Émancipées, le podcast

#110 Pourquoi j'ai arrêté l'alcool (et l'impact sur mes hormones !)

Laurène Sindicic Season 2 Episode 110

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À propos de l'épisode :

Pourquoi ai-je arrêté de boire de l'alcool ? Dans cet épisode solo, je vous partage les raisons qui m'ont poussée à faire ce choix, mais aussi les effets positifs que j'ai observés sur mon cycle menstruel, mon SPM, mon SPO, mon sommeil et mon niveau d'énergie !

Je n'étais pourtant pas une grande consommatrice, et pourtant, même une consommation modérée peut avoir un impact sur le sommeil, la récupération, les hormones, le cycle menstruel… et donc sur la fertilité.

Chez les hommes aussi, l'alcool n'est pas sans conséquence : il peut altérer la qualité des spermatozoïdes ! Si vous êtes en essai bébé, c'est donc un sujet qui mérite toute votre attention :)

Et vous, qu'en pensez-vous ? Aviez-vous conscience des liens entre alcool, hormones et fertilité ?!

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Mais aussi...

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Quand on dit qu'on boit pas d'alcool, soit c'est qu'on est enceinte, soit c'est qu'on essaie d'avoir un bébé, soit c'est qu'on est malade, qu'on prend un traitement, donc là d'un coup ça fait flipper les gens, soit c'est qu'on est devenu chiant. Mais on se retrouve à beaucoup justifier et à devoir limite prouver aux gens que si, ils vont bien se marrer avec nous, qu'on va passer une bonne soirée et que c'est pas parce qu'elle va pas tourner autour de l'alcool qu'elle va forcément être moins bonne Salut à tous, ça va ? J'espère que ça va. Je vous tourne cet épisode de podcast à la fin de l'année, pour moi en tout cas, quelques jours avant mon départ en vacances. Ce sera le dernier épisode avant les vacances et je le tourne un peu en mode, totalement spontané. J'ai rien préparé. J'avais juste envie d'aborder ce sujet avec vous. Et donc c'est plus un petit chit-chat sur un sujet à la fois de cycle de fertilité, d'hormones, mais aussi un peu de société, je crois C'est, l'alcool et le fait que j'en ai pas parlé avant, mais depuis Noël, je bois plus d'alcool. J'ai arrêté l'alcool et en fait, ça a plein d'impacts, dans ma vie et je me suis dit que ça pouvait être intéressant d'en parler. Alors, je vous préviens tout de suite, ce sera pas du tout culpabilisant, ce sera pas du tout, stressant. Je vais pas vous, citer des études sur l'impact de l'alcool sur la fertilité, c'est pas l'objectif. j-je pourrais en parler vite fait, mais encore une fois, j'ai pas préparé plus que ça cet épisode, donc c'est, mes connaissances, seulement. Mais je voulais plus parler de, c'que ça m'a apporté. Peut-être, aussi, ouvrir la voie à certains qui se posent, des questions, qui réfléchissent à ça, qui, peut-être sont confrontés à des personnes qui, boivent, ne boivent pas, etc. Parce que j'crois que c'est un sujet qui a beaucoup plus d'enjeux, qu'on l'imagine. J'vous explique un peu mon contexte. Moi, j'ai commencé à boire, de l'alcool pas si tôt que ça, je pense autour de 20 ans. avant, j'aimais pas du tout, l'alcool. J'aimais pas le goût. j'ai commencé avec Malibu, Passoa, mince, le truc vert là, Manzana, 'fin des trucs ultra sucrés, . Et par contre, après, avec l'âge, j'ai commencé à développer beaucoup plus mon palais et à vraiment beaucoup aimer le vin, le bon vin notamment. donc, dans ma vingtaine et ma trentaine, j'ai, régulièrement, plusieurs fois par semaine, je pense, en tout cas quand je vivais à Paris, assez souvent en sortant du boulot, je rejoignais des copines, on allait boire un verre ou avec, mon futur mari, qui était mon futur mari à l'époque. on allait se faire un p'tit resto. Et donc, j'ai toujours eu une consommation, finalement assez régulière d'alcool, mais jamais en très grosse quantité. j'ai pas énormément de souvenirs de, d'énormes cuites. J'en ai eu hein, mais pour le coup, ça faisait très longtemps, que j'en avais pas eu et, plutôt dans ma vingtaine, dans des soirées qui dérapent un peu quand j'étais étudiante, etc. Mais sinon, j'ai jamais du tout aimé l'ivresse. L'ivresse où on perd ses moyens, où, on a une conversation avec quelqu'un et on sent qu'on débloque, 'fin qu'on perd complètement le fil et on sait pas comment on va s'en dépatouiller ou on sait pas comment on rentre chez soi, etc. Ça, c'est quelque chose que j'ai jamais aimé et j'ai toujours été, dans mon groupe de copines, celle qui, tenait la barque quand, quand tout le monde flanchait et, gardait toujours, une certaine dignité, en fin de soirée. pas toujours, toujours hein, je le dis, mais, en tout cas, je pense qu'à partir de 30 ans, j'ai plus jamais repris d'énormes cuites. Et, j'aimais pas ça. Par contre, j'aimais beaucoup cette petite sensation d'ivresse, le moment où en fait, on boit les, le premier verre et on sent un tout petit peu l'effet, râpeux, un peu, qui pique la gorge du vin ou de après, j'aimais bien les gin to, les trucs comme ça. Bref, je vous raconte ma vie, on dirait une grosse alcoolique, mais je pense que c'est assez courant, c'que je vous raconte là. donc j'aimais bien déjà cette sensation de goût. Et puis j'aimais bien le petit lâcher-prise, le, truc que ça fait qui d'un coup te rend un peu plus, désinhibé, un peu plus drôle, un peu plus, ouais, légère Ou au contraire profonde, dans avoir des discussions peut-être sur des sujets sur lesquels tu serais pas allé, etc. Bref, j'ai, j'aimais beaucoup cette sensation et toujours dans un contexte, associé à un truc bon à manger parce que moi, je suis extrêmement épicurienne. J'adore manger, j'adore bien manger et du coup, j'adorais bien boire, mais dans un contexte de bien manger et dans l'idéal aussi dans un contexte partagé avec quelqu'un pour vivre ce moment à deux et se faire kiffer à deux ou à plus d'ailleurs qu'à deux. Et c'est vrai que là, les dernières années, je me suis rendu compte que je commençais peut-être à avoir un rapport un peu plus du verre de vin de fin de journée quand T'en peux plus, t'as passé, une grosse journée, les enfants étaient compliqués, tu vas les coucher et là, tu te sers un petit verre de vin, un fond pour le coup, jamais un énorme verre, mais avec vraiment ce truc de décharge comme un peu un circuit de récompense de, je le mérite. Et ça, je pense que ça a commencé un tout petit peu à me titiller parce

