Émancipées, le podcast

#107 Biohacking : les routines qui peuvent vraiment booster votre fertilité

Laurène Sindicic Season 2 Episode 107

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À propos de l'épisode :

Vous souhaitez creuser toutes les pistes qui peuvent “débloquer” votre projet bébé ? Notre Check-list est là pour vous !

Peut-on vraiment utiliser le biohacking pour soutenir sa fertilité ?

Dans cet épisode, je reçois Denys Coester pour explorer les routines et les outils qui permettent d'optimiser naturellement le fonctionnement du corps féminin et de nos hormones !

Sommeil, alimentation, lumière, activité physique, gestion du stress, glycémie, suivi du cycle… quels sont les leviers qui influencent réellement la fertilité ?

Vous découvrirez aussi pourquoi le biohacking ne peut pas être une simple copie des méthodes développées pour les hommes, comment adapter vos habitudes à votre cycle menstruel et quelles pratiques peuvent favoriser un environnement plus propice à la fertilité.

Si vous vous intéressez au biohacking, à la fertilité, au cycle menstruel et à la santé hormonale, cet épisode vous donnera des pistes concrètes pour construire des habitudes plus efficaces et plus respectueuses de votre physiologie !

Les deux livres de Denys Coester :

Nos Clubs :

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Nos mini-programmes :

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👱‍♂️ Votre amoureux est largué quand on lui parle de cycle menstruel ? Le mini-programme Mon cycle expliqué à mon mec devrait l'aider !

Mais aussi...

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Dans le cycle de la femme, il y a une phase oestrogénique où, euh, l'idée de faire des choses un peu intenses, c'est bien. Et puis y a une deuxième phase qui est une phase plutôt avec de la progestérone, où finalement, c'est une phase où le corps cherche plus à récupérer. Le meilleur moment pour une femme, tant au niveau physique que mental, c'est au moment où elle ovule. Bonjour à toutes et à tous. J'espère que vous allez bien. Je suis très heureuse de vous retrouver pour ce nouvel épisode. Aujourd'hui, je reçois le docteur Denys Coester, qui est médecin anesthésiste-réanimateur, mais aussi un peu pionnier dans le domaine du biohacking en France. Le biohacking, vous allez voir, on va expliquer ce que c'est. C'est vraiment le fait de hacker sa biologie, d'optimiser sa santé, etc. C'est très cohérent, euh, je pense, avec l'univers d'Emancipées où on est toujours dans cette idée d'aider les femmes à être plus actrices, à prendre en main leur cycle, leur santé, leur fertilité. Donc, je suis hyper heureuse de l'avoir reçu. Je vous laisse avec lui. Place à l'épisode. Hello Denys, merci beaucoup de venir passer ce moment avec nous pour parler d'un concept qui est celui du biohacking, plutôt axé sur la santé des femmes puisque c'est nos sujets ici. Euh, on va définir tout ça bien sûr parce qu'il y en a peut-être plein pour qui c'est pas clair du tout ce mot. Mais avant ça, est-ce que tu peux s'il te plaît commencer par te présenter? Oui bonjour Laurène, bonjour à toute pour parler de la santé de la femme, de la médecine préventive et de tout ce qui peut, euh, permettre aux femmes de vivre mieux au jour le jour et surtout pour vivre plus longtemps. Euh, donc Denys Cosser, je suis médecin anesthésiste-réanimateur, dans une clinique privée parisienne, en l'occurrence à la clinique La Muette, une clinique qui a une forte connotation autour de la femme puisque, euh, nous avons une maternité. En l'occurrence, j'étais de garde la nuit dernière en maternité. Et, euh, nous avons aussi tout un secteur consacré à la médecine de la reproduction. Et d'ailleurs, demain, je suis en charge des ponctions ovocytaires. Donc c'est vrai que tout ce qui concerne la femme, c'est quelque chose qui est assez dans la culture de cet établissement. Euh, à côté de ça, je suis marié, j'ai quatre enfants, euh, deux filles, deux garçons. Donc, euh, ben forcément, mes, mes filles, c'est des grandes, hein, maintenant. Donc, euh, je suis aussi, intéressé et interrogé par ces petites femmes en devenir. Euh, sinon, au niveau professionnel, je me suis beaucoup intéressé à la santé dite corps-esprit pendant tout mon internat. Et d'ailleurs, euh, ma femme Valérie, euh, qui est aussi très très branchée dans cette, dans ce courant, m'a pas mal stimulé à m'y intéresser. Tout ça, ça m'a amené à me former au coaching. Donc, je suis également coach certifié. Pour tout ce qui est de l'aspect mental qui m'a aussi beaucoup intéressé, je me suis formé à l'hypnose jusqu'à devenir instructeur, euh, en hypnose auprès de la National Guild of Hypnotists, hein, qui est une grosse association mondiale. Et puis, euh, y a à peu près une dizaine d'années, à l'âge de 40 ans, c'est un âge de bascule, hein, il paraît, 40 ans. Donc, euh, je me suis intéressé à ce que, ce que l'on appelait à l'époque la médecine dite anti-âge, donc la médecine de prévention. On parlait pas de longévité à l'époque, on appelait ça anti-aging. Et donc j'ai passé, euh, finalement une première certification, un premier diplôme universitaire en cette discipline. Et puis un autre. Et puis l'année dernière, un troisième. Voilà, donc je, je suis titulaire de trois diplômes universitaires de médecine orientée anti-aging, longévité. Et puis finalement, je me suis dit: « Est-ce qu'on pourrait pas mettre toutes ces idées dans un concept, non plus soigner, non plus prévenir, mais chercher même plus à optimiser avec éventuellement, euh, l'aide de la technologie, d'objets connectés, de systèmes comme on en voit beaucoup apparaître. Et en en discutant avec un ami, c'était il y a cinq, six ans, à cette époque, il

m'a dit :

