Émancipées, le podcast

#102 Charge contraceptive : comment mieux la répartir grâce à la symptothermie ?

Laurène Sindicic Season 2 Episode 102

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La symptothermie vous intéresse ? Si vous écoutez cet épisode au moment de sa sortie, le prochain Serenity Club démarre dans seulement quelques jours !

Comment, contrairement aux idées reçues, la symptothermie permet-elle de mieux répartir la charge contraceptive dans le couple ?

Lorsqu'on découvre cette méthode de contraception naturelle, il est fréquent de penser qu'elle ajoute une charge mentale supplémentaire aux femmes : observations du cycle, prise de température, interprétation des signes de fertilité... Pourtant, la réalité vécue par de nombreux couples est souvent bien différente !

Dans cet épisode, je vous explique pourquoi la symptothermie peut au contraire contribuer à alléger la charge contraceptive, favoriser une implication plus active du partenaire et créer une meilleure compréhension de la fertilité au sein du couple.

Nous parlerons également de charge mentale, de responsabilité contraceptive, de dialogue dans le couple et de toutes les idées reçues qui entourent encore la symptothermie aujourd'hui.

Voyez cet épisode comme une réflexion nuancée pour vous aider à faire le tri entre les croyances, les réalités du terrain et l'expérience vécue par les femmes et les couples qui pratiquent réellement la symptothermie au quotidien !

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Mais aussi...

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Laurène:

La glaire, on commence à l'observer dès la fin des règles. Et une fois qu'on a validé son pic de glaire et trois jours d'assèchement, on peut complètement arrêter de l'observer. Ça sert plus à rien, on a validé l'ovulation. Et idem pour la température. En fait, dès qu'on a validé l'ovulation, on peut arrêter les observations. Ça veut dire qu'en gros, c'est que la moitié du temps qu'on va faire ces observations-là. Du coup, cette charge mentale quotidienne, elle n'est là que la moitié du temps. Hello vous, j'espère que ça va. Je suis très heureuse de vous retrouver pour un nouvel épisode et aujourd'hui, on va parler d'un sujet chaud bouillant dont on me parle souvent et beaucoup de journalistes d'ailleurs , me demandent ça. C'est en quoi la symptothermie ferait baisser la charge mentale liée à la contraception, ce qu'on appelle souvent la charge contraceptive des femmes. Est-ce que c'est un mythe ou une réalité? Parce que c'est quelque chose, moi, que je dis souvent, que ça répartit davantage la charge contraceptive sur les épaules des femmes et des hommes.

Et parfois, on me dit :

« Mais mytho, bullshit, pas du tout. Au contraire, c'est la femme qui se retrouve à avoir une énorme charge à devoir faire ce suivi quotidien. Et l'homme, lui, est pépouze dans son coin et n'a rien à faire.» Donc, je me suis dit que c'est intéressant de faire un épisode là-dessus pour vous donner mon point de vue qui, évidemment, n'engage que moi, mais en tout cas, mes arguments entre guillemets ou les choses qui, pour moi, sont importantes par rapport à ce sujet, pour et contre d'ailleurs. Sachant que j'ai aussi des épisodes où on en a parlé avec des invités notamment des hommes d'ailleurs, qui parlaient de justement comment eux, ils étaient impliqués dans la contraception grâce à la symptothermie. Je me rappelle notamment de Samuel, mais ça, je pourrais vous le mettre en description, celles qui veulent aller écouter ces épisodes-là. Là, c'est plus mon point de vue à moi de formatrice en symptothermie, d'experte du sujet et qui connaît bien un peu les enjeux, justement, autour de la pratique de la symptothermie quand on est en couple. Sachant qu'évidemment, on peut pratiquer la symptothermie sans être en couple, en étant célibataire, en étant en couple avec une femme. C'est pas du tout que une contraception pour un couple hétérosexuel installé hein. Ça, c'est important de le rappeler, mais en l'occurrence, quand on parle de charge contraceptive, c'est souvent qu'il y a d'un côté une femme, de l'autre un homme et qu'on se dit en fait : qui est-ce qui assume la responsabilité de la contraception? Qui est-ce qui assume les effets est-ce qui assume les risques d'un échec de la contraception ? Et ça, c'est un vrai sujet. Et voilà, c'est les femmes qui l'ont porté pendant des années, en tout cas depuis l'arrivée de la pilule dans les années 60. On a beaucoup assumé cette charge contraceptive en fait gérant 100 % du truc et en assumant les effets secondaires, la responsabilité en cas d'échec, le, la charge d'y penser, de prendre rendez-vous chez le gynéco, d'acheter sa pilule, etc., de la prendre tous les jours. Idem pour les autres modes de contraception, là où les hommes, jusqu'à présent, ont été quand même un petit peu épargnés, il faut l'avouer, même s'il y a plein d'hommes qui utilisent le préservatif, etc., qu'il y a plein de contraceptions qui se développent aujourd'hui côté masculin. C'est pas l'objet de cet épisode, mais il y a évidemment tout ce qui est contraception thermique, la vasectomie, bien sûr. Là, il y a un sujet de stérilet pour hommes. Alors, je mets des guillemets pour ceux qui me regardent en vidéo, parce que moi, je trouve que ça n'a de nom que le stérilet. Mais là aussi, je pourrais vous mettre en lien un post Instagram que j'ai fait sur ce sujet pour développer un peu l'idée autour de ce stérilet pour hommes. Mais en l'occurrence, l'objectif de cet épisode, c'est de parler plus de la symptothermie et de comment cette méthode, quand elle est utilisée comme contraception, elle peut ou non participer à en tout cas faire un peu baisser la charge contraceptive qui pèse sur les femmes. Donc pour structurer un peu cet épisode, je vous propose qu'on peut-être commence par définir un peu ce concept de charge contraceptive, parce qu'il y en a peut-être plein parmi vous à qui ça parle pas du tout, qu'on voit comment et pourquoi on peut avoir l'impression qu'elle va augmenter quand on connaît pas forcément bien la sympto ou quand on la découvre et qu'on voit un peu en

quoi ça consiste, on peut se dire :

