alors que toi, tu savais juste c'est-- que t'avais ovulé plus tard
Melissa:ouais, c'est ça. Et pour, et j'ai pas eu non plus tant de jours de retard de règles que ça.
C'qui je me suis dit :« Mais en fait, si j'avais pas suivi, j'aurais pu juste croire que j'ai deux jours de retard de règles. Ouais. Ouais, t'as avoir une phase lutéale un peu courte, du coup, à cause de ça. Mais c'est fou du coup le corps qui, qui, qui rattrape ça.'Fin moi, je suis toujours surprise. Et coup, je, je suis hyper contente quand j'ovule. Vraiment, je suis trop contente. Je me dis que tout marche bien Je suis super contente quand j'ai mes règles.'Fin, ouais, je me dis que j'ai de la chance de vivre, enfin on a la chance de vivre en un mois quatre saisons qui se vivent en un an normalement quoi.'Fin, tous les mois, c'est un renouveau.'Fin moi, je suis, euh, je, je trouve ça dingue, vraiment. Je suis un
Laurène:Ouais. Ouais. Ouais. Mais tu vois, c'est marrant parce que moi, ça fait plus de 10 ans que je fais de la sympto et chaque fois que j'ovule, limite, j'ai envie de me faire un petit
hug, Je tu vois, je me dis :''Mais bravo!'' Je trouve ça fou encore à chaque fois. La première température haute, je me dis: ''Waouh, j'ai encore réussi'', tu vois. Donc, je suis d'accord avec toi, c'est un émerveillement à chaque fois de
se dire :''Mais il se passe tout ça à l'intérieur.'' Personne le voit. Moi, je pourrais complètement ne pas le voir si j'avais pas ces clés de lecture-là. Et là, je le vois et euh, waouh, bravo quoi.
Melissa:Ah ouais, ouais, c'est fou. Puis il fait ça tout seul quoi.'Fin y a vraiment un côté, euh, et c'est, c'est, c'est, c'est une grande énergie, d euh, ovuler.'Fin je le sais et je me dis : « Il fait ça.» 'Fin tout ce qui se passe-- en fait, je me dis : « Si toutes les femmes pouvaient voir à quel point on, on est, on est puissantes, 'fin tout ce qu'on fait et tout ce que notre corps il fait, euh » même, euh, 'fin moi, je suis, je suis aussi à fond sur, euh, l'accouchement à domicile, de savoir qu'on peut accoucher sans péridurale.'Fin, et je me dis-- puis même l'accouchement avec péridurale, 'fin des femmes qui ont des enfants, je me dis : « Waouh ! Quelle puissance elles ont si elles peuvent savoir à quel point elles sont fortes.» Et 'fin, incroyable quoi.
Laurène:Ouais. Ouais. Ouais. Et tu vois, ça me fait penser à un truc. L'autre jour, je suis allée chez une gynéco qui voulait qu'on se rencontre parce qu'elle s'intéressait à la sympto. Et donc elle avait son petit appareil à écho et on discutait.
Et je lui disais :''Mais tu te fais des échos de temps en temps et tout
Elle me dit :''Ouais, grave.'' Donc tu sais, je lui disais : ''Mais c'est le fantasme de toutes les femmes, notamment les femmes enceintes, de pouvoir contrôler de temps en temps.'' Et après, je lui disais : ''Mais en fait, nous, on a-- c'est-- alors on n'a pas un appareil à échographie intégré, mais on a quand même un décodeur, euh, vraiment au jour le jour de ce qui se passe et on est capable--
donc tu vois, ce fantasme de :j'aimerais pouvoir voir à l'intérieur, tu peux presque le réaliser, euh, en apprenant les symptômes, les choses à, à observer. Et euh, en fait, t'as, t'as une clé de lecture quasiment équivalente à, à une, une imagerie quoi.''
Melissa:Ah bah oui, oui, carrément. Carrément. Ouais.
Laurène:tu sais chaque jour où t'en es. Bon trop chouette. Est-ce que t'as un petit mot de la fin, Mélissa, pour conclure, euh, ce moment toutes les deux que j'ai adoré, personnellement
Melissa:Eh ben merci beaucoup de m'avoir invitée. Je suis contente d'avoir, euh, partagé ça. J'espère que ça va pouvoir, euh, aider, euh, certaines femmes. Si vous êtes pas formées, franchement, euh, je vous conseille mille fois la formation. Euh, c'est, c'est vraiment life changing sur plein de points. Et puis, euh, ben encore une fois, euh, de pas coller, euh, son histoire à la mienne parce que toutes les histoires sont différentes, mais, euh, je suis sûre que ça change la vie, euh, sur plein de points, la symptothermie.
Laurène:Ouais. Merci du fond du cœur, Mélissa
Melissa:Merci à toi
Laurène:J'espère que cet épisode vous a plu. Comme d'hab, hésitez pas à me le dire, à nous m'envoyer un petit message, à mettre des pouces, des likes, à vous abonner à droite, à gauche. Ça nous aide beaucoup, euh, à continuer à développer ce podcast. Et moi, je me ferai le plaisir de vous retrouver la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, je vous embrasse