« Mais en fait, ce que tu décris aux États-Unis s'appelle biohacking. Euh, vas-y, lance-toi, euh- Y a pas grand monde d'aussi capé que toi pour en parler. Et donc j'ai écrit à l'époque, euh, « Le manuel de démarrage du biohacker » sous le nom du docteur Denys, ce qui a été le premier livre en français sur le sujet. Euh, et puis d'ailleurs, pour la petite histoire, j'ai deux livres qui vont sortir le mois prochain. Éventuellement, euh, on mettra les, les liens. Un livre chez, euh, Eyrolles, euh, « Biohacking », qui est plutôt corporate, plutôt pour ceux qui veulent optimiser leur santé, hein, chez Eyrolles, « Biohacking ». Et un livre chez Larousse, euh, sur la longévité qui sera plus grand public. Donc voilà, hasard du calendrier, j'ai deux livres qui sortent en même temps sur deux maisons différentes, mais ça-- je dirais que ça réunit tous ces côtés qui, qui me passionnent: longévité, biohacking, performance. Ouais. Et tout ça entre des anesthésies en maternité et en PMA , tu chômes pas. Voilà, bah comme je dis toujours, je suis biohacker donc euh, donc j'optimise. C'est ça, t'es biohacké. Tu, t'es, t'es augmenté. Moi, maintenant. Je m'augmente. Et dans tout ça, Denys, comment tu dirais, toi, parce que c'est la question rituelle de ce podcast, que tu participes à l'émancipation des femmes? Alors professionnellement à travers, que quand y a des femmes un petit peu anxieuses ou que je sens avoir des montées émotionnelles, tout ce que j'ai pu apprendre à travers, l'hypnose et le coaching, ça peut m'aider dans la communication avec les femmes. Ça m'est même arrivé, euh, pour des femmes qui avaient eu des accouchements un petit peu traumatiques, d'après aller leur faire des séances d'hypnose. Donc c'est, voilà, c'est quelque chose que j'ai eu l'occasion de faire. Euh, et après, concernant l'émancipation de la femme, c'est vrai que à la clinique La Muette, on va pas rentrer dans, dans le débat pour ou contre la césarienne, mais on fait énormément de césariennes, euh, pour une raison très simple hein, c'est que nous, on, on fait les césariennes de convenance qui sont souvent pas faites à l'hôpital. Et je travaille plus particulièrement, euh, avec une équipe qui pratique la césarienne dite extra-péritonéale, qui est une césarienne un petit peu différente dans son, dans son concept. Ça a permis, d'avoir, grâce à notre partenariat avec ces gynécologues, euh, des, des césariennes relativement douces où même il arrive, je dirais dans 9 cas sur 10, que la patiente soit assez autonome pour quitter la salle d'opération à pied, ce qui est assez rare. Pour les personnes qui seraient curieuses, il suffit d'aller, euh, sur YouTube, de mettre « césarienne ambulatoire ». Et on a eu un reportage sur Les maternelles avec une patiente qui est rentrée le matin, qui a eu sa césarienne dans la journée et qui est rentrée chez elle le soir, qui a monté ses quatre étages à pied, euh, avec son bébé. Pour des raisons personnelles, elle voulait rentrer dès le soir même. Euh, donc voilà, on arrive à faire des césariennes, euh, qui finalement sont relativement physiologiques. Voilà, ce que je peux faire pour l'émancipation de la femme. Ouais, je suis sûre que tu fais plein d'autres choses aussi via le biohacking. Donc c'est le sujet du jour, mais j'pense que c'est important qu'on commence par le définir parce que encore une fois, c'est, c'est très flou, c'est assez récent. On sait pas, on peut mettre un peu des choux et des carottes, je pense, derrière. Donc est-ce qu'on peut, euh, s'il te plaît, Denys, commencer par ça ? Expliquer vraiment c'est quoi le concept de biohacking. Alors oui, tout à fait. Après, comme je t'explique toujours, ce n'est pas personnes de s'adapter au biohacking, c'est au biohacking de s'adapter à la personne. C'est-à-dire que la définition, la, le concept que je vais expliquer n'est peut-être pas forcément ce que va expliquer les autres et, et c'est OK. Alors, comme tu disais, beaucoup de personnes s'en réclament. Et puis, comme le mot est un peu à la mode, c'est comme le mot « longévité». Maintenant, euh, tous les coachs sportifs, ils disent qu'ils font du biohacking et de la longévité. Bon, ben, ça, ça m'amuse parce que la longévité, moi, ça fait 10 ans que j'en fais, le biohacking, ça fait 5, 6 ans. Et au début, c'était relativement, euh, inconnu comme, comme mot. Donc, on va revenir à la base, hein, tout simplement.« Bio », la vie, « hacking », la prise de contrôle. C'est donc un néologisme anglais qui a été créé par un certain Dave Asprey, qui est un entrepreneur de, de la tech et qui avait lui-même des problèmes de santé. Comme il était dans la tech, il s'est dit: « Est-ce que je pourrais pas utiliser finalement mon corps comme un espèce de, de système informatique que l'on pourrait

hacker ? » Et il s'est dit :

« Ben finalement, comment manipuler ? » Alors, on peut manipuler à travers des routines, du lifestyle et des choses très simples. On peut manipuler à travers des choses bien plus complexes, on pourra y revenir. Mais en tout cas, comment manipuler la biologie pour augmenter finalement sa santé, ses performances ? En sachant que certaines personnes vont utiliser ce concept, pour vivre plus longtemps, bien sûr, mais ça peut être aussi utilisé, par exemple, par des entrepreneurs, et j'en, j'en suis plusieurs, qui sont intéressés à augmenter leur capacité physique, mentale pour être plus performant. Ça peut être utilisé par des sportifs de haut niveau. D'ailleurs, je suis actuellement en contact avec — je ne peux pas encore dire qui — un champion olympique pour réfléchir à la façon dont ce concept pourrait aider les sportifs à mieux exploiter leur biologie. Parce que même si l'on a un bon mindset, si la biologie ne suit pas, cela ne sert pas à grand-chose. Ouais, le voir comme un système, sur lequel on est acteur et pas passif, laisser laisser son corps, vieillir, faire son chemin son chemin tout seul. Je trouve que c'est très lié. C'est des valeurs qui sont très proches de celles qu'on porte, nous, ici, chez Emancipées, dans les sujets de cycle de fertilité où on explique aux femmes que y a pas de fatalité, que y a un moment où elles ont pas à déléguer complètement leur corps, à à se dire que c'est normal d'avoir mal, c'est normal parce que j'suis une femme, etc., mais d'être beaucoup plus actrice. Donc c'est pour ça que ce terme, moi, me parle beaucoup. Euh, tu disais qu'il est très dans les domaines de l'entrepreneuriat, etc., euh, du fait de vivre plus longtemps en bonne santé. Moi, ce que j'aimerais aujourd'hui, c'est qu'on focus sur, justement la santé féminine avec deux grands axes, je pense, celui des femmes et des hommes d'ailleurs, parce qu'on va pouvoir parler des hommes aussi, bien sûr, en désir d'enfant. Comment on peut, ben aider son corps à être plus fertile, à accompagner un projet de grossesse, que ce soit médicalisé ou non. Et aussi tout l'aspect plus cycle, euh, voilà, douleurs, syndrome prémenstruel, périménopause. Toutes ces choses aussi qu'on peut subir un petit peu, alors qu'en fait, moi, je suis intimement convaincue, comme toi, que sans forcément complètement hacker la machine, on peut faire plein de choses pour optimiser son corps et l'aider à être en meilleure santé. Donc est-ce qu'on peut peut peut-être commencer par le sujet de la fertilité? un peu c'est quoi les leviers, qu'on a entre les mains pour améliorer notre corps, notre fertilité ? Évidemment, Évidemment, ce qu'il est très important de comprendre — et nous en parlions justement avant l'enregistrement —, c'est que, contrairement à ce que l'on pensait auparavant, la longévité est génétique à hauteur d'environ 50 à 55 %. C'est un point vraiment important. Pendant longtemps, on a estimé que la part génétique n'était que de 20 à 30 %. Finalement, c'est donc beaucoup plus que ce que l'on imaginait. La génétique joue un rôle important. Mais cela signifie aussi que, même si tout ne repose pas sur nos épaules, nous conservons tout de même une marge de manœuvre considérable : environ 45 à 50% de ce qui influence notre longévité dépend de facteurs sur lesquels nous pouvons agir. Autrement dit, il n'y a pas forcément de déterminisme génétique. On peut avoir une prédisposition à certaines maladies chroniques sans pour autant les développer. Pourquoi ? Parce qu'il existe ce que l'on appelle l'épigénétique : l'ensemble des mécanismes par lesquels notre comportement et notre mode de vie influencent l'expression de nos gènes. Ils ne modifient pas nos gènes eux-mêmes, mais ils peuvent en modifier l'expression. Il ne va pas changer nos gènes, mais va changer l'expression de nos gènes. Pour comprendre concrètement comment on peut agir sur notre biologie, moi, je pars toujours de la base. La base de la base, c'est ce qu'on a été au début. Nous avons tous commencé par être une cellule. Nous avons été une cellule, une seule cellule. C'est incroyable de se dire qu'un être humain, actuellement, ça vient d'une cellule que l'on appelle totipotente, qui a toutes les capacités. Une cellule unique qui peut après se transformer en un être humain global avec des organes différents, avec des différenciations différentes et qui peut avoir une vie. Donc ça, c'est dingue quand on y pense. Alors, je reviens à ma cellule. La cellule, elle a différentes parties. Il y a le noyau, le noyau qui contient notre ADN. On a un côté paternel, un côté maternel. Nous avons un noyau qui contient notre ADN. Nous avons différents organites, comme par exemple le réticulum endoplasmique, qui est là pour fabriquer différentes structures de la cellule. Nous avons une paroi de la cellule qui permet à la cellule d'échanger, qui permet de recevoir des informations, des hormones, etc. Et puis, il y a une structure absolument fascinante dans cette cellule que l'on appelle la mitochondrie. La mitochondrie, c'est un organite intracellulaire issu initialement il y a des milliards d'années. Ce sont des bactéries, des bactéries qui ont eu une espèce d'échange win-win avec les cellules animales. Les cellules animales leur apportaient à manger et et la mitochondrie, donc la bactérie mitochondrie, apportait de l'énergie. Et finalement, cette extraordinaire symbiose a créé la cellule animale, donc la cellule, la cellule humaine. Je reviens à ces mitochondries. Ces mitochondries, elles ont un rôle incroyable. Elles sont là pour fabriquer l'ATP. L'ATP, c'est l'adénosine triphosphate. C'est la monnaie énergétique de de la cellule. La cellule vit parce qu'elle a des mitochondries actives, parce qu'elle a une production d'énergie. Alors, pour revenir à ta question de la fertilité, parce que j'ai fait une grande boucle. J'ai eu, il y a quelques années, alors que ça faisait pas très longtemps que j'étais à la clinique La Muette, j'ai eu une discussion avec un médecin spécialisé de la longévité qui est un type absolument, absolument exceptionnel. Je sais pas si je peux donner son nom, mais, peut-être que je ne peux pas donner son nom. Enfin, en soit. Alors, docteur Dominique Cornet, qui non seulement est un très grand médecin, mais en plus, c'est quelqu'un d'humainement que j'aime beaucoup et c'est quelqu'un avec qui j'ai développé une certaine amitié. Et donc, il y a quelques années, on discutait et puis on cherchait à se

dire :