"Oh là là, ça va faire exploser ma charge." Comment, personnellement, je pense au contraire qu'on peut partager cette charge contraceptive et en voyant un petit peu toutes les façons de faire toutes les, les trucs très concrets qu'on peut mettre en place pour avoir cette sensation de partager. Et peut-être même, on peut voir à la fin comment, au contraire, ça peut vraiment la faire baisser et faire baisser toute la peur, les fausses croyances, les risques qu'on peut avoir avec d'autres contraceptions. Et voilà, pour un petit peu renverser peut-être un peu le sujet, sachant que je le redirai à la fin, mais je suis évidemment preneuse de vos retours à vous. Vous avez des expériences propres, y en a peut-être qui seront pas d'accord avec certaines parties de ce que je vais vous dire. Donc n'hésitez pas à venir m'en parler, je suis évidemment très ouverte là-dessus, tant que ce sont des gens qui connaissent ce que c'est la symptothermie. Parce que là encore y a quelques jours, je me suis écharpée. Le mot est très fort. C'est un petit peu exagéré, mais en tout cas, je me suis retrouvée à discuter avec une femme sous un post que j'avais fait où plein d'autres parmi vous venaient répondre aussi. Donc, on se retrouve à être plein à contre-argumenter, entre guillemets, et elle démordait pas de son truc. Mais on se rendait compte qu'en fait elle connaissait pas du tout la symptothermie

et que elle parlait de :

« Bah oui, mais les cycles irréguliers, etc., etc. » Donc voilà, j'adore débattre, entre guillemets, en tout cas échanger sur ces sujets, mais face à des gens qui connaissent vraiment ce que c'est parce que sinon, en général, c'est des dialogues de sourds et on se retrouve face à des gens qui sont fermés alors qu'en fait c'est pour des raisons qui sont fausses ou en tout cas qui sont pas tout à fait vraies. Donc voilà. Mais pour commencer, si ça vous va, on peut essayer de définir un peu ce concept de charge contraceptive parce que vous l'avez peut-être jamais entendu. Et alors, on entend beaucoup parler de la charge mentale qui pèse sur l'épaule, les épaules des femmes. La charge mentale liée souvent au foyer, à les, aux enfants à la maison, à l'organisation des rendez-vous, etc. De plus en plus de couples arrivent très bien à partager cette charge mentale, et moi, je sais que dans le mien, on y arrive de plus en plus. Et en ce moment, on fait des travaux chez nous et mon mec gère tout et je ne sais même pas ce qu'il fait. Je vois juste que c'est bien fait. Et du coup, j'suis là : "Waouh, le gars est bien"! Et donc voilà, je trouve que parfois, on arrive à répartir sur certains sujets qui sont pas forcément d'ailleurs la femme qui gère le ménage et l'homme qui gère les travaux. Nous, en l'occurrence, là, sur ces travaux, c'est ça, et y a plein de travaux que moi, j'ai géré moi pour d'autres sujets. Mais voilà, qu'on ait des dossiers sur lesquels on sente qu'on porte pas toute la responsabilité du foyer. Euh, c'est mon mec qui emmène souvent les enfants dans les rendez-vous médicaux, même si c'est moi qui les prends. Mais bon, la charge mentale, c'est un peu ça. C'est tous ces sujets de tout ce, cette charge invisible que pèsent beaucoup de femmes, qui est souvent pas valorisée, pas conscientisée, pas visible, alors qu'en réalité, elle pèse beaucoup et et elle est souvent pas très bien répartie. Et bah la charge contraceptive, c'est l'équivalent de cette charge mentale, mais en termes de contraception. Et le fait que, comme je disais au début de cet épisode, depuis l'arrivée de la pilule et après du stérilet hormonal, etc, les femmes se retrouvent à porter l'intégralité pour le coup de la charge contraceptive. Ce qui veut dire en fait la responsabilité de la contraception, que ce soit le fait de choisir une contraception, de prendre des rendez-vous médicaux pour se faire prescrire cette contraception, pour se faire poser cette contraception dans le cadre du stérilet, d'aller à la pharmacie acheter sa pilule, de penser à la prendre tous les jours pour la pilule ou d'aller faire changer son stérilet au bon moment, de subir les effets secondaires possibles et fréquents de de cette contraception, de penser au renouvellement, d'éviter les oublis, d'éviter les trous dans la raquette. Et ce que je trouve hyper important, de porter la responsabilité des conséquences d'un oubli oubli et même de gérer les conséquences d'un oubli: ça, on ne pourra pas le changer, c'est toujours une femme qui tombera enceinte et qui, du coup, en cas d'échec de la contraception, qu'elle soit portée par la femme ou portée par l'homme, c'est elle qui devra vivre dans son corps et dans son cœur et dans sa tête les conséquences de cet échec et les choix qui en découleront. Ça, ça change pas, ce sera toujours comme ça. Mais, moi, j'ai entendu tellement de femmes me dire qu'elles s'étaient fait, entre guillemets, engueuler par leur mec parce qu'il y avait un accident, une grossesse non désirée, une IVG, etc., parce qu'elles avaient oublié, parce qu'elles avaient merdé, etc., etc. Et ça, c'est vrai que moi, personnellement, je trouve que c'est un vrai sujet, que ce soit complètement déléguée sur les épaules de la femme et qu'il y ait à aucun moment un truc de