que je me disais :

ouais, ce truc de, ouais, de petit shoot de dopamine, de petite carotte récompense machin, j'étais pas ultra fan, je pense. Et puis il y a eu aussi Émancipées, tout le travail que j'ai fait pour les autres, pour, bah, bosser à fond tout ce qui a un impact sur le cycle, sur la fertilité, sur les hormones. j'ai beaucoup travaillé évidemment sur le sujet de l'alcool, mais le sujet de l'alcool, en fait, en lui-même, c'est pas le plus gros red flag en matière de fertilité. Les études, elles sont assez contradictoires. Y a pas des, y a pas un consensus comme pour le tabac, par exemple, pour dire que l'alcool est très mauvais pour la fertilité, en tout cas à petite dose. C'est vrai que, et c'est ce que je dis toujours, par exemple, dans le Fertility Club, jusqu'à deux, trois verres par semaine, même bien trois verres par semaine, y a pas a priori d'impact néfaste sur la fertilité, surtout si l'alcool a au contraire des effets bénéfiques sur la détente, le plaisir, etc. Et que en fait, la balance bénéfice-risque, elle est plutôt favorable à un petit verre qui fait du bien le week-end plutôt qu'à se priver si ça devient une contrainte et que en fait, ça aura pas un impact si fort sur le cycle et la fertilité. D'ailleurs, la fertilité des femmes comme des hommes. Donc c'est pas noir ou blanc, l'alcool. En revanche, ce sur quoi j'ai beaucoup travaillé et qui commençait à me faire réfléchir un petit peu, c'est davantage le sommeil, la récupération, le niveau d'énergie, qu'est-ce qu'on apporte à notre corps pour être en bonne santé, etc. Et là, en fait, avec le temps, j'ai commencé à me rendre compte que c'est là où ça coinçait, en fait. C'était pas l'impact direct de l'inflammation, du stress oxydatif. Y a des impacts sur la glycémie, sur le foie et donc sur le métabolisme des hormones.'Fin, tous ces trucs que j'ai beaucoup bossés et où clairement, je vous dis, y a un lien, un lien qui est pas hyper trash pour dire il faut surtout pas boire d'alcool, mais y a quand même un lien sur tous ces sujets liés aux hormones. Je vous dis, à la détoxification des œstrogènes quand on boit trop d'alcool, où le foie fonctionne plus très bien.'Fin, y a plein de sujets, mais vraiment, moi, ce dont je me rendais compte, c'est l'impact sur mon sommeil et mon niveau d'énergie. Et j'ai commencé à avoir des moments, notamment le week-end, où, par exemple, quand on allait dans le sud et qu'on se faisait une petite terrasse le midi et qu'on buvait un verre à midi. Et après, j'avais ce truc où j'étais cassée et où j'avais besoin d'une sieste et où si on était à la plage ou quoi avec mon mari, on allait limite se relayer tous les deux pour surveiller les enfants, pour que l'autre, il se fasse sa sieste. C'est le truc qu'on fa-- qu'on faisait passer pour Ah j'ai envie de me reposer et tout. Et en fait, c'est juste que je suis défoncée. j'ai-- alors que j'ai bu un verre hein, mais ça m'a coupé les jambes, ça m'a tapé la tête et là, j'ai juste besoin de m'allonger, de dormir et enfin et de fermer les yeux. Et en fait, il y a eu deux, trois week-ends, je pense là à la fin de l'année, où on avait ça et l'un comme l'autre, on se disait : « Punaise, on n'est pas du tout en train de profiter là Voire y a des week-ends où on allait se taper des siestes carrément dans le lit, parce que on était-- ça nous avait rabattu quoi le truc de, du verre de vin le midi qui te démonte la gueule parce que en fait, il est en journée et que y a plein d'autres trucs, y a plein d'autres interactions et en fait, il te casse. Et moi, j'avais de plus en plus l'alcool comme ça qui fatigue, l'alcool qui, qui ralentit.