« Mais, mais qu'est-ce qu'on pourrait faire pour augmenter la fertilité ? » Alors, à l'époque, lui, il me disait qu'il avait un petit peu l'intuition que l'une des possibilités, je dis bien une des possibilités parce que y a, y a des myriades de possibilités, ça serait de travailler sur la mitochondrie de l'ovocyte, de se dire mais comment on pourrait booster la mitochondrie de l'ovocyte.

l'ovocyte Alors, je lui ai dit:

Écoute, je te propose qu'on fasse quelque chose. J'ai regardé dans plein de publications internationales sur les éléments de routine, de lifestyle qui, semble-t-il, peuvent augmenter l'activité des mitochondries. Alors y a des choses relativement simples comme par exemple s'exposer au froid, comme par exemple jeûner, comme par exemple arrêter le sucre ou éviter le sucre, comme par exemple faire de l'entraînement à haute intensité. Et tous ces éléments ont la réputation d'être capables d'augmenter l'activité des mitochondries. Donc on a créé ce que j'ai appelé avec lui pour un peu plaisanter, le protocole mitochondrie. Donc on a créé toute une gamme de routines, avec également des compléments alimentaires, là encore, qui ont la réputation de booster les mitochondries. Et on s'est dit on va tenter. Mais on peut pas dire que c'était une espèce de recherche. On va dire que c'est quelque chose qu'on a fait d'une manière un peu, un peu intuitive. Et donc on a dit, à ces patientes qui le veulent, qui sont volontaires, on va pratiquer le protocole mitochondrie. Et bien effectivement, lui s'est rendu compte, mais là encore, on peut pas dire que ce soit très scientifique, mais ça te permet de réfléchir un peu au concept. Il s'est rendu compte qu'effectivement, y avait des effets, qu'il y avait quand même des grossesses qui apparaissaient. Alors, c'est difficile de dire que c'était vraiment lié au protocole, mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que toutes les femmes qui se mettaient sérieusement à ce protocole perdaient du poids, ressentaient plus en énergie, avaient une meilleure humeur. Et tous les maris qui faisaient la même chose que leur femme avaient les mêmes effets. Alors, est-ce que c'est vraiment le protocole mitochondrie qui permettait d'être plus fertile? Est-ce que comme elles se sentaient plus en forme, qu'elles avaient une meilleure hygiène de vie, elles avaient une plus grande fertilité? C'est compliqué de dire. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que le fait de pratiquer toutes les routines dont j'ai parlé, ça peut, semble-t-il, aider. Et alors, pour la petite histoire, il y a des publications internationales qui sont sorties finalement assez récemment, qui effectivement ont dit que l'influence de la mitochondrie de l'ovocyte était très importante dans la fertilité. La boucle est bouclée. Ouais. Ah oui, non mais alors complètement. Et moi, c'est vrai que je lis beaucoup là-dessus, sur le rôle des mitochondries dans la fertilité. Surtout que, dis-moi si je me trompe, mais c'est la mère qui transmet, les mitochondries à l'embryon. Exactement, parce qu'en fait, lors de la fécondation, quand le spermatozoïde arrive dans l'ovule, il va transmettre à l'ovule uniquement son code génétique, uniquement son noyau. Par contre, toute la partie qui ne qui ne fait pas partie du noyau du spermatozoïde va rester en dehors. Et dans la partie qui reste en dehors, y a effectivement les mitochondries. Les mitochondries, de toute façon, du spermatozoïde, elles sont cramées parce que Elles sont cramées ouais, il a tout donné. Il a tout donné. Il faut faire bouger le flagelle. En fait, quand tu l'imagines, c'est quand même fou. Alors certes, y a, y a tout le tractus de la femme qui, qui aide à la progression des spermatozoïdes, mais le spermatozoïde, il doit se donner, il doit quand même monter, j'sais pas, j'vais pas te dire, 20, 20, 30 centimètres de distance. Cest colossal pour des choses microscopiques. Et donc voilà, il a tout donné, il a plus de mitochondries, elles sont cramées. Donc effectivement, les mitochondries sont uniquement féminines. Ouais. Or, ça a un impact considérable pour les gens qui connaissent pas aussi bien le sujet peut-être, sur sur le développement de l'embryon. Le bon début de la grossesse, ces mitochondries, c'est pas juste une batterie, c'est quelque chose qui va permettre à l'embryon de bien se développer. Tout à fait. Si les mitochondries ne sont pas efficaces, de toute façon l'embryon, les cellules ne pourront pas se développer. Ouais. Ouais donc si je résume, c'est un peu une sorte de batterie énergétique intégrée à nos cellules qui, pour le processus de fécondation, est très important pour que le spermato réussisse son exploit d'arriver, même s'il l'a cramé au bout, il a fallu quand même qu'il l'utilise pour le trajet. Et par contre, pour l'ovocyte, lui, il garde, la mitochondrie et elle aide vraiment au bon développement de l'embryon dans ses premiers jours, et puis après le reste de la grossesse la grossesse. J'ai bien résumé ? Très bien, merci. Et du coup, c'est ces mitochondries qui sont extrêmement sensibles à notre hygiène de vie et à plein de choses sur lesquelles on peut travailler au-delà de tout le reste qui effectivement va avoir un impact sur l'équilibre hormonal, la qualité de l'ovocyte, du spermato, etc. Mais en biohacking, en longévité, on va notamment aller booster ces mitochondries. Oui, tout à fait. En fait, bon, comme, comme beaucoup, beaucoup de biohackers ou de personnes intéressées par la médecine de la longévité, on est, on est tous entre guillemets un peu mitochondries maniaques, hein. On, on est, on est tous un peu foufous de ces bestioles, tout simplement parce qu'en fait, pour expliquer la longévité, il faut d'abord comprendre le vieillissement. Et pour expliquer le vieillissement, il faut aller regarder au plus profond de la cellule. Alors, il y a différents marqueurs du vieillissement, hein, ce qu'on appelle les 12 hallmarks of aging. Ça a été défini par un certain López-Otin, qui a défini neuf marqueurs en 2013. On est monté maintenant à 12 marqueurs, dans l'étude de, de López-Otin. Et parmi les marqueurs du vieillissement, alors, il y a effectivement la sénescence des cellules, la diminution des cellules souches, la diminution des télomères. Ça fait partie des différents marqueurs du vieillissement. Et parmi ces marqueurs, il y a l'attrition des mitochondries, donc la diminution de la capacité des mitochondries. Donc c'est, c'est pas juste quelque chose qui nous préoccupe au présent, c'est quelque chose qui nous préoccupe aussi dans notre avenir et notre vieillissement. Ouais, oui parce qu'elles ont un impact considérable sur le vieillissement. Donc si t'arrives à les maintenir en bonne santé, j'sais pas si on peut parler de santé, oui, oui tu ralentis le vieillissement. Donc ça, c'est sur l'aspect très longévité qui intéresse beaucoup de gens aujourd'hui. Mais si on est un peu plus short term, un peu plus focus sur la fertilité, c'est aussi quelque chose de très important pour la fécondation et le Oui, comme je dis, c'est difficile d'avoir vraiment une vision très scientifique. Nous, on a fait un peu cette expérience entre guillemets dans notre coin à partir des patients de Dominique Cornet. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que même s'il n'y a pas un lien direct sur la fécondité, même s'il n'y a pas un lien direct sur la réussite au niveau mitochondrial, ce qui est sûr, c'est que de toute façon, pratiquer toutes les routines dont je te parlais, ça favorise favorise une perte de poids qui est bonne pour être plus fertile, ça favorise une meilleure humeur et on sait que c'est bon pour être plus fertile, ça favorise une meilleure sensation d'énergie, ce qui ne peut qu'être bon pour éventuellement une grossesse. Bon bah, ça coûte rien de le on aurait tort de s'en priver On aurait tort sans- Ouais. Et justement, c'est quoi les leviers? Alors là, dans ce protocole pour les mitochondries, mais aussi plus globalement qu'on va utiliser dans le biohacking, est-ce que on peut se lister un petit peu les choses, pas pour faire un catalogue, mais pour donner un peu une idée? On, on va, on va venir à un concept est très très présent dans le biohacking, que l'on appelle l'hormèse. Alors l'hormèse, c'est ce côté ce qu'on appelle parfois du stress positif. Alors, j'aime pas trop les termes négatifs, positifs par rapport au stress, puisque tout stress finalement, il est positif puisqu'il est là pour la survie. Mais on va garder quand même ce concept, cette idée simpliste de se dire qu'il y a un stress négatif, c'est celui qui nous détruit, et un stress positif qui est celui qui nous rend plus fort. Alors, comment ça se traduit au niveau au niveau cellulaire ? En fait, quand on stresse notre organisme, quand notre organisme, il doit quelque part se dépasser, quand il a une certaine contrainte, une contrainte qui, qui euh, est faite par rapport à notre physiologie pour fuir ou combattre un danger, et bien, à ce moment-là, on va demander à nos cellules d'avoir d'avoir plus d'énergie. On va donc demander à nos mitochondries de travailler beaucoup plus fort. Mais pour que notre mitochondrie, elle travaille plus fort, il va falloir qu'elle produise plus d'énergie. Mais le problème, c'est que comme toutes les usines, quand on produit quelque chose, on voit bien les centrales nucléaires ou les centrales à charbon ou à pétrole, plus on produit de l'énergie, plus on a des déchets. Eh bien, la mitochondrie, c'est exactement pareil. La mitochondrie, elle produit des déchets quand elle produit son énergie. Ces déchets, c'est ce que l'on appelle les fameux oxydants. oxydants Quand on parle des oxydants, en fait, ce sont les déchets de la construction de l'énergie par la mitochondrie. C'est pour ça qu'on prend des antioxydants. On prend des antioxydants pour contrer ces effets négatifs de cette production d'énergie. Et bien qu'est-ce qu'il se passe quand on produit plus d'énergie ? On produit donc plus On produit donc plus d'oxydants. On oblige ainsi à notre cellule, notre mitochondrie, à fabriquer plus d'antioxydants. Et donc on la rend plus résistante. Et c'est comme ça que finalement, on arrive à ce concept d'hormèse qu'on applique aux mitochondries, qu'on appelle la mito-hormèse, l'hormèse au niveau des mitochondries. On rend ainsi nos mitochondries plus fortes, plus à même de produire de l'énergie. Et ça, ça a une répercussion sur tout l'organisme qui est plus fort, plus résistant, plus résilient. Et surtout, on peut dire parfois antifragile, c'est-à-dire, il se renforce,