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"Bah oui, on a échoué tous les deux". Alors, y a plein de couples qui le vivent comme ça, évidemment et heureusement, mais reste que le fait d'avoir oublié la pilule, le fait d'avoir vomi la pilule, le fait d'avoir un stérilet qui ne soit pas à 100 à 100 % de taux de réussite, eh ben, fait que c'est la femme qui a, qui est responsable, entre entre guillemets, de l'échec quand on est sur une contraception 100 % féminine. Quand on est sur le préservatif, c'est, c'est l'homme qui peut porter un peu plus cette responsabilité. Mais je trouve qu'en tout cas, même si évidemment dans plein de couples, y a pas de sujet, y a pas de coupable, de machin, etc., reste que c'est quelqu'un qui est le seul détenteur de de cette info. Parce que, à moins d'avoir un homme qui mette son rappel sur son téléphone pour la pilule, qui pense à rappeler à sa femme, qui aille prendre les rendez-vous à sa place, qui aille faire les renouvellements à la pharmacie à sa place, qui subisse les effets secondaires à sa place, ça, c'est pas possible. Ça reste que c'est beaucoup la femme qui gère la contraception. Et ça, c'est quelque chose qui, pour certaines personnes, est un non-sujet, mais pour d'autres, commence à peser un petit peu lourd lourd et avoir un, une espèce de dimension sacrificielle de voilà : « J'assume, je me sacrifie, je, c'est moi qui porte tout ça pour qu'on ait une sexualité à deux et que du coup, toi, je sois 100 % sexuellement disponible pour toi 100 % du temps, etc." Moi, je sais que j'ai ressenti ça, personnellement alors que je suis pas forcément très dogmatique sur ces sujets-là. Euh, vraiment, à un moment, en fait, je me disais : « Mais ça me fait chier, tu vois ça me fout la migraine, machin, etc. J'ai pas envie de, de porter ça.» Alors que la sexualité, c'est une histoire de couple, ça se fait à deux. Pourquoi c'est moi qui subis tout ça ? Ça a fait partie des raisons pour lesquelles je me suis formée en symptothermie. Y en avait plein d'autres, mais y avait ce côté un petit peu de pas vouloir assumer toute seule et de pas surtout me retrouver en vouloir à l'autre pour ce sujet-là. Parce qu'en fait, j'avais pas envie d'en vouloir à mon mec, mais je me retrouvais quand même un peu à me sentir le dindon de la farce. Mais maintenant que je vous ai dit ça, il y a plein de gens pour qui la symptothermie, c'est justement le summum de la charge contraceptive, le summum de la charge mentale. Parce que qu'au lieu de devoir juste, entre guillemets, avoir à penser à prendre un comprimé, voire n'avoir rien à penser du tout parce qu'on nous a posé un dispositif type un stérilet et qu'en fait, on est tranquille pendant trois à cinq ans. Là, on se retrouve à avoir une gestion quotidienne, une observation, une interprétation quotidienne.

Donc, on peut se dire :

Ah non, mais c'est l'opposé de ce que je cherche parce que du coup, je vais me retrouver à avoir plein de responsabilités entre les mains. Ça, ça repose sur le fait que effectivement, la symptothermie demande une observation quotidienne de la glaire cervicale et une prise de température. Et aussi qu'il faut se former, qu'il faut faire la démarche d'apprendre les règles de la méthode qui sont pas un truc digne de, de maths sup, mais qui nécessitent quand même de les connaître parce que ça s'improvise pas. Et donc, il y a cette démarche de formation et après, cette démarche quotidienne d'interprétation, d'observation dont on ne démord pas, parce qu'en fait, il y a pas un moment où on peut s'asseoir sur ses lauriers, puisque sinon, ça revient à faire des calculs en se disant

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"Ah bah tiens, moi, j'ai toujours observé que j'ovulais le jour 14", et c'est ce qu'on ne veut surtout pas avec la symptothermie. Chaque cycle est nouveau, chaque cycle, l'ovulation peut arriver plus tôt ou plus tard pour plein de raisons. Donc chaque cycle, on observe. Donc, il y a ce concept d'observation constante. Et ça, ça peut faire peur à plein de gens à se dire : "Mon Dieu, mais dans quoi je me mets? Dans quoi je m'enferme avec toutes ces contraintes que je vais avoir quotidiennement ?" Là-dessus, avant de parler vraiment du sujet du jour qui est la charge contraceptive, je fais une petite parenthèse parce que ça, c'est beaucoup de fausses croyances et de fausses peurs lié à une une connaissance purement théorique de la méthode et pas pratique. Je vous donne mon point de vue. Encore une fois y a plein de gens qui auront peut-être des nuances à apporter. Sentez-vous hyper libres de le faire. Mais moi, c'est vraiment les retours que j'ai d'une énorme majorité des femmes qu'on forme dans le Serenity Club notamment, c'est en réalité, en termes de charge quotidienne, là, je parle vraiment de charge mentale, je parle pas de charge contraceptive, mais de, de temps à y consacrer et de gestion un petit peu dans le cerveau, c'est vraiment minime. La glaire cervicale, c'est quelque chose qui ne vient pas en plus de ce qu'on fait, c'est qu'en fait, c'est à chaque passage aux toilettes toilettes qu'on va observer et ressentir. Donc ça ne prend pas plus de temps. C'est juste que au lieu de juste se poser sur les WC et faire ses petites affaires, on va en plus, au moment où on s'essuie, se dire : « Quelle sensation ça m'apporte et qu'est-ce que je vois sur le papier toilette Donc ça, c'est pas un temps en plus, c'est juste un truc à penser et un et et un réflexe à prendre. Sachant que très vite, les femmes qui pratiquent la symptothermie se disent« Mais comment je suis passée à côté de ça pendant tout ce temps ? » Parce qu'effectivement, c'est flagrant. Et moi, je voyais même pas. Je me rendais pas compte qu'il y a des moments où quand je m'essuyais, c'était la patinoire et y a des moments où c'était hyper sec, etc. Donc en fait, on se rend compte que on peut plus passer à côté et que c'est même pas un effort. C'est au contraire un truc où l'on se dit que ce serait presque un effort de ne plus le voir.