Et je me disais :

« Je passe à côté de plein de trucs ». En fait, mes gosses, ils sont en train de courir partout, ils escaladent des rochers et moi, j'ai juste envie de me poser les f-, les fesses dans le sable et de surtout pas aller courir avec eux alors que eux, ils demandent juste une chose, c'est que j'aille courir derrière eux.

Donc y avait ce truc un peu de :

« Oh punaise, relou quoi ». Donc ça, c'était pour l'alcool le midi. Et après, y a eu un autre élément déclencheur, de l'alcool du soir qui est quand j'ai acheté ça, la Whoop. Je fais pas du tout de la pub hein, c'est pas-- absolument pas sponsorisé ni rien, mais moi, j'ai toujours bien aimé les trucs connectés, etc., où je parle très souvent du Tempdrop. Donc Tempdrop, thermomètre qui se porte autour du bras pour la symptothermie, pour le coup, qui avait des petites data de sommeil, mais clairement, ils sont très perfectibles sur le sommeil. Ils sont excellents sur la température, mais pas ouf sur le sommeil. Après, j'ai eu la Oura Ring, que je ne porte pas là, que j'aimais bien et qui me donnait des data de sommeil hyper intéressantes sur la quantité de sommeil,'fin d'heures dormies sur ma nuit, sommeil profond, sommeil paradoxal, etc. Et mon mari, lui, avait déjà la Whoop Et je me souviens qu'on avait des discussions

où il me disait :

« Punaise, dès un verre de vin, moi, ça a un impact de ouf sur

moi, etc. » Et moi, je disais :

« Bah non, pas moi », parce que ma Oura Ring ne faisait pas, de différence sur, mes, ma, mon score quoi, ma note de sommeil le lendemain matin. Parce que je pense qu'elle allait vraiment juste sur le sommeil et pas tant sur la récup. Et donc on avait un peu un débat là-dessus où je disais : « Mais t'es vraiment une chochotte, tu te tiens pas.» Parce que lui, il me disait : « Dès un verre, Manu, elle est, elle est niquée quoi.» Ouh là, je parle très mal dans cet épisode. Je vous dis, c'est la fin de l'année, je suis un peu enroulée, puis je suis fatiguée. Donc on avait ce débat. Et à Noël, il me l'a offerte. J'étais ravie d'ailleurs parce que je louchais un petit peu dessus. Et je l'ai eue. Et là, en fait, c'est pour ça que je vous dis, c'est depuis début janvier, parce qu'en fait, c'est allé très vite, où je me suis rendu compte que en fait, ma Oura-- d'ailleurs, j'ai porté les deux pendant un moment pour voir la différence et que là où ma Oura, elle me lissait un peu le truc en mode t'as dormi huit heures, donc c'est bon. Elle, en fait, même si j'avais dormi huit heures, elle me le pardonnait pas. Et elle me montrait qu'en fait, j'avais une beaucoup moins bonne récup', j'avais une variabilité de la fréquence cardiaque bien moins bonne et j'avais un sommeil clairement moins récupérateur. Et en fait, je le savais, je le sentais parce que je voyais bien que les jours après un verre de verre-- moi, dès un verre, ça avait un impact en plus. J'avais moins d'énergie, j'avais moins de-- 'fin je, j'avais plus besoin de me poser, voire de faire un moment un temps calme ou quoi. mais, je croyais un peu bêtement, ma, ma, mon outil connecté et ça allait. Et donc ça, en fait, très vite, je me suis rendu compte de l'impact

et je me suis dit :