tout comme le disait Nietzsche :

« Tout ce qui ne tue pas rend plus fort.» C'est quoi les leviers? Tout ce qui finalement L'exposition au froid, la douche froide ou aller dans le bain glacé, c'est de l'inconfort. À l'inverse, le sauna très chaud, c'est de l'inconfort. Faire du HIIT, HIIT de l'exercice physique à haute intensité, c'est de l'inconfort. Faire de la musculation en poussant des charges lourdes, comme j'ai fait ce matin, c'est pour ça que je suis en habits de sport, c'est de l'inconfort. Jeûner est de l'inconfort. Se priver de sucre est de l'inconfort. Faire après ce que l'on appelle, l'hypoxémie, alors, je fais attention à ça, mais en tout cas, y a des machines, bien sûr très très contrôlées, qui permettent de diminuer notre taux d'oxygène dans l'air. En fait, dans l'air, y a 21 % d'oxygène. Y a des machines qui permettent de descendre ce chiffre à, mettons, 15, 16 Donc notre corps, il se retrouve avec moins d'oxygène et ça va l'obliger à se booster un petit peu. Un petit peu, finalement, comme les gens qui vont en altitude, hein, les alpinistes, ils se retrouvent avec moins d'oxygène. Euh, donc on peut aussi dire le sport en altitude, hein. Mais en tout cas, voilà, cette hypoxémie contrôlée, est une hormèse. Un caisson hyperbare serait une hormèse. Qu'est-ce que je peux encore proposer? C'est tout des choses qu'on a vues, sommet de l'Hyper Santé, voilà. Et on a testé pas justement, qui sont, qui mettent après dans un état aussi, pour le coup de confort après. Oui. Oui, oui, c'est assez intéressant. Donc justement, ben en l'occurrence, moi, j'ai testé l'hypoxie, l'hypoxie contrôlée. J'ai vraiment trouvé ça très intéressant. En fait, voilà, tout ce qui peut mettre notre corps avec un certain inconfort, notre esprit aussi cela dit, tout ce qui peut nous mettre dans un certain inconfort va nous permettre, d'augmenter grâce à l'hormèse nos capacités mitochondriales et donc notre énergie. Après, ça peut être aussi s'exposer à, j'vais pas dire un danger, mais s'exposer à un stress, qui finalement nous stimule. C'est ce que j'expliquais. Là, j'étais sur scène à l'Hypersanté pour pour faire une présentation. Et quand je dis finalement quand on va présenter quelque chose, on est devant un public et même si on a l'habitude, on a toujours un espèce de petit stress, mais c'est un stress qui nous stimule, qui nous fait, qui nous oblige à nous dépasser pour donner le meilleur de nous-mêmes, pour transmettre un message. Et donc finalement, toutes ces genres de circonstances qui nous poussent à aller un petit peu au-delà de notre zone de confort, c'est une hormèse, c'est un stress et ça nous permet de vivre mieux, plus intensément et si possible plus longtemps. J'ai deux questions pour rebondir sur ce que tu dis. La première, c'est que t'as parlé notamment par exemple des bains froids sauna, du jeûne intermittent notamment. On On dit de plus en plus que c'est un peu des des choses qui sont faites pour les hommes, des études qui ont été menées sur les hommes et qu'en fait pour les femmes qui sont cycliques, qui ont des des besoins différents pour produire leurs hormones quotidiennes, etc ce serait des fausses bonnes idées. Est-ce que toi, t'as un avis? là-dessus Je te remercie d'insister là-dessus. De toute façon, forcément, évidemment, avec ce podcast, on allait y venir. Eh bien en fait, les études ont vraiment montré que ça marchait très bien toutes ces choses-là, que c'était super. Mais effectivement, comme tu le dis, les études ont principalement été faites chez les hommes. Pourquoi ? Parce que les hommes, c'est fastoche, parce que c'est un cycle de 24 heures, donc c'est pas compliqué hein. Y a, y a un rythme ultradien, c'est fastoche. Ça marche sur 24 heures, c'est facile. Les femmes, c'est pénible. C'est pénible parce que c'est compliqué. Y a un rythme ultradien ultra-ultradien, mais y a aussi un rythme infradien. Donc y a des rythmes sur 24 heures, mais aussi des rythmes sur 28 jours. Et puis parfois, c'est pas 28, c'est 26. Et puis parfois, c'est pas 26, c'est 32. Ouais Non, les femmes, c'est trop compliqué. Donc effectivement, les chercheurs ont mis, ont Je suis sûre que t'es ironique hein, et tu te moques évidemment, parce que de toute façon, je mon je dois avoir ma femme ou une de mes filles pas très loin. Je me dis que si, euh, si j'étais sérieux, je me serais déjà pris une boîte de conserve au travers de la tête. Euh, donc oui, bien sûr. En fait, quand, quand je dis ça, c'est parce que chez, chez l'homme, c'est facile, parce que cette périodicité fait que globalement, quand on prend un échantillon d'hommes, je dis n'importe quoi, à 8 heures, ben ils sont tous un peu les mêmes. À 14 heures, ils sont tous un peu les mêmes. Alors qu'une femme, et bien si on la prend à 8 heures, mais qu'elle est dans son début de cycle, c'est pas pareil qu'une femme qui sera à 8 heures dans son, dans sa, dans sa fin de cycle. cycle Donc, pour être plus concret, en fait, on va être très schématique. Tu le sais mieux que moi, bien sûr. Y a deux phases dans le cycle de la femme. Y a une phase œstrogénique, qui est une phase finalement de croissance, euh, où, euh, l'idée de faire la musculation, du HIIT, des choses un peu intenses, c'est bien. Et puis y a une deuxième phase qui est une phase plutôt avec de la progestérone, où finalement, c'est une phase où le corps cherche plus à récupérer et aller se mettre un stress un peu intense dans cette phase où finalement, le corps est fait plutôt pour récupérer, ça peut être contre-productif. Alors, ça veut pas dire qu'il faut pas faire du HIIT dans la deuxième partie de cycle, mais disons que c'est peut-être pas la peine, quand on a la possibilité, je dis bien, mais de faire une compétition de HYROX dans la deuxième partie du cycle. Le, le meilleur moment pour une femme, tant au niveau physique que mental, c'est au moment où elle ovule. Bon ben tout ça, ça s'explique certainement par l'évolution humaine, où quand la femme étaut en construction et en préparation de la fécondité, elle devait être une warrior, se protéger, protéger ses ovocytes pour préparer à la fécondité. Mais une fois qu'elle a eu cette période où elle est censée être fécondée, elle doit se protéger elle-même et protéger éventuellement la vie qui croît en elle. Donc c'est normal, en fait, et c'est quelque chose qui doit vraiment se respecter. Et c'est beaucoup trop peu pris en pris en compte, toute cette histoire de cycle et je pense que je ne dis pas trop de bêtises. Non, au contraire, je suis un million de fois d'accord avec toi. Moi, j'insiste et tu l'as dit aussi, pour que les femmes continuent par contre de faire du sport, si on prend juste l'angle sport pendant leur phase lutéale, puisque t'as des études pour le coup sur l'impact sur le syndrome prémenstruel d'avoir une activité sportive régulière. Et y a trop de discours aujourd'hui qu'on voit parfois sur les réseaux