Si on se disait :

« Tiens, la charge mentale est trop forte, j'arrête la symptothermie », en réalité, ce serait presque difficile. Parce qu'une fois qu'on a appris à observer sa glaire, on ne peut plus vraiment faire comme si elle n'était pas là. Ça devient tellement évident qu'on se dit : « Mais oui, c'est flagrant.» Donc ça, vraiment, croyez-moi, ce n'est pas compliqué. Y a des femmes qui voient moins de glaire, qui en ont moins, pour qui c'est plus compliqué à lire. Ça, c'est des trucs qu'en formation, on apprend tout ça et après, ça devient plus limpide. Mais sinon C'est pas un temps en plus dans sa journée et c'est juste une petite réflexion qui devient très instinctive et très naturelle et très évidente. Et la température, c'est juste le matin, donc c'est une fois dans la journée. Soit on la prend avec un thermomètre basal classique. Tiens, j'ai toujours le mien à côté de moi comme celui-là, nous, qu'on a développé. Et c'est trois minutes au réveil. Donc en fait, ça fait partie pour plein de femmes de la phase de réveil où en fait t'es un peu là, ton réveil sonne, t'es un peu comateux, tu te cales le thermomètre dans la bouche, t'attends trois minutes, c'est le temps un peu d'émerger. Soit, et c'est quand même de plus en plus fréquent et moi personnellement, je milite beaucoup pour ça, on a les thermomètres connectés. Alors moi, y a que le Tempdrop que je recommande parce que c'est le seul qui répond vraiment aux conditions de fiabilité de la symptothermie. Mais dans ce cas-là, le, donc le Tempdrop, là, je l'ai pas pour le coup, mais c'est un thermomètre qui se porte, qui se porte en brassard, là, au niveau du haut du bras. Et là, y a aucun aucune charge, y a rien à penser, si ce n'est de l'enfiler avant d'aller se coucher, bien sûr. Mais voilà, on le met sur la table de nuit, on y pense normalement, on l'oublie pas. Et là, y a plus rien à faire. Y a plus d'action à faire, si ce n'est de temps en temps connecter son thermomètre avec son appli, ce qui prend littéralement quatre secondes. On peut le faire tous les matins parce qu'il y a plein de femmes qui sont passionnées, qui ont envie de voir leur température monter. On peut le faire tous les deux jours, tous les trois jours, mais c'est tout. Donc là, quand on se met à utiliser un thermomètre connecté comme ça, la charge mentale, elle redescend de 10 étages parce que du coup, y a même plus de geste quotidien à faire faire le matin. Ça, c'est sur le côté concret de ce que ça prend comme temps dans la journée, la symptothermie. Et après, en termes d'amplitude sur un mois, par exemple, il faut aussi bien se dire que ces observations, on les fait pas 31 jours sur 31 ni 365 jours par an. C'est-à-dire que la glaire, on commence à l'observer dès la fin des règles. règles Et une fois qu'on a validé son pic de glaire et trois jours d'assèchement, on peut complètement arrêter de l'observer. Ça sert plus à rien, on a validé l'ovulation. Et idem pour la température. On commence à la prendre à la fin des règles et dès qu'on a eu sa première température haute, puis deux autres, parce qu'on veut trois températures hautes, on peut arrêter. Y a plein de femmes dont je fais partie, qui trouvent ça tellement passionnant, en fait, de suivre son cycle. Et y a tellement d'infos à tirer de la phase lutéale, de comment est la température, comment est la glaire, etc. Donc elles continuent l'observation parce que ça les passionne. Et dans ce cas-là, c'est un plaisir, mais c'est pas une contrainte. Mais celles pour qui voilà, ça suffit, c'est bon, moi, j'ai pas besoin de toutes ces infos. En fait, dès qu'on a validé l'ovulation, on peut arrêter les observations. Ça veut dire qu'en gros, c'est que la moitié du temps qu'on va faire ces observations-là. Et l'autre moitié du temps, quand on a sécurisé qu'on avait ovulé et qu'on était plus fertile jusqu'au cycle d'après, on peut complètement arrêter. Et du coup, cette charge mentale quotidienne, elle n'est là que la moitié du temps. Et dernier point, et après, je reviens à notre sujet quand même qui est le partage de cette charge. Mais pareil pour la température, si elle est perturbée, si on a des soirées, si on oublie, etc, c'est pas grave. En fait, ça décale juste l'interprétation, mais il faut pas se dire : "Je suis condamnée pour le reste de ma vie à mettre mon réveil tous les matins à sept heures pour prendre ma température, à le faire tous les jours sans aucune exception". Pas du tout, ça, c'est hyper faux. Faut vraiment se rassurer par rapport à ça. Maintenant que j'ai fait ces précisions, venons-en au cœur du sujet qui est comment, en fait, on peut concrètement partager la charge contraceptive quand on fait de la symptothermie. Déjà l'idée, c'est pas de chercher naïvement un 50/50 parfait parce que ça, ça n'existe pas. C'est pas possible que ce soit par des contraceptions féminines, masculines, etc. On n'est pas sur du 50/50 pile poil, ne serait-ce que parce qu'il Il faut être honnête, la La symptothermie repose sur le corps de la femme, donc c'est des choses qui se passent dans son corps à elle. Donc évidemment qu'il y aura toujours un engagement et une implication un peu plus grande potentiellement de la femme, puisque y a qu'elle qui peut savoir comment est sa glaire. Y a que elle qui peut faire l'acte de prendre sa température. Donc ça, voilà, on est déjà honnête par rapport à ça et on cherche pas à vendre du