« Waouh En fait, c'est, c'est pas neutre effectivement. Et c'est pas juste la, les normes Murge qui a un impact, c'est en fait dès un verre, ça vient perturber mon sommeil.» Là, je parle de moi, de mon mari pour le coup, vous avez compris aussi. Ça veut pas du tout dire que c'est universel. Y a peut-être plein de gens parmi vous pour qui un verre de vin, ça n'a pas d'impact, vous le vivez très bien, votre corps le métabolise super bien Soit, y a-- c'est, c'est certainement le cas. Je vous parle vraiment de, bon, ma situation personnelle. Donc, encore une fois, c'est surtout pas, ni, un truc qui donne des leçons, ni quelque chose de dogmatique ou quoi, mais c'est un partage. Et en fait, à partir de ce moment-là, il s'est passé un truc assez fou, c'est que

c'est pas que je me suis dit :

« J'ai, j'ai-- j'veux arrêter l'alcool. Allez, c'est ma résolution de l'année», machin, ou c'est un petit peu dans la douleur où on va se forcer, se faire un-- mettre un défi, d'y arriver. C'est qu'en fait, j'ai plus du tout eu envie d'alcool, voire j'ai eu une sensation un peu de rejet, comme si je faisais du mal à mon corps. Alors même que, je vous le dis, je vous le redis, sur tous les sujets de cycle de fertilité, j'étais tout à fait consciente que, c'était pas, c'était pas quelque chose de catastrophique. Et en plus, j'étais pas en désir de grossesse ni rien. Donc 'fin, y avait pas de sujet, d'un projet lié à Emancipées ou quoi. C'était vraiment, que d'un coup, j'avais la sensation que ce que je pensais avant être du positif, un plaisir, quelque chose qui m'apportait, des sensations hyper bénéfiques. Et là, en fait, ça devenait un truc où je m'auto-sabotais et où je m'auto-sabotais mes week-ends quand le-- je picolais le midi et que du coup, je profitais pas de ma famille, de, des activités, des trucs que je faisais l'après-midi et que je m'auto-sabotais mon sommeil quand je buvais le soir et où forcément, j'avais un sommeil moins récupérateur. Et donc c'est la journée du lendemain qui, là, pour le coup, le payait. Et au lieu du cercle vicieux, que je pouvais avoir avant avec l'alcool, je me suis retrouvée dans un cercle vertueux où je me rendais compte que j'avais un meilleur sommeil, j'avais une meilleure énergie. Alors, je vous dis ça alors que là, je suis complètement épuisée, mais je-- c'est clairement pas, lié à l'alcool ou à l'absence d'alcool. C'est la fin d'année, la chaleur, la canicule, le, les, toutes les deadlines des trucs à boucler avant les vacances. Bref C'est-- là, je suis épuisée, mais j'avais une super énergie tout le premier semestre. Donc en termes de sommeil, en termes d'énergie, en termes de SPM aussi. alors, j'ai plein-- mis plein d'autres choses, en place et depuis des années, notamment grâce au sport, notamment avec des plantes, notamment avec des hormones parfois, etc. Donc c'est pas que ça, mais je me rendais compte aussi que ça avait un impact, évidemment positif là-dessus sur mes fluctuations hormonales et sur, ma fin de cycle et mon crash éventuel de fin de cycle. D'autant que moi, je fais partie des gens qui ont un SPO, donc syndrome périovulatoire, où en fait, et on est nombreux à avoir ça, quand on a une résistance à l'histamine, et ce moment de l'ovulation où les œstrogènes sont très hauts et ils vont stimuler l'histamine, en fait, on va avoir des réactions un peu, vous savez, les antihistaminiques, c'est ce qu'on prend quand on a des allergies, et on va avoir des réactions un peu allergiques. ça peut être des démangeaisons, ça peut être des éternuements, ça peut être des migraines, ça peut être des insomnies, etc. Et moi, typiquement, si je buvais un verre de vin, en période ovulatoire, j'avais systématiquement, la migraine, j'y échappais pas. Et alors, le vin blanc, c'était pire parce que le vin blanc, c'est riche en histamine. Et donc, en fait, j'avais ce truc de souffrir de l'alcool, avec mon cycle au moment de l'ovulation et au moment des règles, c'est pas le même mécanisme, c'est plus un mécanisme inflammatoire, etc. Mais je savais aussi que si je buvais de l'alcool, c'était, mais à coup sûr, j'allais me taper une migraine. Donc j'avais aussi ce truc de, en fait, de mieux vivre les fluctuations de mon cycle parce que j'avais plus ce petit handicap en plus que je venais ajouter à mon cycle qui déjà vit sa vie et a pas besoin qu'on lui rajoute des bâtons dans les roues quoi. Donc ce que je vous raconte là, c'est pas lié à une étude scientifique ou quoi, hein, c'est vraiment mon expérience à moi, mais j'ai vraiment senti, ce SPM, moins marqué, peut-être moins de brouillard mental aussi le lendemain, une énergie plus haute, une motivation aussi plus importante et plus ces crashs, liés à l'alcool. Mais le revers de la médaille de tout ça, c'est qu'en fait, ne plus boire d'alcool Je sais pas si c'est pareil dans tous les pays du monde, mais clairement en France, c'est un vrai sujet, c'est qu'en fait ça devient presque un combat sociétal où on va se retrouver à se justifier. Et ça, c'est vraiment un truc que j'ai découvert où en fait quand on dit qu'on boit pas d'alcool, soit c'est qu'on est enceinte, soit c'est qu'on essaie d'avoir un bébé. Donc là d'un coup ça met plein de soupçons autour de nous, donc on se retrouve