de :

je fais du HIIT, justement, de la haute intensité dans ma phase préovulatoire et ma phase post-ovulatoire, je vais faire que du yoga doux. là Non là, c'est, c'est pas forcément une bonne idée. Par contre, pas aller chercher sa perf du siècle et pas aller jusqu'à l'épuisement quand t'es en phase post-ovulatoire, ça, c'est plutôt vertueux parce que encore une fois, tu l'as très bien dit, le corps est pas câblé comme ça à ce moment-là. Et du coup, c'est C'est là qu'on peut provoquer trop de stress pour le coup et qui devienne trop trop inconfortable. Bien sûr, c'est, comme par rapport au sommeil, c'est exactement la même chose hein. Entre la phase folloculaire et la phase de la progestérone, c'est pas du tout la même chose. Le sommeil n'est pas du tout le même. Et là encore, avoir des rituels de sommeil, qui soient les mêmes en première phase ou en deuxième phase, c'est pas forcément pertinent. Et j'pense que les femmes, et d'ailleurs surtout les femmes de ta communauté, euh, ont justement ce, cette appétence à, à se faire cette part de biohacking que on appelle le tracking. En fait, biohacking, on devrait presque appeler ça du biotracking C'est-à-dire qu'on peut avoir un tracking avec, même si j'en ai pas sur moi, des bagues connectées, des montres connectées. J'ai la Oura de, de, voilà, la Oura, La Whoop et la Oura ce genre de choses. Après, on peut aussi faire du tracking. Tiens, ben j'en ai un là, avec ce genre de choses, on mesure sa glycémie en temps réel avec des espèces de systèmes qu'on mettre là. Donc ça c'est utilisé par les diabétiques. Bon, je ne suis pas diabétique, là, je le montre juste à titre informatif, mais en tout cas, effectivement, les diabétiques ont l'habitude de mesurer leur glycémie, de se tracker sur le plan de la Les femmes, surtout celles que tu suis, sont habituées à se tracker parce que, comme tu leur expliques, elles doivent prendre leur température, mais pas avec n'importe quel thermomètre, parce que les variations sont tellement fines que ça sert pas à grand-chose de prendre un thermomètre à mercure de grand-mère. Il faut prendre vraiment un thermomètre très très précis. Et le changement de température est très très bien corrélé au cycle. Ouais, non, mais t'as raison, je pense que énormément de femmes, en tout cas, par chez nous, font déjà du tracking et c'est une première étape de biohacking. J'avais une question. Tout à l'heure, donc tu parlais beaucoup de tout ce qui est de l'ordre de l'inconfort qui va aider justement à lutter contre le stress oxydatif, etc., pro-provoquer, accompagner les cellules pour qu'elles apprennent bien à se défendre. Mais je pense que tu vas me dire si j'ai raison, dans le biohacking, y a aussi toute une partie confort, pour le coup, de soigner son sommeil, tu vois, je pense qu'il y a ces deux trucs. Est-ce qu'on peut parler aussi de ces leviers plus confort, de tout ce qu'on faire pour améliorer son hygiène de vie? C'est essentiel. C'est-à-dire que il faut pas voir le sommeil comme une perte de temps.

C'est vrai, on se dit :

« Oh là, je passe un tiers de ma vie à dormir, ça sert à rien. Le sommeil, c'est, c'est bullshit.» Bah non, pas du tout. Le sommeil, faut pas voir ça comme une perte de temps. Faut voir ça comme une récupération stratégique. C'est-à-dire que on ne peut être vaillant, on peut avoir de l'énergie que si de temps en temps, on repose le système. Tout à l'heure, je faisais le parallèle avec les usines hein, que ce soit les usines de production de tel ou tel type d'énergie. De toute façon, elles sont parfois obligées de s'arrêter, pour faire le point, pour vérifier, pour vérifier le système, pour mettre à zéro les compteurs, pour éviter que la pression soit trop excessive. Donc oui, bien sûr, il faut penser à la récupération. Le sommeil est absolument essentiel. Et pour en revenir à la femme, le rythme justement infradien fait des variations au niveau du sommeil. Et ça peut être intéressant à partir du moment où on se comprend. Elles peuvent comme ça savoir, mettons, je dis n'importe quoi : « Ben dans telle partie du cycle, je, je sais que mon sommeil est souvent perturbé". Eh ben c'est le moment, justement, où il va falloir chercher à faire le plus possible de routine pour préparer un bon sommeil. Et c'est OK. Après, je pense que il faut à la fois se surveiller, mais également être très très bienveillant envers soi-même. C'est-à-dire faut pas devenir obsédé. L'excès, L'excès de toute façon, est plutôt contre-productif. Tu me parles de la Oura, tu me parles de la Whoop. Euh, c'est vrai que ça peut être très très stressant, euh, d'avoir une aura, une whoop, euh, qui nous dit à tout moment : « On en est là, on en est là.» En plus, la whoop, elle fait un âge whoop. Alors, tu te rends compte quand tu vieillis au niveau de ton âge whoop, là, Moi, j'ai deux ans de moins, alors j'suis trop contente Oui, oui, bah enfin, de toute mais, mais le jour où elle me dit autre chose, j'vais déprimer Cela dit, l'âge, j'en discutais ce matin avec, avec ma femme. L'âge biologique, en fait, ça veut tout et rien dire. Là, pour la petite histoire, j'ai fait un bilan dernièrement et y a un âge biologique, y a différents âges biologiques, mais y a un âge biologique qui peut se faire assez facilement à partir d'une prise de sang simple, qui s'appelle le PhenoAge. Bon, j'ai 53 ans, mais d'après mon PhenoAge, j'ai 35 ans mais c'est au niveau du PhenoAge. en soi, ça veut pas forcément dire grand-chose. En tout cas, sur ce métrics,j'ai 18 ans de moins que mon âge, que mon âge officiel. Donc, tout ça pour dire que le problème de toutes ces choses-là, c'est d'en devenir obsédé, et que voilà, tu dis que t'as deux ans de moins, mais imagine, mettons, dans un mois, parce que t'auras fait ceci, cela, t'as deux ans de plus, faut pas non plus que ça te prenne la tête parce que finalement, c'est pas en deux mois que tu vas, que tu vas prendre deux ans. Ouais. Et tu, tu sais, parfois il y a des médecins, pour les femmes qui vont les

voir en disant :