rêve en disant :

c'est du 50/50 parfait. Non, c'est pas l'idée, c'est juste un partage, une implication de l'autre, mais ça repose toujours sur le corps de la femme. Et ça, y a pas de sujet et je vais surtout pas contredire ce point-là. En revanche, y a plein de façons de faire en sorte que ce soit pas le corps de la femme et du coup la responsabilité de la femme, mais qu'on partage. La première façon, et ça pour moi, c'est tellement bien et tellement important, c'est que la formation, elle soit suivie à deux. Alors quand je dis suivie à deux, c'est pas forcément là aussi un 50/50 parfait où tout le monde fait exactement le même niveau d'implication. Mais c'est que l'homme, quand y a un homme, encore une fois, hein, je reviens, là, c'est vraiment, je parle des, des couples homme-femme quand y a un homme qui connaisse la méthode, qui l'apprenne aussi. Pourquoi ? Parce que du coup, ça devient une contraception de couple et pas

un sujet de :

c'est ta contraception, tu gères et moi, j'en profite. Mais on fait cette démarche ensemble, on apprend les règles ensemble et ça, ça change tout pour plein de raisons. La première, c'est que en fait, la fiabilité de la méthode repose sur le fait qu'on respecte la période fertile et qu'on ne prenne pas de risques en période fertile. Or, un couple où l'homme n'aurait aucune idée de ce qu'est la symptothermie, n'aurait aucune conscience des règles, etc. Si la femme sait qu'elle est en pleine période fertile et qu'elle a face à elle, je vais être un peu cliché, je suis désolée, mais un homme qui dit: "Ah si, j'ai trop envie, vas-y, c'est pas grave, si, si, si, on s'en fout." Eh ben là, taux d'échec de la méthode beaucoup plus grand, parce que du coup, on va pas respecter la façon dont on doit gérer la période fertile qui, nouvelle parenthèse, ne veut pas du tout dire abstinence absolument, mais veut dire soit rapport protégé, donc utilisation d'un préservatif, on pourra y revenir, ou d'un diaphragme, de n'importe quel mode de contraception barrière, ou, et là, je suis toujours très mauvaise quand je parle de ça, mais j'ai fait des épisodes, notamment avec des sexologues là-dessus faire l'amour différemment, se donner du plaisir avec plein d'autres parties de son corps et ce qui peut être très bien aussi et faire beaucoup de bien à la sexualité de plein de couples qui ont tendance peut-être à avoir des choses, une façon de faire très mécanique, très automatique, très toujours un peu la même chose. Et une fois que l'homme a joui, pof, circulez, y a rien à voir, on arrête. Là, du coup, on est obligé d'explorer différemment et parfois de se faire beaucoup plus de bien. Et ça, c'est aussi un des retours qu'on a beaucoup, nous dans le Serenity Club, c'est de voilà, renouveler sa sexualité et retrouver plus de dialogue, plus de créativité, plus de, d'exploration, d'autres choses. Et ça peut être très très positif. Du coup, le fait que l'homme soit formé ou a minima informé sur la méthode, pour moi, c'est indispensable pour la fiabilité parce que sinon, on se retrouve avec des, des échecs comme ça. Donc ça, c'est le premier niveau, on va dire. Mais ensuite Il y a plein d'autres niveaux qui sont importants par rapport à ce point-là. C'est un homme qui va être formé aussi, c'est quelqu'un qui va décharger sur la partie de l'interprétation. En fait, la symptothermie, on va dire que c'est trois grandes étapes. Il y a l'étape j'observe ce qui se passe dans mon corps. Il y a l'étape je note ces infos-là, soit sur un cyclogramme papier, quand on se forme souvent on fait ça, soit sur une appli, mais il faut vraiment le noter parce qu'il y a un truc de visuel en fait, notamment du décalage de température. Et après, j'interprète. L'observation, y a pas de débat, ce sera toujours la femme. C'est la femme qui va observer, ressentir sa glaire, c'est la femme qui va prendre sa température. La notation, là, ça peut être, y a plein de couples, on va se

dire :

« Bah tiens, c'est l'homme qui note ». Alors le matin, du coup, il va« Tiens, c'est quoi ta température? Je la note. Euh, tiens, ta glaire, le soir, elle était comment ? Je le note ». On n'est pas obligé, mais s'il y en a qui ont envie, c'est très bien. Donc l'homme peut intervenir à cette étape de notation. J'en ai plein des couples qui nous racontent ça. Mais surtout, il peut intervenir aussi à l'étape de l'interprétation. Et ça, c'est hyper important parce que du coup, on est deux à être garant des règles. Encore une fois, c'est pas St Cyr, mais parfois, on va avoir un petit doute.