à se justifier en disant :

Non les gars, c'est parce que c'est mon métier. Non, c'est pas ma situation. Soit c'est qu'on est malade, qu'on prend un traitement, donc là d'un coup ça fait flipper les gens, soit c'est qu'on est devenu chiant. Vous souvenez le truc de Léa Salamé et Artus là, cette séquence où en fait vraiment, c'était sorti du fond du cœur de Léa Salamé, ce que j'avais trouvé d'ailleurs absolument inadapté, mais en fait quelqu'un qui arrête de boire, s'il a pas les raisons que je viens de vous évoquer, c'est qu'il est juste devenu chiant et qu'en fait ça va pas être un copain sympa à avoir en soirée. Et ça je pense que ça en dit beaucoup de son propre rapport à l'alcool et en fait de du sentiment de gêne voire de honte qu'on peut avoir à soit boire et ne pas être capable de pas boire face à quelqu'un qui a la motivation, l'envie, le désir de pas boire. Et du coup on se retrouve à beaucoup se justifier voire à se faire moquer. Alors moi je l'ai pas tant vécu que ça parce que je pense que mon métier

fait que les gens ils se disent :

Oh, elle doit faire des expériences ou j'en sais rien pour découvrir des trucs. Mais mon mari beaucoup plus. Mon mari, le nombre de fois-- parce que donc on a arrêté de boire tous les deux. Moi, j'ai rebu, je pense deux fois depuis Noël, mais deux fois un verre, voire un demi-verre et en fait j'ai pas kiffé. Et lui je crois qu'il a quasiment pas rebu du tout. Bref peu importe, on est vraiment pareil. Mais lui je trouve qu'il a beaucoup plus à se justifier que moi parce que je sais pas, un homme ça devrait, ça devrait picoler voire ça devrait se bourrer la gueule ou j'en sais rien. Et donc on se retrouve, on est, on fait équipe donc ça fait un peu moins louche, mais comme si c'était un projet de couple, mais on se retrouve à beaucoup se justifier et à devoir limite prouver aux gens que si ils vont bien se marrer avec nous, que ça va être un bon moment de convivialité, qu'on va passer une bonne soirée et que c'est pas parce qu'elle va pas tourner autour de l'alcool qu'elle va forcément être moins bonne. Donc ça c'est vraiment devenu un truc que j'avais En tête parce que je le savais, mais auquel je me suis retrouvée confrontée. Je me suis rendu compte déjà de tout ce qui tournait autour de l'alcool et de comme c'est difficile aussi parfois de, de trouver des alternatives chouettes. Alors moi, quand je vais chez des gens ou chez moi, maintenant, j'ai toujours, des kombuchas super bonnes. Maintenant, ils font plein des trucs, des fausses-- des Virgin Spritz, là, plein de goûts différents. En fait, il y a plein de trucs maintenant en plus, donc c'est facile. Moi, j'aime pas la bière, donc je bois pas les bières sans alcool, mais il y a quand même plein de trucs sympas. Donc il faut faire la démarche de l'amener parce que sinon, très souvent, il y a rien. Et par contre, dans les bars, etc, ça dépend de où t'es, mais il y a quand même de plus en plus de ginger beer. Moi, j'adore la ginger beer, mais sinon, tu te retrouves vite à avoir du coca quoi, ou un truc parce que il y a pas un milliard d'alternatives. Donc ça, c'est un vrai sujet aussi de développer de plus en plus les boissons sans alcool. Mais je pense que clairement, en tout cas par rapport à ma première grossesse, il y a bientôt neuf ans, puisque ma fille a huit ans, où à part la Tourtel, il y avait rien. et maintenant, où il y a quand même même des vins sans alcool, des champagnes sans alcool, des bières sans alcool, j'en parle même pas, des cocktails sans alcool.'Fin, l'offre, elle s'est quand même vachement développée. Donc c'est de moins en moins compliqué de trouver des alternatives, mais il y a toujours la justification qui est nécessaire par rapport au regard des autres qui, en fait, je trouve, sont les plus mal à l'aise. En fait, c'est ça dont je me rends compte, c'est que c'est les gens en face qui sont gênés, qui-- comme s'ils avaient une sorte de presque de culpabilité parce qu'on remet en cause Leur choix à eux et que du coup, ils se retrouvaient à vouloir te faire faillir toi pour que eux, ils se retrouvent pas les seuls, à avoir fait ce choix-là. Enfin, c'est, c'est assez fascinant en fait quand on se met à plus boire, de voir les