« Tiens, moi, je fais de la symptothermie, j'ai appris à suivre mon cycle, ma température » et qui vont leur répondre : « Ouh là là, mais pourquoi vous vous prenez la tête avec ça ? Vous allez vous créer du stress, vous allez devenir obsessionnelle, c'est contre-productif, etc. J'imagine que c'est des choses que t'entends beaucoup toi aussi sur tout ce qui est biohacking, longévité. C'est C'est quoi le curseur ? T'as commencé à en parler un petit peu, mais tu as de toutes ces choses qui sont à la fois hyper vertueuses et puis le moment où tu tombes un peu de l'autre côté peut-être et tu deviens, euh, complètement obsédé par tout ça et ça pourrit ta vie? À cette question et à tout ce genre de Quand j'étais jeune étudiant en deuxième année de médecine, ça doit faire quelques années, j'avais une discussion avec un psychiatre en lui disant : « Mais en fait, on, on est tous un peu zinzins, on devrait tous être suivis par un psychiatre, en fait, puisqu'on a tous des casseroles". Il m'a sorti cette phrase qui, pour moi, est l' une des plus grandes

sagesses que j'ai pu entendre :

« C'est la différence entre le normal et le pathologique, c'est la souffrance.» Bah voilà, à partir du moment où finalement ce tracking te permet de te booster et d'être bien, et bien c'est positif. À partir du moment où finalement ça crée un stress et une souffrance, c'est pathologique. Donc, tu vois, le matin, moi, j'ai pas besoin d'avoir une bague Oura ou un bracelet Whoop pour me dire que j'ai bien dormi. J'ai pas besoin, à l'inverse, quand je fais un entraînement de sport où je suis content de moi, que j'aie une bague qui me dise ou un bracelet

qui me dit :

« Oh, t'as été nul.» Ben non. Finalement, le plus intéressant, c'est notre subjectivité. Après, quand notre subjectivité peut être rapprochée d'une objectivité à travers un tracking, ouais, c'est OK. Là, c'est intéressant, mais il faut prendre ça comme une aide, comme un accompagnement et pas comme quelque chose qui devient tellement obsessionnel que ça devient un stress complètement sans intérêt. Contrairement à ce que tu dis sur le ressenti du sommeil, le ressenti d'une séance de sport, où là, effectivement, tu peux te faire confiance à toi, la température, tu peux pas la deviner. Tu vois, donc là, t'es obligé d'avoir outil. Mais sinon, c'est vrai que dans, dans tous les, les outils de data, etc., y a des choses qui peuvent un peu trop te changer ton mindset. Et si t'as un score mauvais le matin et passes une mauvaise journée, c'est La difficulté, mais ça je sais que tu donnes tout un tas de tips par rapport à ça, de la prise de température, c'est que aussi on peut avoir des variations de température parce que mettons, on a fait un effort très très important, parce que mettons, on a une On est grippette. C'est hyper intéressant et c'est vrai que la symptothermie est une première étape de biohacking, de biotracking t'as raison. Parce qu'on, on hack pas grand-chose, mais par contre, on track pour être plus autonome et et pouvoir optimiser les choses. Est-ce qu'on se ferait pas un petit point sur tous les gros sujets, justement autour du biohacking, avec ton avis et peut-être des petits, euh, des petits conseils? On a parlé un peu du sommeil. Est-ce que t'as une routine, en tout cas des choses comme ça, des conseils qu'on peut donner pour optimiser le sommeil qui, pour la fertilité, le cycle et la santé, évidemment, a un impact énorme? L'idée, c'est éventuellement Et puis y a quand même quelque chose qui est très important quand on parle de routine, c'est qu'en fait, les routines, ça prend du temps. Et pfff, c'est fatigant de faire des routines. Eh ben l'idée, c'est, moi, c'est ce que j'ai fait toujours, c'est de cumuler les les routines. Par exemple, parmi les choses que je suggère concernant le sommeil, Y'a l'idée de s'exposer à la lumière du jour. Là, on a de la lumière du jour. Le matin, pourquoi ? Parce que ça va caler notre horloge biologique. Maintenant, quand on n'a pas accès à la lumière du jour, on peut aussi utiliser, euh, par exemple, ce qu'on appelle les luminettes. luminettes Les luminettes, j'sais pas si tu connais, ce système. Je, j'en ai vu ce week-end, je Voilà, donc les luminettes, c'est des lunettes qui permettent-- alors que ça permet quand même, tu vois, je peux, je peux travailler, je peux discuter avec toi et j'ai la lumière du jour. Donc finalement, y a les luminettes. Ça, c'est quelque chose de très intéressant. Et par exemple, alors ce matin, j'ai, je l'ai pas fait, mais tant pis. Hier matin, euh, j'ai fait des étirements, étirements euh, pour me déraidir du matin avec mes luminettes. Euh, donc comme ça, j'avais les étirements, la luminothérapie du matin et en plus, j'écoutais un podcast qui m'intéressait. Tu Tu vois, je fais je fais, une routine où je, je cumule des choses. Euh, en-- comme autre… sachant que tu as aussi les lampes de luminothérapie. Oui, tout à c'est, c'est vachement Alors, j'en ai une là, mais, là, elle est un peu trop lourde, j'peux pas la montrer à l'écran. Sinon, euh, qu'est-ce qu'on peut faire aussi ? Par exemple, le matin, on peut commencer par une petite méditation. Alors par exemple, voilà, moi, quand je médite, j'utilise

ceci :

un masque de lumière rouge. Tu vois, donc je médite tout en faisant de la photobiomodulation au niveau du visage pour la qualité de la peau. Donc l'idée, c'est vraiment de faire en sorte d'avoir des routines qui permettent de se compresser au niveau du temps. Moi, j'ai pas énormément de temps le matin. Moi, il faut que je sois au bloc à 8 heures. J'ai pas spécialement envie de me réveiller à 5 heures pour faire des routines, parce que je fais attention à mon sommeil qui, comme je fais des gardes, est souvent un petit peu compliqué. Donc, je fais en sorte de, d'accumuler les différentes routines pour faire de la polyroutine. Euh, pour revenir plus spécifiquement à ce que tu disais du sommeil. Donc s'exposer à la lumière du jour le matin. Oui, très important. Ne pas prendre de café après 14 heures. Parce que même s'il y a des personnes qui disent : « Moi, le café, ça me fait

rien », d'autres qui disent :