On va dire :

« Attends, là, c'est bon, tu penses que je l'ai validé mon décalage thermique ? Là, tu penses que mon pic de glaire, il est bon ? » etc. Et en fait, si l'homme connaît aussi les règles, connaît comment on valide justement le décalage, comment on compte, on décompte pour fermer la période fertile, etc. Eh ben, ce travail d'interprétation, il pourra être fait à deux ou à minima, on pourra demander l'avis, on pourra dire : « Tiens, tu peux vérifier après moi, je suis pas sûre de mon coup », etc. Et donc on va faire baisser cette charge de savoir appliquer la méthode, mais aussi, hyper important, se retrouver à

faire en sorte que ces choix de :

j'ai validé ma période fertile, je suis sûre de moi, on peut avoir des rapports avec pénétration vaginale, éjaculation interne, etc. non protégés, sans risque parce qu'on l'a tous les deux validé, confirmé et on est d'accord tous les deux là-dessus. Et c'est pas juste moi qui pauvre nouille que je suis, ai oublié ma pilule. Non, c'est nous deux qui avons bien confirmé que c'est bon et qui nous trompons pas. Je vous rassure, quand on a validé, y a pas de sujet. Quand on connaît les règles, c'est pas hyper compliqué. Mais on a ce truc d'interprétation à deux et cette espèce de backup, de double contrôle pour le coup, de double validation, de on est tous les deux à être garants de la bonne application des règles. Et ça, mais c'est tellement important. Et pour moi, c'est, voilà, c'est, c'est un des vrais critères de fiabilité de la méthode, mais aussi un des vrais critères de faire baisser la charge contraceptive parce qu'on est tous les deux au même niveau de connaissance par rapport à ce choix de contraception qu'on fait et du coup, d'implication quand il y a en tout cas un doute, on peut être deux à venir prendre la décision finale. Autre point important par rapport à ça, c'est qu'on est deux aussi à décider de ce qu'on fait. Une des grosses magies avec la symptothermie, c'est qu'en fait, à chaque cycle, le jeu, il est un peu ouvert.

On peut décider de :

est-ce qu'on ne veut pas d'enfant ou est-ce qu'on veut un enfant ? Alors, c'est pas aussi facile que ça et parfois, il vient pas quand on en a envie, mais en tout cas, on va dire quelle attitude on adopte, quelle position on prend par rapport à: est-ce qu'on est en mode contraception, est-ce qu'on est en mode conception? Et donc cette décision aussi, on peut se la faire à deux, se dire, moi, y a plein de couples qui nous racontent ça. Et moi, je l'ai déjà vécu quand on voulait un troisième enfant, ce truc

de :

vas-y, on est des oufs, on essaye. Ouais, on est des oufs, on essaye.

Et y a pas de :

je dois arrêter ma pilule, je dois faire retirer mon stérilet, etc. C'est switchable en une seconde. C'est très facile, y a rien à faire. Mais par contre, on va être deux à se dire : OK, quelle attitude on adopte sur ce cycle-là par rapport à notre souhait ou non d'avoir un enfant ? Y a plein de couples pour qui ce sera toujours non, y a pas de débat, limite, on n'en parle même pas, c'est un non-sujet, mais y en a pour qui parfois on va se dire : « Vas-y, voilà, est-ce que c'est le bon moment Est-ce que c'est pas le bon moment ? » Et on prendra cette décision à deux Autre sujet et autre facteur qui, pour moi, fait en sorte de répartir la charge contraceptive, c'est que pendant la période fertile, justement, selon le choix qu'on va adopter, est-ce qu'on veut pas avoir de rapport avec pénétration vaginale parce que voilà, on n'a pas envie, on veut pas prendre de risques, ou est-ce qu'on décide d'en avoir quand même et de façon protégée ? Et ben dans ce cas-là, c'est l'homme, on va faire reposer sur l'homme la charge de la contraception pendant cette période-là, parce qu'a priori, la plupart du temps quand même, on va utiliser un préservatif masculin. Et donc c'est l'homme qui va se dire : OK, là, je prends le relais pendant cette période-là. C'est moi qui porte, utilise, achète des préservatifs et c'est moi qui suis responsable de la bonne utilisation du préservatif. Sachant que le taux de fiabilité du préservatif est moins bon que le taux de fiabilité de la symptothermie, hein, puisque la symptothermie, après formation, c'est toujours important, est de 98%, alors que le préservatif, on est de 85 Donc ça veut dire qu'il y a beaucoup plus d'échecs avec le préservatif, mais il y a pas de chiffre officiel parce qu'il y a pas d'études à ma connaissance là-dessus, mais il y a en tout cas des pré-études par les écoles de symptothermie qui montrent que le taux de fiabilité du préservatif est bien meilleur chez les couples pratiquant la symptothermie parce qu'il y a une conscience du risque, du fait qu'on est en période fertile et que du coup, il faut pas il faut pas jouer avec le feu, beaucoup plus grande et donc on a un usage plus prudent du préservatif avec souvent retrait en plus pour avoir ceinture et bretelles ou plein de façons de faire, de vérifications plus régulières peut-être que il est toujours bien là, qu'il a pas craqué, etc. Parce qu'on a cette conscience d'être en période fertile, là où des couples qui n'utilisent que le préservatif un peu à l'aveugle vont jamais savoir où ils en sont et peut-être pas avoir cette approche aussi raisonnée de ce mode de contraception-là. Donc ça, c'est très bien parce qu'en fait, c'est la femme, certes, qui est responsable de du fait que c'est dans son corps, dans son cycle que se joue la contraception par rapport à sa fertilité, sa physiologie, mais pendant la période fertile, c'est l'homme qui prend le relais et qui gère la contraception si on veut des rapports protégés. Et dernier point, au-delà du fait de, on en a parlé, le fait que l'homme peut noter, que l'homme peut aider à interpréter, que l'homme peut participer activement aux décisions, au fait de comment on se positionne par rapport à ce cycle, je trouve qu'il y a un vrai sujet par par rapport à la charge émotionnelle de la contraception, par rapport à toutes les peurs qui peuvent l'accompagner, la peur de la grossesse non désirée, la peur des effets secondaires, la peur de porter seule la responsabilité, le stress que ça peut engendrer justement, cette responsabilité-là, la vigilance que ça requiert, les calculs de risques, etc. tous les bilans coûts avantages qu'on peut faire. Tout ça, c'est des choses qu'on ne va plus porter tout seul, mais qu'on va partager où il y a d'autres peurs qui peuvent arriver, hein, la