interactions sociales comment elles changent. Et, et je plains pour le coup, toutes les femmes, les hommes qui font ce choix-là, parce que c'est pour un désir de grossesse ou un début de grossesse qu'on veut pas montrer. Parce que punaise, l'énergie, qu'il faut mettre pour le justifier. Quand en plus, on n'a pas tant une vraie justification que ça, parce que la vraie justification, on veut pas la donner. Et waouh ! Donc vraiment, si je dois donner un conseil, je vous avais dit, c'est pas du tout un épisode moralisateur. En tout cas, je le souhaite pas du tout. Mais si je dois donner un conseil aux personnes qui ont pas du tout fait ce choix-là, d'arrêter de boire, c'est par contre arrêter de demander aux gens de se justifier quand ils vous disent qu'ils boiront pas.

Dites juste :

« Ah cool, OK ». Bah tu sais, c'est-- 'fin, c'est un non-sujet en fait. C'est comme quelqu'un qui vous dit qu'il aime pas le melon. Bah j'sais pas, vous allez pas lui demander 28 fois : « Tu ve-- t'es sûr que tu veux pas du melon ? Non mais t'aimes pas le melon ? Mais pourquoi t'aimes pas le melon ? Mais c'est trop bon le melon. Mais en fait ça fait-- on passe un bon moment avec du melon Non, en fait, il aime pas le melon. Tu vois, on arrête. Faudrait vraiment juste arriver à travailler là-dessus. Et en fai-- je pense qu'il y a un peu la même chose autour du végétarisme. j'ai-- moi, j'ai été végétarienne deux, trois années dans ma vie, mais, j'avais aussi cette sensation de devoir me justifier toujours, de trouver des raisons, etc. Bon, je le suis plus du tout aujourd'hui, donc, je ressens plus ça. Mais je pense qu'il y a le même sujet, là-dessus de besoin de rassurer les gens sur le fait que c'est pas eux qui ont un problème, c'est toi qui as un problème. Ils veulent se convaincre que c'est toi la personne cheloue, que c'est pas eux. Bref, je vais pas faire un épisode trop long, ça sert à rien. Je voulais vous raconter un petit peu tout ça. Je vais vous parler aussi d'un truc, parce que c'est une discussion que j'ai eue hier soir, justement avec mon mari, parce que il me disait que lui, il avait eu besoin de compenser cette absence d'alcool par d'autres trucs, par des, d'autres activités, des passions, des trucs, d'aller faire des, des choses parce qu'il sentait que justement, il avait-- ça lui apportait un petit shoot de dopamine, normalement, l'alcool, et que là, il l'avait plus. Et moi, en fait, je me suis rendu compte que-- alors, j'sais pas si c'est très bien, en vrai, c'est peut-être pas super. Faudrait que j'en parle avec des psys ou quoi. Mais que moi, cette espèce de circuit de la récompense que j'avais avec l'alcool, en tout cas l'alcool plus, - Chez moi quoi. Pas l'alcool en soirée parce que ça, c'est encore différent, mais l'alcool chez moi, du petit verre de vin qu'on se verse le soir quand on a passé une grosse journée, et je l'avais retrouvé avec d'autres trucs, avec d'autres boissons pour le coup, et qu'en fait c'était plus le côté peut-être sucré ou un peu râpeux ou un peu qui, qui gratte la gorge qui m'allait. Donc moi, je bois pour le coup beaucoup de ginger beer, de kombucha, et cetera, de toutes ces boissons un peu pétillantes qui sont pas de l'alcool, mais qui ont un truc un peu, j'sais pas comment dire, qui s'y rapproche. Et truc un peu, ça, c'est, c'est moi, j'ai besoin que ce soit dans un beau verre, un, un verre à vin, un truc avec des glaçons et tout. Si tu me sers une grenadine dans un verre, de, un verre d'enfant, par contre, ça me saoule. Je, je vais pas avoir ce truc. Donc en fait, je me rends compte qu'il y avait beaucoup de rituels autour de mon rapport à l'alcool, beaucoup de plaisir de tenir un beau verre, de boire doucement, de siroter et pas de boire des grandes gorgées quand on a, comme quand on a très soif et qu'on boit un verre d'eau. Et en fait, c'était peut-être autant ça qui m'apportait du plaisir que l'ivresse ou l'alcool en tant que tel et son effet sur mon organisme. Donc moi, je l'ai vraiment remplacé par ça. Donc tout le monde sait autour de moi que Lolo, on lui sert dans des beaux verres. j'sais pas si c'est bizarre ou quoi. Et y a des restos d'ailleurs qui servent des limonades, des trucs dans des super beaux verres.