« Moi, le café, ça a un effet incroyable. Globalement, un café après 14 heures, c'est pas une bonne idée. Pourquoi ? Parce que la demi-vie de la caféine est suffisamment longue pour faire qu'on a encore des traces de caféine, même le soir quand on le prend au-delà de 14 heures. Après, on peut rentrer un peu plus dans le détail, c'est-à-dire que par rapport à la caféine, on a ce qu'on appelle un polymorphisme génétique. C'est-à-dire qu'on n'est pas génétiquement tous les mêmes, parce que nous n'avons pas tous le même gène CYPA1, euh, P1A2, pardon. Donc, on n'a pas tous le même gène. Donc c'est pour ça qu'il y a des gens chez qui la caféine est plus ou moins active. Quoi qu'il en soit, euh, voilà. Donc j'ai dit lumière le matin, pas de café Et donc la le sommeil, ela qualité du sommeil commence dès le matin. C'est important de le dire ça. Mmh en fait, je reprends, nous les hommes, on a un seul rythme, hein, on est fastoche. Euh, rythme ultradien. Vous, vous avez, circadien, ultradien. Vous avez ce qu'on appelle le rythme circadien, mais également le rythme infradien. La lumière du jour, c'est ce qui va commencer à caler notre système. Le matin, en fait, au réveil, on a différentes hormones qui se mettent en route. En particulier, on a un pic de cortisol qui va nous permettre d'avoir de l'énergie le matin. matin Et en fait, on élimine également toute l'adénosine. L'adénosine, c'est une substance que l'on fabrique pendant la journée et qui prépare au sommeil. Donc le matin, on va éliminer, l'adénosine et on va également éliminer la mélatonine qui est l'hormone du sommeil. Donc s'exposer à la lumière du jour le matin, ça permet de nous recaler. Ça recale notre horloge biologique parce que l'on a l'horloge biologique qui est quasiment calée à une heure près, avec la lumière du jour. Donc le sommeil se com-commence le matin. Ensuite, comme je disais, l'idée de pas prendre de café après 14 h. L'idée de prendre un repas relativement léger le soir, tout simplement parce que la digestion, c'est pas forcément top pour le sommeil. En plus, si on mange, euh, trop sucré ou trop salé, on risque de se lever la nuit pour aller aux toilettes. Donc ya tout un tas de conseils. Après, tous ces conseils sont bien jolis, mais il faut quand même être honnête que parfois, on a des difficultés à s'endormir, ben parce qu'on a des pensées récurrentes. Euh, on peut être anxieux, on peut avoir un stress, ça peut nous empêcher de nous endormir. Et puis parfois, on peut se lever la nuit, surtout les femmes qui ont des jeunes enfants, parce que les femmes sont toujours à l'affût des bébés qui peuvent pleurer. Et parfois même, alors que les bébés sont grands, les femmes peuvent parfois continuer à se réveiller la nuit parce que justement, elles ont été habituées à être à l'affût. Euh, donc c'est vraiment important de pas uniquement avoir des routines, je dirais physiologiques, mais également penser à tout ce qui peut nous permettre de nous faire du bien sur le plan mental. Ça peut être le soir avant de se coucher, d'avoir des choses aussi, euh, je dirais peut-être qui semblent cucul la pralinette, hein, mais que un, un journal de gratitude ou, euh, de, de penser à faire un peu de méditation le soir ou de s'accorder un peu de, que sais-je, un massage. Ça peut être un massage de couple, point barre, ou plus si affinités, euh, mais en tout cas, tout ce qui peut permettre de préparer au sommeil. Donc vraiment chercher à se faire du bien pour considérer que le sommeil doit vraiment se préparer, Ça ne doit pas être vécu comme une galère ou quelque chose à négliger. C'est vraiment, c'est un vrai, euh, c'est un vrai outil de longévité et de bien-être. Ouais. Ouais, puis les écrans, le gros sujet des écrans. Moi, j'ai acheté au sommet des lunettes rouges pour mettre le soir et, éviter la lumière bleue Alors tout à fait. Donc le, le soir, on considère que il faut éviter la lumière bleue, hein, produite par les téléphones portables, les ordinateurs, etc. Parce que cette lumière bleue empêche, la synthèse de mélatonine au niveau du cerveau. Donc le cerveau produit cette mélatonine qui est cette hormone qui permet d'entrer dans le sommeil. Et la lumière bleue empêche, du moins ralentit la production de mélatonine. Donc c'est pour ça en l'occurrence, moi, mes lunettes sont des lunettes anti-lumière bleue, euh, que, que je mets… Toute la journée Bah en fait, euh, moi j'suis presbyte, donc c'est des lunettes de presbytie. Donc quand je travaille sur écran, j'ai toujours ces lunettes anti, anti-lumière bleue. Euh, donc en tout cas, voilà, tou-toutes ces choses-là, c'est des choses qui sont extrêmement utiles. Éviter la lumière bleue, éviter le café après 14 h, éviter les repas trop lourds, la lumière du jour le matin. Voilà, c'est toutes les petites, toutes les petites routines. Alors après, les routines, on en parle beaucoup et toutes ne fonctionnent pas chez tout le monde. Le principe du biohacking, c'est : je teste. Euh, c'est test and learn hein, euh : ça fonctionne, ça fonctionne pas. Euh, si ça marche, j'implémente, ça marche pas, j'implémente pas. Après, il y a aussi des compléments alimentaires qui peuvent favoriser le sommeil. Alors, on peut prendre quand vraiment c'est nécessaire, mais attention, parce que ça se prend pas n'importe comment, de la mélatonine. mélatonine Après, il y a un complément alimentaire que j'aime beaucoup, qui à la fois aide à la synthèse du collagène, mais qui également permet d'aider à dormir, c'est la glycine. Voilà. On prend trois grammes de glycine le soir, ça aide à dormir, ça aide pour le collagène, ça aide à avoir une belle peau. Tout bénéf. Je rebondis sur les compléments alimentaires parce qu'aujourd'hui, c'est un sujet qui est assez polarisé où parfois, on va avoir des gens qui

disent :

« Ça sert à rien », d'autres qui, au contraire, ne jurent que par ça. C'est quoi ta position, toi, euh, par rapport aux compléments? Alors, les compléments alimentaires, des compléments alimentaires. Ça veut dire que ça ne remplace pas une alimentation équilibrée. Maintenant, ce qui est sûr, c'est que beaucoup de personnes sont carencées en différents, en différents éléments. Alors, on cite souvent, même si c'est un peu ce que tout le monde cite, les carences en oméga trois, en magnésium, en vitamine D. C'est vrai que souvent, les gens sont carencés dans ces trois, dans ces trois éléments, mais ça, ce sont des éléments qui, euh, finalement se testent. Donc quand on parle d'une supplémentation, la logique voudrait d'abord d'avoir un test, d'avoir une prise de sang. Sinon, on fait ça à l'aveugle, on bricole. Donc théoriquement, une bonne complémentation nécessite d'abord une prise de sang, un bilan. Après, il y a certains compléments alimentaires comme par exemple la glycine dont je parlais tout à l'heure ou la créatine qui est pour moi un des meilleurs compléments alimentaires, qu'on ne peut pas doser, on ne peut pas être en carence de ces, de ces éléments. Donc, on les prend, voilà, parce qu'on sait que ça peut nous faire du bien. Pour en savoir plus sur les compléments alimentaires, quoi prendre, quand les prendre et ceux qui sont utiles, pas utiles et tout ce que vous pouvez savoir, tout se trouve dans ce petit livre écrit par Valérie, mon épouse. Euh, petit livre paru chez Larousse, donc qui est, qui est super. Pour le prix, pour le prix de deux expressos, euh, vous avez, vous avez Ton épouse qui est médecin aussi, Voilà, Et naturopathe. Alors elle est médecin généraliste, elle exerce à La Défense. Elle est également diplômée de neurosciences, de psychiatrie, prof de yoga et passionnée de naturopathie et elle connaît très bien aussi les compléments alimentaires. Et jusqu'à tel point qu'elle a écrit ce livre. Donc effectivement, les compléments alimentaires, moi je trouve que c'est super. Le problème, alors je vais être un peu trash, mais le problème, c'est que comme, voilà, parce que, euh, les médecins, on n'a jamais été trop dans la culture de, d'aller sur les réseaux sociaux. Et puis bon, au niveau déontologique, on n'est pas là non plus pour faire notre publicité, hein. On est là pour informer, bien sûr, on a le droit d'informer, mais on n'est pas là pour faire la publicité. Donc c'est vrai que les médecins sont pas très très présents sur les réseaux sociaux. Et finalement, beaucoup de personnes suivent le dernier influenceur à

la mode qui dit :