peur de :

est-ce qu'on va réussir à pratiquer la méthode correctement? Est-ce que ça va être fiable ? etc. Toutes ces peurs qui existent. Évidemment, c'est, c'est humain et quand on se forme après, normalement, on les a plus. Mais sous réserve qu'on ait évidemment un partenaire qui prend le sujet au sérieux et qui s'implique. Et donc ça, ça va avec ce que je vous ai dit au-dessus par rapport à la participation à la formation. Encore une fois, pas forcément faire l'intégralité de la formation. Nous, par exemple, dans le Serenity Club, on a un petit condensé en une heure max pour expliquer aux hommes comment ça fonctionne. Ça suffit pour plein d'eux, hein, ils ont pas besoin d'apprendre toutes les règles, mais au moins d'avoir une vraie connaissance de la philosophie et de la mécanique derrière. Mais voilà, sous réserve que l'homme comprenne les enjeux, eh ben on a un partage beaucoup plus, je trouve, apaisé, équilibré de cette charge émotionnelle puisque, bah, les effets secondaires, il y en a plus. Donc ça pour le coup, c'est facile. Le risque, il est beaucoup plus partagé. La peur de la grossesse non désirée, elle est beaucoup plus partagée parce qu'il y a cette conscience commune et ça devient en fait un sujet de dialogue au sein du couple. Et ça, c'est un truc qui revient aussi beaucoup. Je disais tout à l'heure la charge mentale, au final, c'est très peu-- nous, il y a beaucoup de femmes qui nous disent: « En fait, quand j'ai découvert cette approche-là, quand j'ai découvert le mode d'emploi de mon corps et toutes ces choses à côté desquelles je passais pendant des années, en fait, c'est tellement enrichissant, c'est tellement magique. Vraiment il y a un peu un effet waouh, un effet révélation

de :

« On m'a jamais appris tout ça. Mon corps, mon Dieu, je vois toutes les corrélations entre ma glaire, ma température, mes ressentis, ma façon de me positionner aux autres, mes douleurs éventuelles, mes inconforts, mon rapport à la nourriture. Ça devient tellement une clé de lecture.

On se dit :

« Mais comment j'ai vécu sans tout ça pendant toutes ces années ? Et comment j'ai fait pour voilà, ne pas avoir ce mode d'emploi-là ? Mais c'est incroyable.» Et en fait, il y en a plein qui nous disent : « Bah oui, l'effet contraceptif, ah ben ça, c'est la cerise sur le gâteau. Ah oui, en plus, c'est ma contraception. Trop bien ». Mais ça devient un truc, d'un point de vue de la femme en elle-même, tellement puissant, tellement, life changing qu'en fait, on oublie même que ça vient de sa contraception. Eh ben dans le couple, ça peut être un peu pareil. C'est qu'en fait, on se retrouve à avoir une compréhension mutuelle tellement meilleure, un dialogue sur ces sujets-là. Un truc de-- c'est pour ça qu'on avait fait notre décodeur. Je vous mettrai le lien aussi en description si vous voulez, notre décodeur anti-embrouille, qui est un, un tableau à coller sur son frigo magnétique où on dit chaque jour un peu où on en est, ce dont on a besoin, etc. Euh, parce qu'en fait, moi, je, je pense que tous les couples devraient beaucoup plus dialoguer sur ces sujets là sujets-là, parce que ça a tellement d'impact sur les ressentis, les émotions, les fluctuations d'une femme que de ne pas donner ce mode d'emploi à l'homme aussi, c'est passer à côté de tellement de choses et aller beaucoup plus au clash bêtement. Mais donc voilà, ça, ça apporte cette compréhension mutuelle et cette connaissance commune. On se met à danser la valse un peu plus à deux, en disant : « Voilà, j'en suis là. Tu comprends ? OK, tu t'adaptes. Là, on en profite tous les deux.» Enfin, que, que en fait, c'est hyper riche aussi pour un couple d'avoir ces connaissances-là. Et le fait de pratiquer cette méthode à deux, pareil, ça devient

en fait :