Et chaque fois, je leur dis :

« Mais merci, c'est trop bien ». Parce que moi, du coup, je pense que ça remplit 90 % du contrat, que j'avais avant avec l'alcool, qui était ce truc de, j'sais pas, de oui, très dans le rituel, très dans le, la gestuelle et dans, la lenteur aussi, de la façon dont on boit un verre d'alcool, contrairement à, je dis, un verre de d'eau ou de coca, j'en sais rien, quand on a très soif et qu'on boit d'un coup. Donc, moi, j'ai remplacé par ça. Du coup, ça remplace un peu par du sucre. donc après, y a plein de sucre dans l'alcool, donc en vrai-- mais j'essaie quand même de trouver des, des boissons pas trop sucrées et clairement, ça fait complètement le job. Je fais aussi de plus en plus des cocktails sans alcool, donc j'achète, moi, j'adore l'amertume, donc j'achète le Campari sans alcool, vachement bien. Y a aussi des sprits sans alcool, des trucs comme ça. Mais les petites boissons sprits sans alcool, pour le coup, elles sont ultra sucrées. Et c'est même pas une question de quantité de sucre, parce qu'en vrai, je m'en, je m'en occupe pas tant que ça. C'est vraiment le goût, je trouve trop sucré. Donc moi, ce que je fais, si je peux vous partager mes petites astuces, j'achète ces trucs de Campari sans alcool et je sers ça avec moitié de Schweppes et moitié d'eau gazeuse. Ça fait un peu un spritz ou un Campari ou un Americano quoi. Et je trouve ça trop sympa. Donc quand j'ai du monde et tout, je vais faire ça. Et le soir chez moi, je bois pas un truc tous les soirs, mais quand j'ai envie de ce truc, un peu de ce petit, cette petite récompense de fin de journée, je vais faire Kombucha. Kombucha de Grand Frais, très bien. J'fais pas de pub non plus, mais je l'aime bien. Kombucha nature, y a pas un goût de vinaigre très fort, il est vachement bien. Ou les ginger beer, ça, c'est ma passion aussi. Ça, on en trouve de plus en plus. Mais donc c'est des petits remplacements, des trucs qui font que on se rend compte que peut-être, c'était pas Tant l'alcool, qui plaisait que tout le, l'univers qui va autour. Et pour toutes celles et ceux qui m'écouteraient et qui se demanderaient

justement :