« Mon complément alimentaire, c'est le meilleur» Parce que j'ai été payée pour le dire Voilà, donc Mmm C'est pas anodin. Y a des contre-indications, des non-indications, des effets secondaires potentiels. Donc il faut pas jouer avec les compléments alimentaires. Moi, je pense que quand on a un problème de droit, on va aller voir un avocat. On va pas voir juste un influenceur dans le droit. Voilà. Quand on a un questionnement, j'sais pas, sur la mécanique, on va aller voir un garagiste. On va pas aller voir le dernier influenceur bagnole sur Instagram. Voilà, dans ton secteur aussi, quand, quand on veut avoir des renseignements, on va voir des gens qui ont l'habitude et qui connaissent vraiment et pas des, des pseudos… Voilà. Je pense que dans la santé, c'est pareil. Y a plein de personnes qui se prétendent expertes en longévité. Moi, ça me fait beaucoup rire parce que ça veut rien dire, en fait, hein. Des gens qui se disent experts en longévité ou des gens qui se disent experts en biohacking. Bah, en fait, ça veut rien dire. Moi, je me suis jamais prétendu être expert en biohacking ou expert en longévité. Euh, d'ailleurs, moi, j'utilise plutôt le terme de passionné, parce que en, en médecine, dire qu'on est spécialisé, ça a du sens. C'est-à-dire qu'on a un diplôme de spécialité. Moi, mon diplôme de spécialité, c'est l'anesthésie-réanimation. Après, j'ai des diplômes universitaires de longévité, d'anti-aging. C'est vrai, mais je peux pas me prétendre spécialiste. De même, quand on se dit expert, on peut pas se prétendre expert. En médecine, un expert, c'est quelqu'un qui est reconnu comme ses pairs. Pour un ex- pour un expert. Pour la petite histoire, je suis en train de passer un diplôme d'expertise médico- médico-judiciaire, donc je me prépare à être expert. Donc, mais c'est, c'est des mots Sur les scènes de crime? Non, non, non, sur, euh, sur le, Donc, euh, tout ça pour dire que voilà, beaucoup de personnes se pré-se présentent, se présentent spécialistes ou experts, ça a pas beaucoup de sens. Y a des gens, je, je reconnais hein, c'est pas parce qu'on est médecin qu'on a la science infuse hein. Y a des médecins qui disent n'importe quoi. Y a des gens qui sont juste des passionnés et qui disent des choses superbes. Donc voilà, euh, l'idée, c'est d'aller vers vraiment des personnes qui connaissent ce qu'ils disent et pas juste parce qu'ils présentent bien sur les réseaux sociaux. Ouais, ouais. Et donc pour les compléments alimentaires, dans l'idéal, on fait pas trop à l'aveugle On teste. Alors moi, j'aime bien raconter cette anecdote parce que c'est vraiment un warning. Moi, quand j'ai commencé à m'intéresser au biohacking y a cinq, six ans, comme y avait très très peu de choses sur le sujet. C'était un peu rock'n'roll hein. Donc moi, j'avais commandé plein de compléments alimentaires aux États-Unis, je prenais des trucs dans tous les sens, etc. Bêtement, j'ai fait un peu n'importe quoi. Euh, je m'étais fait une prise de sang et je me suis rendu compte que pour une vitamine, j'avais dans le sang six fois la normale de cette vitamine. Donc j'étais dans les doses toxiques. Attention, voilà, se supplémenter, c'est pas à faire à l'aveugle, il faut que ce soit bien fait. Donc il faut éventuellement des prises de sang. Alors j'insiste parce que là encore, y a beaucoup d'influenceurs qui parlent des blood tests parce qu'on a l'impression que c'est le Graal. Non, les blood tests, c'est pas forcément le Graal. Je rappelle quand même que, la prescription de prise de sang, c'est un acte médical. L'interprétation d'une prise de sang, c'est un acte médical. Donc là encore, on bricole pas avec sa santé. Quand tu dis les blood tests, c'est des choses où on, on va prendre un abonnement, c'est ça? N'importe en fait. En tout cas, les bilans sanguins, c'est à prendre avec un contexte, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup de personnes, on voit sur les réseaux sociaux, qui parlent de leur bilan en disant ceci, cela, en faisant la promotion tel tel bilan. Un bilan, ça n'a aucun sens, si on n'a pas des éléments plus précis sur la personne. Et puis, chez nous, en fait, chez nous en médecine, tout commence d'abord par un interrogatoire, puis après un examen clinique. Et après, en fonction de ça, on va prescrire tel ou tel bilan, que ce soit des bilans biologiques ou des bilans d'imagerie. C'est vrai aussi pour la femme. Je veux dire, à partir du moment où on parle d'un bilan ménopause, un bilan ménopause, c'est pas juste une prise de sang, c'est un interrogatoire, c'est le mode de vie. Voilà, toutes ces choses-là. Ça peut être un bilan biologique, bien sûr, parce que le bilan biologique va authentifier la ménopause, mais après, la ménopause, c'est la porte ouverte vers éventuellement des problèmes po-polypathologiques. Ça peut nécessiter après un bilan plus précis chez un endocrinologue, regarder la thyroïde, peut-être aller voir un cardiologue parce qu'il peut y avoir des problématiques cardiaques avec la ménopause. Donc il faut vraiment voir la globalité de la personne et pas juste être focus sur Ouais, un taux voilà, un taux sanguin. Un taux sanguin ne veut rien dire si on n'a pas la connaissance globale de la personne. Ouais, très intéressant. Pour conclure, si on repense à, je pense le portrait-robot des femmes qui sont en train de nous écouter, qui sont pour beaucoup, euh, alors pour certaines en désir de grossesse, pour d'autres pas du tout, mais en tout cas en désir de prendre soin de leur cycle et de leur santé hormonale et de, voilà, de toutes les fluctuations qu'elles peuvent vivre et qui parfois sont un peu invalidantes. Est-ce que t'aurais quelques conseils comme ça à leur donner pour commencer à rentrer sur ce sujet du biohacking et, euh, et se hacker un se hacker un petit peu ou en tout cas essayer d'être plus actrices de leur santé? Et bien tout simplement et peut-être à chercher au cours de leur journée ou au cours de leur cycle, ou au cours de l'évolution à la fois, de la journée croisée avec le cycle, quels sont les moments où elles sont plutôt en énergie haute, les moments où elles sont plutôt en énergie basse. Que les moments où elles sont en énergie haute, elles en profitent pour justement peut-être faire des choses, peut-être aller chercher à se dépasser. Et au moment où elles sont en énergie basse, accepter cela, ne pas prendre ça comme étant une fatalité, mais plus se dire : « C'est OK, c'est juste mon corps qui me dit ça." Et je dois aussi écouter ce que, ce que fait mon corps.» Le biohacking, c'est aussi du biotracking. Et je dirais même peut-être c'est c'est du biohearing. On va écouter son corps. corps faut juste qu'elles apprennent à l'utiliser pour être beaucoup plus à l'écoute de leur corps, mais que le corps, il parle et qu'on peut avoir plein d'infos et qui permettent aussi d'identifier parfois des petits des dysfonctionnements,

des choses où on se dit :

« Ouh là là, mais là, c'est pas très, très logique" Et c'est là qu'après, on va peut-être se faire accompagner et trouver des outils, des choses pour optimiser sa santé. Et là, on peut aller dans tout ce qui est biohacking, mais pas que. Aussi, bien sûr, euh, dans un diagnostic médical et un accompagnement, mais, euh, l'un n'empêche pas l'autre. La différence entre le normal et le pathologique, c'est la souffrance. Ouais, ouais, ouais. Très bien. Est-ce qu'on s'est tout dit ? Est-ce que t'as un petit mot de la fin ? Tu viens de nous faire une belle phrase de fin, mais malgré tout, pour conclure sur ce sujet? Non, j'ai pas vraiment Je dirais juste que, les, femmes ne sont pas des hommes avec des hormones différentes. Tout ça pour dire que on a une biologie différente, on a un fonctionnement différent, on a un fonctionnement physiologique différent et un fonctionnement mental différent et il faut accepter cela. Nous, les hommes, on a aussi nos complexités, nos difficultés, nos challenges. Les femmes ont les leurs. Et j'trouve que c'est super parce que, ben finalement, il paraît, et d'ailleurs on le constate, que nous sommes complémentaires. Ouais, très chouette. Merci du fond du cœur, Denys. Je mettrai les références de tes livres notamment en dessous. Et c'était précieux donc vraiment merci. Merci à toi J'espère que cet épisode vous a plu. Comme d'hab, n'hésitez pas à nous le faire savoir en vous abonnant, en likant, en envoyant des messages, des commentaires, sur la plateforme d'écoute sur laquelle vous nous avez suivis. Merci pour ça. Et moi, j'aurai le plaisir de vous retrouver la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, je vous embrasse.