« Ah ouais, c'est notre contraception, tiens, encore mieux.» Mais surtout, ça nous a tellement renforcés en termes de couple, en termes du fait de faire équipe, vraiment. Et aussi, je disais un peu parfois dans la sexualité, pour beaucoup, que waouh, en fait, tout ça, c'est trop important. Et oui, ça fait baisser notre charge, mais surtout, ça apaise toute cette dimension émotionnelle qui est juste, ouais, dingue. Enfin moi, je trouve ça vraiment dingue et je me dis : tous les couples, que ce soit leur contraception ou non, devraient se former, ne serait-ce que pour avoir ces clés de lecture-là et ces clés de dialogue-là. Je pense que vraiment énormément de couples y gagneraient beaucoup, beaucoup, beaucoup. Voilà, et ça clôt un peu cet épisode et ce sujet que je voulais vous dire où en fait, est-ce que ça ne ferait pas encore plus baisser, pour le coup, la charge mentale ? Parce que ça fait baisser tout ce stress qu'on avait potentiellement autour de la contraception. Toutes ces parfois, ces zones de flou, ces ces ces zones de risques pas contrôlées parce que voilà le taux de fiabilité de la plupart des contraceptifs n'est pas de 100 % et souvent, ça dépend pas de nous. Un stérilet qui est fiable à 99 %, on ne sait pas quoi faire pour faire en sorte qu'il soit complètement fiable. Le 1 %, on ne le maîtrise pas du tout. Euh, pareil pour la pilule où parfois, c'est pas parce qu'on l'a oubliée ou quoi, elle est quand même pas fiable dans l'absolu, pas à 100 %. Donc là, on fait baisser cette charge mentale-là du risque, du : « Est-ce que mes règles vont arriver? Est-ce que j'ai pas un retard ? », etc. Là, en fait, chaque jour, on sait où on en est. Donc y a plus cette peur de fin de cycle parce qu'on, voilà, on sait qu'on n'a pas pris de risques et on sait qu'on est en fait dans les temps et que si nos règles sont pas arrivées, c'est parce qu'on a ovulé plus tard. Voilà, y a beaucoup plus de lucidité, beaucoup plus de clairvoyance, du coup, beaucoup moins de stress inutile par rapport au cycle. Et moi, je pense personnellement, en tout cas, c'est mon cas, que ça m'a fait baisser, en fait, ma charge mentale, baisser ma charge contraceptive, baisser toute cette pollution qu'on peut avoir autour de la contraception parce que, parce qu'en fait on a, vraiment on a une vision beaucoup plus éclairée de son corps, de sa fertilité, des risques qu'on prend ou pas, de où on en est ou pas, des phases dans lesquelles on est, est-ce que c'est normal, est-ce que c'est pas normal? Tout ça, ça devient un truc hyper limpide où on on a plus à se poser de questions en fait par rapport à ça. Voilà, je vais conclure là-dessus parce que cet épisode est déjà peut-être un petit peu long. Encore une fois, venez me donner votre avis me dire, voilà, comment vous, vous vivez les choses pour ceux qui pratiquent peut-être déjà la symptothermie. C'est quoi vos peurs ? C'est quoi vos croyances qui sont peut-être fondées ou pas fondées, mais vos freins, etc., par rapport à tout ça. Si vous voulez pratiquer cette méthode, je le redis toujours, vraiment, formez-vous. Quand c'est pour la contraception, c'est trop important parce que c'est ça qui fait qu'après, justement, on fait baisser la charge mentale et le stress parce qu'on sait qu'on est correctement formé et que du coup, on prend pas de risques. Alors que quand on le fait en freestyle, moi, j'ai fait ça pendant des années, il y a longtemps, en fait, j'avais toujours la sensation de jouer avec le feu.

J'étais là :

« Ouais, nan, j'suis un peu sûre, mais pas à 100 %. Je crois que j'ai ovulé, mais ah, peut-être pas que j'ai ovulé.» Et du coup, c'est ça vraiment qui fait stresser, alors que quand on est formé, ce stress-là, il n'existe plus. Au début, encore un peu parce qu'on n'est pas sûre de soi, mais une fois qu'on pratique régulièrement depuis depuis des mois, voire des années, c'est un non-sujet. Donc voilà, si c'est un souhait pour vous et que vous voulez vous sentir sereine, vous sentir confiante formez-vous formez-vous soit avec une formatrice autour de chez vous, soit avec nous. On vous forme avec le Serenity Club qui porte très bien son nom puisque justement, son objectif, c'est d'être serein et de pas avoir de charge mentale. Donc voilà, je vous mets aussi le lien vers la prochaine promo qui ouvre je pense quand cet épisode sort, incessamment sous peu. Donc venez vous renseigner et, et si ça vous intéresse, venez vous former. Et dans tous les cas, voilà, venez me partager votre avis par rapport à tout ce qu'on s'est dit. Vous avez le droit de ne pas être d'accord, bien sûr. Euh, je serai toujours ravie d'échanger avec vous, à condition que vous connaissiez bien comment fonctionne la sympto. Je le répète, je vous remercie vraiment du fond du cœur d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout et tous les épisodes d'ailleurs. On a déjà passé le centième épisode. Euh, et donc là, voilà, c'est quand même assez vertigineux qu'on continue à, à maintenir ce podcast comme ça toutes les semaines. Donc merci, c'est parce que vous êtes toujours au rendez-vous. Et du coup, ben, je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, je vous embrasse.