« Bah est-ce que ce serait une bonne idée d'essayer de faire ça pour ma fertilité, pour mes hormones, etc ? » Vraiment, moi, si je dois vous donner un conseil, c'est : ne le faites pas que pour ça. par contre, dans cet objectif-là, vraiment, réduisez. Parce que si j'ai dit que l'alcool était pas si grave pour la fertilité, ça vaut pour quelques verres de temps en temps. Y a des études qui montrent par contre que ce qu'on appelle le binge drinking, donc la grosse cuite, la grosse murge, ça, c'est très néfaste pour la fertilité, surtout des hommes, parce qu'en fait, ça vient agir comme un peu un chalumeau sur la ligne de production des spermatozoïdes, sur la spermatogenèse, vous savez, qui dure à peu près 74 jours. Et quand on prend une grosse cuite, c'est comme quand on a une grosse fièvre, c'est comme quand on a un gros traumatisme, une grosse source de chaleur, ça vient abîmer toute la chaîne de production. Et donc pendant les deux mois et demi qui suivent, là, on va se retrouver avec un sperme très altéré, voire hyper abîmé quoi. Et et donc là, si c'est votre cas, si vous êtes un homme ou si vous avez un homme autour de vous Vous êtes en désir de grossesse et que vous avez ce rapport-là à l'alcool, vraiment ça, c'est une très bonne idée de changer, au moins là, pendant cette période de votre vie. Mais si vous avez envie de garder des verres parce que vraiment, ça vous apporte du positif, ne prenez pas cet épisode comme un appel à arrêter l'alcool. Si en revanche, vous vous rendez compte que votre sommeil, il est pas ouf, que vous avez quand même pas une énergie top et que vous, en fait, c'est pas tant l'ivresse que vous recherchez, que le côté social, que le côté plaisir de déguster quelque chose qui vous manque, eh bah franchement, honnêtement, il y a quand même plein de choses aujourd'hui qu'on peut faire. Je vous ai parlé des virgins un peu spritz, on peut faire plein de trucs aussi en virgin, en cocktail assez facilement. Et clairement, ça peut faire le job si vos critères à vous, ils peuvent être remplis avec cet ersatz de l'alcool. pour ce petit épisode de l'été. Je dis pas que je ferai ça toute ma vie. Ça se trouve, je vais reprendre progressivement. J'en sais rien. J'en ai aucune idée. Je dis juste que là, à l'instant T de ma vie aujourd'hui, c'est ce dont j'avais besoin et c'est ce qui me fait du bien. Peut-être que je vous referai un épisode dans quelque temps pour vous

dire :

''Bah si, j'ai recommencé à boire un peu d'alcool, machin.'' Je pense que jamais, je deviendrai une énorme buveuse parce qu'encore une fois, je l'ai jamais été, mais par contre, une buveuse régulière, ça, je l'étais. Et du coup, je ne sais pas de quoi demain sera fait et je m'engage à rien dans cet épisode, mais je voulais vous partager cette réflexion parce que je l'ai eu pas mal autour de moi ces derniers temps et je me suis rendu compte que ouais, ça résonnait un peu, ça titillait des trucs et qu'en fait, parfois, c'est juste que quelqu'un-- il suffit que quelqu'un nous ouvre la voie

à la réflexion pour qu'on se dise :

''Ah bah ouais, en fait, c'est peut-être ça dont j'avais envie, moi aussi.'' ce sera le dernier épisode, en tout cas, épisode inédit, avant la rentrée, avant fin août, parce que là, je vais m'arrêter pour les qua- pendant quatre semaines. Mais on vous fait des rediffs pendant l'été d'épisodes qu'on a bien aimés, qui étaient chouettes, qui ont peut-être pas eu autant d'écoutes qu'ils le méritaient. Donc vous aurez quand même un rendez-vous tous les mercredis, si vous en avez envie, pour, pour retrouver des épisodes que vous aviez peut-être pas écoutés. Et sinon, on se retrouve à partir de la semaine du 24 août. Moi, je reviens à ce moment-là. Ça va être sur les chapeaux de roue parce qu'on va ouvrir un Fertility Club dès la rentrée, dès début septembre. Donc si c'est ça qui vous intéresse, venez nous rejoindre, ça va être hyper chouette. Les clubs de la rentrée, il y a toujours une énergie particulière, ça va être cool. Et puis, il y a plein d'autres projets à partir de septembre. Il y a la formation pro si attendue qui va arriver, j'espère, en octobre. Il y aura un nouveau Serenity Club à la fin de l'année. Il y a plein de trucs qui arrivent un petit peu, qui sont en sous-marin aujourd'hui et qui, qui débarqueront à ce moment-là. Donc moi, je me réjouis de vous retrouver à ce moment-là. J'espère que vous aussi, vous allez pouvoir vous reposer. vous allez pouvoir couper ou vous allez pouvoir en tout cas trouver plein de plaisir pour passer un été qui vous requinque et qui vous remette dans une bonne énergie si vous aussi, vous êtes fatigué cette fin d'année. Et je vous embrasse très fort et je vous dis : ''Bah, à la rentrée.''